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 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté

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Ghjuvà
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MessageSujet: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 9 Nov - 13:35



Citation:
LE BOUCLIER.

Article Publié dans GARA 1-12-2004


Je regarde la télévision. J'écoute la radio. Je lis des journaux et des revues et le bombardement est intensif et permanent. L'ennemi a grandi. Arrestations en Iparralde et en Hegoalde. Rafles dans les États français et espagnols. Informations empoisonnées qui cherchent à inoculer le virus de la méfiance.

El Lobo, un simple mouchard que la police a pressé avant de le jeter à la décharge des inutilisables (comme tous les mouchards) est récupéré aujourd'hui et élevé à la catégorie de héros de l'infiltration et des services secrets; à celle de personnage de films et de reportages où il s'exhibe en fanfaronnades romanesques à coups de chèques et de scénarios.

Manœuvres de découragement. Fuites organisées dans la presse de correspondance et de conversations, totales ou partielles, mais dans tous les cas intéressées et manipulées, même si je reconnais que nous n'avons pas à leur faciliter le travail.

Dispersion dans les prisons : pénitentiaire et inter pénitentiaire. Les mauvais traitements, les tortures renouvelées avec les époques mais permanentes dans les formes et aussi anciennes que la répression politique. Les agressions. La souffrance pour nos familles et amis. Les compagnons malades dont la gravité de la situation fait l'objet de chantage.

Oui, l'offensive est dure, sur tous les fronts et incontestable. Peut-être l'ennemi s'aventure t’il à penser qu'il peut nous achever ? Qu'il peut en finir avec le Mouvement de Libération Nationale Basque ? Qu'il va réussir à faire plier un peuple, ou au moins à rendre ses pas silencieux en ne le laissant marcher que sur de la moquette ?

Je n'ai pas besoin d'être devin pour pouvoir crier avec toute ma force et ma conviction, en une expression politiquement incorrecte : vous êtes faits! Allez vous faire foutre avec tout ce que vous avez fait avant parce que vous ne gagnerez pas. Ou peut-être ne vous êtes-vous pas encore rendus compte que nous avons un bouclier indestructible qui n'est autre que la raison ?

Comme tout pouvoir totalitaire, fasciste ou néofasciste, le gouvernement actuel du PSOE, comme son prédécesseur et ceux d'avant, se voit obligé de réécrire l'histoire de façon permanente ; de manipuler et de mentir, créant des bons et des méchants à sa convenance, dépassant de très loin les limites de la célèbre fiction orwellienne. Et ceci comme stratégie de guerre dans le seul et proclamé objectif de notre assimilation, d'obtenir le renoncement à nos principes, valeurs et droits, et notre intégration au système.

Juges prévaricateurs, politiciens corrompus, professionnels de la torture, matons sans scrupules : vous êtes ennuyeux, lassants, prévisibles. Vous ne méritez aucun respect ni considération, pas la moindre chose qui mériterait de changer le ton de cette lettre.

Mais cela mérite une explication. Totalitaire l'attitude de Zapatero ? Fascistes ces beaux yeux bleus et ce sourire angélique ? Celui-là même qui a sorti les soldats d'Irak ? Celui qui va modifier les lois sur l'avortement, le divorce et autres pour contenter une "gauche domestiquée" ? Eh bien oui, tout cela est sans le moindre doute du totalitarisme, car en prenant Euskal Herria comme point de référence, ce qui ne saurait être différent pour les Basques, celui qui promulgue des lois d'exception, celui qui crée ou maintient en vigueur les tribunaux d'exception, celui qui protège la torture, poursuit et réprime les droits d'association, d'expression, de presse ; celui qui interdit la participation politique et électorale ; et celui qui fait tout cela pour réduire une nation au silence et nier son droit à l'autodétermination est un fasciste de manuel, séparons nous des fioritures de langage.

Techniquement, j'ai fini le 25 octobre 2004 de purger la peine intra-muros qui m'a été imposée par le système juridique et pénitentiaire sous le Code Pénal de 1973, code franquiste incomparablement plus "mou" que son héritier actuel. Depuis ce jour, je ne suis pas sorti de prison, officiellement parce que le juge Gómez Bermúdez, autre étoile météorique née de la souffrance basque, a des "doutes" sur la peine accomplie. Et une fois encore, le mépris dans lequel la loi est tenue par ses propres serviteurs ne manque pas de m'étonner, qu'ils ne perdent jamais cette capacité ! Que nous la refusions et la combattions est normal, mais que ceux qui en vivent la méprisent est un indicateur supplémentaire de leur fonction.

Cependant, les termes d'illégalité, de prise d'otage ne peuvent pas être employés dans mon cas. Et le fait qu'ils le soient pour ma défense me déplaît, parce que nous sommes 700 à être retenus en otage et de façon illégale, et certains depuis plus longtemps que moi, et extra-muros c'est toute une partie de la société qui ne s'est pas pliée qui l'est également. En fin de compte, ce sont des centaines de milliers de Basques qui sont aujourd'hui au régime pénitentiaire, dans l'attente de la nuit où des uniformes viendront cogner à leur porte et leur notifier la répression pour leur mauvais Comportement.

Le ministre López Aguilar a été beaucoup plus clair. De Juana ne peut en aucun cas être libéré et il n'y a rien à dire de plus. Motif ? Il ne donne aucun signe de "resocialisation". Cependant, et heureusement, de resocialisation il n'y a aucun signe non plus chez l'immense majorité des 700 prisonnières et prisonniers, ni dans une grande partie de la société basque.

Parce que resocialiser dans le sens utilisé par l'ennemi implique la défaite et l'acceptation des contre valeurs si magnifiquement défendues par tous les López Aguilar, Zapatero et Gómez Bermúdez. Mais ils devraient se poser une question : si 700 compagnons ayant fait et ayant encore à faire des milliers d'années de prison ne donnent aucun signe de "resocialisation", ne serait-ce pas à cause d'un défaut dans le "traitement pénitentiaire" ? Ce défaut est que nous possédons le bouclier de la raison. Et que rien n'est insurmontable, ni personnellement, ni politiquement, sauf l'intériorisation de l'échec.

Dans tous les processus il y a des hauts et des bas. Les apparences sont trompeuses aussi. Politiquement, le bruit ne signifie pas la force, le silence ne signifie pas la faiblesse. Nous allons gagner. Nous lisons l'histoire d'autres processus victorieux, pas des perdants. Nous comparons l'acceptation de notre discours politique par une partie de la société basque, maintenant et il y a 25 ans. Et le reste est facile : travail, sacrifice, apprendre des erreurs et ne pas mettre de bâtons dans les roues de notre propre bicyclette.

Il y a des années, j'ai entendu un compagnon très apprécié crier avec force "Enlevez vos mains sales d'Euskal Herria". Oui, enlevez-les, parce que tout autre chemin n'implique que de la souffrance. Ou l'avenir finira par montrer, sans le moindre doute, que vous les y perdrez.

Iñaki de Juana Chaos


Dernière édition par le Jeu 9 Nov - 13:37, édité 1 fois
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Ghjuvà
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MessageSujet: GALLIZO. Publié dans GARA le 30-12-2004 Inaki de juana chaos   Jeu 9 Nov - 13:36

Article "Le bouclier" ci dessus
Citation:
GALLIZO.
Publié dans GARA le 30-12-2004


Le 14 décembre dernier, Madame Margarita Uria s'est adressée au président du Gouvernement au cours de la Commission d'Investigation sur les évènements du 11 mars pour l'interroger, entre autres choses, sur des questions pénitentiaires déterminées. Après un préliminaire de louanges rougissantes à Madame Mercedes Gallizo, cette membre de la Commission a interrogé Monsieur Rodriguez Zapatero exclusivement sur la filtration de certaines images et d'une lettre aux médias. Madame Margarita Uria n'a pas posé de questions sur la torture et les mauvais traitements. Ni sur la mort et la maladie de prisonniers. Elle n'a vu aucun intérêt à l'isolement et à la communication. Ni aux accidents. Et elle a encore moins parlé de la dispersion, peut-être parce qu'on aurait pu lui répondre que cette politique avait été une des principales batailles de son propre parti. Un PNV légitimant la répression et la plus cruelle des politiques pénitentiaires, pas seulement en ce qui concerne la création théorique et la couverture apportée à la mise en pratique, mais aussi comme protagoniste avec ses propres assesseurs à la Direction Générale de l'Administration Pénitentiaire.

Ni à Madame Margarita Uria ni à aucun des parlementaires qui arborent les droits de l'Homme comme bannière de combat n'est venue l'idée de s'intéresser aux humiliations et agressions sexuelles vécues par certaines des femmes arrêtées lors des dernières opérations policières. Cela n'intéresse pas Madame Uria, ni en tant que parlementaire, ni même en tant que femme. Elle ne pose pas de question à ce sujet, parce qu'elle sait que le fait d'être arrêté en tant qu'etarra présumé dans une opération policière à grosse couverture médiatique est un motif suffisant pour ne plus avoir aucun droit, y compris celui de ne pas être torturé. L'hypocrisie traditionnelle dit "celui qui vole un voleur a cent ans de pardon". Les nouveaux référents de la citoyenneté disent "violenter un agressé n'est pas une double violence, ce n'est que justice et silence". Mais cela nous le savons tous, y compris cette membre de la Commission qui chante les louanges de Madame Gallizo.

Et parmi tant d'éloges de personnes de bien (pas comme moi qui suis Basque et rouge, plus divers autres mots en iste), je me suis demandé si je me trompais. Sois positif Iñaki ! me suis-je dit. Je me suis imaginé que les murs de béton étaient en chocolat. Que l'acier était fait de cheveux d'ange. Que les trois prisonniers retrouvés morts hier matin dans les prisons de Langraitz et de Zuera étaient des personnages en pain d'épice. Mais, c'est curieux, je n'ai pas réussi à imaginer Madame Gallizo autrement qu'elle n'est réellement, comme l'étaient ses prédécesseurs.

Quand le PSOE a gagné les dernières élections générales, certains espoirs sont nés parmi ceux qui y sont enclins, que ce soit par naïveté ou par nécessité. Illusions qui, en politique, finissent avec le temps par se révéler fausses. Il s'est passé la même chose avec la nomination de Madame Gallizo à la Direction Générale de l'Administration Pénitentiaire. Bien qu'au début les nombreux relais dans les directions des prisons aient pu être pris comme des préalables à des changements plus significatifs, la relation nominale entre ces promotions me confirme dans la conviction que le seul horizon de justice dans les prisons est la démolition de leurs murs. Aussi utopique que paraisse cette espérance, elle est beaucoup plus réaliste, loin de toute hypocrisie, que prétendre ou espérer que le béton et l'acier enferment les droits de l'homme en lieu et place de la violence et de la souffrance.

Dans cette prison d'Algeciras, Madame Gallizo a destitué le directeur Miguel Angel Rodríguez, alias l'Avaleur de sabres. Un professionnel cultivé, qui réagissait immédiatement en entendant le nom d'un prisonnier politique basque. Et qui tenait un discours élaboré: les résolutions judiciaires des etarras, je m'en bats les couilles. Une vieille connaissance du Collectif des prisonniers politiques basques, qui n'a pas été destitué pour l'accumulation de plaintes et d'irrégularités dont il faisait l'objet. Ni même pour cette petite chose consistant à, de façon présumée, mettre la main dans la caisse du centre pénitentiaire de Puerto II et pour laquelle il a été mis en examen. Il a été destitué parce qu'il n'appartient pas au même parti que Madame Gallizo. On pouvait aller jusque là !

Je mets la télévision. Ils parlent du festival de cinéma à Huelva. À côté de l'acteur Imanol Arias, lui faisant tous les honneurs et bavant presque sur lui, il me semble reconnaître un visage de triste souvenir. Il a les cheveux blancs et a l'air d'avoir beaucoup vieilli, bien que ce ne soit pas à cause de sa conscience qui le perturbe. En tout cas, ce sera la punition pour tous ses abus. Je ressens une sotte consolation à vérifier à cette occasion que le tortionnaire à l'air plus mal en point que les personnes qu'il a torturées. Il n'y a aucun doute. Ce visage est gravé dans nos mémoires à force de coups, de mauvais traitements et de faim. C'est Francisco Sanz. Sous-directeur de la prison de Malaga. Directeur du Salto del Negro, de Puerto II, aujourd'hui du Centre Pénitentiaire de Huelva, où il s'est arrangé pour que des prisonniers remettent un prix cinématographique dans le cadre de ce festival. Mais il bave sur l'acteur Imanol Arias et la première chose qui me vient à l'esprit devant cette image est de me demander si l'acteur a remarqué la marque de la matraque et l'humidité du sang en lui serrant la main. Il semble qu'au CP de Huelva il n'y a pas eu de changement de directeur.

La liste des nouveaux noms est longue, jusqu'à 21 et 10 de plus par changement d'affectation. Certains d'entre eux me font chercher dans ma mémoire. C'était en 1977 je crois, parce la seule archive sur laquelle je peux compter, mon cerveau, n'est pas un disque dur. En tout cas, c'était dans les années qui ont suivi la mort du général Franco, quand la société débordait d'espoir et que les partis politiques conspiraient pour la détruire. J'étais à Madrid un de ces nombreux jours de manifestation pour l'amnistie et la liberté. J'ai laissé la Gran Vía derrière moi. Je suis monté par la rue de los Libreros, et à la hauteur de l'Hôtel Darde aujourd'hui disparu, je suis tombé sur un groupe de jeunes comme moi qui descendaient en courant et en criant "ils ont tiré". Avec plus de curiosité que de prudence, j'ai continué jusqu'au bout de la rue. J'ai tourné à droite en prenant la rue de la Estrela, et à quelques mètres de là, il y avait un jeune étendu sur le sol, mort dans une mare de sang. Tout était plein d'uniformes gris et il me semble que ceux qui avaient tiré étaient des Argentins du Triple A. Qu'est-ce que ça peut faire ! Un de ces sigles qui cachaient tous la même chose, et qui réapparaissent à chaque fois que c'est nécessaire.

Le jeune qui avait été tué s'appelait Arturo Ruiz et avait un frère qui était de gauche au début, et qui a fini au PSOE et maton. Fonctionnaire de prison de confiance, et tellement qu'il prêtait à l'aube son bureau à la prison d'Almería pour que puissent avoir lieu les conversations secrètes entre des envoyés du Gouvernement et des représentants d'une organisation armée qui N'EST PAS ETA. De ces négociations qui n'existent jamais, et qui si elles existent sont niées. Arturo Ruiz est mort un jour de lutte pour l'amnistie et la liberté et son frère vit pour rogner celle-ci. Et il vit très bien comme nouveau directeur du CP de Sevilla II.

Jesús Eladio del Rey Reguillo, alias el Tirillas, nommé nouveau directeur du CP de Valdemoro. Et la première chose qui me vient à l'esprit est la mutinerie du module I de Herrera de la Mancha en 1988 lors de laquelle plus de la moitié de la quarantaine de prisonniers politiques basques étions passés par l'infirmerie et cinq compagnons s'étaient retrouvés à l'hôpital avec des os brisés. Une image grotesque de Tirillas avec un couteau de poche à la main à la tête d'un groupe nourri de matons et de gardes civils, parcourant les couloirs du module de cellule en cellule et indiquant qui devait recevoir simple ou double ration de coups.

Manuel Martínez Cano, alias el Morritos, nommé nouveau directeur du CP de Jaén. Provocateur et détonateur de la mutinerie déjà citée et dont le seul souvenir agréable qu'il ait pu laisser à un prisonnier est son image, apeuré et couvert de la poudre blanche venant de l'extincteur tenu par un compagnon lors de cette même mutinerie.

Antonio Diego Martín, nommé directeur du CP de Puerto II et mis en examen pour tortures et sévérité injustifiée à la prison de Sevilla II. Jugé en compagnie de l'ex-directeur général de l'Administration Pénitentiaire, Antonio Asunción, il n'a jamais été écarté de son travail répressif, exerçant jusqu'à aujourd'hui à la prison de Melilla. Les prisonniers attachés aux lits pendant des semaines. Les séances de torture, nus et aspergés d'eau, les plaintes et les hurlements, n'ont jamais mérité un seul jour de suspension de sa charge. Au contraire, ils ont mérité une promotion à l'arrivée de Madame Gallizo.

Pourquoi continuer la liste. Je suis convaincu. La nouvelle politique pénitentiaire du nouveau Gouvernement de Monsieur Rodríguez Zapatero consiste à récupérer ou à promouvoir les personnages de triste souvenir pour les prisonniers en général et pour le Collectif de Prisonniers Politiques Basques en particulier. Ou a maintenir dans leur charge ceux qui remplissent ces conditions.

Les espoirs ont été comblés. Ou peut-être que je me trompe et que les tortionnaires sont capables de lutter contre la torture. Ce n'est pas l'expérience qui leur manque. Et alors, je serais même capable d'imaginer Madame Gallizo autrement qu'elle n'est.

Iñaki de Juana Chaos


Source : www.askatasuna-uztaritze.org

Voilà les articles qui coutent de terrible ennuis judiciaire a son auteur....voilà qu'on veut l'enfermer 12 ans en prison pour s'etre exprimé. Liberté de la presse?
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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Sam 11 Nov - 14:08

On ne le condamne pas seulement à 12ans et 7 mois de prison mais à 12ans et 7 mois de prison supplémentaire, sachant qu'il avait deja purgé sa peine de 18ans en 2003 et qu'il a passé des années en plus...

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 13:02

De Juana est très grave et les juges décidaient aujourd´hui si on le laissait en liberté (une possibilté qu avait mis en colére la droite espagnole). Mais il restera en prison


http://www.elperiodico.cat/default.asp?idpublicacio_PK=46&idioma=CAT&idnoticia_PK=374200&idseccio_PK=1008
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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 15:27

Oui il sait ce qu'il fait et normalement il devrait choisir de rester et donc de refuser l'offre de rentrer à la maison.
L'espagne sait qu'il est sur le point de mourrir donc il lui offre la possibilité de rentrer chez lui (avec une surveillance de la police biensur) pour récuperer tout ce qu'il a perdu...
De cette manière s'il meurt, le gouvernement n'y sera pour rien puisqu'il est mort chez lui, et s'il ne meurt pas il sera reincarceré car il a bénéficié de la liberté conditionnelle juste parce qu'il était malade...
Mais au fond, le gouvernement espagnol sait que même s'il crève chez lui, le peuple basque ne pardonnera jamais et que des conflit seront envisageable...

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 16:00

Oué, ça va chier grave quand il va crever.. La montée de tension se ressent fortement ces dernières semaines.

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 16:02

Petite réctification:
Je préfère que tu dise "ça va chier s'il crève..." plutot que "ça va chier quand il va crever..."! On a toujours espoir, si on manifeste c'est pour sa liberté donc voila!

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 16:05

J'espere qu'il restera en vie,car un militant est plus actif en vie que mort!meme si il est emprisonné.
J'espere que la justice espagnol retrouvera la raison et liberera Inaki De Juana.
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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 16:15

Surtout qu'il a deja purgé sa peine et même plus. Il n'y a aucune raison pour qu'il reste encore en prison.

(C'est aussi le cas de Filipe Bidart qui a purgé sa peine. La réponse de l'appel pour la liberté conditionnelle sera donné le 1er fevrier prochain)

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 17:30

Tu connais mieux que moi la poliique de l'Etat espagnol. Je vois pas par quel miracle ils le relacheraient maintenant. Ca serait une grosse faute politique de leur part, et les pressions sont continuelles du côté des fasc.. euh des espagnolistes.

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 18:34

Je comprends très bien ce que tu veut dire mais étant basque et même militant ça le fait pas si je part avec l'idée qu'il va crever!
Tout les jours on parle de son cas, qu'il est sur le point de mourir ect... mais quand on parle des conséquences, on en parle avec un "si" parce qu'on a toujours espoir que ça condamnation change, qu'elle soit au moin réduite...
Avant de se faire juger, pour les 2 articles, il avait arrêté sa 1ère grève de la faim parce qu'on lui avait dit qu'il n'allait avoir qu'une peine de 4ans. A ce moment là, on y croyait, donc je vois pas pourquoi on n'y croirait plus.

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Jeu 25 Jan - 19:50

Citation:
Le Procureur demande qu’Iñaki de Juana Chaos soit détenu à domicile

Le prisonnier politique basque Iñaki de Juana Chaos, en grève de la faim depuis le 7 novembre pour dénoncer le prolongement de son incarcération suite à une nouvelle condamnation en raison de deux articles d’opinion, pourrait être détenu à domicile. Le Procureur de l’Audience Nationale espagnole a remis hier aux juges de ce tribunal un rapport dans lequel il demande l’application de la mesure de "prison domiciliaire", sous surveillence policière.

La demande du Procureur relève du rapport médical qui lui avait été rendu par les services de l’hôpital madrilène Doce de Octubre où se trouve Iñaki de Juana Chaos. Ce rapport met en évidence la situation "critique" du prisonnier, alimenté de force depuis le mois de janvier, mais qui au-delà de la sonde gastrique refuse toujours toute nourriture solide. Son état de santé était depuis quelques semaines qualifié de grave. La législation pénitentiaire espagnole prévoit que les prisonniers en détention provisoire puissent être envoyés chez eux lorsque leur vie est en danger.

Avec cette mesure le Procureur entend "préserver la vie" du militant basque parce que c’est de la "responsabilité de l’Etat". Cela dit, au moment où le prisonnier ne sera plus en danger, le tribunal pourra décréter sa réincarcération.

La décision de l’Audience Nationale, qui était attendue hier, sera définitivement rendue aujourd’hui selon les sources judiciaires citées par les agences de presse espagnoles.

Source : Le Journal du Pays Basque (2007-01-25)


Décision rendue à midi :

L'Audience nationale décide de maintenir Iñaki de Juana en prison.

L'audience plénière de la cour pénale de l'Audience nationale espagnole a décidé qu'Iñaki de Juana, qui en est aujourd'hui au 80ème jour de sa seconde grève de la faim, continuerait à être incarcéré, à l'hôpital du 12 Octobre de Madrid. De plus, elle a ordonnée qu'il continue à être alimenté de force. La décision a été prise par 12 votes pour et 4 contre.

Iñaki de Juana, qui devrait être libre depuis plus de deux ans, avait commencé sa première grève de la faim le 7 août 2006, l'abandonnant 63 jours plus tard, juste avant que ne commence son procès à l'Audience nationale pour deux articles d'opinion dans le quotidien Gara. Le 7 novembre, quand la presse a laissé filtrer qu'il serait condamné à 12 ans et 7 mois de prison, il a commencé la seconde. En août, il pesait 90 kilos; aujourd'hui, plus que 53. Les médecins ont prévenu il y a déjà plusieurs jours qu'il courrait un risque de mort instantanée à tout instant.

Source : Gara (traduit, résumé et adapté).

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Ven 26 Jan - 9:31

C'était prévisible qu'ils allaient le maintenir en prison.
Maintenant, ils seront obligé d'assumer la connerie qu'ils font.

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Ven 26 Jan - 20:49

Citation:

L'AUDIENCE NATIONALE ESPAGNOLE REFUSE LA DEMANDE DU MINISTÈRE PUBLIC DE LAISSER IÑAKI DE JUANA RENTRER CHEZ LUI

Iñaki, qui en est au 80ème jour de sa seconde grève de la faim, restera incarcéré à l'hôpital et sera à nouveau alimenté de force

Le gouvernement espagnol socialiste de Zapatero est responsable, par son impulsion politique, de la situation dramatique d'Iñaki de Juana. C'est lui qui condamne Iñaki à la prison à vie, à la torture quotidienne, à la peine de mort. Par cette politique criminelle, comme lui plus de 150 prisonniers ayant fini leur peine sont retenus comme otages de guerre.

Il faut fermer l'Audience Nationale pour les Basques, car il s'agit d'un nid de fascistes. Ce Tribunal est aussi le signe de la nature non-démocratique du gouvernement espagnol.

La décision prise par le gouvernement de Zapatero et par les juges de cette Audience Nationale devrait contenter leur haine et leur soif de vengeance pour aujourd'hui, mais cette politique ne peut que créer toutes sortes de problèmes pour tout le monde. Cette décision nous projette tous dans une époque de confusion et de colère, et le gouvernement de Zapatero aussi.

Iñaki de Juana doit être libéré immédiatement et sans aucune condition. Le gouvernement espagnol a la capacité de changer la politique pénitentiaire. Il a la capacité d'abandonner les lois de guerre et les tribunaux spéciaux politiques.

Le PSOE, en laissant pourrir cette situation, montre qu'il a toujours la même volonté de voler la parole et l'avenir d'Euskal Herria. Il trace ainsi la voie de son propre échec et de la prolongation du conflit d'Euskal Herria. La voie de l'amplification de la souffrance, la voie opposée à toute résolution démocratique.

Seuls les Basques peuvent sauver la vie d'Iñaki. Nous lançons un appel à participer à toutes les mobilisations qui seront organisées pour exiger sa libération immédiate et la fin du chantage politique.


MOBILISATIONS DU DERNIER VENDREDI

Demain vendredi 26 janvier, comme tous les derniers vendredi du mois, (et comme tous les vendredi depuis qu'Iñaki a commencé sa seconde grève de la faim), de nombreux rassemblements auront lieu à l'appel d'Etxerat dans les villages et quartiers d'Euskal Herria.

Depuis quelques mois, la situation n'a jamais été aussi grave pour le Collectif des prisonniers politiques basques, et Askatasuna se joint à cet appel des familles pour exiger LE RESPECT DE TOUS LES DROITS DES PRISONNIERS POLITIQUES BASQUES, ce qui revient à libérer immédiatement Iñaki et tous les prisonniers malades et/ou ayant fini leur peine, à cesser de les utiliser comme monnaie d'échange pour faire disparaître les aspirations démocratiques de notre peuple, et l'application du statut politique aux prisonniers.

Pour Iparralde, les rendez-vous sont les suivants:

18h30 à Ustaritz au croisement d'Hiribehere
Bayonne aux 5 Cantons
Biarritz à la Gare du Midi à l'occasion du FIPA

19h à Ziburu [Ciboure] sur la Place
D. Garazi [Saint Jean Pied de Port] devant la Mairie
Senpere [Saint Pée] au rond-point du centre-ville
Sara [Sare] sur la Place
Azkaine [Ascain] sur la Place
Urruña [Urrugne] sur la place.

À Urruña, le rassemblement sera suivi d'un ongi etorri à Lourdes Urdanbilleta, libérée il y a quelques semaines.

Euskal Herria, le 25 janvier 2005



le lendemain :


La justice espagnole condamne De Juana Chaos à mourir en prison

·Suite aux pressions du PP, les quatre juges se sont appuyés sur la plénière qui a pris la décision de le maintenir en prison

La majorité des juges de la salle du Pénal de l’Audience Nationale espagnole réunis hier en session plénière pour délibérer du sort du prisonnier politique basque Iñaki de Juana Chaos, a décidé de le maintenir en prison. Et cela, fait rarissime, contre l'avis du ministère public qui prônait son assignation à domicile en raison de craintes pour la vie du militant en grève de la faim depuis le 7 novembre.

La décision devait être prise par les 4 juges qui l’avaient condamné à 12 ans et 7 mois de réclusion pour avoir publié deux articles d’opinion. Ces quatre juges étaient favorables à sa "libération". Mais les pressions médiatiques ont fait que ces juges ont préféré s’appuyer sur l’assemblée plénière des juges où siège une majorité de juges proches du PP. Et là, une majorité de 12 juges contre 4 a décidé que le prisonnier originaire de Donostia-Saint-Sébastien devait rester en détention provisoire médicalisée à l’hôpital madrilène Doce de Octubre où il est alimenté de force.

L'éventualité de son assignation à domicile sous surveillance policière a donné lieu ces derniers jours à un âpre débat au sein de la magistrature et de la classe politique espagnoles.

Le Parti Populaire ainsi que l'Association des victimes du terrorisme (AVT) qui lui est proche se sont farouchement opposés à toute mesure de clémence en faveur de cet ancien membre de l'organisation armée basque, estimant que cela créerait un précédent incitant les prisonniers de l'ETA à multiplier les grèves de la faim.

Les secteurs les plus favorables à sa libération faisaient valoir que le droit à la vie devait prévaloir et que des condamnés dans d’autres affaires avaient été remis en liberté dans des situations moins graves. Par exemple l’ex-général de la Garde Civile Rodríguez Galindo, condamné à plus de 70 ans dans l’affaire des GAL, et remis en liberté suite à une légère affection cardiaque.

Le militant donostiar est alimenté de force par perfusion depuis le 24 novembre. Malgré ce traitement il a perdu 11 kg et n'en pèse plus que 53. Ses médecins avaient transmis lundi à la justice un rapport mentionnant des risques de mort subite liés à son état de faiblesse.

Son avocat, Alvaro Reizabal, a qualifié la décision des juges d’"illogique", surtout parce que les magistrats se prononcent à l’encontre de la demande du Procureur.

La décision de l’Audience Nationale représente la condamnation à mort du militant basque, ont estimé les proches du militant. Il y a quelques jours, Iñaki de Juana Chaos avait déclaré à son avocat qu’il était prêt à aller jusqu’au bout dans sa démarche. La décision prise hier est susceptible d'appel, mais se heurte à un problème de temps et de volonté.

Source : Le Journal du Pays Basque (2007-01-26)



et voila... Sad

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MessageSujet: Re: 2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté   Lun 12 Fév - 23:33

o lala, qu´elle va être enrageé la droite espagnole..

"Réduction de peine pour le détenu basque Juana Chaos en grève de la faim

Le Tribunal Suprême espagnol a décidé lundi de réduire de 12 à 3 ans de prison une condamnation infligée pour menaces terroristes au détenu basque José Ignacio de Juana Chaos, en grève de la faim depuis le début novembre, a-t-on appris de source judiciaire.

Juana Chaos, qui a déjà purgé 20 ans de réclusion criminelle pour 25 assassinats, avait été condamné le 8 novembre à 12 ans et 7 mois de prison pour "menaces terroristes", après la publication de lettres au ton virulent dans le journal indépendantiste basque Gara en 2004.


Il avait entamé sa grève de la faim, qui suscite la controverse en Espagne, pour protester contre cette condamnation prononcée par l'Audience nationale, principale instance pénale espagnole, alors qu'il était sur le point d'être libéré, au terme de remises de peine automatiques.

La décision du Tribunal Suprême, prise lundi à l'issue de cinq heures de délibération, ne signifie pas une libération immédiate de Juana Chaos, mais ouvre la voie à cette possibilité pour le détenu basque, dont la vie est en péril après 4 mois de grève de la faim, a-t-on précisé de source judiciaire.

Juana Chaos, qui affirme ne plus avoir de lien avec l'oganisation séparatiste armée ETA, est alimenté de force par perfusion dans un hôpital de Madrid depuis le 24 novembre et la justice espagnol avait rejeté la semaine dernière une demande de liberté provisoire dans l'attente du jugement en appel de lundi.

Son sort suscite un profond désaccord entre la gauche au pouvoir, qui craint que son possible décès n'en fasse un "martyr" de la cause indépendantiste basque, et la droite, qui dénonce le "chantage" du prisonnier.

La polémique avait rebondi mardi dernier avec la publication par le quotidien britannique The Times d'une photo montrant de Juana Chaos décharné, une sonde dans le nez, attaché à un lit par des bracelets aux poignets et aux chevilles.

Dans une interview au Times, il avait appelé le gouvernement espagnol à reprendre les négociations de paix avec l'ETA, rompues après l'attentat meurtrier commis le 30 décembre à l'aéroport de Madrid par l'organisation indépendantiste basque armée."

Le Monde
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2 articles d'Inaki de Juana chaos qui lui coutent la liberté

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