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 Centre de rétention d'Hendaia

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Ekintza
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MessageSujet: Centre de rétention d'Hendaia   Ven 18 Juil - 14:40

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Le centre de rétention d' Hendaye "accueille" ses premiers enfants
18/07/2008

Eneritz Zabaleta

Ce n'était qu'une question de temps depuis le réaménagement du centre de rétention d'Hendaye. Les premiers mineurs viennent d'être transférés au centre, en attente de l'application de l'arrêté préfectoral d'expulsion signé à leur encontre et de leur famille. Anisa Kuka, âgée de sept ans, et son petit frère Arselio de cinq ans ont dormi mercredi et hier soir au centre de rétention d' Hendaye, accompagnés de leurs parents albanais Aleksander et Aréta.

La famille albanaise a été arrêtée mercredi à l'aube à Pau où elle résidait, en application de l'arrêté d'expulsion prise à son encontre. Elle a ensuite été transférée au centre de rétention.

Vif émoi

Ce premier cas d'internement de mineurs revêt un poids symbolique fort, et a causé un vif émoi au sein d'élus locaux palois, dont le maire de Billère, où siège la Police de l'Air et des Frontières à l'agglomération paloise. La teneur émotionnelle du cas est évidente. Les deux enfants enfermés sont très jeunes (cinq et sept ans). Tous deux étaient scolarisés au sein de l'établissement Henri IV de Pau et avaient été parrainés par des élus palois. De plus, le plus jeune des deux enfants, Arselio, fête son cinquième anniversaire aujourd'hui. Il le fêtera donc enfermé. Et dans l'incertitude quant à son avenir.

Ce premier cas d'enfermement de mineurs a été de suite décrié, notamment par la Cimade, qui lutte en faveur du respect des droits de l'homme. Même si Florence Hardouin, avocate et membre de la Cimade, nous a avoué «s'attendre» à un enfermement de mineurs après le réaménagement du centre hendayais, ce premier cas n'en a pas moins offusqué l'association: «la place d'un enfant n'est pas dans un centre d'enfermement», précise la Cimade dans un communiqué.

Les conditions d'internement des enfants aussi sont décriées par Florence Hardouin : «ils ne peuvent pas courir librement dans la cour. Ils sont entourés d'étrangers et doivent être constamment surveillés par leurs parents». Hardouin dénonce aussi le «hasard du calendrier» : alors que l'arrêté d'expulsion à l'encontre de la famille Kuka avait été pris en février, l'application se fait en plein mois de juillet, «lorsque les petits sont en vacances et que la mobilisation à l'école devient impossible».

Audience aujourd'hui

C'est aujourd'hui que la famille passera devant le juge des libertés pour savoir si la décision d'enfermement prise par le préfet est prolongée ou non. Si le juge décide d'un prolongement, ce dernier peut durer jusqu'à 32 jours. La Cimade a appelé à un rassemblement devant le palais de justice de Bayonne aujourd'hui à 12 h 45, pour protester contre l'enfermement de la famille. Elle appelle aussi «tous ceux qui le souhaitent» à se rendre au centre de rétention d' Hendaye pour apporter des cadeaux au jeune Arselio qui fête son anniversaire. Plusieurs organisations, dont la LCR, se sont jointes à cet appel.

La famille Kuka émigra d'Albanie en 2006 suite à une «canoun» prononcée à son encontre. Cette dernière constitue une sorte de crime d'honneur, et la vie de la famille est menacée en cas de retour au pays. Une première demande d'asile politique avait été refusée contre la famille, le juge considérant que l'Albanie était un pays sûr. Or, depuis, l'Albanie a été effacée de cette liste, et une nouvelle demande d'asile est en cours de procédure suite à la promesse d'embauche dont a bénéficié le père. Le père de la famille Kuka enfermé à Hendaye a aussi un frère réfugié à Lyon pour lequel la demande d'asile politique pour des faits similaires a été acceptée.

L'avenir de la famille est maintenant entre les mains du préfet des Pyrénées Atlantiques, M. Rey. Ce dernier peut décider de la poursuite de la procédure d'expulsion. Il peut aussi accepter la demande de régularisation formulée du fait de l'embauche du père. Enfin, il dispose d'un pouvoir discrétionnaire lui permettant d'annuler le premier arrêté d'expulsion.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Sam 19 Juil - 13:43

Citation:
Le JPB
Pays Basque

La famille Kuka restera enfermée quinze jours de plus au moins
19/07/2008

Le séjour de la famille albanaise Kuka au centre de rétention d'Hendaye est parti pour durer. Les quatre membres de la famille, dont les deux enfants Arselio et Anisa, resteront quinze jours de plus au moins enfermés au centre suite à la décision rendue par le juge hier.

En effet, le juge des libertés a décidé de rejeter la demande de sortie du centre formulée par l'avocate de la famille, et de prolonger de quinze jours le séjour des Albanais au centre hendayais.

Sous un auditoire qui a rempli le palais de justice de Bayonne, et dans une ambiance lourde, les citoyens, venus soutenir la famille, et apporter des cadeaux au petit Arselio qui fêtait son anniversaire, ont vivement protesté après la décision du juge.

Appel interjeté

L'avocate de la défense, Laurence Hardouin a précisé qu'elle interjetterait appel de la décision. Le dossier sera donc rejugé dans le courant de la semaine prochaine par la Cour d'Appel de Pau. La procédure d'expulsion est en marche. Les quatre membres de la famille étant arrivés en France sans papiers, le consulat d'Albanie doit maintenant délivrer des autorisations de séjour en Albanie à la famille, pour que ceux-ci puissent être expulsés.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Jeu 23 Oct - 18:19

Au fait ils avaient été libérés très vite

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Inmigration:toujours plus de contrôles à la gare d'Hendaye

23/10/2008

Antoinette Paoli

Il y a un an, le projet de loi relatif à l'immigration et à l'intégration défendu par Brice Hortefeux avait rapidement essuyé les premières critiques de l'opposition et des associations de défense des étrangers. La loi a été définitivement adoptée le 23 octobre 2007. Pour ses détracteurs, Brice Hortefeux renforce la notion de délit dans la situation des sans-papiers. Alors où en est-on au Pays Basque, à la rive droite de la Bidasoa, un an après ?

«Je ne voulais pas retourner dans mon pays», explique Nadia, d'une voix douce. Elle est algérienne, et a été jugée au Tribunal de Bayonne hier pour séjour illégal dans l'espace/forteresse Schengen. Elle est debout, face à la juge du tribunal, et raconte son histoire. Son visa pour l'espace Schengen est périmé depuis un an, elle le reconnaît de bonne foi. Mais elle a voulu rester en France pour vivre avec son futur mari. Après une longue bataille pour trouver un logement, en région parisienne, elle a pu constituer un dossier de mariage. Elle devait le célébrer le 8 novembre prochain. Mais elle sera reconduite à la frontière avant. Le retour en Algérie c'est vendredi. La sentence tombe comme un couperet, et la laisse sans voix. Nadia comme des dizaines, des centaines d'étrangers, a été contrôlée en gare d'Hendaye ; elle allait juste à Irun. Chaque année ce sont des Indiens, Pakistanais, Africains... qui sont arrêtés et placés au centre de rétention d'Hendaye, qui compte trente places.

Quel est le parcours de ces personnes ? «Ce sont des gens qui n'ont pas décidé de vivre en France, ils ne font que transiter, à travers les pays de l'espace Schengen, et ils ont souvent l'espoir que c'est plus simple en Espagne d'obtenir les papiers», explique l'avocate Laurence Hardouin, responsable également de la CIMADE Pays Basque.

Quotas Hortefeux

La zone frontière est très surveillée et les contrôles ont même augmenté depuis la loi de Brice Hortefeux, ministre de l'immigration et de l'identité nationale.

«Il faut rentrer dans les fameux quotas, déjà jugés par le Conseil constitutionnel contraires au principe d'égalité qui concerne aussi bien les Français que les étrangers» rappelle l'avocate.

«Les gens sont manipulés car on leur fait croire qu'il y a une immigration massive, ce qui est faux. Aujourd'hui, on arrête 80 % de gens qui passent à Hendaye avec des billets de trains payés. Pourquoi, pour faire du chiffre», souligne Laurence Hardouin.

Les quotas tant décriés par les associations début 2008, font état de 25 000 reconduites aux frontières à atteindre par le gouvernement. «On n'a pas les quantités nécessaires de clandestins. Donc tout le monde est arrêté, et cela a un coût très élevé pour l'Etat». Chaque placement en rétention et reconduite aux frontières coûte en moyenne 4 000 euros par personne. Cette pression exercée sur les sans-papiers les conduit de plus à des actes désespérés.

LAURENCE HARDOUIN
Avocate et responsable CIMADE

«La loi de Brice Hortefeux génère encore plus de peur et crée aussi plus de clandestins»

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Ven 31 Oct - 20:34

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Un Congolais en cours d'expulsion hospitalisé

31/10/2008

Hendaye - Depuis le 4 octobre dernier, Mangadima Awikimengo Jean est retenu au centre de rétention d'Hendaye, après avoir été arrêté par les fonctionnaires de la Police aux Frontières d'Hendaye.

Selon la Cimade, seule association habilitée à travailler dans les centres de rétention, son état de santé s'est détérioré ces derniers jours et nécessite une hospitalisation.

Un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière lui avait été notifié le 4 octobre, fixant comme pays de destination la République démocratique du Congo, d'où il est originaire.

Cet homme est père d'une enfant, née à Rennes, et possédant la nationalité française par sa mère. Selon la Cimade Pays Basque, en cas de retour en République démocratique du Congo, M. Mangadima Awikimengo encourt un grand risque pour sa vie. En effet, il est considéré comme traître par les deux camps actuellement en conflit.


Il a tenté de se suicider en prenant des cachets

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Parpalhon
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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Ven 31 Oct - 21:06

Citation:
Le JPB

Un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière lui avait été notifié le 4 octobre, fixant comme pays de destination la République démocratique du Congo, d'où il est originaire.

Shocked mais c'est pas possible !!! De quoi se demander si ils sont au courant qu'il y a la guerre en RDC !!
Selon des décrets européens, un pays ne peut pas renvoyer chez elles les personnes originaires d'un pays où il y a un conflit armé ... après faut voir ce qu'ils en font de leurs décrets !

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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Jeu 8 Jan - 17:59

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Un prêtre cap-verdien arrêté et placé en rétention à Hendaye


08/01/2009


Antoinette Paoli
Le juge du tribunal de Bayonne a décidé de libérer le prêtre arrêté en gare d'Hendaye.

Il faut dire que c'est une première dans la «série» des arrestations de sans-papiers à Hendaye : un missionnaire de 42 ans en situation régulière au Portugal et d'origine Cap-Verdienne, exerçant au Portugal depuis 1984, a été enfermé mardi au centre de rétention administratif d'Hendaye.

Le prêtre rentrait au Portugal après un séjour d'une semaine à Paris ; c'est en effet là-bas que se situe son ordre religieux ; et c'est à son retour qu'il a été interpellé à Hendaye lors d'un contrôle d'identité alors qu'il attendait son train pour retourner vers la ville de Braga. Son passeport était valide mais son titre de séjour au Portugal était périmé.

Et c'est ce qui fait bondir la Cimade : d'après son avocate Laurence Hardouin, le missionnaire a déclaré au tribunal être muni d'un récépissé de renouvellement de titre de résident qu'il avait -malencontreusement- oublié à son domicile.

Selon elle, la préfecture «continue donc ses basses oeuvres, après les pèlerins, les familles et enfants, maintenant les prêtres !»

Un rassemblement s'est déroulé hier à 14h devant le tribunal de Bayonne. Des prêtres se sont réunis pour manifester leur solidarité.

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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Ven 9 Jan - 13:30

C'est de mieux en mieux...
Ce genre de situation pourrait prêter à sourire tellement c'est absurde, mais il y a tellement d'intolérance et de fascisme derrière que ça en devient abjecte.....

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Mer 11 Fév - 21:39

Citation:
Le JPB
Pays Basque

17 sans-papiers enfermés à Hendaye1
0/02/2009

Samedi 7 février, 14h : A l'appel du Réseau Education sans Frontières, un rassemblement devant le centre de rétention d'Hendaye a été organisé par plusieurs associations engagées dans le soutien aux sans-papiers (CIMADE, ATTAC, Ligue des Droits de l'Homme...). Les militants présents entendaient protester contre l'existence de «ces prisons où l'on enferme des individus n'ayant commis aucun délit». Au moment de la manifestation, 17 personnes étaient ainsi retenues à Hendaye.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Lun 16 Mar - 21:09

Citation:
Pays Basque Info

La Loi placée en rétention à Hendaye
Écrit par Franck Thomas

Les décisions répétées de la Cour d’appel de Pau jugeant illégales les procédures de la police aux frontières provoquent l’ire de l’Etat. Le bras de fer est engagé avec les magistrats, quitte à contourner ses propres lois. Quatre millions d’euros. C’est ce qu’aura coûté le Centre de rétention d’Hendaye (CRA) avec force moyens d’enregistrements vidéo et audio. En pure perte ! Car malgré cet équipement flambant neuf, le centre inauguré, il y a six mois à peine, sera vide de tout occupant dès mercredi.

Depuis fin janvier, les avocats du barreau de Bayonne ont convaincu les juges des libertés et de la détention, mais aussi ceux de la cour d'appel de Pau, que les procédures de la police aux frontières étaient entachées de nullité. Elles ne prévoient pas, en effet, les enregistrements vidéo des étrangers interpellés et placés en garde à vue. Ce qui motive leur libération immédiate.

Pour plaider ces nullités, les avocats s'appuient sur la loi du 5 mars 2007. L'article 64-1 du Code de procédure pénale prévoit que : « Les interrogatoires des personnes placées en garde à vue pour crime, réalisés dans les locaux d'un service ou d'une unité de police ou de gendarmerie exerçant une mission de police judiciaire, font l'objet d'un enregistrement audiovisuel. » Or, trois articles plus loin, le texte stipule que «les dispositions des articles 54 à 66 sont applicables, au cas de délit flagrant, dans tous les cas où la loi prévoit une peine d'emprisonnement ». À Hendaye, lors de leur interpellation par la police aux frontières, les étrangers sont placés en garde à vue, avant d'être remis au centre de rétention. Cette garde à vue étant liée à un délit passible d'emprisonnement, elle devrait être filmée.

Alors pourquoi la police qui dispose de tout le matériel permettant de filmer les auditions en garde à vue ne l’utilise pas ? Elle avait pourtant commencé à le faire, trois jours durant début février, avant de cesser soudainement tout enregistrement. Le syndicat, UNSA Police 64, constate : « Il aurait été pertinent de faire procéder aux enregistrements vidéos et audios jusqu’à la décision définitive de la Cour de cassation ». Au lieu de quoi, le syndicat déplore «le bras de fer entre le préfet, la direction de la PAF et le juge des libertés et de la détention de Bayonne ».

Car l’Etat, à l’image de la garde des Sceaux, Rachida Dati, critiquant ouvertement l'analyse des avocats, préfère, sans doute, le statu quo, fusse-t-il absurde, afin de ne pas donner de crédit aux décisions répétées de la Cour d’appel de Pau. Quant au préfet, zélé, il contourne l’obstacle en faisant transférer toutes les personnes arrêtées au Pays basque vers le centre de rétention de Toulouse. Pour Laurence Hardouin, présidente de la Cimade à Bayonne, il s'agit simplement de court-circuiter les magistrats des Pyrénées-Atlantiques : « Les juges toulousains n'ont pas la même analyse que les magistrats du tribunal de grande instance de Bayonne et de la cour d'appel de Pau, et le préfet, par ce moyen détourné, empêche des justiciables d'accéder à un juge qui sanctionne à juste titre une irrégularité de procédure et prononce leur libération. »

Il faut désormais attendre, quelques mois, l'analyse de la Cour de cassation qui a été saisie. On peut, toutefois, s’interroger sur le comportement de l’Etat vis-à-vis de magistrats qui ont eu, finalement, le seul tort, de dire la Loi. Mais en matière de droits des étrangers et plus largement d’immigration, c’est plus une question politique que de Droit.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Centre de rétention d'Hendaia   Mar 3 Nov - 14:59

Citation:
Le JPB
Pays Basque

300 personnes retenues en 2008 à Hendaye


31/10/2009

F.O.

La Cimade, seule association habilitée à intervenir au sein des centres de rétention administrative, a rendu jeudi dernier le rapport annuel 2 008, dans lequel elle aborde le centre d'Hendaye.

Rouvert depuis le 4 juin 2008 après un an et demi de fermeture pour reconstruction, le centre de rétention d'Hendaye a aujourd'hui une capacité d'accueil de 30 places, 24 pour les hommes et six pour les femmes et les familles.

Comme le dénonce Laurence Hardouin, avocate au Barreau de Bayonne et responsable de l'antenne locale de la Cimade, le centre de rétention admnistrative (CRA) d'Hendaye regorge de «personnes qui sont arrêtées avec leurs bagages, alors qu'elles possèdent leur billet de retour.» Une des absurdités et des dérives de la politique gouvernementale actuelle, selon les associations.

Et le rapport est formel. Les personnes placées dans le CRA sont très majoritairement des individus en transit, interpellés sur la zone de l'Eurocité, notamment sur la plateforme autoroutière de Biriatou et à la gare d'Hendaye. Mais aussi sur la ligne Pau-Tarbes, souvent des pèlerins en partance pour Lourdes. Des interpellations qui sont en augmentation durant les mois d'été.

Près de 300 retenus

Entre juin et décembre 2008, 300 personnes, dont 42 femmes et 258 hommes, y ont été placées pour une durée moyenne de 13 jours. «Nous traitons entre dix et douze cas par jour, c'est notre travail quotidien» ajoute la responsable locale de la Cimade.

Par ailleurs, deux familles ont été placées : la famille albanaise Kraks avec leurs deux enfants de sept et cinq ans, libérée suite à un vice de procédure par la Cour d'appel de Pau et les époux Kosovar Rrusta et leurs quatre enfants âgés de 10 ans à 16 mois. Ces derniers n'avaient pas connu le même sort puisqu'ils avaient fait l'objet d'une mesure d'expulsion du territoire français par le tribunal de Bayonne. Expulsion qui avait provoqué un vif émoi, notamment de la Cimade elle-même, mais aussi du réseau Education sans Frontières.

Vers une autre destination

Des ressortissants de 53 nationalités différentes ont été placés au centre de rétention d'Hendaye. Si le rapport fait notamment état de plus de 10 % de Pakistanais, elle met aussi en évidence une majorité de Brésiliens, Marocains et Algériens de passage vers une autre destination : l'Etat espagnol ou leur propre pays. Un nombre important qui s'explique par la proximité du Portugal, du Maroc et de l'Algérie.


Citation:
La LGP s'inquiète du sort d'un Camerounais

Par Stephany Christophe
Président LGP Biarritz Impact


La LGP Biarritz Impact souhaite partager sa profonde inquiétude quand au sort d'un jeune camerounais de 31 ans, Nilem BOMA NDIKUM, détenu actuellement a Hendaye, qui, sans qu'on en parle, risque d'être expulsé rapidement vers son pays d'origine par les autorités françaises. Lors de sa détention, le jeune homme a déclaré être homosexuel. L'homosexualité étant un délit au Cameroun ! il a déclaré aussi avoir été victime de violences policières dans son pays en raison de son orientation sexuelle et ce de manière récurrente.

Nous considérons que cette éventuelle expulsion convertirait l'état français en un complice de l'homophobie d'état qu'exerce systématiquement le Cameroun sur ses citoyens et citoyennes d'orientation homosexuelle, réelle ou supposée. La preuve de cette homophobie de l'état camerounais a été apportée en 2009 par Amnesty international dans son rapport annuel sur les traitements des populations présumées homosexuelles.

Nous voulons d'ailleurs rappeler que le code pénal camerounais prévoit a l'encontre des personnes homosexuelles (réelles ou présumées) une peine de 5 ans de prison fermes, et une amende entre 20 000 et 200 000 francs (source ILGA, association internationale des associations gays et lesbiennes.)

Nous appelons les autorités publiques compétentes a prendre leur responsabilité quand aux risques encourus par cet homme, nous demandons aux autorités françaises de ne pas appliquer la politique d'immigration actuelle de manière systématique, et surtout de ne pas mettre en danger les droits de l'homme qui concernent aussi les immigrants. En cas d'expulsion de cet homme, l'état français matérialiserait officiellement la remise en cause des droits de l'homme.

Le gouvernement français a aujourd'hui l'opportunité exceptionnelle de démontrer au monde qu'il s'appuie sur les valeurs de la nation : Liberté, Égalité, Fraternité. Nos amis espagnols ont eux réformé, il y peu, leur loi sur le droit d'asile, loi qui prends en compte de manière très explicite à présent le droit d'asile pour motif de persécution en rapport avec l''orientation sexuelle. C'était une revendication historique, mais tout cela semble bien loin d'être compris par l'état français.

Nous regrettons de voir que les deux cotés de la Bidasoa n'ont pas la même conception de la liberté d'aimer, et nous continuerons a lutter avec nos amis de GEHITU (association lgtb de san sebastian/donostia) pour que l'égalité soit respectée a même échelle dans nos deux pays. La situation dans laquelle se trouve ce jeune homme camerounais nous prouve que le travail mis en place entre la LGP Biarritz Impact et GEHITU doit s'accentuer, et nous réitérons notre alliance afin de pouvoir ensemble venir en aide a Nilem, et a tout autre demandeur d'asile en raison de son orientation sexuelle.

Nous sommes aussi préoccupé par le cas d'un homme d'origine chinoise, travailleur acharné et promoteur de notre gastronomie dans son pays d'origine, résident en France depuis déjà 10 ans. Zhou Yu est le symbole des immigrés réussissant leur intégration dans notre beau pays. Mais il sera probablement expulsé lui aussi. Nous dénonçons ici l'hypocrisie du gouvernement français qui parle sans arrêt d'intégration sociale des immigrants.


Citation:
<table class="contentpaneopen"><tr><td class="contentheading" width="100%">Mystère pakistanais à Hendaye </td>
<td class="buttonheading" align="right" width="100%"> </td>

<td class="buttonheading" align="right" width="100%"> </td>

<td class="buttonheading" align="right" width="100%"> </td>
</tr>
</table>







On connaissait les situations absurdes engendrées par l’internement
des étrangers : bien que de passage, voire même en partance vers leur
pays d’origine, des étrangers sont arrêtés et placés en rétention
administrative à Hendaye. S’y ajoute une touche mystérieuse sur
l’importante proportion de Pakistanais parmi les sans-papiers
interpellés.

Ce sont quelques uns des éléments contenus dans le rapport
annuel de la Cimade qui vient d’être publié. L’association œcuménique
d’entraide qui va fêter ses 70 ans y rend compte de l’état des centres
de rétention en France.

L’association qui intervient pour venir
en aide aux étrangers placés en rétention ne manque pas de rappeler les
prouesses chiffrées de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques. La
plupart des interpellations ont lieu à proximité de la frontière, mais
aussi dans le train Bayonne-Toulouse, et en particulier sur le tronçon
Pau-Tarbes. C’est que les policiers ont la délicatesse de s’en prendre
aux sans-papiers en pèlerinage pour Lourdes. Plus de la moitié des
personnes arrêtées dans le train sont dans ce cas. Ils auront une
cellule à la place de la grotte.

Le rapport 2009 rend compte de
l’activité du centre d’Hendaye de juin 2008 —date de sa réouverture
après rénovation et agrandissement de 15 à 30 places— à décembre 2009.
300 étrangers y ont été internés.

Ils sont de 53 nationalités
différentes. Et la nationalité la plus représenté est la pakistanaise.
35 Pakistanais (11%) ont été internés. La Cimade s’interroge sur cette
présence, sans pouvoir l’expliquer. Pourquoi une majorité de
Pakistanais ? Personne ne sait.


photo de Xavier Merckx pour la Cimade extraite du rapport 2009
En revanche, la proportion de Brésiliens (30), de Marocains (29) et
d’Algériens (21) se comprend plus aisément. Les premiers se rendent au
Portugal où les billets sont moins chers pour le Brésil . « Certains
sont même en possession de leurs billets pour le Brésil » fait
remarquer la Cimade. Les seconds, sont représentés en raison de la
proximité du Maroc et de l’Algérie. L’association rapporte là aussi des
détenus avec en poche le billet du ferry pour traverser la
Méditerranées depuis l’Andalousie.

On trouve aussi des Indiens
(18), des Chinois (13), des Nigérians (13), des Cap-Verdiens (12), des
Sénégalais (7), des Tunisiens (7),… Pour la plupart des étrangers qui
quittent la France, pays où ils n’ont jamais résidé, mais qui se
retrouvent internés à Hendaye. Une bonne trame littéraire.


Pour télécharger le chapitre (8 pages) relatif au Centre de rétention administrative d’Hendaye cliquer ici
Pour accéder au rapport complet de 418 pages, cliquer ici




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Centre de rétention d'Hendaia

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