FPL:Forum des Peuples en Lutte

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 Affaire Kako (interpellations et soutiens)

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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mer 5 Aoû - 14:03

Merci à vous pour toutes ces infos
Les pourris sont nombreux dans cette affaire

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mar 8 Sep - 18:29

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Appel à la mobilisation en Pays Basque contre le fichage génétique des militants

08/09/2009

Julen Gaztelu

Le collectif Oldartu-Lutter Ensemble a, par le biais d'une conférence de presse hier, appelé à la mobilisation contre le fichage génétique et en défense du syndicaliste J.M Ayçaguer poursuivi pour refus de fichage ADN.

À la suite d'échauffourées ayant eu lieux entre agriculteurs et gendarmes en janvier 2008 dans l' «affaire kako» plusieurs personnes avaient été arrêtées, gardées à vue puis condamnées à des peines de sursis ou des amendes. L'une d'entre elles, en l'occurrence Jean-Michel Ayçaguer, avait refusé le prélèvement de son ADN durant la garde à vue. À nouveau gardé à vue en décembre dernier pour ce refus et renouvelant son opposition à un prélèvement de son ADN il passera en procès le 29 septembre prochain et risque un an de prison et 15 000 euros d'amende.

Une campagne de solidarité se développe donc avec notamment une pétition qui a déjà recueilli 2 000 signatures sur internet.

Le collectif Oldartu qui réuni plusieurs organisations politiques (Abertzaleen Batasuna, NPA, Batasuna), syndicales (Solidaires, LAB, CNT, ELB) ainsi que des collectifs (Attac, collectif contre les violences sexistes, comité d'action Soule) et des mouvements de jeunes (Segi, ikasi eta irauli) en vue de faire converger les luttes sociales a décidé de lancer une campagne de mobilisation en soutien du syndicaliste et contre le fichage génétique.

Pour le collectif, «ne rien faire c'est laisser faire» il affirme qu'il «soutient Jean-Michel dans son refus de prélèvement dans le but de freiner cette dérive sécuritaire». Et il réclame la relaxe «Pour Jean-Michel, évidemment, mais aussi pour les milliers de personnes fichées chaque mois».

Le collectif rappelle que le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) créé par la loi du 17 juin 1998 pour répertorier les délinquants sexuels a vu son champ étendu par les diverses lois «sécuritaires» adoptées depuis (loi sur la sécurité intérieure de mars 2003 et loi «Perben 2» de mars 2004 notamment). Aujourd'hui prés d'un million de personnes serait fiché et il y en aurait 30 000 de plus chaque mois puisque toute personne gardée à vue doit subir un prélèvement ADN sous peine d'être poursuivie en justice.

Le collectif Oldartu propose donc une réunion d'information le 10 septembre à Ossès et le vendredi 25 à Laborantxa Ganbara (Ainhice Mongelos). Le 23 septembre historiens, syndicalistes et scientifiques apporteront leurs éclairages lors d'une conférence à l'IUT de Bayonne qui sera retransmise en vidéo à Saint-Jean-Pied-de-Port et Mauléon. Enfin Oldartu appelle à se rassembler devant le tribunal de Bayonne le mardi 29 septembre à 14 heures pour le procès de Jean-Michel Ayçaguer.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Dim 27 Sep - 15:08

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Le fichage ADN devant la justice

24/09/2009

Claire REVENU-JOMIER

«Nous espérons obtenir la relaxe de Jean-Michel Ayçaguer» : son avocate Maître Anne-Marie Mendiboure, des membres du syndicat ELB, le GFAM Lurra, et les six inculpés dans l'affaire Kako, étaient réunis hier au Trinquet Moderne de Bayonne autour du militant syndicaliste paysan, comme il se définit lui-même pour lui témoigner leur soutien dans le cadre de son procès prévu le 29 septembre prochain.

Pour rappel, Jean-Michel Ayçaguer avait été arrêté avec cinq autres militants le 17 janvier 2008 à l'issue d'une manifestation organisée par Euskal herriko Laborarien Batasuna et le Groupement Foncier Agricole Mutuel Lurra. Elle avait pour objet le soutien à l'installation de Fred Larragnaga et se déroulait devant la SAFER chargée de gérer la vente de la ferme Kako à Ainharp. Placé en garde à vue, Jean-Michel avait refusé de donner son ADN. Le 25 décembre 2008, il était de nouveau arrêté. Gardé à vue, il avait renouvelé son opposition à un prélèvement.

Il risque aujourd'hui jusqu'à un an de prison et 15 000 euros d'amende. «Pour un prélèvement d'ADN, un consentement est requis mais un refus est poursuivi» explique Anne-Marie Mendiboure. «Ce prélèvement est un acte attentatoire au respect de la vie privée qui viole de surcroît l'article 8 de la Convention Européenne des droits de l'Homme. Le choix délibéré du parquet d Bayonne de le convoquer devant la justice mardi prochain relève de l'acharnement judiciaire». L'avocate souligne qu'un fichage ADN a une durée de vie de quarante ans, parfaitement excessive dans le cadre d'une activité syndicale. D'autant que la position que le militant défendait à l'époque a aujourd'hui triomphé avec l'installation définitive de Fred Larragnaga à la ferme Kako.

«C'est une violation de l'individu» estime Jean-Michel Ayçaguer. «Les cinq autres personnes qui se trouvaient avec moi en garde à vue n'ont pas pu refuser devant la menace de sanctions. On a violé leur patrimoine personnel. 1 % de la population est aujourd'hui fichée. Il est encore temps aujourd'hui de dire non ! En tant qu'éleveur de brebis, j'ai eu la chance d'avoir travaillé sur l'ADN pendant six ans, d'étudier l'interprétation qu'on fait sur les animaux. Si on fait ça sur les êtres humains où va-t-on ? Vers les bons d'un côté et les mauvais de l'autre ? Je veux me battre pour que nos enfants aient la liberté de décider».

ELB et le GFAM Lurra dénoncent «l'atteinte grave» au droit syndical qu'est le fichage ADN et veulent apporter tout leur soutien à Jean-Michel Ayçaguer. «Aujourd'hui, paysans et ouvriers nous trouvons face aux mêmes enjeux, défense de l'outil de travail, érosion de nos droits, précarité grandissante. les attaques au droit syndical se multiplient. Par le fichage, on isole l'individu, on l'empêche de participer à d'autres luttes, on entrave gravement sa liberté d'expression. Par contre, les auteurs de délits financiers (abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption...) eux, échappent au fichage génétique» dénonce le syndicat paysan.

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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Lun 28 Sep - 13:07

Bientôt tous les abertzale seront fichés, ça sera plus facile pour les gentils policiers d'Iparralde qui font si bien leur travail quand ils recherchent des suspects( forcément basques, forcément abertzale...).

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Sam 3 Oct - 15:45

Faut y mettre un frein très vite...

Citation:
Le fichage génétique en procès à Bayonne

Écrit par Rédaction

Mardi, le militant d'ELB-Confédération paysanne du Pays Basque Jean-Michel Ayçaguer sera à la barre du tribunal de Bayonne pour avoir refusé d'autoriser un prélèvement ADN sur sa personne. Le paysan d'Ossès, qui dénonce cette violation de son intimité, avait été condamné comme cinq autres personnes après une bousculade avec des gendarmes lors d'un rassemblement organisé en janvier 2008 pour empêcher l'expulsion d'un jeune paysan des terres de la ferme Kako d'Ainharp. Son avocat a dénoncé « l'acharnement » et la « disproportion entre les faits reprochés et la sanction encourue ».



Qui n'a jamais entendu parler de l'ADN, cette grosse molécule contenant toute l'information génétique d'un organisme ? Les séries américaines ont grandement contribué à vulgariser ce terme et à en vanter l'utilisation pour « lutter contre le mal ». De plus en plus de voix s'élèvent cependant contre ce fichage génétique qui a court en France également. Mardi, c'est Jean-Michel Ayçaguer qui répètera, à la barre, son refus de se voir « voler une partie de son intimité ». Lors de sa garde-à-vue dans l'affaire Kako, le paysan avait refusé d'autoriser la prise ADN que les gendarmes avaient opérée en utilisant son béret*. En décembre dernier, plus d'un an après le procès et les condamnations des six paysans, la maréchaussée revenait à la charge à Ossès. La nouvelle garde-à-vue ne sera pas plus fructueuse que la précédente. Ce nouveau refus de J-Michel Ayçaguer le conduira donc devant la justice.


Le paysan d'Ossès n'est pas le seul à subir les conséquences du fichage génétique. Depuis 2003, l'Etat français tente de mettre en place un répertoire de masse destiné à ficher l'empreinte génétique de l'ensemble de la population "présumée" coupable. Créé en 1998, le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG) contenait à l'origine le génotype des « délinquants sexuels » et des personnes condamnées pour violence.



« En s'appuyant sur des faits divers, liés à des tabous forts de nos sociétés (crimes sexuels, pédophilie), et donc à même d'aiguiser la sensibilité et l'empathie émotionnelle de l'opinion publique, ce fichier a été créé sans susciter de contestation notable », expliquent les détracteurs du fichage ADN. « Puis, les gouvernements et les parlementaires de droite comme de gauche ont procédé, sans que le débat soit porté sur place publique, voire sans que les citoyens en soient véritablement informés à un durcissement des conditions. Ainsi aujourd'hui le champ d'application des prélèvements s'est considérablement élargi. La liste des infractions concernées par le fichier s'allonge à l'ensemble des infractions existantes du crime contre l'humanité à la détérioration de biens. Quasiment tous les délits, même les vols à l'étalage, dégradations d'abribus ou arrachages d'OGM sont concernés. Seuls désormais échappent au fichage génétique les usagers de stupéfiants, les personnes punies de simples contraventions et les auteurs d'abus de biens sociaux ! », dénoncent les collectifs « Refus ADN ».


Entrave à l'action syndicale

Pour le syndicat ELB, le cas d'Ayçaguer relève en outre de la « criminalisation de l'action syndicale ». Un argument également avancée par la CFDT et la plateforme sociale Oldartu qui porte la campagne de soutien au paysan d'Ossès. « Nous soutenons Jean-Michel car nous considérons le fichage ADN des syndicalistes comme une entrave à l'action syndicale. De façon générale, nous considérons qu'un tel fichier regroupant tous les opposants sociaux ou politiques aux gouvernements en place présente un grave danger pour les libertés fondamentales.
Et nous soutenons Jean-Michel car nous exigeons le respect de l'intégrité et de la liberté individuelle », explique Oldartu dans une pétition qui a recueilli 2500 signatures. Le collectif fait également remarquer qu'un million de personnes sont aujourd'hui fichées en France, avec près de 30 000 nouveaux prélèvements chaque mois.

Mardi, l'avocate du paysan plaidera la relaxe. Me Anne-Marie Mendiboure mettra notamment en avant les jurisprudences dans des affaires similaires ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme qui garantit « le droit au respect de la vie privée et familiale ». Elle arguera également de la « disproportion » entre les faits reprochés au militant et la sanction encourue : un an de prison, 15 000 euros d'amende mais surtout l'inscription au FNAEG pour une durée de 40 ans. Le généticien Albert Jacquart apportera également son soutien par écrit tandis que le débat sera aussi élargi au fichage en général et aux conséquences qu'il a pu avoir à d'autres périodes de l'histoire.

De leur côté, Oldartu et le syndicat ELB appellent à un rassemblement devant le tribunal de Bayonne à 13h30 ce mardi 29 septembre.


* Les enquêteurs peuvent récupérer sans consentement l'ADN qui se serait détaché de l'individu (sur des objets notamment). Mais l'autorisation de ce dernier est nécessaire pour l'inscription au FNAEG.


Citation:
Le JPB
Pays Basque
Le fichage ADN en accusation

30/09/2009

Clémence LABROUCHE

Il est entré dans la salle d'audience le regard fixe, le béret serré contre lui, se dirigeant directement sur le premier banc. L'homme était assigné à comparaître hier après-midi devant le tribunal correctionnel de Bayonne. Jean-Michel Ayçaguer, paysan à Ossès, est appelé à répondre devant la justice de son refus de prélèvement d'ADN lors de ses deux gardes à vues intervenues à la suite de «l'affaire Kako».

Le 17 janvier 2008, 200 personnes se rassemblent devant les locaux de la Safer chargée d'émettre un avis sur l'avenir de la ferme Kako. Sa première décision engendre stupeur et légères bousculades avec les gendarmes avant qu'une délégation de manifestants obtienne finalement un rendez-vous avec les membres de la Safer. La réponse répressive intervient avec pas moins de six arrestations, dont celle de Jean-Michel Ayçaguer. Durant cette garde à vue, puis pendant la seconde garde à vue intervenue de décembre dernier, le syndicaliste d'ELB refuse le prélèvement de son ADN.

A l'appel du collectif Oldartu, 200 personnes étaient présentes devant le tribunal. En préambule à son procès, Jean-Michel Ayçaguer prend la parole pour expliquer qu' «avec la fatigue et les menaces, en garde en vue, il est facile d'intimider un paysan. Je suis choqué que l'on puisse user d'un tel acharnement. Dans une société il y a des codes de fonctionnement qui s'appellent moralité. On a besoin de les faire fonctionner pour enrichir notre société. Je porte les inquiétudes des gens sur cette généralisation des risques de fichages... Je tiens à ma dignité et à ce qu'elle perdure plus tard». A travers ce «procès citoyen» c'est tout un débat sociétal sur l'opportunité d'un fichage ADN qui s'impose.

Quand les premiers balbutiements de la loi sont votés en 1998, la mesure législative est limitée à certains crimes et délits sexuels. Son élargissement le plus important interviendra en 2003, avec 137 crimes et délits pouvant conduire au prélèvement d'ADN. Toujours situé dans des contextes émotionnels forts, le «fichage de principe» se substitue discrètement au «fichage par nécessité». Les trois témoins du procès se sont relayés à la barre afin de démontrer, chacun à leur manière, que le prélèvement ADN n'était d'une part pas justifié dans le cas présent et d'autre part qu'on assistait à une banalisation croissante du système d'identification des individus. Beñat Inschauspé, Conseiller général du canton d'Hasparren et membre de la Safer, est revenu sur le déroulement de la journée du 17 janvier 2008, avant de conclure que «d'un point de vue agricole et humain, l'affaire Kako est terminée».

Michel Esteban, cadre territorial et historien spécialisé dans la déportation des juifs pendant la seconde guerre mondiale a offert à l'auditoire une démonstration saisissante de «l'intérêt» portée par le gouvernement de Vichy aux catégories de populations jugées subversives, puis à la mise en place de fichiers d'étrangers avec l'arrivée de réfugiés politiques catalans ou basques (alors appelés les «séparatistes») avant de revenir sur la rafle de 1941, déportant 800 personnes, habitants sur la côte du Pays Basque nord.

A l'époque pas de relevé ADN, pourtant l'historien signale déjà l'existence d'un intérêt persistant de l'Etat français pour le corps, et la stigmatisation d'un juif «au nez crochu et aux longues oreilles».

Avant de quitter discrètement la barre, il s'inquiète d'une société qui se situe «dans une approche de banalisation» avec un glissement «des fichages de criminels à des fichages de soupçonnés».

Vient le tour du dernier témoin, Charles Haoreau, syndicaliste CGT confronté à la même expérience que le paysan d'Ossès. Il réitère le propos de Jean-Michel Ayçaguer montrant que le débat invite la société à une hiérarchisation des normes et des valeurs : «ce n'est pas la condamnation que je conteste, c'est le traitement uniforme des cas. On déporte le débat en oubliant qu'à chaque fois qu'il y a eu combat social, il y a eu un progrès social».

Après avoir demandé que ce débat ait lieu dans la sphère politique, le procureur réclamera 1 000 euros payables en 40 jours amendes de 25 euros. Après le brillant plaidoyer de l'avocate Anne-Marie Mendiboure, le jugement a été mis en délibéré au 27 octobre.

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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Lun 5 Oct - 8:34

1000 euros ?
Pourquoi pas la prison à vie aussi?
Etant donné qu'ils manipulent la justice on peut se demander à quoi jouent les politiciens français ...

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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Ven 30 Oct - 20:28

Citation:
Le JPB
Pays Basque
"Continuer la lutte"


28/10/2009

C.R.J.

Le procureur avait réclamé une amende de 1 000 euros. Le jugement rendu hier condamne Jean-Michel Ayçaguer à payer 500 euros pour avoir refusé de donner son ADN.

«Sans connaître le jugement, nous avions déjà décidé que nous ferions appel» a déclaré Maître Anne-Marie Mendiboure à sa sortie du tribunal hier après-midi à la quarantaine de personnes en majorité membres d'Oldartu et d'ELB venus soutenir Jean-Michel Ayçaguer devant le Palais de justice de Bayonne.

Le paysan d'ELB a déclaré de son côté que la décision du tribunal était «inacceptable et grave». Il a annoncé vouloir «continuer la lutte et véhiculer le message contre le fichage ADN», tout en appelant à la désobéissance «pour notre patrimoine, pour notre identité».

Peu avant le procès, ELB et le GFAM Lurra avaient dénoncé «l'atteinte grave» au droit syndical qu'est le fichage ADN et avaient manifesté leur soutien à Jean-Michel Ayçaguer. Ils avaient déclaré que paysans et ouvriers se trouvent aujourd'hui face aux mêmes enjeux : défense de l'outil de travail, érosion des droits, précarité grandissante. Anne-Marie Mendiboure avait déclaré avait plaidé la relaxe, axant sa défense sur l'interprétation des textes avec mise en perspective du fichier FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques). «Il concerne 137 types d'infractions pour lesquelles les condamnés figurent durant quarante ans dans le fichier, et les personnes simplement mises en cause, 25. C'est disproportionné. Ce fichier est un monstre goulu, obèse, inquiétant avec 30 000 nouvelles fiches chaque année». On y trouve pêle-mêle des faucheurs d'OGM, des manifestants anti-CPE, des nationalistes corses, des militants abertzale, des violeurs et des casseurs de poubelles. En 2007, deux petits voleurs de tamagotchis de 8 et 11 ans y auraient été intégrés sans l'opposition violente de leur père.

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