FPL:Forum des Peuples en Lutte

Foru di i Populi in Lotta/Forom ar Pobloù a Stourm/Fòrum dels Pobles en Lluita/Foròm dels Pobles en Luta/Borrokan dauden Herrieri buruzko Forua/Anmagar n ugdaden itnaghen
 
AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­CalendrierCalendrier  ­GalerieGalerie  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Jeu 30 Juil - 16:00

Citation:

TRES MESES DE LA DESAPARICIÓN DE JON ANZA
Cronología


18/07/2009 10:29:00
18 de abril 2009
Desaparece Jon Anza.

15 de mayo 2009
La familia da a conocer la desaparición.

19 de mayo 2009
ETA hace público que Anza no acudió a la cita que tenía acordada con ella y responsabiliza a los gobiernos español y francés de la desaparición.

20 de mayo 2009
Pérez Rubalcaba dice que la acusación de ETA es una "patraña".

22 de mayo 2009
La izquierda abertzale y movimiento pro-amnistía manifiestan en Baiona que "la hipótesis más creíble es la del secuestro".

23 de mayo 2009
Brigadas hacen recorrido desde Baiona a Toulouse, pasando por todas las estaciones.
Colocan fotografías suyas por los alrededores. Primera manifestación en Hendaia exigiendo que se esclarezca lo ocurrido.

25 de mayo- 6 junio
Campaña electoral para el Parlamento Europeo. Denuncia presente en innumerables actos de IISP y EHA.

25-31 de mayo
Movilizaciones en Intxaurrondo durante toda la semana.

28 de mayo
Fiscalía informa de que no se han conservado las imágenes de las grabaciones de las estaciones.

29 de mayo
Miles de ciudadanos se preguntan dónde está Anza en las concentraciones del último viernes de cada mes de Etxerat.

29 mayo - 5 junio
Ayuno en la cárcel de Osny. Protestas los sábados. Carta a MAM.

30 de mayo
Varios cientos de personas se concentran en Biarritz ante un acto electoral de la UMP, que fue respondido con una carga policial por los agentes de la Policía
francesa. Tres manifestantes resultaron heridos y uno de ellos tuvo que ser atendido en el hospital.

1 de junio
Aparece un cadáver en el río Errobi pero la misma noche descartan que sea el de Jon Anza.

4 de junio
Ayuno en Gradignan. Colocaron fotos en el patio y enviaron carta al director denunciando la situación.

8 de junio
Chapeo de los presos en Huelva.

11 de junio
Iniciativas de protesta del movimiento pro amnistía ante diferentes medios de comunicación para denunciar el "silencio cómplice" sobre el caso Anza.

13-14 de junio
Chapeos en Curtis.

13 de junio
Koldo Anza, hermano de Jon, enmarca su desaparición en "otra etapa de la guerra sucia". Miles de personas en Donostia expresan su rabia ante la "guerra sucia del siglo XXI" y afirman que "no pararán hasta conocer qué le ha ocurrido a Anza".

16 de junio
Alfredo Pérez Rubalcaba insinúa que Anza se ha fugado con el dinero y exculpa a las FSE.

18 de junio
Preguntan dónde está Jon ante los Príncipes españoles en Bilbo y ante los magistrados en un juicio en París.

19 de junio
La fiscal Anne Kayannakis informa de que la Policía Judicial busca en el Fichero de Personas Desaparecidas pistas sobre Anza

junio-julio
La imagen del militante desaparecido así como la pregunta "Non da Jon?" está presente en todas las fiestas de los municipios vascos.

3 de julio
LAB pide respuestas sobre el paradero de Ion Anza ante la sede del PSN en Iruñea y los electos independentistas en las Juntas Generales de Gipuzkoa.

11 de julio
En la manifestación convocada por Segi en Donibane Lohitzune en denuncia por los sucesivos arrestos de jóvenes, la imagen de Jon Anza estuvo presente ya que la mayoría de los manifestantes portaban su rostro.

12 de julio
La ministra de Justicia francesa Michele Alliot-Marie tuvo que ver desde la ventana de su vivienda de Ziburu una enorme pancarta en la que se podía leer "UMP terroristes".

16 de julio
El movimiento pro amnistía se concentra ante el desfile militar en Donostia para denunciar la desaparición de Anza.

http://www.gara.net/azkenak/07/147932/es/Cronologia?Hizk=eu

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mar 4 Aoû - 14:13

Citation:
Le JPB
Pays Basque
"Il y en a d'autres qui ont disparu hors contexte politique "

04/08/2009

ENTRETIEN/ Jean GRENET / Député-maire de Bayonne

Jon Anza a disparu il y a trois mois et demi. La dernière fois que sa compagne l'a vu, c'est à la gare de Bayonne, ce 18 avril 2009. Depuis, son entourage n'a aucune nouvelle de lui. Le député-maire de Bayonne Jean Grenet s'exprime à ce sujet.

Que pensez-vous de la disparition de Jon Anza ? Vous savez, cet habitant d'Ahetze...


Que voulez-vous que je vous dise ? Je ne sais rien ; je ne suis au courant de rien.

Et quelle est votre réaction sur une disparition qui date de plus de trois mois ?

Les gens qui disparaissent, il n'y a pas que Jon Anza. Regardez ce qui se passe ailleurs ; il y a bien eu la petite gamine d'Agen... Malheureusement, ce n'est pas le premier qui disparaît. Il y en aura peut-être d'autres mais dans quelle condition ? Je suis incapable de vous le dire.

Les services judiciaires disent prendre au sérieux cette disparition...

C'est donc à eux qu'il faut demander.

D'autres disent que c'est une disparition politique...

Je ne crois pas.

Vous avez connu l'époque du GAL, M. Grenet. Faites-vous un lien quelconque entre la disparition de Jon Anza et le GAL ?

Non. Objectivement, aujourd'hui nous ne sommes pas du tout dans cette configuration-là. Je ne fais pas de procès d'intention... Il y en a d'autres qui ont disparu hors contexte politique. J'espère simplement que la Justice va éclaircir cette affaire. Le problème avec ces disparitions, c'est qu'on ne sait rien. C'est troublant et, si on le sort du contexte politique, malheureusement, des disparitions il y en a pas mal.

Allez-vous entreprendre des démarches en tant que député ?

Ce n'est pas mon rôle. Je suis maire, député, président de la Communauté d'agglomération. C'est à la Justice de savoir ce qui se passe ; je pense qu'il a dû y avoir des interpellations... Je ne peux pas être le juge d'instruction, le procureur, le député et le maire de Bayonne. Enfin, j'espère que l'on fera la lumière sur cette affaire, parce que c'est toujours ennuyeux de rester dans l'expectative, de se poser mille questions, et cela laisse la porte ouverte à toutes les interprétations possibles.

Goizeder TABERNA



Jean Grenet qui ne sait jamais rien...

http://fpl.forumactif.com/euskal-foruma-f4/la-police-francaise-charge-au-petit-bayonne-t4140.htm

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Apatxe
Militant
Militant


Nombre de messages: 145
Age: 36
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 05/12/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mer 5 Aoû - 14:03

NON DA JON ???

_________________
HERRIAK BIZI BEHAR DU !!! EUSKAL HERRIA EZ DA SALGAI !!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Jeu 20 Aoû - 14:24

Citation:
Le 13 aout 2009: (10:38 Unità Naziunale, www.unita-naziunale.org - Corse - Lutte internationale)



Samedi 18 avril 2009, 7 h du matin. Le train pour Toulouse entre en gare de Bayonne. Sur le quai, un couple attend. Le train s’arrête. L’homme prend congé de sa compagne; elle lui prodigue sans doute les recommandations d’usage, qui le font peut-être sourire un peu. Il lui a dit qu’il allait voir des amis… Un baiser rapide et il monte péniblement dans son wagon. Sa corpulence lui pèse: à cause de la cortisone qu’on lui administre, il a grossi de façon spectaculaire et le moindre effort le fatigue.

De plus, sa maladie affecte son nerf optique et le rend presque aveugle. Il serait mieux à la maison, c’est sûr, d’autant que le voyage dure près de quatre heures, car le train s’arrête dans toutes les gares qui jalonnent la ligne… Mais il part quand même, parce qu’on l’attend à Toulouse et qu’il a dit qu’il irait. Hitza hitz.

Les portières claquent, le train s’ébranle. A travers la fenêtre, il esquisse un salut vers la femme immobile sur le quai, qui lui sourit comme on sourit à ceux qui partent et qui reviendront le soir ou le lendemain.

Mais il ne reviendra pas.

On ne le reverra ni à Matabiau ni ailleurs.

Dans le train qui reliait Bayonne à Toulouse, Jon Anza s’est évaporé comme une bulle de savon.



Six jours plus tard, il n’a toujours pas donné signe de vie. Pour ses proches, c’est d’autant plus inquiétant que le vendredi 24 il avait un rendez-vous important dans un hôpital de Bordeaux avec un grand patron spécialiste du cancer, et qu’il était bien décidé à s’y rendre.

Le temps passe, et toujours rien.

Jon a bel et bien disparu.

La police, prévenue, est la seule à ne pas s’inquiéter. Après tout, il s’agit d’un homme majeur! On évoque une fugue. Mais vu son état de santé, l’hypothèse ne tient pas. Un accident? Peu vraisemblable. En imaginant qu’il ait voulu descendre du train en marche, chose risquée même pour une personne en pleine possession de ses moyens physiques, on aurait retrouvé son corps au bord de la voie ou dans une des gares. Or aucune déclaration d’accident n’a été faite ce jour-là. Un suicide? Même si l’issue incertaine de son combat contre le cancer pouvait le déprimer au point de lui faire envisager cette solution, il est vraisemblable qu’il aurait choisi d’en finir chez lui, après avoir écrit un adieu à ceux qu’il aime, et non dans un train, comme ça, sur un coup de déprime. « On » a même suggéré qu’il pourrait s’agir d’un règlement de compte. Car ce disparu, ce n’est pas un enfant de chœur: l’homme a passé plus de vingt ans dans les prisons d’Espagne pour appartenance à l’ETA!



C’est vrai, Jon Anza Ortúñez n’est pas un individu lambda.

Il est né à Donostia (San Sebastián) en 1962. On peut l’imaginer qui grandit sur les bords de l’Urumea avec des copains de son âge. Adolescent, il s’indigne comme tant d’autres de la répression et de la guerre sale contre les patriotes basques et comme tant d’autres, il rejoint les rangs de l’ETA et intègre le commando « Lau Haizeta ». Comme tant d’autres, il est arrêté et condamné. Il a tout juste 20 ans… Quand il sort de prison, en novembre 2002, il en a 40.

Il regagne Donostia. Mais il est en butte aux tracasseries policières et l’objet d’une surveillance incessante et menaçante. Il décide donc de passer la frontière et s’installe à Ahetze, un petit village d’Iparralde (Pays Basque Nord) où il mène une vie en apparence paisible. En apparence, car ni la prison ni l’âge ne lui ont fait renoncer à ses idées. Il milite au sein d’Askatasuna pour la libération et le rapprochement des prisonniers politiques basques dispersés sur tout le territoire français et espagnol. Tout en gardant des contacts avec l’organisation, mais ça, personne ne le sait autour de lui. Il y a des choses qu’on ne partage pas avec ceux qu’on aime, justement parce qu’on les aime. Après tant d’années passées derrière des barreaux, il aurait pu savourer un tant soit peu le simple bonheur de vivre au pays, de faire le poteo avec des amis ou tout simplement de regarder le soleil dorer les pentes de l’Ursuya. Mais la vie en a décidé autrement et lui impose le plus intime et le plus rude des combats, celui contre la maladie. C’est curieux comme le destin s’acharne sur certains et favorise certains médiocres qui font la une de la presse « people »!



L’enquête

Le temps continue à passer et Jon reste introuvable.

Le 15 mai, la famille, après avoir épuisé tous les moyens possibles à son niveau, dépose une requête auprès du procureur de la République à Bayonne. Le 18, une plainte est déposée. Le procureur, Anne Kayanakis, transfère le dossier à la police judiciaire. Désormais une enquête officielle va pouvoir démarrer.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça ne démarre pas fort ! Les premières recherches ne donnent rien. Les vidéos des caméras de surveillance du train et des gares ne sont pas utilisables car au bout d’un mois elles sont systématiquement effacées: il faut protéger la vie privée des citoyens! Ah, la vertu! Et puis, ces bandes, on les réutilise: après tout, c’est la crise, et il faut gérer!

Du coup, tout le monde s’y met: les amis, les associations, les mouvements abertzale. Même l’ETA qui dans un communiqué déclare aux gouvernements français et espagnol que Jon Antza est un membre de l’organisation et que son déplacement à Toulouse avait pour but de remettre de l’argent à d’autres militants, et sous-entend que le militant disparu pourrait fort bien avoir été séquestré, ou bien par la police de l’État espagnol, ou bien par celle de l’État français, ou bien par les deux. Une façon comme une autre d’obliger Rubalcaba et Madame Alliot-Marie à mettre la pression sur leurs services respectifs en supposant que Jon aurait fort bien pu être victime d’une action inavouable de leurs subordonnés. Peine perdue. Tout ce qu’on obtient, c’est une perquisition en règle du domicile de Jon Anza. L’ETA persiste et précise que la police espagnole était parfaitement au courant des activités du disparu depuis début 2009, date à laquelle ses empreintes avaient été relevées sur du matériel informatique dans un « zulo » (une cache), mais que la police avait dissimulé cette découverte. Pour l’ETA, pas de doute : la disparition de Jon est de la responsabilité exclusive des appareils de répression des États espagnol et français.

Conséquence: alors que le Ministère de l’Intérieur français garde un silence prudent, Alfredo Pérez Rubalcaba, dans une conférence de presse tenue le 15 juin 2009, dément que les forces de sécurité de l’État aient quelque chose à voir avec la disparition de Jon Anza. Il laisse même entendre que l’homme aurait pu disparaître avec l’argent de l’organisation. A moins que ce ne soit l’ETA elle-même qui l’ait liquidé! C’est une terrible accusation que rien ne permet d’étayer. Les quotidiens espagnols de droite se sont fait l'écho de l’idée exprimée par le ministre de l’Intérieur espagnol. Pour les proches de Jon Anza, c’est «une monstrueuse calomnie et un énorme mensonge ». Quant aux medias français, c’est « no comment ». Une conception particulière, sans doute, de leur mission d’information.

A moins qu’il ne s’agisse d’un « silence imposé qui cacherait une stratégie obscure ». C’est ce que pense Koldo Anza, le frère de Jon.



Et maintenant ?

Plusieurs mois après sa disparition, on reste sans nouvelles, malgré les recherches menées, malgré la distribution de photos dans les gares situées sur le trajet du train Bayonne-Toulouse…

Non da Jon ? Où est Jon ?

La famille a perdu l’espoir de le revoir vivant, et doute même qu’on retrouve son corps. Pour ses proches, les appareils répressifs des deux États sont responsables de la disparition de Jon, comme aux temps de la « guerre sale » l’époque du BVE (Batallón Vasco Español), de la Triple A (Alianza Apostólica Anticomunista), du GAL (Grupo Antiterrorista de Liberación) et autres organisations chargées de liquider les militants aberzale autour des années 80.



Parce que ce n’est pas la première fois que des gens s’évaporent dans la nature !



Disparitions


Pour ne citer que les disparitions les plus connues en Iparralde, il y a celle d’Eduardo Moreno Bergaretxe, dit Pertur, en 1976, celle de Popo Larre en août 1983, celles de Joxi Lasa et Joxean Zabala en décembre de la même année. Et toutes présentent de troublants points communs avec celle de Jon Anza.

D’abord, tous étaient des militants indépendantistes basques et ensuite tous ont disparu sur le territoire français.

Pertur, natif lui aussi de Donostia, a été vu pour la dernière fois à Urrugne, où l’avaient amené deux autres militants, Apala et Pakito, pour participer à une réunion. Depuis, plus de nouvelles, pas de corps, rien. Bien qu’un communiqué de la Triple A ait revendiqué cet enlèvement, les autorités se sont contentées de laisser entendre que Apala et Pakito pourraient fort bien avoir « liquidé » Pertur sur ordre d’une fraction de l’ETA, à une époque où poli-mili et mili s’opposaient au sein de l’organisation.

Lasa et Zabala étaient deux jeunes réfugiés politiques, comme Jon. Ils ont été enlevés en plein cœur de Bayonne, place Pontrique. Pendant dix ans, comme pour Pertur, comme pour Jon Anza, pas une information, pas un signe de vie. Cela aurait pu durer indéfiniment si, en mars 1995, le responsable de la morgue d’Alicante n’avait pas mis un point d’honneur à identifier les corps de deux hommes dont on avait retrouvé les restes dans un champ, où leurs cadavres avaient été recouverts de chaux vive. L'autopsie ne fera que confirmer leur calvaire: ongles arrachés, tiges d'acier enfoncées dans les gencives, coups portés par des barres de fer, balle dans la nuque. Pauvres gamins! A quelle sorte de bêtes fauves ont-ils eu affaire?

Plusieurs responsables du gouvernement espagnol ainsi que des gardes civils seront condamnés pour ces faits attribués au GAL. Mais leur détention sera de courte durée. Ainsi va la justice!



La disparition de Popo Larre, survenue quelques mois plus tôt, s’entoure elle aussi du brouillard le plus complet. Le 6 août 1983, à la sortie d’un camping à Léon (Landes), une fusillade éclate entre des membres de la gendarmerie et quatre militants de l'organisation Iparretarrak, dont Popo. L'un des militaires est tué, un autre blessé. Lors de l’échange de coups de feu, Popo fuit dans la forêt. À partir de ce moment-là, le militant abertzale ne redonnera plus jamais aucun signe de vie. Pas même à sa mère dont il était pourtant très proche. Ses amis le cherchent partout: rien! Quinze jours plus tard, la police trouvera un cadavre qu’elle fera passer pour celui de Pascal Dumont, un adolescent disparu au Porge l’avant-veille. Mais le corps est abîmé comme s’il avait séjourné longuement dans l’eau. Les parents Dumont ne le reconnaissent pas, il s’agit d’un jeune homme inconnu, plus âgé manifestement que leur fils. Les policiers insistent, au mépris du chagrin de la famille. L’examen ADN est refusé, comme inutile, et on enterre le cadavre dans la tombe familiale. Pourtant, Madame Dumont continue à dire que c’est un inconnu qui repose dans le cimetière. Mieux encore: les parents affirment avoir entendu la voix de leur fils quelques années plus tard, et sont persuadés qu’il est la victime d’un réseau pornographique. A la question : « Non da Popo? », on peut ajouter cette interrogation lancinante: « Non da Pascal? ». Si les faits sont exacts, l’enquête bâclée l’aura condamné à un enfer. Y a-t-il une quelconque « raison d’état » qui puisse justifier de telles monstruosités?



« Bai, oui, mais, me direz-vous, tout ça, c’est de l’histoire ancienne! ». J’aimerais bien en être sûre!

Depuis quelques mois, des faits inquiétants se sont produits : d’abord Juan Mari Mujika, un exilé politique qui, en décembre 2008, a été enlevé à Saint-Palais et retenu prisonnier pendant deux heures par plusieurs personnes qui s’étaient présentées comme étant des policiers. Puis un autre ex-prisonnier politique, Lander Fernández, a lui aussi déclaré avoir été séquestré à Bilbo par des policiers espagnols qui se sont présentés comme membres de la ertzaintxa, la police basque. Et pour compléter la liste, il y a en date du 17 juillet dernier l’enlèvement de l’ex-prisonnier basque Alain Beraztegi près d’Irunberri. Séquestré pendant sept heures par une quinzaine d’hommes masqués, il raconte qu’il a été battu, torturé et menacé de représailles en cas de non-collaboration…

Y a-t-il une résurgence de la guerre sale ? Jon Anza en a-t-il fait les frais ?



Aussi longtemps que le corps de Jon ne sera pas découvert, l’enquête ne pourra être close. Il est probable qu’il y a quelque part des gens qui souhaitent que l’affaire soit oubliée, parce qu’ils savent parfaitement ce qui est arrivé à Jon Anza Ortúñez. Rappelons-leur l’article 22 du Code pénal d’Espagne: « Sont des circonstances aggravantes … le fait de commettre l’infraction avec perfidie. Il y a perfidie quand le coupable commet quelque infraction contre les personnes en employant pour son exécution des moyens, modalités ou procédés qui tendent directement ou spécialement à l’assurer qu’il peut agir sans risque pour sa personne de la défense que pourrait lui opposer la victime ». Et pour le Code pénal français de 1993, selon l’article 222-3, il y a circonstances aggravant les coups et blessures lorsque la victime est « une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur ». Difficile de croire que le (ou les) agresseur(s) de Jon n’ai(en)t pas eu conscience de son état! Ils savent peut-être que cette « infraction » (doux euphémisme !) fait du « simple» meurtre un assassinat passible de 20 ans de réclusion criminelle…

Les responsables se taisent.

Qu’ils nous disent ce qu’ils ont fait de Jon!



Non da Jon?

Non da Justizia?

Non da Demokrazia?




Annie Arroyo

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Sam 5 Sep - 15:40

19 SEPTEMBRE MANIFESTATION NATIONALE A DONIBANE LOHITZUNE
17H00 PLACE LOUIS XIV
NON DA JON ? EGIA NAHI DUGU !

OU EST JON ANZA ? NOUS VOULONS LA VERITE !


Citation:
Le JPB
Pays Basque
Unir les forces contre la répression

05/09/2009

Des proches de Jon Anza, disparu depuis le 18 avril, de Remi Ayestaran, élu municipal mort lors d'une manifestation et d'Alain Berastegi, navarrais enlevé pendant quelques heures et torturé, ont appelé à l'union de tous les secteurs de la société basque.

Politiques, sociales, syndicales et de collectifs divers, les personnes touchées par la répression appellent toutes ces forces à s'unir «pour dépasser la situation d'exception que vit le Pays Basque» et retrouver «les droits et les libertés démocratiques».

_________________
NON DA JON ?


Dernière édition par Ekintza le Dim 13 Sep - 15:41, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mar 8 Sep - 18:33

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Jon Antza : Egibar demande des comptes

08/09/2009

Le dirigeant du Parti Nationaliste basque (PNV) Joseba Egibar a demandé lors d'un entretien à la radio Euskadi Irratia au ministre de l'intérieur espagnol Alfredo Perez Rubalcaba «d'expliquer si Jon Antza a été arrêté par la police espagnole en territoire français».

Il a rappelé que «malheureusement dans ce pays il y a eu des disparus et aussi ceux qui les ont fait disparaître». Faisant sans doute allusion au cas de Lasa et Zabala enlevés dans les années 80 par le GAL puis torturés et exécutés. Les responsables de cet enlèvement ont depuis été identifiés comme membres des forces de sécurités espagnoles.

Avec cette déclaration J. Egibar est le premier homme politique dans l'état espagnol a rompre le silence mais ses déclarations n'ont été reprises par aucun média ni agence de presse.

Par ailleurs une manifestation aura lieu le 19 septembre à Saint-Jean-de-luz pour exiger la vérité sur cette disparition.


première phrase au bout de six mois de silence.
Tels sont les démocrates tortionnaires.

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Dim 13 Sep - 15:47

Citation:
Le JPB
Sujet à la une
Une trentaine d'élus dénoncent la disparition de Jon Anza


10/09/2009

Goizeder TABERNA

Cela va faire bientôt cinq mois que Jon Anza a pris le train à Bayonne et n'a plus donné de signe de vie. Souhaitant faire la lumière sur cette disparition, plusieurs acteurs sociaux, politiques et culturels avaient lancé, en juillet, l'appelle pour une manifestation le 19 septembre 2009. Un appel relayé par une trentaine d'élus municipaux, hier.

Représentés par le conseiller municipal angeluar Mikel Iturbide, le Luzien Peio Etcheverry-Ainchart, l'Urruñar Ixabel Etxeberria, l'uztariztar Battitta Amestoy et la ziburutar Maialen Tapia, les élus demandent des explications aux Etats français et espagnol.

«Nous demandons de la clarté» a déclaré Peio Etcheverry-Ainchart. «Nous entendons ici et là de bien sombres rumeurs concernant la disparition de Jon Anza et nous sommes très inquiets» a renchéri Ixabel Etxeberria. Elle a rappelé la disparition d'autres militants abertzale tels que Pertur, Naparra ou encore Popo Larre.

C'est la raison pour laquelle les élus présents appellent à la responsabilité des représentants politiques. «Nous ne nous exprimons pas en tant que militant ; nous nous adressons aux autres élus depuis nos responsabilités de conseillers municipaux», a affirmé Peio Etcheverry-Ainchart.

Guerre sale

Lors de la première présentation de la manifestation, un collègue de travail de Jon Anza avait souligné que «le fait de ne pas avoir de nouvelle de lui met en avant l'hypothèse de l'enlèvement politique». Le CDDHPB, Anai-Artea, Lab, ELB, NPA, Batasuna, AB et Askatasuna avaient également fait le rapprochement avec la «guerre sale» du temps du GAL. Faisant la comparaison avec la disparition de l'Heletar Popo Larre, Gabi Mouesca avait également relevé que «dans les deux cas, les Etats n'ont pas réalisé d'étude sérieuse.

Près d'un mois après sa disparition, ETA avait clairement identifié l'Aheztar Jon Anza comme étant un membre de l'organisation armée et avait précisé qu'il avait un rendez-vous avec celle-ci le jour même de sa disparition, le 18 avril. Dans le communiqué envoyé à Gara, ETA pointe du doigt la responsabilité de l'État français et espagnol dans cette disparition.

Un mois plus tard, le ministre de l'Intérieur espagnol a affirmé que cet incident «est un problème interne à ETA» et que «les Forces de Sécurité de l'État n'y sont pour rien».


Citation:
Le JPB
Sujet à la une
Jon Anza: "Nous sommes dans le registre de l'interprétation"

12/09/2009

ENTRETIEN/ Anne KAYANAKIS / Procureur du Tribunal de Bayonne

De nombreuses questions sont encore sans réponse dans la disparition de Jon Anza, Aheztar originaire de Gizpukoa dont la famille n'a plus de nouvelle de lui depuis le 18 avril. Alors que les abertzale soupçonnent le retour de la guerre sale, cinq mois après les faits, la procureur du tribunal de Bayonne, Anne Kayanakis, n'exclut aucune hypothèse.

Quelles sont les démarches entreprises par le Parquet ?

La plainte de Me Basurco a été déposée le 15 mai. Le même jour une conférence de presse a été réalisée, nous avons donc pris en considération le caractère sensible de cette affaire. Le 18 mai, j'ai contacté la police judiciaire pour procéder à une enquête.

Depuis, on a procédé [entre autres] à l'inscription de cette disparition dans les fichiers de personnes recherchées, et dans les circulaires de recherche, puis à l'audition des proches et à la perquisition de la maison de sa compagne. Les recherches réalisées auprès de la SNCF n'ont rien donné, car les vidéos de surveillance sont écrasées au bout de 72 heures. Aucun incident n'a été enregistré dans le parcours entre Bayonne et Toulouse, ni dans les aéroports.

Des recherches peuvent-elles être menées en dehors des frontières du territoire français ?

Nous avons demandé, pour le moment, de faire tout rapprochement utile avec des découvertes de cadavres qui peuvent être faites en territoire espagnol.

Avec quel service espagnol travaillez-vous ?

Nous menons ce travail par l'intermédiaire du CCPD d'Hendaye [Centre de coordination de police et des douanes] qui lui est en contact avec tous les services. Nous sommes dans l'échange de renseignements ; il n'y a pas de contrainte procédurale.

La plupart des démarches ont été lancées au début de l'enquête. Depuis, vous êtes dans l'attente ?

Nous sommes effectivement dans l'attente, parce que du moment que les retours des recherches sont négatifs, au fur et à mesure, les options possibles se tarissent.

Pensez-vous que Jon Anza a quitté la gare de Bayonne par train ?

Je n'ai pas d'élément pour le dire. Pour le moment, c'est tellement complexe et atypique que je ne peux pas le dire. La seule chose que nous avons, c'est la déclaration de sa compagne. Elle me dit : «je l'ai vu monter dans le train, mais je suis partie sans attendre le départ du train». Il devait aller à Toulouse, après, je ne sais pas chez qui il devait aller à Toulouse... Je n'ai pas d'élément qui m'interdise à penser ou qui m'autorise à penser quelque chose.

Les options se tarissent, certaines hypothèses sont écartées ?

Non, je ne crois pas. On a un milieu familial qui nous dit qu'il n'était pas suicidaire, mais on a un état de santé qui n'est pas très enthousiasmant... Nous ne pouvons donc pas écarter l'hypothèse d'une disparition dépressive, mais ce n'est pas une option privilégiée. Est-il vivant, est-il mort ? La seule chose que je peux vous dire, c'est qu'il n'a pas donné signe de vie depuis le 15 mai, jour où la plainte a été déposée. Nous sommes, comme tout le monde, dans le registre de l'interprétation.

Qui mène l'enquête ?

La police judiciaire qui coordonne, ensuite, elle sollicite les services de police et de gendarmerie.

Est-ce qu'elle consulte le Parquet Anti-terroriste ?

Je ne suis pas saisie du deuxième aspect de l'enquête qui est l'appartenance de Jon Anza à un mouvement terroriste. Je ne suis pas non plus habilité à communiquer sur cet aspect.

Les services parisiens ont donc engagé une seconde enquête ?

Oui, tout à fait. Il y a matière à enquêter en raison des indications qui ont été communiquées par l'ETA dans le journal Gara le 20 mai. Ensuite, les équipes d'enquêteurs communiquent entre elles.

Quelle est votre réaction par rapport au communiqué d'ETA ?
C'est un exercice délicat pour moi qui ne suis pas là depuis longtemps. Il est perturbant. Il est un peu étonnant. Il dit, dès le 20 mai, que la disparition de Jon Anza est à mettre sur le compte de ce qui se rapprocherait d'une guerre sale. ETA dit ce qu'elle veut.

Je considère ce communiqué avec toute l'attention requise, mais cela serait prématuré d'en conclure quoi que ce soit, à tout point de vue. D'après ce que je commence à comprendre, c'est un communiqué assez inhabituel ; ce n'est pas dans les habitudes d'ETA de dénoncer l'appartenance à l'organisation de ses membres. On ne peut que s'interroger. ETA nous indique que cette disparition est à mettre sur le compte d'une opération barbouze ; moi, je ne peux que garantir que la police française travaille dans des cadres juridiques et je n'envisage pas ce genre de pratique de la part des services de police chargés de la lutte anti-terroriste. On ne peut être que perplexe.

Pensez-vous que cette disparition pourrait être un règlement de compte à l'intérieur d'ETA ?

Je n'ai pas une culture très approfondie dans ce domaine, mais, ça aussi c'est inhabituel. ETA nous dit que Juan Maria Anza avait pour mission de convoyer des fonds ; est-ce que c'est vrai ? Est-ce qu'il les a remis ? Est-ce qu'il en a été dépossédé dans des conditions qui ont entraîné sa disparition ou sa mort ? On s'interroge et pour le moment nous n'avons pas d'éléments qui permettent d'orienter notre réflexion.

Vous avez déjà traité d'autres disparitions graves ; sont-elles comparables avec celle de Jon Anza ?


Celle-ci est un peu atypique. Ce qui est atypique, c'est le délai entre cette disparition à caractère inquiétant et la révélation. Cette disparition est inquiétante très vite, or nous en sommes informés à partir d'un certain délai. Alors, nous nous interrogeons.

Vous connaissez le dossier de l'enlèvement de Juan Mari Mujika à Saint-Palais ; faites-vous le lien entre les deux faits ?

Juridiquement parlant, l'affaire Mujika est aux mains du juge d'instruction. Ceci dit, dans son cas, nous avons quelqu'un pour dire «voilà, on m'a enlevé et séquestré pendant un certain temps». Dans le cas d'Anza, le principal intéressé a disparu et ne s'exprime pas.

Joseba Egibar, responsable du PNV, parti au pouvoir à la CAB jusqu'à cette année, a réalisé des déclarations : il a demandé au Gouvernement espagnol si ses services de police ont arrêté Jon Anza sur le territoire français. Est-ce que vous tenez en compte ces déclarations ?

Je prends note ; rien n'est écarté. Le but de l'enquête est de retrouver la personne disparue, et ensuite, de déterminer les circonstances de la disparition.

Maintenant, il faut des éléments. Je ne vais pas dire que ce sont des policiers espagnols qui sont intervenus sur le territoire français, si je n'ai pas d'élément objectif pour le dire, ou si je n'ai pas d'élément objectif pour éliminer toute autre option.

Est-ce une question que vous pourriez vous aussi poser ?

Bien sûr.

b]Est-ce que vous l'avez posée ?[/b]

Les enquêteurs s'interrogent sur toutes les options, bien sûr.

Et l'avez-vous posée à la police espagnole ?

Pour le moment, notre collaboration avec les services espagnols est limitée à un échange de renseignement sur les rapprochements qu'on peut faire avec des découvertes de cadavres. Nous n'avons peut-être pas encore suffisamment d'éléments pour affiner dans une direction plutôt que dans une autre.

Pour interroger les autorités espagnoles sur ce type d'option, encore faudrait-il que j'aie des éléments qui le justifient. Cela ne veut pas dire que ce soit à exclure, mais pour solliciter dans ce registre-là les autorités espagnoles, il faut avoir des éléments suffisamment construits pour le faire. Aujourd'hui, cela me paraît prématuré.

Goizeder TABERNA

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Apatxe
Militant
Militant


Nombre de messages: 145
Age: 36
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 05/12/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Lun 14 Sep - 12:07

NON DA JON
EGIA NAHI DUGU
EUSKAL HERRIA EZ BARKATUKO

_________________
HERRIAK BIZI BEHAR DU !!! EUSKAL HERRIA EZ DA SALGAI !!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mar 15 Sep - 18:15

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Une manifestation contre le silence face à la répression



15/09/2009

Claire REVENU - JOMIER

Le Collectif des Réfugiés Politiques Basques souhaite s'adresser «à Euskal Herria et plus particulièrement à la gauche abertzale dans laquelle ce collectif a sa place» lors d'une manifestation qui se déroulera samedi prochain à partir de 17 heures au départ de la place Louis XIV à Saint Jean de Luz.

Une cinquantaine de membres du collectif, le portrait de Jon Anza à la main, réunis au parc Ducontenia samedi dernier, ont fait part de leur lecture des graves événements qu'ils ont vécus ces derniers temps.

Ils dénoncent l'absence de réaction «scandaleuse - et même répugnante -» qui entoure la disparition de Jon Anza. Selon eux, «les Etats qui ont fait le choix d'utiliser une répression sans limites n'auraient jamais pu en arriver à de tels extrêmes s'ils n'avaient pas bénéficié du silence de nombreux partis, organisations et moyens de communication».

Evoquant une disparition «venant des égouts de l'Etat espagnol» qui n'aurait pas pu se produire «sans la protection de l'Etat français», le collectif déclare que «les mensonges infamants du ministre espagnol Alfredo Perez Rubalcaba au sujet de Jon ont été significatifs, de même, en ce qui concerne la responsabilité de l'Etat français, que la façon minable de Michèle Alliot-Marie de tenter de donner une crédibilité à ces mensonges dans le but de cacher ce qui est arrivé à Jon».

Tout en continuant à demander où sont Pertur, Naparra, Popo et Jon et en exigeant une fois de plus la vérité, le collectif tire la sonnette d'alarme : «Nous avons des certitudes qui sont effrayantes. Mais nous voulons dire aussi, nous devons dire qu'ils ne nous feront pas taire, qu'ils ne nous aveugleront pas, qu'ils ne nous feront pas tomber dans le découragement. Parce que nous savons très bien ce que nous sommes et qui nous sommes. Parce que la lutte d'Euskal Herria pour être maître de son avenir est juste. Parce qu'il est juste de lutter et de travailler dans ce sens pour un cadre démocratique».

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Apatxe
Militant
Militant


Nombre de messages: 145
Age: 36
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 05/12/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mer 16 Sep - 7:03

Je pense que nous ne sommes pas prêts de savoir la vérité, cette guerre sale se poursuit.
A nous de tout faire pour que le nom des victimes ne tombe pas dans l'oubli, à nous de réclamer des comptes aux gouvernements français et espagnols, sans cesse.

NON DA JON?

_________________
HERRIAK BIZI BEHAR DU !!! EUSKAL HERRIA EZ DA SALGAI !!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Sam 19 Sep - 14:53

Citation:
Le JPB
Pays Basque

"Nous sommes beaucoup à penser qu'on a fait sciemment disparaître Jon Anza "

A la veille de la manifestation, à Saint-Jean-de-Luz à 17 heures, appelée pour dénoncer la disparition de Jon Anza, Gabi Mouesca, ex-militant d'IK et Xabier Ezkerra, réfugié résidant au Labourd, reviennent sur l'enquête et exigent une réponse à la question «Nun da Jon ?».


18/09/2009

ENTRETIEN/ Gabi Mouesca et Xabier Ezkerra / Militants abertzale

Cinq mois déjà que Jon Anza a disparu... ou qu'on l'a fait disparaître ?


XABIER : Dans ce pays, comme dans d'autres, certes, il y a des cas de disparitions. Mais nous avons notre propre histoire et un excellent instrument pour ne pas l'oublier : la mémoire collective. Dans ce pays, 70 ans plus tard on est en train d'ouvrir des fosses pour essayer de retrouver le grand-père, la tante ou le frère disparu, pour connaître enfin la vérité. Il y a eu aussi des événements plus récents comme le cas de deux camarades disparus dont les ossements ont été retrouvés des années plus tard. Tout cela est très dur, mais en ce qui concerne Jon, nous sommes beaucoup à penser qu'on ne le reverra plus parce qu'on l'a fait sciemment disparaître.

La question «non da ?» (où est-il) a déjà été posée dans ce pays pour Naparra, Pertur ou pour Popo Larre entre autres...

GABI : En effet. Par exemple pour Popo cela fait des années qu'on demande où est-il, et c'est cette même question qu'on pose aujourd'hui pour Jon. En ce moment, on ne demande même pas qu'on fasse justice ou qu'on cherche les responsables. Amis et famille nous voulons tout simplement savoir où est son corps. Sa mère, qui a 80 ans, voudrait prier son corps avant de mourir. Malheureusement, l'histoire se répète et les réponses de l'Etat français, sont toujours les mêmes, c'est-à-dire, aucune réponse.

Le collectif des réfugiés a fait part de «certitudes effroyables». Il y a eu le aussi le cas de Juan Mari Mujika, sans oublier le GAL. Comment vivez-vous cela ?

XABIER : Nous sommes sûrs que les deux Etats sont en train de travailler ensemble et ce constat est, évidemment, effrayant. Néanmoins nous pensons qu'un Etat qui prend pour cible les réfugiés ou les ex-détenus n'est pas au meilleur de sa forme. Le fait d'utiliser la vengeance parce qu'il ne peut pas atteindre son but, l'assimilation des Basques, prouve sa faiblesse. Ceci étant dit, c'est bien connu que les Etats français et espagnol sont très forts en matière de vengeance. Ce qui est effrayant c'est qu'ils sont prêts à réutiliser des vielles recettes dont on connaît tous les effets terribles. Nous vivons tout cela avec grande douleur, une douleur qui surpasse la peur.

Qu'est-ce qu'on peut attendre de l'enquête de la Police française ?

GABI : Dans l'affaire de Popo nous avons constaté que la Police ne menait pas une enquête sérieuse. Je crois que ça va être de même pour Anza. L'Etat français dispose d'une Police scientifique très préparée et qui éclaircit beaucoup d'affaires assez vite. Il est, donc, assez bizarre qu'elle n'ait jamais rien trouvé dans le cas de Popo. De plus, ils ont lancé des propos mensongers pour salir le militant. Pour Jon Anza, c'est la même chose.

Bien qu'il s'agisse d'une affaire grave, beaucoup d'acteurs politiques et sociaux restent muets. Cette attitude n'est-elle pas blessante pour vous ?

XABIER : J'irais plus loin ; elle est dégoûtante. Ces acteurs devraient jouer un rôle de garant. S'ils ne remplissent pas cette fonction de garant des droits, les Etats peuvent prendre sans limite des voies répressives. Il est assez difficile de croire que ces acteurs politiques et sociaux ne soient pas conscients que leur attitude permet aux Etats de faire n'importe quoi. S'ils réagissaient vraiment, ces Etats auraient beaucoup plus de difficultés ou ne pourraient pas aller jusqu'au bout dans leurs plans répressifs. Il faudrait, quand même, qu'ils sachent que nous ne sommes pas prêts à accepter leur attitude fuyante, voire, complice. Et s'il le faut, nous irons leur demander, un par un, des responsabilités.

Quelle analyse faites-vous de la réapparition de la guerre sale dans le contexte du conflit politique du Pays Basque ?

XABIER : À mon avis c'est la preuve que les Etats n'ont pas réussi leur politique d'assimilation. Dans le cas d'Euskal Herri, ils l'ont ratée et ils rétorquent avec la répression et la vengeance. C'est une attitude qui devrait nous interpeller. Qu'est-ce qu'ils cherchent ? Qu'on cède au désespoir ? Se sentent-ils dans une position confortable dans cette spirale répression-réaction ? Veulent-ils nous embourber dans un long cycle de résistance ? Pour ma part, j'en suis convaincu et je crois que nous devrions savoir montrer que nous ne sommes pas prêts à nous laisser faire. En fait, je pense que dans cette voie aussi, ils ont commencé à perdre.

GABI : Je partage cette conclusion. Cette fois-ci encore, ils vont droit à l'échec. Ces sombres procédés cherchent à effrayer les gens d'ici et, en particulier, les jeunes. L'histoire nous montre qu'il y a toujours eu des faits noirs, mais que malgré tout, on est toujours allés de l'avant ; qu'il y a toujours des Popo et des Jon Anza pour poursuivre le chemin. Nous sommes là, libres, pour dire qu'il y aura toujours en Pays Basque des hommes et des femmes, de tout âge, pour continuer parce qu'il existe ici un peuple qui a la volonté d'être libre.

Mais il n'en est pas moins vrai que les faits de cette sorte soient très douloureux. Quand nous exigeons de savoir la vérité et disons que ça suffit, c'est parce que nous avons déjà connu cette situation. Je me rappelle encore les années du GAL, quand la peur se sentait dans les rues et pas seulement entre les abertzale. Nous ne voulons pas que cela recommence. C'est pour cette raison que nous demandons publiquement la vérité et que nous affirmons que les Etats ont des responsabilités dans ce type d'actions.

Tous les deux, vous avez connu la prison et la répression. Ces trente dernières années, vous avez perdu des amis. Mais le conflit demeure. Voyez-vous des possibilités d'arriver à une autre situation pour surmonter toutes ces souffrances ?

GABI : Bien sûr. Nous sommes plein d'espoir. Depuis toujours et partout où il y a eu des conflits comme au Pays Basque, à un moment donné, les adversaires se sont assis autour d'une table et ont ouvert la voie de la justice et de la paix. Nous sommes convaincus que ce moment arrivera aussi en Euskal Herri. Il est vrai qu'on a beaucoup souffert et peut-être que l'on souffrira encore mais nous sommes prêts à tout faire, à travailler tous les jours pour que ce jour arrive au plutôt.

XABIER : Je ne crois pas me tromper si je dis qu'il y a aujourd'hui plus d'indépendantistes qu'hier dans notre pays. Mais cela ne s'est pas fait tout seul. Ce sont les centaines d'années de prison, la longue liste des amis tombés en chemin, des années de lutte qui nous ont mené jusque-là qui ont fait que ce pays voie la possibilité d'être maître de son avenir plus ouverte qu'hier.

Cette même souffrance devrait nous faire voir qu'il est peut-être temps de commencer à ramasser les fruits, que l'on est peut-être aux portes d'un nouveau cycle. Si nous sommes capables de fixer une stratégie efficace, de convaincre les citoyens basques, nous pourrons, avec l'aide des agents de la communauté internationale, ouvrir une nouvelle situation qui permettra d'atteindre un cadre démocratique pour notre peuple. À nous d'y parvenir.


Citation:
Le JPB
Pays Basque

Élus, partis, soutiens et artistes appellent à la manifestation pour la vérité sur Jon Anza

19/09/2009

C.R.J.

Cinq mois après la disparition inexpliquée de Jon Anza, une manifestation est organisée aujourd'hui à 17 h au départ de la place Louis XIV à Saint Jean de Luz, sous le slogan «Où est Jon Anza ? Nous voulons la vérité !».

Un groupe important d'acteurs politiques et sociaux a signé l'appel à la manifestation de soutien : les partis, mouvements et syndicats Batasuna, AB, NPA, Autonomia Eraiki, ELB, LAB eta Sokoako Lab Komitea, Askatasuna, CDDHPB, Anai Artea , Segi, Ideia Zabaldu, le Collectif des Prisonniers Politiques Basques, le Collectif des Réfugiés Politiques Basques. Une trentaine d'élus, de A comme Battitta Amestoy, conseiller municipal d'Ustaritz à T comme Maialen Tapia, conseillère municipale de Ciboure, en passant par I comme Alain Iriart, conseiller général et maire de Saint Pierre d'Irube. Des travailleurs d'AEK et une trentaine de bertsulari ont également apposé leur signature dans l'espoir que la manifestation interpellera les Etats français et espagnol à qui ils demandent des explications, et aidera à faire la lumière sur la disparition de l'etarra disparu dans le train qui devait le conduire de Bayonne à Toulouse le 18 avril dernier.

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Lun 21 Sep - 17:54

Plus de 2000 manifestants samedi, avec le filtrage à la frontière des bus d'hegoalde par les flics espagnols et français, 7 kilomètre de bouchon.

Ils les ont bloqué en demandant des autorisations jusqu'à 18h30, puis leur ont ordonné de repartir. A un moment des militants sont descendus d'un bus avec des pancartes et se sont fait bousculer par les crs.

_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Apatxe
Militant
Militant


Nombre de messages: 145
Age: 36
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 05/12/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mar 22 Sep - 12:23

Ce genre de comportement fasciste est vraiment à gerber, tout est fait pour nous provoquer.
Peut importe les provocations policières espagnoles et françaises, c'est à nous abertzale de continuer à réclamer que la vérité soit enfin dite, nous le devons à Jon, à Popo mais aussi à toutes les victimes de cette guerre sale.

_________________
HERRIAK BIZI BEHAR DU !!! EUSKAL HERRIA EZ DA SALGAI !!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ekintza
Membre historique


Nombre de messages: 1024
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mar 22 Sep - 18:10

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Une manifestation sous bonne garde



22/09/2009

C.R.J

Il était 17 h 30 quand la manifestation organisée samedi après-midi pour demander la vérité sur la disparition de Jon Anza s'est mise en marche à Saint Jean de Luz.

Les acteurs politiques et sociaux à l'origine du mouvement défilaient en tête du cortège de 2000 personnes avec une banderole portant l'inscription «Non da Jon ? Nous voulons la vérité». Les représentants d'AB, de Batasuna, de LAB, de Segi et de la LCR côtoyaient les amis et la famille du militant d'ETA disparu et des visages familiers de la gauche abertzale. Au fil de la manifestation, la foule a interpellé plus frontalement la responsabilité des polices française et espagnole quand le désormais tristement célèbre «Non da Jon ?» a progressivement cédé la place à «Non duzue Jon ?» (qu'avez vous fait de Jon ?), ou encore «Police, assassins», «PSOE, GAL, berdin da», «Hemen ere torturatzen da». Les touristes qui déambulaient dans les rues de la ville prenaient des photos et s'enquerraient des raisons de la manifestation. Certains avouaient n'avoir jamais entendu parler de l'affaire : «Je lis la presse tous les jours et je n'ai jamais rien vu concernant cette disparition» confiait un Parisien de passage.

Quarante-cinq minutes plus tard, la manifestation a rejoint la place Louis XIV où Xabier Arin, collègue de travail de Jon Anza et Gabi Mouesca ont pris la parole. Les rangs ont alors continué à grossir avec l'arrivée de manifestants qui avaient réussi à passer les contrôles de police.

En effet, dès 10 h 30, la Guardia Civil était postée sur le pont Saint Jacques entre Hendaye et Irun. A 13 heures, les accès étaient quasiment fermés par les polices française et espagnole. Certains, venus à pied ou en Topo se sont vus contraints de faire demi-tour. D'autres ont réussi à traverser la Bidassoa en bateau. Des autobus en provenance d'Araba, de Bilbo, de Zarautz, d'Iruñea et d'autres villes de Navarre ne sont pas arrivés à destination. Une fois arrêtés sur le bord de la route, leurs passagers se sont vu distribuer des documents expliquant que l'accès au Labourd leur était interdit pendant 24 heures «pour des raisons de sécurité nationale». La maison de Michèle Alliot-Marie à Ciboure était entourée d'un important dispositif policier et les forces de sécurité sont restées en place longtemps après le départ des manifestants.

Citation:

Pays Basque Info

Jon Anza : des réponses, faute de réponse



2000 personnes selon les organisateurs, la moitié selon la Préfecture. Et de nombreuses personnes bloquées à la frontière par un important dispositif policier, selon le quotidien Gara. La manifestation de samedi à Saint-Jean-de-luz pour réclamer la lumière sur la disparition du militant de l'ETA Jon Anza a tout de même rassemblé la foule. Tout au plus cet écart de comptage illustre t-il les divergences de vues sur ce dossier entre militants basques et autorités.



En tête du cortège, des élus abertzale, notamment d’AB, ou des représentants d'organisations ou de syndicats donnaient l’image d’une large mobilisation*, derrière une banderole indiquant : « Nun da jon ? » (ou est Jon ?) et « nous voulons la vérité ».

Une vérité qui peine à émerger et à lever les inquiétudes autour de la disparition, le 18 avril dernier, de Jon Anza, en mission ce jour-là pour l’ETA, selon les dires de l’organisation clandestine. Dans un communiqué, l’ETA avait détaillé le rôle de son militant, allant jusqu’à expliquer qu’il convoyait des fonds pour l’organisation, depuis Bayonne vers le centre ville de Toulouse.

Saisie par la famille Anza, la justice française n’a pour l’instant pas avancé, malgré une double enquête de la police judiciaire et de la Division nationale anti-terroriste. Ce qui n’empêche pas le ministre de l’intérieur espagnol, Alfredo Pérez Rubalcaba, d’insinuer que Jon Anza a simplement fui avec l’argent qu’il convoyait.

Gabi Mouesca lors du discours


En contrepoint, ces derniers mois ont été marqués au Pays Basque par des affaires de séquestration et d’enlèvements, des tentatives d’intimidation rendues publiques et rappelant les pratiques policières de « la guerre sale », notamment du Gal dans les années 80. Avec son lot de disparitions de militants basques, toujours irrésolues.

Une « mémoire collective » qu’a rappelé samedi Gabi Mouesca, lors d’un discours au terme de la manifestation, avant d’affirmer : « Jon Anza a bien été victime d'un enlèvement politique ».

Cet ancien militant d’Iparretarrak accuse « ceux qui sont à la tête des Etats français et espagnols ». Selon lui, la réponse à la question soulevée par la disparition de Jon Anza « est dans la non-réponse des États français et Espagnols ».

« On est dans un pays policier où l'on parvient facilement à résoudre des disparitions, a expliqué Gabi Mouesca. D’autant plus au Pays Basque, dans une zone sensible. Le silence est une réponse » estime t-il.

A Saint-Jean-de-Luz, fief de Michèle Alliot-Marie, il s’est d’ailleurs adressé à la Ministre de la justice en estimant que « l'heure est venu de rendre des comptes au peuple basque ». Des comptes qui ne seront soldés qu’en trouvant la réponse à la question : « Nun da Jon ? »



*Les signataires de l'appel à la manifestation :

Batasuna, AB, NPA, Autonomia Eraiki, ELB, LAB, Askatasuna, CDDHPB, Anai Artea, Segi, Ideia Zabaldu, Collectif des Prisonniers Politiques Basques, Collectif des Réfugiés Politiques Basques.


_________________
NON DA JON ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Apatxe
Militant
Militant


Nombre de messages: 145
Age: 36
Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 05/12/2008

MessageSujet: Re: ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA   Mer 23 Sep - 11:54

CA ne doit pas exister puisque la presse française, dont l'impartialité n'est plus à prouver, n'en a jamais parlé...
Merci à tous ceux qui luttent pour que des réponses soient données à NON DA JON?

_________________
HERRIAK BIZI BEHAR DU !!! EUSKAL HERRIA EZ DA SALGAI !!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

ETA accuse la FRA et l ESP d avoir fait disparaitre JON ANZA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FPL:Forum des Peuples en Lutte :: Peuples sous occupation française :: Euskal Foruma-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet