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 Affaire Kako (interpellations et soutiens)

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Gazteria
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MessageSujet: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mer 30 Jan - 19:52

Comme l'avait prévu Sarkozy, 6 personnes qui se sont battu pour Kako ont été arrêtées.

La police française a arrêté ces personnes en Baxe Nafarroa et Xiberua. Ils ont été arrêtés suite aux incident qu'il y avait eu au rassemblement en faveur de la ferme Kako; Sarkozy leur reproche d'avoir blessé deux gendarmes et les insultes racistes. 300 fermiers se sont joint à l'appel d'ELB pour dénoncer ces arrestations. D'après eux, le but de l'opération et de salir ELB.


Les arrestations ont eu lieu ce matin vers 6h00, les 6 personnes sont:
- Fred Larrañaga d'Ainharbe(Xiberoa): fermier qui gère la ferme Kako
- Beñat Etxeto de Donaixti (Nafarroa Beherea)
- Jean Mixel Aizagerre à Ortzaize (Nafarroa Beherea)
- Frantxoa Irigoien à Ainhize-Monjolose (Nafarroa Beherea)
- Michel Dunape à Aiherra (Nafarroa Beherea)
- Virginie Prune à Liginaga (Zuberoa)

Au rassemblement appelé par ELB, ils ont donné la priorité à la solidarité, c'est à dire, combler le besoin des fermes de ceux qui ont été arrêtés, puis de protester ces arrestations.

La succéssion de la ferme Kako en jeu:
Les arrestations font suite à l'affaire Kako. Le doute y est toujours pour savoir si le jeune couple Fred et Yasmine Larrañaga aurons la succession de la ferme Kako. ELB avait organisé le rassemblement le 17 janvier à Donapaleu (Baxe Nafarroa) devant la Safer (qui devait prendre la décision) et pour ordonner la succession au jeune couple qui avait travaillé à la ferme ces 4 dernières années. Il y avait eu des incidents, deux gendarmes blessés et des "insultes racistes".

La venue de Sarkozy:
Quelques jours après le rassemblement, Sarkozy était venu en visite à la gendarmerie de Pau. Il avait dénoncé le "rascisme" des fermiers et avait parlé de terrorisme. Il avait assuré que ceux qui avait blesser les gendarmes et employé des insultes rascistes allait être arrêtés et puni sévèrement.
ELB s'attendait à ces arrestations. Ce week end, ils avaient prévenue que les arrestations allaient se dérouler dans les heures qui allaient suivre. Selon les fermiers d'ELB, Sarkozy veut salir l'image d'ELB.

Source: Berria


Edit:
JT Fr3 Euskal Herri/Pays Basque du 30/01/2008
Le procureur annonce que les charges retenues contre les 6 personnes sont:
- agression volontaire en réunion
- outrages
- vols
- dégradation
Il semblerait que pour l'instant les "propos rascistes" n'ont pas été retenus.

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alekcxjo
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mer 30 Jan - 23:48

solidaritá!

on peut pas laisser faire ça! faut faire quelque chose!!!!

_________________

le rapport de UNESCO sur les langues en danger démontre que la France menace sérieusement 26 langues ou dialectes en France: alémanique, basque, bourguignon, breton, champenois, corse, flamand occidental, franc-comtois, francique mosellan, francique rhénan, francoprovençal, gallo, ligurien, lorrain, normand, occitan (auvergnat, gascon, languedocien, limousin, provençal), picard et poitevin-saintongeais.
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Jeu 31 Jan - 17:20

Citation:
Les six paysans d’ELB restent en garde à vue
·Ils ont été interpellés hier au petit matin suite aux heurts avec les gendarmes lors de la manifestation de St-Palais

Les six militants d’ELB et du GFAM arrêtés hier par les gendarmes ont passé la nuit en cellule. Comme l’avait laissé entendre Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Pau puis ELB lundi dernier, le coup de filet a bien eu lieu en réponse aux échauffourées avec les gendarmes présents lors de ma manifestation du 17 janvier dernier à St-Palais. Sitôt la nouvelle connue, plus de 200 paysans se sont réunies devant Laborantza Ganbara à Ainhice-Mongelos hier matin avant de prendre la direction de la gendarmerie de Bayonne devant laquelle ils sont restés jusqu’à 19h.

Les forces de l’ordre se sont présentées chez les paysans dès six heures du matin hier. Quatre membres d’ELB ont été arrêtés à Ossès, Ainhice Mongelos, Ayherre et St-Just-Ibarre. A Ainharp, les gendarmes ont emmené Fred Larrañaga, le paysan de Kako que les manifestants étaient venus soutenir le 17 janvier à St-Palais. Une jeune femme, fromagère à la coopérative Azkorria de Musculdy complète la liste des six personnes arrêtées hier.

En fin de journée, le procureur de Bayonne a décidé de prolonger la garde à vue des interpellés. Patrice Michel décidera ce matin de la suite qu’il donne à ce dossier. Des qualifications de "violence volontaire en réunion", d’"outrage", de "dégradation" ou de "vol" (les gendarmes ont perdu des effets militaires dans la bousculade) pourraient être retenues contre les personnes arrêtées. Les peines encourues peuvent aller jusqu’à 5 ans de prison. Aucun élément relatif à des propos racistes (que Nicolas Sarkozy avait avancé à Pau) ne figure dans la procédure. "En l’état ces qualificatifs ne sont pas retenus. Si cela avait été parfaitement établi, une ou autre personne aurait pu être placée en garde à vue sous ce qualificatif mais ce n’est pas le cas", a assuré le procureur.

S’agissant de la forme, habituellement utilisée par le tribunal antiterroriste de Paris, Patrice Michel a indiqué qu’il s’agissait d’une "procédure de droit commun tout à fait normale et habituelle". Les maisons des paysans ont été rapidement visitées. Fred Larrañaga serait le seul des six à avoir été menotté. "Il n’y a rien de choquant à ce qui a été fait", a commenté le procureur.

"Scandaleux"

Ce n’était évidemment pas l’avis des paysans mobilisés hier. "Nous étions à St-Palais pour empêcher qu’une décision illégale soit prise. Les gendarmes, eux, étaient là pour protéger cette injustice", a déclaré Michel Oçafrain, responsable d’ELB. Il a rappelé que le comité technique de la Safer avait choisi ce jour-là de soutenir la candidature d’un berger sans terre pour l’achat de la ferme Kako et non celle de Fred Larrañaga, qui exploite pourtant la ferme depuis deux ans. "La Safer savait qu’il y avait un bail sur ce bien et qu’elle ne pouvait donc pas l’acheter, malgré tout, elle est passée outre, c’est pour cela que nous sommes intervenus", a ajouté le paysan en rappelant que l’organisme s’était finalement dessaisi de l’affaire quatre jours plus tard.

"C’est scandaleux. Tout cela conforte l’idée de la manipulation", a indiqué de son côté Marie-Claire Leurgorry du GFAM. "On essaie de rendre criminels des gens qui ont refusé l’expulsion d’un paysan et qui ont dénoncé une prise de décision illégale protégée par des gendarmes", a-t-elle ajouté.



De Lasserre à LAB
Interrogé hier sur l’arrestation des six paysans, le président du Conseil général Jean-Jacques Lasserre n’a pas voulu faire de commentaires. Il a seulement déclaré que les propos tenus par Nicolas Sarkozy à Pau "manquaient de sensibilité locale". De son côté, Barthélémy Aguerre s’est dit "confiant en la justice". Le conseiller général d’Amikuze a souhaité que le maximum d’agriculteurs s’installent. "Mais que ce soit Pierre, Paul ou Jacques, tant qu’il a la capacité d’exploiter, c’est pareil. Les responsables doivent faire des choix et après on s’y plie", a-t-il estimé.

Se disant "surprise de l’attitude de l’Etat français face à un syndicat agricole qui défend sa profession", la coalition EH Bai a déclaré que les arrestations d’hier et les déclarations de Sarkozy "montrent que tout événement en Iparralde prend une tournure politique". LAB a aussi apporté son soutien aux paysans et dénoncé "les mensonges et manipulations qui servent les intérêts du pouvoir et des défenseurs de l’agriculture productiviste".
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Patacepec
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MessageSujet: en savoir plus, se tenir informé   Jeu 31 Jan - 17:35

Adishatz,

Pour en savoir plus et se tenir informé sur cette affaire :

http://www.gfam-lurra.org

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Gazteria
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Jeu 31 Jan - 18:17

Ils sont en liberté en attendant leur jugement le 21 février...

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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mar 19 Fév - 0:29

Citation:
575 élus ruraux pour la relaxe des six prévenus de l´affaire Kako


·Le syndicat ELB et le GFAM Lurra ont réuni en leur faveur les signatures de 58 maires et de plus de 500 élus ruraux

Les abords du tribunal de Bayonne seront sans doute difficilement accessibles ce jeudi après-midi. Les six personnes mises en examen après les échauffourées survenues le 17 janvier à Saint-Palais lors du Comité Technique de la Safer comparaîtront pour répondre notamment des accusations de "violence en réunion" et de "dégradation" (lire ci-dessous). Déjà lors de leur interpellation le 30 janvier dernier, quelques centaines de personnes s’étaient réunies à Ainhice Mongelos et à Bayonne. Cette fois, le syndicat ELB et le GFAM Lurra ont également recueilli les signatures de 575 élus ruraux dont 58 maires demandant la relaxe des six prévenus et soutenant même l’acquisition de la ferme Kako par le GFAM Lurra et Fred Larrañaga.

Les paysans d’ELB seront à la barre du tribunal correctionnel de Bayonne jeudi pour un dossier qui ne devait être que purement agricole à la base. Le 17 janvier, plus de 200 paysans étaient rassemblés à Saint-Palais pour soutenir l’installation d’un jeune couple d’agriculteurs, Jasmine et Fred Larrañaga, sur la ferme Kako d’Ainharp. Quelques heures plus tard, le combat devenait celui d’une foule refusant l’expulsion de ces mêmes agriculteurs après un avis de la Safer leur préférant une autre candidate (lire ci-contre).

"La décision de la Safer a provoqué la colère et la stupéfaction des manifestants. Après une brève bousculade avec les gendarmes dont on a du mal à comprendre la présence pour une simple réunion de la Safer, une discussion a eu lieu entre membres de la Safer et représentants d’ELB et du GFAM", estime Christian Harlouchet, secrétaire général d’ELB.

Du côté de la Safer, de la FDSEA, de la Chambre d’agriculture des Pyrénées-Atlantiques, on dénonce plutôt des actes de violence injustifiables. Deux gendarmes auraient été légèrement blessés dans la mêlée. Et ce sera le président de la République en personne qui attisera le dossier en amalgamant, lors d’une visite à Pau, l’attentat meurtrier attribué à ETAà Capbreton et la manifestation de Saint-Palais. Les termes de "terroristes", "mafieux", "racistes" et "Basques" seront allégrement associés sans que l’on puisse distinguer lequel est attribué à qui.

La FDSEA refuse que l’on assimile ce dossier à un règlement de comptes syndical. Pourtant, du côté d’ELB, on est persuadé que l’affaire de Kako est symbolique de par le fait qu’il s’agit de régler la succession d’un militant historique du syndicat basque, Joseph Godement. Les décisions prises par la Safer ne seront d’ailleurs pas toujours très compréhensibles (lire ci-dessous).

"Le jour du Comité Technique de la Safer, nous avons demandé à ce qu’une délégation soit reçue. Le paradoxe est que les forces de l’ordre ont refusé l’accès à ceux qui voulaient le dialogue et ont protégé ceux qui le refusaient", estime Mizel Dunate, l’un des six prévenus. Qualifiant le vote réalisé ce jour-là par la Safer de "provocation et de guet-apens tendu aux paysans", il a ajouté que "ce qui ne devait être qu’une installation a pris des proportions démesurées avec des conséquences humaines que personne n’imaginait".

Il a ainsi raconté comment les six personnes qui seront jugées jeudi ont été "arrêtées comme de vulgaires criminels, à 6h du matin par une dizaine de gendarmes".

"Cela a aussi été une journée traumatisante pour nos familles pour nos enfants qui s’en rappelleront toute leur vie, pour nos épouses dont certaines ont été réveillées par l’arrivée des gendarmes dans leur chambre", a déclaré Mizel Dunate au nom des six prévenus. "Nous dénonçons ces procédures tout comme le fait que le procureur a décidé de prolonger de 24 heures notre garde à vue alors que les interrogatoires étaient terminés dès 16h le premier jour", a-t-il ajouté.

ELBa également affirmé que la position prise par la Safer le 17 janvier était "illégale" et que les manifestants voulaient avant tout l’empêcher. L’organisme s’était en effet prononcé pour l’achat de toute la propriété Kako (33 hectares de terre, des bâtiments agricoles et une maison d’habitation) sachant pourtant que la maison était habitée et que cela l’empêchait de se porter acquéreur sur cette partie du bien.

"Ce ne sont pas six personnes qui devraient être jugées jeudi mais 250", a déclaré Jean-Paul Duhalde, responsable d’ELB. "Si la profession veut apaiser la situation, elle doit installer des jeunes et non les expulser", a-t-il ajouté.

Hier, le syndicat a annoncé avoir recueilli le soutien de 575 élus ruraux dont 58 maires. Une pétition leur a été soumise par laquelle chacun "soutient l’acquisition par le GFAM Lurra du foncier de la ferme Kako, refuse l’expulsion d’un couple de paysans et de son troupeau des terres qu’il travaille et demande la relaxe des six inculpés dans l’affaire Kako". Le syndicat espère encore réunir d’autres noms et présenter le tout parmi ses arguments jeudi. Plusieurs personnalités pourraient également témoigner à l’audience qui pourrait se transformer en procès de l’installation à la ferme Kako. Le GFAM Lurra a également rappelé que sa campagne de souscription avait déjà réuni le soutien de 1200 porteurs de part pour l’achat du foncier de la ferme souletine. De son côté, la fondation Robles Arangiz a exprimé sa solidarité aux six militants.

ELB et le GFAM organisent un rassemblement devant le tribunal à partir de 13h30.


Kako : deux ans de procédure pas toujours compréhensible
L’affaire de la ferme Kako d’Ainharp ne peut vraiment être expliquée sans un retour sur ces deux dernières années. En janvier 2006, Fred Larrañaga y arrive pour aider Joseph Godement, responsable syndical d’ELB, qui doit être hospitalisé. Malheureusement, le militant décède. Sa femme reprend les rênes de l’exploitation en fermage et salarie Fred Larrañaga. La propriétaire des lieux Maite Errecart décide au même moment de vendre la ferme. Plusieurs candidats à l’achat viennent la visiter dont Gilles Gachen, berger sans terre et sa compagne Lydia Lahargou, Stéphane Desplas, éleveur de lacaunes venant du Gard, la famille Muller originaire de Montpellier et bien d’autres. La propriétaire met la ferme entre les mains de la Safer qui lance un appel à candidatures. Gilles Gachen ne donne pas suite, les familles Desplas et Muller oui. A l’automne 2006, la Safer choisit M. Muller, M.Desplas n’ayant pas pu fournir les justificatifs nécessaires (entre autres, aucune laiterie ne veut collecter le lait de son troupeau de race Lacaune, interdit en AOC Ossau-Iraty). Coup de théâtre en décembre, M. Muller se désiste sans aucune explication et il n’y a donc plus de candidat à la reprise de Kako. De ce constat démarre le projet de Fred Larrañaga de succéder à Anne Godement. Il devient chef d’exploitation de Kako le 1er janvier 2007 et sollicite le GFAM Lurra pour l’achat des terres. Le groupement étudie le projet de l’agriculteur et décide en mars 2007 d’engager une campagne en sa faveur. Le dossier est déposé à la Safer qui laisse entendre qu’il s’agira d’une simple formalité puisque l’appel précédent s’est soldé par un échec. Néanmoins, au lieu d’agir dès le comité technique du 6 juillet 2007, la Safer laisse traîner l’affaire jusqu’en septembre où elle décide de lancer l’appel à candidatures pour l’ensemble du bien, bien que Fred ne soit intéressé que par les terres et malgré le constat que la maison, habitée, ne pourra donc être achetée. L’appel à candidatures est lancé le 10 octobre. Fred Larrañaga y répond logiquement, M. Desplas se représente aussi. S’ajoute M. Escot qui se désiste au dernier moment en faveur du GFAM, et Lydia Lahargou, arrivée hors délai. Celle-ci déclare toutefois par écrit qu’elle se désiste aussi en faveur du GFAM.

Le 3 décembre, au lieu d’étudier les deux seules candidatures validées, les membres du Comité Technique repoussent leur décision au 17 janvier, permettant ainsi la validation de la candidature hors délai. Au passage, un organisme technique, qui se rétractera plus tard, met en cause les capacités professionnelles de Fred Larrañaga.

Un paysan d’ELB propose alors à son syndicat, à la FDSEA et aux deux candidats en course de se réunir pour tenter de trouver une solution amiable. La FDSEA est la seule à refuser.

Le 17 janvier, le comité technique vote par six voix contre cinq en faveur du projet Lahargou sans même que, selon ELB, les dossiers techniques et financiers des différents candidats ne soient examinés. Cet avis provoque la colère des 200 paysans rassemblés à l’extérieur et les débordements qui seront jugés jeudi. Trois jours plus tard, la Safer se dessaisit du dossier, constatant (à nouveau) que la maison est habitée et qu’elle ne peut donc l’acheter.


Six prévenus, cinq ans encourus
Cinq paysans et une salariée agricole comparaîtront jeudi à 14h30 à la barre du tribunal correctionnel de Bayonne. Les éleveurs et militants d’ELB Mizel Dunate d’Ayherre, Beñat Etcheto, de Saint-Just-Ibarre, Jean-Michel Ayçaguer d’Ossès, Frantxua Irigoien, militant historique du syndicat, en charge des questions ovines durant de nombreuses années et ancien président de la coopérative laitière du Pays Basque (CLPB), Fred Larrañaga, éleveur sur la ferme Kako à Ainharp et candidat à son achat et Virginie Brunet, salariée de la fromagerie Azkorria de Musculdy devront répondre des accusations de "violence en réunion ayant entraîné une interruption de travail de moins de huit jours". Suivant les prévenus, les chefs d’inculpation de "dégradation", d’"outrages" ou de "vol" (un képi, des menottes et des bâtons de gendarmes avaient été perdus dans la bousculade). Lors de la garde à vue de 48h subie par les six paysans, le procureur avait indiqué que les peines encourues pouvaient aller jusqu’à cinq ans de prison.

Hier, les prévenus ont déclaré qu’ils attendaient que le tribunal prononce une relaxe en leur faveur. Plusieurs témoins devraient se succéder à la barre tandis qu’un rassemblement de soutien pourrait réunir plusieurs centaines de personnes à l’extérieur comme ce fut le cas lors de leur interpellation.


http://lejournal.euskalherria.com/idatzia/20080219/art207414.php
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MessageSujet: kako : soutenir même en étant loin   Mar 19 Fév - 0:42

Adishatz monde,

il y a un moyen très simple pour soutenir la lutte autour de la ferme Kako, il suffit de prendre une part du GFAM.

cela coute 63 euros et cela permet au GFAM d'avoir les moyens financiers nécessaires à cette installation.

Vous trouverez les bons de souscription sur le site : http://www.gfam-lurra.org/

n'hésitez pas...

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timo
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mar 19 Fév - 1:23

et l ELB qu est ce que c est éxactement comme syndicat agricole ?
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julian_gasconha
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mar 19 Fév - 9:30

elb = euskal laborrari barasuna= nion des paysans basques ==> branche basque de la confederation paysanne. syndicat majoritaire en pays basque contrairement au béarn ou domine la fnsea.
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julian_gasconha
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mar 19 Fév - 9:30

batasuna! pardon et union ! qu'escrivi trop viste, macareu
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mar 19 Fév - 10:20

Quelqu'un peut il nous donner plus de précision sur l'affaire kako,c'est un couple d'agriculteur qui est menacé d'expulsion de l'exploitation (qu'ils louent) qu'il cultive depuis 4 ans c'est ca? qui les menace et pourquoi ?
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timo
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mer 20 Fév - 0:25

julian_gasconha a écrit:
elb = euskal laborrari barasuna= nion des paysans basques ==> branche basque de la confederation paysanne. syndicat majoritaire en pays basque contrairement au béarn ou domine la fnsea.


merci pour ta réponse, ainssi la conf a ouvert une branches pour le Pays Basque, se syndicat agricole gagne encore un peux plus d éstimme a mes yeux
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Ekintza
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mer 20 Aoû - 18:17

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Frédéric Larragnaga est dans l'attente de soutien financier


20/08/2008

Goizeder Taberna

L'avenir de la ferme Kako d'Ainharp semble être plus clair. Les conditions sont quasiment réunies pour que Frédéric Larragnaga puisse s'y installer. En juillet, la propriétaire a signé trois promesses de ventes concernant le terrain, les bâtiments agricoles puis la villa associée à l'exploitation. Néanmoins, l'association Bizitegia, créée dans le but d'acheter la maison, a jusqu'au mois d'octobre pour récolter 240 000 euros.

«On ne peut pas s'installer dans une ferme à 400 000 euros», fait remarquer le Groupement Foncier Agricole Mutuel du Pays Basque (GFA Lurra). En effet, la propriétaire ne voulant pas dissocier la villa de la terre et des bâtiments agricoles, le prix s'élève à 460 000 euros (estimation réalisée par la SAFER). Toutefois, le GFA est resté sur sa position initiale : il s'engage dans l'achat des terres, mais ne compte pas faire l'acquisition de la maison.

Entièrement reconstruite à la suite d'un incendie, la villa sera achetée par Bizitegia, puis revendue. Pour cela, l'association a lancé, en mars, une campagne de dons ou de prêts, proposant des parts de 1 000 euros. Pour l'instant elle a réuni 50 % du prix de la maison. Elle a plus de deux mois pour récolter le reste (blog : www.gfam-lurra.org).

Quant aux bâtiments agricoles, ils vont revenir à Frédéric Larragnaga. Ce berger exploite déjà depuis deux ans la ferme. La commission CDOA vient de valider son projet d'installation. Il pourra donc bénéficier de la Dotation Jeune Agriculteur et des prêts bonifiés. Il pourra «enfin travailler sereinement», conclut Marie-Christine Elizondo, membre de Bizitegia. Ce qu'il n'a pas pu faire depuis fin 2006.

Se défaire de la propriété

Dès l'instant où la patronne de l'exploitation où il travaillait a voulu se défaire de la propriété. Bien que F. Larragnaga se soit porté candidat à l'acquisition de la partie agricole auprès de la SAFER, cette institution met en vente tout le lot, la villa comprise. Après le traitement de trois autres dossiers de candidature, un rassemblement houleux devant son siège, des amendes et des peines de prisons à l'encontre de six personnes venues soutenir le berger, et la décision de l'expulser de Kako, la SAFER considère qu'elle ne peut traiter ce dossier, car l'exploitation est encore habitée. Et l'affaire se dénoue entre la propriétaire et le GFA, Bizitegia et Frédéric Larragnaga.


En fait c'est
ELB= Euskal Herriko laborarien batasuna = Union des paysans du pays basque
En fait ça serait plutot ELB, syndicat créé dans les années 70 si je ne m'abuse, qui se serait rattaché à la confédération paysanne.

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NON DA JON ?
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Ekintza
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Ven 14 Nov - 23:30

Citation:
Le JPB
Pays Basque

L'affaire de la ferme Kako trouve enfin son épilogue


14/11/2008

Yann Emmanuel

Ce qui est devenu «l'affaire Kako» trouve enfin son épilogue, suite à l'achat, le 31 octobre dernier, de la maison située sur le terrain agricole de la ferme Kako à Ainharp, en Soule, par l'association Bizitegia. Cette acquisition était la dernière entrave à l'installation de Jasmine et Fred Larragnaga, la propriétaire Maité Errecart voulant vendre l'ensemble maison et terres dans un seul lot.

A cette occasion, Lurra, le GFA mutuel du Pays Basque, l'association Bizitegia et Nazio Eztaibada Gunea, le Forum national du Pays Basque, ont tenu hier une conférence de presse à Bayonne en présence de Fred Larragnaga pour faire le bilan de cet heureux dénouement et de la campagne qui l'a amené. Fred Larragnaga se déclare «soulagé» : «on va pouvoir enfin travailler sereinement» Il a remercié à cette occasion «toutes les personnes qui se sont mobilisées» au Pays Basque mais aussi en Bretagne ou en Béarn.

2 500 parts sociales

Car cette acquisition a pu se faire grâce à la mobilisation de 1 100 porteurs ayant acquis 2 500 parts sociales dans le GFA Lurra pour la partie agricole et par le prêt solidaire, par des particuliers de 250 000 euros collectés dans l'ensemble du Pays Basque par l'association Bizitegia pour la maison. Désormais, les terres appartiennent au GFA, la maison à Bizitegia, et l'outil de travail à Fred et Jasmine Larragnaga.

Les responsables du GFA ont souligné que cela avait été rendu possible par l'intervention de Nazio Eztaibada Gunea, (un organisme qui soutien des projets économiques de développement sur les 7 provinces), qui a étendu la solidarité à l'ensemble du Pays Basque.

Un prix chèrement payé

Si l'épilogue est heureux, la bataille a été acharnée et n'a pas coûté que de l'argent. Six personnes ont été interpellées et condamnées à des peines de prison et à des amendes. Sur le plan politique, le GFA a regretté «qu'une affaire simple soit devenue une affaire politique très forte» et a pointé les responsabilités de la Safer et de la FDSEA : «La Safer n'a pas joué son rôle. Derrière elle, la FDSEA a manipulé des jeunes en situation précaire pour les entraîner dans un face à face et a manipulé l'outil Safer dans le but d'atteindre le GFA et ELB» a noté Marie-Claire Larguerri, du GFA.

Une dynamique sur

les sept provinces

Jean-Marie Etchart pour Bizitegia est revenu sur la campagne pour l'achat de la maison et sur la rencontre avec NEG qui a fait «basculer la campagne», en débloquant la situation. «la reprise de la ferme Kako correspond tout à fait aux objectifs du NEG, de soutien à une agriculture durable et paysanne» a, pour sa part, souligné Mikel Irastorza, de l'organisme, pour qui le résultat est «splendide» : «Par-delà les frontières et les carences institutionnelles que nous rencontrons comme nation, il existe un pays disposé à travailler en faveur des besoins du Pays Basque».

Fred Larragnaga
Agriculteur

«On est soulagé,

on va enfin

pouvoir travailler sereinement»

Marie-Claire Largueri
GFA LURRA

«La SAFER n'a pas joué son rôle et

la FDSEA a manipulé

les jeunes en situation précaire»


La route était semé de pourris en tout genre, mais il y sont arrivé grace à la solidarité !

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Affaire Kako (interpellations et soutiens)   Mar 4 Aoû - 14:20

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Affaire Kako : son regain vise un syndicaliste


04/08/2009

Goizeder TABERNA

Il avait refusé un prélèvement d'ADN lors d'une garde à vue ; le 29 septembre, Jean-Michel Ayçaguer est convoqué au Tribunal de Bayonne. Il encourt un an de prison et 15 000 euros d'amende. Le syndicat ELB va, pour l'occasion, lancer une campagne de soutien.

Considérant que ce procès est «une entrave à la liberté syndicale», ELB va présenter une pétition dans les jours à venir. Les événements provoqués par la vente de la ferme Kako d'Ainharp, en 2008, avaient été suivis de plusieurs arrestations et de procès. ELB avait alors dénoncé l'atteinte à la liberté syndicale et avait obtenu l'union de la plupart des syndicats du Pays Basque. Cette fois aussi, il s'est mis en relation avec les acteurs sociaux afin de réfléchir à des actions communes.

Refus de prélèvement ADN

Membre du Syndicat paysan ELB, Jean-Michel Ayçaguer explique sa position par «le refus du fichage génétique qui est en train de se généraliser aujourd'hui». Ce producteur de fromage d'Ossès a résisté à deux reprises au prélèvement d'ADN.

La première lors de son arrestation le 31 janvier 2008, en même temps que cinq autres syndicalistes ; la seconde, lors de sa garde à vue en décembre 2008. Il avait été convoqué à la gendarmerie, puis, retenu en garde à vue pendant cinq heures.

«Ce qui arrive à Jean-Michel peut arriver à n'importe qui d'entre nous», dénonce ELB. Il voit dans le fichage des militants un obstacle à «la participation libre à une lutte syndicale», et rappelle que le Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) recueille l'identité génétique de près d'un million de personnes.

Prévue au départ pour le fichage des délinquants sexuels, aujourd'hui «la liste des infrastructures concernées par le fichier s'allonge à l'ensemble des infractions existantes», comme le rappelle le syndicat basque, et donne l'exemple de l'affichage.

Dans le cas de Jean-Michel Ayçaguer et de ses cinq compagnons, l'objet des arrestations avait été les altercations qui avaient eu lieu devant le siège de la Safer à Saint-Palais, le 17 janvier 2008.

Plusieurs centaines de personnes s'étaient rassemblées devant la SAFER, à l'appel d'ELB et du GFA Lurra (Groupement foncier agricole). Ce rassemblement visait à soutenir l'installation d'un couple sur la ferme Kako, à Ainharp, où ils produisent du lait depuis deux ans. L'avis du comité technique SAFER visant à leur expulsion au profit d'un autre couple d'agriculteurs, soutenus par la FDESA, avait provoqué l'indignation des manifestants.

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Affaire Kako (interpellations et soutiens)

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