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 Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche

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Ekintza
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MessageSujet: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Sam 14 Fév - 23:01

Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

Prochaines élections européennes :Pour une candidature abertzale, de caractère nationale et radicalement ancrée à gauche


14/02/2009

Mirentxu LAKO / ancien candidate d'Herritarren Zerrenda

Koldo GOROSTIAGA / ancien député européen


Comme toutes les autres régions du Monde, l'Europe s'enfonce aujourd'hui dans une crise du capitalisme que la majorité des économistes considèrent comme la plus grave depuis celle de 1929. Dans ce contexte, les prochaines élections européennes revêtent une importance toute particulière car la construction européenne se trouve à une croisée des chemins. L'enjeu est double. Il est lié d'une part au modèle libéral qui est le soubassement même de l'Europe en marche.

En effet, la crise qui sévit aujourd'hui n'est pas «tombée» du ciel, elle est la conséquence directe d'une idéologie libérale dont sont profondément imprégnées les institutions européennes à commencer par la Banque Centrale Européenne qui gère l'euro. Mais contre vents et marées, l'essentiel de l'échafaudage libéral reste debout, avec en particulier un traité de Lisbonne que l'on cherche à faire adopter à tous les partenaires de l'Union coûte que coûte comme la seule manière possible de faire l'Europe. Il faut savoir que, contrairement à ce qu'ont pu raconter les médias français pour relayer le discours officiel, ce traité n'est nullement un «traité simplifié», mais la stricte copie conforme et intégrale du projet de «constitution» européenne rejeté en 2005. Et sans aucune surprise, le traité de Lisbonne prône pour l'Europe «une économie de marché ouverte où la concurrence est libre» (article 97ter). Alors, face à un processus d'adoption du traité de Lisbonne bloqué par le non irlandais de l'année dernière, comment vont se positionner, notamment la social-démocratie et une partie des verts qui ont appelé à voter pour la «constitution» européenne en 2005 ? Vont-ils continuer à défendre un traité de Lisbonne qui entérine une Europe libérale en plein milieu d'une crise majeure du capitalisme ?

Pour nous en tout cas, il est clair qu'il est aujourd'hui fondamental de stopper l'avancée d'une Europe libérale qui, non contente d'esquiver toute remise en cause de fond, ne manquera pas de reporter sur les travailleur-se-s la facture de la crise actuelle. Voilà le premier enjeu des prochaines élections européennes : dire non à l'Europe du capital. Le second concerne le fonctionnement de l'Union Européenne, en particulier au regard de la place réservée au Peuples d'Europe.

Or, dans ce domaine-là, nous ne le répéterons jamais assez, tout comme le projet de «constitution européenne» de 2005, le traité de Lisbonne écarte la devise fondatrice de Jean MONNET «l'union des peuples d'Europe» et ne fait qu'entériner, un fonctionnement de l'Union strictement basé sur les Etats. Mais, après les récentes accessions à l'indépendance de pays «à l'Est» (Monténégro, Kosovo...), deux actualités viennent défrayer la chronique des questions nationales en plein coeur de l'Union Européenne. Celle tout d'abord des affres de l'Etat belge, avec une poussée du sentiment national flamand faisant craindre un scénario qui serait «catastrophique» aux yeux d'Etats comme la France ou l'Espagne : celui d'un éclatement pur et simple de la Belgique. Celle ensuite de l'Ecosse, où la coalition indépendantiste aux reines du gouvernement autonome a programmé pour 2010 un référendum d'autodétermination. Ainsi donc, à quelques encablures d'Euskal Herri, sera posée demain la question de l'accession à l'indépendance d'une nation aujourd'hui sans Etat. Dans cette conjoncture, la présence des abertzale dans la campagne des européennes nous apparaît comme fondamentale.

Dans cette Europe encore en construction, il s'agit tout d'abord de rappeler l'existence d'Euskal Herria, une des plus vieilles nations d'Europe présente dans un pays composé de sept territoires. Cette nation, au même titre que toutes les autres nations du Monde, a des droits fondamentaux qui font partie du registre des droits de l'Homme, dont le droit à disposer librement de son avenir, le droit à l'autodétermination. Il s'agit ensuite pour les abertzale de prendre pleinement leur place dans le combat contre une Europe libérale dont les ravages sont malheureusement visibles en Pays Basque comme partout ailleurs : suppressions d'emploi, précarité, démantèlement des services publics, etc.

Nous pensons donc qu'il est nécessaire que les abertzale se mobilisent dans la perspective des élections européennes de juin. Et une fois n'est pas coutume, à l'occasion de ces élections, les citoyens(nes) basques de l'ensemble d'Euskal Herria somment appelées à participer au même rendez-vous électoral. Ainsi, dans la continuité de la dynamique d'Herritarren Zerrenda qui avait obtenu un franc succès aux précédentes élections européennes de 2004, nous appelons de nos voeux l'élaboration d'une candidature ouverte, rassemblant les abertzale au-delà des différentes sensibilités et étiquettes, de caractère nationale, c'est-à-dire représentative du Zazpiak Bat, et radicalement ancrée à gauche.

Mirentxu LAKO / ancien candidate d'Herritarren Zerrenda
Koldo GOROSTIAGA / ancien député européen





Citation:
Le JPB
Pays Basque

Après sept mois de réflexion, Abertzaleen Batasuna affine son projet politique
14/02/2009

Goizeder TABERNA

«Relativement en retrait ces derniers mois, pour cause de débat interne, AB est aujourd'hui en ordre de marche». Abertzaleen Batasuna a clôturé sept mois de débat avec une assemblée générale, samedi dernier. Une réflexion qui lui a permis de réaffirmer son action en faveur de la «pleine souveraineté» du Pays Basque et d'un projet de société alternatif.

Abertzaleen Batasuna s'engage à former un pôle souverainiste qui réunirait les forces politiques favorables à la souveraineté du Pays Basque. Aussi bien EA, Batasuna, qu'Aralar ont déjà affirmé leur volonté de s'y joindre.

Dans la voie de la souveraineté, le parti va prochainement avancer une proposition politique «concrète et immédiatement réalisable pour avancer vers une structuration institutionnelle des trois provinces d'Iparralde».

Par ailleurs, AB va poursuivre sa réflexion et va «retravailler» son projet politique en intégrant la dimension du développement durable. Cet élargissement de son projet de société devrait lui permettre «d'offrir des bases pour d'éventuelles alliances et de futures politiques municipales».

Election européennes

Cependant, il faudra attendre encore un peu pour connaître le positionnement de ce parti abertzale pour les élections européennes du 4 et 7 juin. Les militants ont rendez-vous le 28 février. Les Verts du Pays Basque ont déjà fait une proposition à ce sujet, invitant AB à se présenter avec eux, comme ils l'avaient fait voilà quatre ans. Mais l'expérience fructueuse du pôle abertzale, Euskal Herria Bai, qui a participé aux dernières élections cantonales rend la décision plus difficile. D'autant plus que d'autres partis abertzale seraient prêts à répéter cette formule.

L'assemblée générale a été l'occasion pour AB de renouveler son secrétariat. Ainsi, une équipe de 13 personnes va dynamiser le mouvement : Jean-Marc Abadie, Léonie Aguergaray, David Aire, Gexan Alfaro, Jakes Bortayrou, Mertxe Colina, Peio Etcheverry-Ainchart, Aña-Mari Grenie, Gilen Iriart, Mikel Ithurbide, Artzai Mendiboure, Béatrice Peyrucq, Andde Sainte Marie.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Lun 23 Fév - 15:30

Citation:
Le JPB
Pays Basque

" Le Pays Basque doit être représenté aux élections européennes "


21/02/2009

ENTRETIEN/ Koldo GOROSTIAGA / ancien député européen

Depuis 2004, il n'est plus député européen. Pendant cinq ans, il a représenté Batasuna à Bruxelles. Malgré la distance que sépare Bruxelles du Pays Basque, il a vécu l'illégalisation du parti abertzale sur le territoire espagnol à la première personne. Cet ancien professeur d'université en Droit, Economie et Politique qui a vécu au Labourd revient sur les enjeux des prochaines élections européennes.

Que retenez-vous de votre mandat de député européen que vous avez exercé de 1999 à 2 004 en tant que représentant de la gauche abertzale ?

Effectivement, j'étais le seul représentant de la gauche abertzale parmi les 650 députés de l'époque. J'aurais pu rester coincé par la logique procédurale, sans pouvoir faire passer de message, mais les choses se sont passées autrement. Je pense que le Parlement européen sait maintenant qu'il existe un Pays Basque, entre deux Etats, divisé par une frontière qui vit un conflit politique, dont les conséquences sont très graves pour ses habitants.

Évidemment, en 1 999 l'ETA avait déclaré le cessez-le-feu qui a vite été écarté. Dès lors, l'action du Parlement s'est alignée sur le Gouvernement espagnol de Jose Maria Aznar. Une complicité tous azimuts.

Pendant l'exercice de ce mandat, le juge Baltasar Garzon suspend les activités du parti que vous représentiez...

Et en 2 004 je n'ai pas pu me représenter. La commissaire espagnole, Loyola de Palacio me disait alors, «ce n'est pas vrai ce que vous dites, vous pouvez vous présenter, mais sous un autre sigle», sous le sigle d'Aralar, par exemple !

Depuis cette période, le Pays Basque a vécu des négociations de paix, quel a été le rôle de l'Union Européenne ?

Il a eu un essai d'engager l'Union européenne dans un processus de paix. Le cessez-le-feu était là ; il y a eu des contacts entre l'ETA et le Gouvernement espagnol. Et c'est lui-même qui a pris l'initiative d'engager le Parlement européen pour assurer des garanties par rapport à un processus de dialogue. Et le Parlement a accepté de faire une déclaration favorable au dialogue, soutenu par la majorité des députés.

Et de façon informelle ?

Des membres de différents groupes politiques ont formé le groupe Friendship, un intergroupe qui a joué un rôle intéressant dans l'intérieur des groupes politiques. C'est ainsi que le groupe de la Gauche Unie s'est prononcé unanimement pour le dialogue au Pays Basque. Cela participe à l'internationalisation du conflit du Pays Basque.

Est-ce que cela serait possible aujourd'hui ?

Nous sommes dans un contexte différent. Mais, c'est certain que ceux qui ont participé à cette dynamique ne peuvent pas s'opposer au dialogue aujourd'hui. Ils sont foncièrement convaincus que la seule solution est le dialogue.

Depuis, l'Union Européenne a connu de nombreux changements à l'intérieur des frontières des états, et pas que dans les pays de l'Est...

Ce sont des phénomènes parallèles qui ont un élément en commun, c'est l'existence d'un peuple qui n'est pas reconnue. Effectivement, le Parlement écossais va engager en 2010 un processus d'autodétermination, après avoir reconnu l'existence du peuple écossais. Les Flamands, eux, ne se reconnaissent pas dans la royauté confédérale belge et le principe de décider de leur avenir est clair dans l'Etat belge. Du reste, l'Union Européenne est consciente de cela.

Toutefois, concernant le Pays Basque, l'Union Européenne considère que ce conflit est un problème interne. Et la démocratie qui est respectée dans les cas précédents est niée dans notre cas. C'est pourquoi chaque peuple est différent et chacun d'eux va apporter leur propre voie de solution du problème politique.

Ces derniers temps l'Europe connaît une crise économique considérable, quelle lecture en faites-vous ?

On pourrait dire que cette crise a surpris tout le monde, pourtant les raisons de la crise sont connues depuis de longues années. La logique du capitalisme c'est d'obtenir le maximum de bénéfice pour le capital et c'est cela qui a produit la crise actuelle. Le manque de contrôle sur cette course au bénéfice a amené une bulle spéculative qui a éclaté. C'est le plus grand scandale connu dans l'histoire du capitalisme.

Et l'Union Européenne a cédé à ceux qui ont provoqué cette crise. Elle a réalisé un travail de prospection sur le XXIe siècle à partir de la logique du capitalisme sans limite. La constitution élaborée par Valéry Giscard D'Estaing garantissait la liberté de marché, et le Traité de Lisbonne qui est une copie de cette constitution prévoit la non-intervention des pouvoirs publics dans le marché.

Néanmoins, ce discours est inapplicable dans la situation actuelle. Le traité est donc touché de l'aile par la crise. Cependant, aujourd'hui, personne n'aurait l'audace de changer ces bases, et le capitalisme va se refonder.

Les élections européennes du 4 et 7 juin sont là. Comment va y participer la gauche abertzale ?

L'élément essentiel est que le Pays Basque soit représenté. Ce peuple doit avoir une représentation qui rassemble tous ceux qui reconnaissent qu'il existe un peuple basque ; après on verrait le programme, la forme de cette représentation...

Goizeder TABERNA

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Lun 16 Mar - 21:22

Citation:
Le JPB
Pays Basque


Abertzaleen Batasuna se joint à la liste écologiste menée par José Bové


05/03/2009

Goizeder TABERNA

Comme un trait d'union entre les élections de la CAB et les européennes, Abertzaleen Batasuna (AB) a donné son point de vue sur ces deux rendez-vous électoraux, hier. L'occasion pour annoncer qu'il se présentera avec la liste dirigée par José Bové, dans la circonscription Sud-Ouest, Europe Solidaire-Europe Ecologie.

De cette manière, AB a réitéré la formule utilisée à l'échéance précédente, en 2004, se présentant avec cette liste écologiste. Il respecte ainsi le choix fait par la fédération Régions et Peuples Solidaires, dans lequel il participe en tant qu'observateur. Eusko Alkartasuna, membre de plein droit de ce même groupe, a également adhéré à cette liste formée pour les élections du 4 et 7 juin.

Faire de la politique en Europe

Une ample majorité des militants de AB a voté pour cette formule, lors de l'assemblée générale extraordinaire célébrée samedi dernier, d'après leur porte-parole Andde Sainte-Marie. Les militants ont conclu qu'il était «opportun que les abertzale fassent de la politique au niveau européen».

Un choix motivé par le bilan positif réalisé concernant le soutien apporté à Gérard Onesta lors des dernières élections. L'action menée par le député et vice-président du Parlement européen en faveur «du processus de paix» au Pays Basque et le fait que cette liste est le seul moyen pour AB d'avoir un représentant sur ce grand territoire, sont les principaux arguments qui ont convaincu les militants.

Pour l'instant, les dirigeants de la liste électorale et ceux d'AB ne se sont pas mis d'accord sur la représentation abertzale dans cette liste. En 2004, Gorka Torre était en troisième position en représentation d'AB. Quant à EA, il n'a pas d'exigence sur ce point.

Abertzaleen Batasuna adhère aux idées que porte Europe Solidaire-Europe Ecologie concernant les OGM, la PAC, l'Europe fédérale et de nombreux autres points. Cependant, le texte de base devra être revu et «José Bové est favorable à ajouter des points sur les prisonniers basques et l'autodétermination», explique-t-on à AB.

Refonder la gauche abertzale

Par ailleurs, ce dernier a donné sa lecture des élections de la CAB. D'après Mertxe Colina, «les résultats ont laissé voir le besoin de refonder la gauche abertzale». Relevant l'exclusion de 100 000 voix, elle qualifie la situation du Parlement de Gasteiz de très grave. Elle a également souligné les résultats obtenus par Aralar et son travail fait «pour rassembler un large champ politique à partir de la gauche abertzale».

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Mer 6 Mai - 20:40

Citation:
le JPB
L'opinion - Tribune Libre
Élections européennes : le choix du coeur ou de la raison

16/04/2009

Peio ETCHEVERRY-AINCHART / Membre d'Abertzaleen Batasuna

Ca y est, nous revoilà à la veille de la campagne des européennes, et comme il y a cinq ans ressurgit l'éternel débat du choix entre une liste purement basque et une liste d'alliance. Tâchons d'y voir un peu plus clair.

Les éléments du débat

Tout d'abord, il faut bien mesurer le fait que la configuration des circonscriptions électorales européennes désavantage considérablement la représentation des partis abertzale : englobé dans une circonscription énorme qui dépasse la Gironde au nord et se baigne en Méditerranée à l'est, Iparralde est totalement noyé. Cela n'handicape les partis hexagonaux en aucune façon puisqu'ils sont présents partout, mais condamne un parti basque qui se présenterait seul à ne pouvoir peser sur l'élection et à s'interdire toute présence au Parlement européen. C'est sur ce point que se trace la ligne de fracture entre Batasuna d'un côté, et AB et EA de l'autre. Batasuna avait lancé Herritarren Zerrenda en 2004, liste «de citoyens» ayant également son pendant en Hegoalde ; cette année, le nom sera peut-être différent, mais ce sera la même logique. Évidemment, le grand jeu sera de prétendre qu'il ne s'agit pas de Batasuna mais d'une liste apolitique qui serait née spontanément, en prenant soin d'y intégrer quelques figures si possible estampillées AB (comme si la présence d'un B. Kouchner ou d'une F. Amara dans le gouvernement Fillon cessait de faire de celui-ci un gouvernement UMP...). Batasuna a deux intérêts majeurs dans le fait de se présenter seul : il cherche à aborder ces élections en brandissant la bannière du Pays Basque, de manière identique des deux côtés de la frontière afin de souligner l'idée de nation indivisible ; et puis il cherche à se constituer un espace politique en Iparralde en sachant qu'AB suivra une tactique différente, et en jouant sur la tendance sentimentale de la base abertzale à voter «basque» avant tout autre considération. Et comme Batasuna possède une puissance financière considérable, il n'a pas peur d'une campagne à perte.

Côté AB, la logique est opposée. L'identité politique d'AB fait de l'Europe un enjeu trop important pour être sacrifié à la facilité d'une campagne symbolique : pour un parti abertzale, l'Europe est cet horizon qui permettra - si l'on parvient à en inverser les logiques - la reconnaissance internationale du Pays Basque et son existence au sein des autres peuples, en totale égalité au sein d'une structure fédérale. Et pour un parti de gauche, qui tient à affirmer le fait que son discours dépasse les seules questions identitaires, l'Europe est cet espace où se gère une part de plus en plus importante des conditions de vie des citoyens et des citoyennes de notre communauté. C'est parce qu'AB se refuse à ce que son message à la fois abertzale et progressiste soit absent de Strasbourg qu'il recherche d'abord l'efficacité, et le partenariat avec d'autres formations pouvant porter ces logiques.

2004-2009, un bilan à valoriser

L'accord passé avec Gérard Onesta en 2004, intégrait toute une série de principes que son élection permettait de voir présents au Parlement européen : revendication d'une circonscription électorale unique pour le Pays Basque, co-officialisation de l'euskara (qui est d'ailleurs devenue depuis langue officielle au sein des institutions européennes), respect des droits des preso, défense de l'autodétermination du Pays Basque, etc. L'investissement d'Onesta a été particulièrement fort sur la question de la résolution du conflit, favorisant la création du friendship et assurant ainsi une attention internationale sur cette question. Il a aussi été particulièrement fort dans la dénonciation de l'illégalisation de Batasuna, ceux-là même qui se présentèrent contre lui en 2004, mais qui trouvèrent en lui leur unique interlocuteur au Parlement européen. Cette année, c'est une liste baptisée Europe-Écologie et qui rassemble des Verts, des altermondialistes, des abertzale basques, occitans, catalans, corses ou bretons, qui assure la relève d'Onesta. Et c'est José Bové qui en prend la tête dans notre circonscription, sur les mêmes bases politiques.

Tout cela n'aurait pas été possible si Onesta n'avait pas été élu, et si les abertzale n'y avaient pas contribué. L'on aurait pu imaginer qu'AB, Batasuna et EA, désormais main dans la main aux élections locales au sein de la coalition Euskal Herria Bai, auraient pu unir leurs forces pour faire élire José Bové. Deux des trois partenaires l'auraient souhaité, EA étant partie prenante de la campagne Europe-Écologie. Mais Batasuna avait d'ores et déjà choisi de reconduire son choix de 2004.

Le choix de Batasuna est parfaitement respectable, c'est une chose entendue ; mais je ne peux m'empêcher de me poser des questions sur son efficacité.

Quel poids pour un symbole ?

Tout cela me fait quelque peu penser à la société de consommation actuelle : un produit marketing efficace qui joue sur la corde sentimentale, vite consommé, puis vite jeté et oublié. Car ensuite c'est le vide pendant cinq ans, jusqu'aux élections suivantes. Ce genre de politique au coup par coup marchera toujours, car il rassure les militants en leur donnant l'impression qu'au moins le jour du vote leur message existe. Il marchera d'autant plus que le contexte d'illégalisation au sud, une véritable anomalie au coeur de l'Europe en construction, accentuera le désir de révolte. Personnellement, j'avoue que mes tripes me pousseraient volontiers à voter ainsi.

Mais ce genre de vote cathartique sert-il à quelque chose au regard de l'enjeu auquel il est censé répondre : la présence du message de la gauche abertzale à l'échelle des institutions européennes ? Cela vaut-il le coup de dépenser, à perte, autant d'argent et d'énergie dans une campagne dont il ne pourra jamais rien sortir ? Au moins, certains ne semblent-ils pas souffrir de la crise... Un peuple en lutte depuis autant de temps ne devrait-il pas enfin penser à l'efficacité de ses actes ?

En tout cas, tel est encore le choix du 7 juin prochain : celui du coeur ou de la raison.



l'argument de la richesse financiere utilisé par les juges terroristes n'a pas du tout été aprécié

Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre
Une liste abertzale de gauche : un choix raisonné



05/05/2009

Giuliano Cavaterra / Membre de Batasuna

Participer aux élections européennes sous les couleurs abertzale, serait un choix relevant de l'affectif mais non basé sur un raisonnement logique. En effet, les circonscriptions pour ce scrutin sont de telle taille qu'il n'y a aucune chance d'avoir un élu au parlement européen et donc une telle candidature ne serait que symbolique. Si l'on suit ce raisonnement il est donc inutile pour les abertzale de se présenter aux législatives, aux régionales et à la plupart des élections cantonales...

Aux dernières élections cantonales par exemple EH Bai n'a eu aucun élu. Par contre la montée en puissance du vote abertzale a eu ces dernières années une influence sur l'ensemble de la vie politique. La plupart des listes non abertzale aux dernières municipales avaient leurs «basques», ou dédiaient une petite partie de leur programme à la culture basque.

De plus en plus les thèmes que mettent en avant les abertzale deviennent des thèmes centraux de la vie politique locale. Et cela parce que la plupart des politiciens locaux voient bien l'importance du vote abertzale. Ces suffrages qu'ils n'arrivent pas à capter sont un moyen de pression pour la prise en compte de nos revendications et donc à terme pour un changement de politique qui puisse enfin permettre la reconnaissance des droits collectifs du peuple basque.

Même si le score des abertzale de gauche paraîtra anecdotique dans les résultats de la grande circonscription «sud ouest» il aura, si un nombre important de suffrages se porte sur sa liste, des répercussions importantes au niveau des trois provinces du nord d'Euskal Herri.

De plus une campagne électorale est un moment fort de la vie politique qui permet d'aller à la rencontre de la population et même si notre message ne sera pas diffusé à l'ensemble de la circonscription il le sera à la population d'ipar Euskal Herri (et n'est-ce pas là l'important pour les abertzale ?).

Enfin au niveau européen aussi l'affaire a son importance. Montrer à l'Europe qu'il n'y a qu'un problème basque (et non un basco-français et un basco-espagnol) passe par des listes autonomes. En ce sens, la candidature d'Herritaren Zerenda aux élections de 2004 a été remarquable : plus de 120 000 suffrages des sept provinces qui se portent sur une liste aux nom et programme communs offrant la démonstration à l'Europe de l'unité d'un peuple malgré la «frontière». Cela est sans doute plus important que d'avoir un élu dont la priorité ne sera de toute façon pas la question basque (en effet, comment quelqu'un qui aura été élu par plusieurs centaines de milliers d'électeur/électrices d'Aquitaine, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon pourra se concentrer sur un territoire qui ne lui aura apporté que quelques milliers de voix ?).

Présenter une liste et voter pour celle-ci n'est donc pas un choix «du coeur» mais bien un choix de raison si l'on veut vraiment essayer de faire aboutir nos revendications. C'est pour cela que le 7 juin mon choix sera pour la candidature de gauche et abertzale Euskal Herriaren Alde.

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Mar 26 Mai - 20:27



Citation:
Le JPB
Pays Basque
L'autodétermination, la clé de EHA

26/05/2009

G.T.

La Lituanie a 3 565 205 habitants et 12 députés européens ; le Pays Basque a 3 063 660 habitants. C'est la raison pour laquelle Euskal Herriaren Alde (EHA) revendique le même nombre de députés que la Lituanie pour ce territoire. Cette remarque a été faite à Béhobie, près du pont qui sépare le Labourd du Gipuzkoa, hier.

Ainsi, les candidats Ixabel Etxeberria et Battitt Amestoy ont souligné que le Pays Basque doit «retrouver la place qui lui est due au sein de l'Europe». Après que ce territoire ait été divisé en trois cadres administratifs distincts, «aujourd'hui, nous affirmons qu'il est temps que nous décidions de notre avenir au sein de l'Europe», ont déclaré les candidats d'EHA.

Effectivement, la campagne de cette liste abertzale est centrée autour de la territorialité et du droit à l'autodétermination. La tête de liste, Ixabel Etxeberria a dénoncé que l'Europe d'aujourd'hui ne respecte pas les droits des peuples.

Par ailleurs, l'actualité s'est imposée aux candidats qui ont eu un mot pour Jon Anza, cet homme de 47 ans disparu depuis le 18 avril. Ils ont ajouté que «cela ne peut pas se passer dans un Etat démocratique» et ont ensuite demandé des mesures rapides pour retrouver cet habitant d'Ahetze.

Enfin, à l'issue de cette présentation, les deux candidats ont rappelé qu'un meeting aura lieu dimanche prochain à Espelette. Il débutera à 18 heures au marché couvert. Il sera suivi d'un concert avec Gatillazo (ancien chanteur de La Polla), Kuntzulu et Ekintza, deux groupes locaux.



Citation:
Pays Basque Info

Revendiquons nos droits, à la première personne!
Tribune libre

Par Ixabel ETXEBERRIA, tête de liste Euskal Herriaren Alde aux européennes du 7 juin 2009



Une nouvelle campagne électorale. Celle d'Euskal Herria Bai avait suscité un élan d'espoir en réalisant l'unité des formations politiques et en accumulant des forces qui permettraient d’ouvrir une phase croissante. Cette fois-ci chacun va de son côté en privilégiant certaines thématiques plutôt que d’autres tout en essayant de toucher les électeurs de la manière la plus large possible. Là est l'enjeu de l'abertzalisme, atteindre le maximum de personnes, en diffusant notre message, en expliquant ce qu'est l'abertzalisme, et en faisant de la pédagogie autour de notre projet.

En ce qui nous concerne, en nous présentant dans la liste Euskal Herriaren Alde nous voulons profiter de ces élections pour essayer de faire visualiser notre projet de construction d'Euskal Herri sur l'ensemble des sept provinces, pour faire connaître notre situation, et réaffirmer qu’en tant qu'alternative de gauche et abertzale, nous entendons décider librement de notre avenir sans intermédiaire. Nous voulons être représentés en Europe en tant que peuple.



Dans un contexte marqué par la crise, non seulement l'Europe ne nous prend pas en compte, mais elle nous ignore. Elle ne se préoccupe pas de la situation des peuples mais simplement des états qui la composent. Pourtant l’Europe a beaucoup changé ces dernières années. Au cours des trente dernières années, certains états, comme la Tchécoslovaquie, se sont désagrégés et de nouveaux sont nés, mettant en cause le principe d'immuabilité des frontières. L'indépendance a même été octroyée au Kosovo, alors qu'il ne l’avait jamais revendiqué auparavant.



Ces changements nous réjouissent car ils nous montrent le chemin à suivre. Nous ne sommes pas différents, nous avons les mêmes droits. Notre problème est qu'en face nous avons des états forts, des Etats réactionnaires qui sont contre un véritable changement institutionnel et qui ont beaucoup de réticences à respecter les droits internationaux.


Aujourd'hui l'Union Européenne préfère aider les banques et les grandes entreprises. Et c'est depuis cette même Europe que sont planifiés les grands projets de transport ou le développement touristique pour notre Pays. C'est pour cela qu'il nous faut profiter de toutes les opportunités pour donner notre avis et nous organiser contre les plans ourdis par des technocrates.



Le pragmatisme nous impose un travail de longue haleine passant par l'enracinement progressif de notre projet. Avant de recueillir les fruits de notre engagement nous devons renforcer notre position politique en Pays Basque. Au-delà des choix différents des abertzale, il ne faut surtout pas rester à la maison.


Le vote abertzale est suivi avec intérêt par nos dirigeants, par ceux de droite comme par ceux de gauche. Bien que diverses, les options abertzale doivent contribuer à élargir notre champ politique qui reste encore minoritaire. Même si le découpage des circonscriptions imposé ne respecte pas notre territoire ni ceux d’autres peuples, les élections européennes constituent une occasion de nous immiscer dans le débat politique.



Aussi petit soit-il, c’est dans ce Pays que nous voulons vivre, en défendant pour ce faire notre terre, en faisant preuve de détermination face à ceux qui veulent nous faire disparaître, tout en expliquant aux habitant(e)s que nous avons un projet d’avenir pour Euskal Herri".

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Mar 2 Juin - 20:07

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Euskal Herriaren Alde veut changer l'Europe de l'UMP



02/06/2009

Goizeder TABERNA

Pour la dernière semaine de campagne électorale, la liste abertzale Euskal Herriaren Alde (EHA) a haussé le ton. La liste d'Ixabel Etxeberria a réuni près de 400 personnes à Espelette, dimanche soir, et s'est exprimée en faveur du changement de cette «Europe qui protège les états forts».

EHA souhaite que le Pays Basque soit présent en Europe. Pour préparer cela, «pour préparer l'avenir, nous travaillons de village en village, de quartier en quartier», a affirmé la tête de liste. Dans ce trajet, elle a identifié son «ennemi» : l'Europe de Nicolas Sarkozy et le candidat angloy UMP, Alain Lamassoure.

Ce dernier «a dit trois fois non au Pays Basque» a-t-elle ajouté ; la première fois lors du vote du parlement européen en faveur du dialogue, la deuxième fois, lors de la modification de l'article 2 de la Constitution concernant la langue de la République, enfin, lors de l'élaboration du Traité de Lisbonne.

Former une liste unique

Entourée des 19 candidats de sa liste, Ixabel Etxeberria a succédé à d'autres intervenants. Parmi eux, Tasio Erkizia, représentant bizkaitar de la gauche abertzale. Venu soutenir la liste abertzale de gauche, il a souligné «qu'il y avait un enthousiasme particulier à former une liste unique pour les sept provinces» afin de démontrer graphiquement «que nous avons conscience d'une stratégie nationale». Mais, cela n'a pas été possible.

Il y a d'abord eu le manque de volonté de «certains abertzale», puis l'illégalisation. «Mais lorsque nous nous battons avec déterminisme, aucun état ne peut nous arrêter». C'est grâce à cela que la gauche abertzale a «marqué un goal», a-t-il souligné faisant allusion à la liste menée par Alfonso Sastre qui a dit «si vous n'êtes pas légaux, nous non plus nous ne le serons pas».

Comme des milliers d'électeurs du Pays Basque sud, Gabi Mouesca ne pourra pas voter. L'ancien prisonnier a tout de même souligné le paradoxe et a voulu exprimer son soutien «sans retenu» à EHA, au nom des 900 personnes qui ont affiché leur soutien.

Un message «à la hauteur»

«Nous n'avons pas besoin de porte-parole, car nous devons être à 100 % acteurs de notre libération», a-t-il lancé au public. Il a avoué qu'il aimait «le sein radicalisme» du message de cette liste. Un message «à la hauteur de la situation d'Euskal Herria et en particulier d'Iparralde». Il a fini affirmant que vue la situation, «nous avons le devoir de voter pour ceux qui ne peuvent pas le faire».



Citation:
C'est grâce à cela que la gauche abertzale a «marqué un goal», a-t-il souligné faisant allusion à la liste menée par Alfonso Sastre qui a dit «si vous n'êtes pas légaux, nous non plus nous ne le serons pas».

Comme des milliers d'électeurs du Pays Basque sud, Gabi Mouesca ne pourra pas voter. L'ancien prisonnier a tout de même souligné le paradoxe et a voulu exprimer son soutien «sans retenu» à EHA, au nom des 900 personnes qui ont affiché leur soutien.


Un truc que j'ai pas compris là...

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Mar 2 Juin - 21:07

De quoi ?
(meeting super intéressant, j'ai pas tout compris parce l'euskara, voila quoi, mais après c'était très bon.)

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Sam 6 Juin - 13:14

Citation:
Occitans,Corses et Bretons soutiennent la liste Euskal Herriaren Alde (EHA)

Ils ont tenu à apporter leur soutien à la candidature d' EHA aux Européennes et leur solidarité au militant Jon Anza.



Corentin Lemmonier d'Emgann, mouvement breton, Mateu Casanova, représentant les Occitans d'Anaram Au Patac, et les Corses Paul-Felix Benedetti et Olivier Sauli pour Corsica Libera. étaient présents à Bayonne et entouraient la tête de liste d'EHA, Ixabel Etxeverria. Tous ont indiqué «que la liste EHA répondait au besoin d'une autre Europe, celle des peuples et de la justice sociale. Une liste qui prône le droit à l'autodétermination». «Seule la liste EHA défend et porte nos revendications» a déclaré Mateu Casanova. Pour le Breton Corentin Lemmonier, «Emgann a toujours été proche de la gauche abertzale et défend les mêmes problématiques». Les Corses, ont affirmé «leur soutien fraternel aux patriotes basques.

La situation est grave avec la disparition de Jon Anza et 800 militants prisonniers. Nous voulons une solution politique à brève échéance. Cette Europe archaïque ne prend pas en compte nos droits.» Par ailleurs, I. Etxeverria d'EHA a réaffirmé «vouloir montrer à Paris que nous prenons notre avenir en main.»




Citation:
Emgann, An Aram au Patac eta Corsica Libera EHAren sostenguz

Herri gutxituen autodeterminazio eskubidea eskatu dute Bretainia, Korsika eta Okzitaniakoek

E. Bidegain.
Baiona

Euskal Herriaren Alde zerrendak Korsikako Corsica Libera, Bretainiako Emgann eta Okzitaniako Anaram Au Patac alderdien sostengua ukan du. Alderdi bakoitzeko ordezkaritza bat Baionan izan zen atzo. EHAk autodeterminazioaren eskubidea defendatzen duela eta, zerrenda horren aldeko boza eskatu zuten.

Emgann ez da aurkeztuko hauteskunde horietan. «Alderdi txiki gisa, Europako hauteskundeetan aurkezteak indar handia eskatzen du, emaitza gutxirentzat». Corsica Liberak ere ez du zerrendarik aurkeztu, «hauteskunde barruti handiegi baten barnean» dagoelako Korsika. Bere jarraitzaileek Berdeen edo NPAren alde bozkatuko dutela uste du.

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Sam 6 Juin - 17:29

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Sam 6 Juin - 18:20

thumright thumleft

aupa matieu !

ce que je ne comprenais c'est pourquoi dans l'article ils disent que des milliers d'électeurs d'hegoalde ne pourront pas voter , et pq alfonso sastre aurait dit "nous ne serons pas légaux". ?

Citation:

Le JPB
Pays Basque
Un millier de personnes pour EHA

04/06/2009



Véronique Etcheverry(CGT), Garbiñe Eraso (Askatasuna), Geronimo Prieto (LAB) et Beñat Elizondo (élu d’Urrugne) appellent à voter aux Elections Européennes, pour la liste Euskal Herriaren Alde. Un millier de personnes ont apporté leur soutien à cette liste.


Citation:
Le JPB
Pays Basque
"Ce qu'il nous faut, c'est une Europe démocratique"


05/06/2009

ENTRETIEN/ Ixabel Etxeberria / Tête de liste d'Euskal Herriaren Alde

Al'instar des autres candidats, tête de liste d'EHA, répond aux questions du Journal du pays basque. Elles ont été préparées avant l'annonce de l'arrêt des études pour la nouvelle LGV.

L'Union Européenne agit dans le quotidien des citoyens, pourtant, les sondages prévoient un fort taux d'abstention au prochain rendez-vous électoral. Quelles sont les raisons de cette indifférence ? Que devrait être l'Europe pour que ses citoyens s'y intéressent ?

L'exemple de ce qui s'est passé avec le projet de constitution de 2005 rend tout à fait compréhensible ce comportement d'abstention. Alors qu'il a été refusé par la majorité des citoyens de l'Etat français et d'Euskal Herri, le contenu du projet constitutionnel s'applique aujourd'hui au travers du traité de Lisbonne qui en est la copie conforme. On demande aux gens de se prononcer et quand leur réponse ne convient pas on passe outre. Comment donc peut-on parler alors de démocratie ? Ce qu'il nous faut c'est une Europe démocratique. Et pour changer l'Europe il est important d'aller voter le 7 juin prochain pour une liste comme Euskal Herriaren Alde.

Que va changer le traité de Lisbonne dans la vie des habitants du Pays Basque, selon vous ?

Le traité de Lisbonne est l'épine dorsale des règles de fonctionnement de l'Europe à 27. Il prône pour l'Europe «une économie de marché ouverte où la concurrence est libre». C'est à cet égard qu'il a des conséquences en Pays Basque, en mettant par exemple des travailleurs de chez nous en concurrence avec d'autres venus de l'Est qui sont faiblement rémunérés car ne bénéficiant d'aucune protection sociale chez eux.

Après la crise financière, la crise économique et sociale frappe à la porte. Quelle mesure prioritaire proposez-vous pour faire face à elle ?

La crise est totalement imputable à l'échec du système capitaliste libéral. Il faut donc remettre en cause ce système, ainsi que le traité de Lisbonne. Et cela passe également par la remise en cause des piliers fondamentaux sur lesquels est basé le fonctionnement de l'économie libérale. Parmi eux citons-en trois. Tout d'abord, le système financier lui-même, qui doit être mis selon nous sous la tutelle de la puissance publique. Ensuite, l'harmonisation européenne en matière de droit du travail ou de fiscalité, qui doit se faire en collant rigoureusement à des principes de partage du travail et des richesses. Enfin, il faut remettre en cause la globalisation telle qu'elle est mise en oeuvre en donnant toute sa priorité au développement soutenable des territoires.

La Ligne à Grande Vitesse Sud Europe Atlantique est un projet à dimension Européenne dont les conséquences seront aussi locales. L'opposition est croissante au Pays Basque nord comme au sud. Est-ce qu'elle remet en question le projet ou une partie du projet ?

Le dossier de la LGV illustre bien le dernier point que nous avons évoqué concernant le développement des territoires. Il relève d'une logique fondamentalement libérale dans le sens où il répond uniquement à une exigence de mobilité de la ressource humaine. Et dans le cas du Pays Basque, comme aussi de celui des autres territoires traversés, les millions d'euros nécessités par cet investissement ne seraient-ils pas mieux investis dans la création de services sociaux de proximité (crèches, maisons de retraites, maternités etc.), dans le maintien des classes d'écoles ou le développement de l'Université, ou dans les prestations sociales en faveur des chômeurs, des plus démunis qui sont aussi des consommateurs et vis-à-vis desquels, dans le contexte de la crise, tout soutien suppose en fait un potentiel de relance de la demande et donc de l'économie locale ?...

L'Etat français ne ratifie pas la charte européenne des langues minoritaires et la langue basque est en constant déclin au Pays Basque nord. Que proposez-vous pour que l'Europe agisse de manière plus efficace dans la survie des langues minoritaires ?

Il faut construire une Europe qui soit vraiment conforme à l'esprit des fondateurs comme Jean Monnet : il faut construire l'Europe des Peuples. Cela requiert qu'un Peuple comme le Peuple basque soit reconnu dans l'intégralité de ses droits, qu'ils s'agissent de droits linguistiques mais aussi politiques. L'Europe doit reconnaître le droit à l'autodétermination du Zazpiak Bat. Et il faut bien visualiser que le processus de reconnaissance des nations sans Etats est aujourd'hui tout à fait d'actualité, puisque par exemple, l'Ecosse a programmé pour 2010 un référendum d'autodétermination à l'occasion duquel sera donc posée la question de son accession à l'indépendance.

Réunis dans un groupe appelé Friendship, le rôle d'un certain nombre de députés européens, dans le dernier processus de négociation pour une résolution politique du conflit basque a été important. Le Parlement européen avait encouragé le dialogue entre l'ETA et le Gouvernement espagnol. Pensez-vous que l'Europe pourrait de nouveau encourager ce genre d'initiative ? Quelle serait votre position ?

Non seulement l'Europe peut mais doit soutenir une solution dialoguée. Reste maintenant le contenu de cette solution qui doit être lui-même totalement démocratique. Tous les citoyens de l'ensemble du Pays Basque doivent voir leurs droits fondamentaux reconnus et respectés. Ces droits sont inscrits dans des textes internationaux de référence, dont des textes européens, comme la Convention Cadre de protection des minorités nationales du Conseil de l'Europe. Parmi ces droits figure en particulier le droit à l'autodétermination.

Les abertzale, vous vous présentez encore une fois éparpillés ; comment l'expliquez-vous ? Etes-vous voué à la dispersion ?

Fondamentalement, elle s'explique par un fait simple. La participation à ces élections en tant qu'abertzale ne prend tout son sens que si nous dépassons les cadres respectifs des Etats français et espagnols pour nous présenter face à l'Europe en tant qu'Euskal Herri, c'est-à-dire en tant qu'une seule et unique nation ; cela signifie pour nous une démarche électorale de type nationale. Et il faut savoir qu'il y a eu en ce sens des discussions poussées avec certaines formations. Mais voilà, en Hegoalde on est soumis à une situation d'exception en matière de droits civiques et politiques et les risques d'illégalisations conditionnent totalement les possibilités de travail en commun entre abertzale...

Votre campagne s'adresse aux habitants du Pays Basque et vous n'avez pas de chance d'obtenir d'élu. Vous allez subir les conséquences du vote utile. Qu'en pensez-vous ?

La gauche abertzale a déjà obtenu à plusieurs reprises des députés européens. C'est donc qu'elle en a le potentiel. Mais voilà, le remodelage des circonscriptions européennes dans l'Etat espagnol et les mesures d'illégalisations sont passés par là depuis. Quoi qu'il en soit, on peut dire qu'Euskal Herriaren Alde s'inscrit dans une démarche électorale qui est de nature nationale. A ce titre, nous ne doutons pas que son score, loin d'être considéré comme symbolique, sera scruté de très près, même par certaines instances européennes. Par ailleurs, si demain, une personnalité comme Alfonso Sastre (de la liste Iniciativa Internacionalista) est élue, nul doute qu'il se fera le porte-parole en Europe de la reconnaissance des droits de l'ensemble d'Euskal Herria.

Goizeder TABERNA




Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre
En Europe aussi, pour défendre nos droits



06/06/2009

Haizpea Abrisketa et Gorka Elejabarrieta / Abertzale de gauche ayant travaillé au Parlement Européen

Pour les Basques, l'espace international a toujours constitué un domaine de revendication de l'identité. Lorsqu'on nous demande «D'où êtes-vous ?», la réponse débouche souvent sur un long débat à propos du conflit basque. C'est ainsi que les relations internationales s'érigent en porte-voix de l'identité du peuple basque. Parfois, notre interlocuteur, au-delà de la compréhension, nous témoigne une solidarité grâce à laquelle ce premier contact peut déboucher sur une relation suivie, afin de recueillir les appuis internationaux dont les Basques ont besoin.

Ces dix dernières années, nous, abertzale de gauche, nous sommes rendus à de nombreuses reprises dans toute l'Europe. Outre la diffusion de la réalité qui est la nôtre, il s'agissait aussi de débattre des voies de solution, de prendre connaissance d'autres expériences et d'informer sans relâche ces personnes ou entités qui d'une manière ou d'une autre, s'impliquent dans la question basque. C'est ainsi que nous avons informé à propos des revendications et des mobilisations du Pays basque, des luttes syndicales, de la situation de la langue basque et de ses droits, de l'aspect politique... De fait, l'organisation au niveau international du soutien nécessaire à la prise en compte de nos revendications, et particulièrement au niveau européen, dépend de la force et la capacité que les abertzale montrent en Euskal Herri. Parce que c'est une chose de dire que nous défendons un projet, aussi juste soit-il, que seule une frange de 2 à 5% des gens soutiennent (pour donner un chiffre), et c'en est une autre lorsque plus de 10 à 15% de la population lui apportent son adhésion.

Avec ou sans représentant au Parlement européen, de nombreuses initiatives, réunions, événements, ont été organisés en faveur des droits des Basques. Lorsque Karmelo Landa puis Koldo Gorostiaga occupaient leur siège de député au Parlement européen, mais également en l'absence de représentant, ces manifestations se sont déroulées grâce à l'énergie et la capacité que nous avons montré, nous, abertzale, en Euskal Herria. C'est la source de notre crédibilité ; c'est ce qui nous donne la force de nous adresser aux acteurs sociaux et aux partis politiques de gauche, sociaux-démocrates, libéraux ou conservateurs. C'est le travail en Euskal Herria, en tant que peuple organisé, en tant que peuple revendiquant ses droits démocratiques, qui nous permet d'avancer. C'est grâce à cela que nous sommes entendus et reconnus et c'est grâce à cela que des groupes internationaux s'engagent en faveur de nos droits depuis leur domaine particulier. Parce que nos revendications sont justes mais surtout parce que c'est un Peuple qui les réclame.

Un bilan rapide des dix dernières années permet d'étayer les affirmations ci-dessus :

Des comités de soutien existent dans dix capitales européennes. Donnant à connaître la réalité du peuple basque, ils expliquent les raisons du conflit et revendiquent les solutions démocratiques nécessaires.

Dans six parlements européens différents, des députés travaillent sur le contentieux basque, dans le cadre du Gernika Network (réseau Gernika), en posant des questions parlementaires et en organisant débats et colloques. Ils revendiquent le droit du peuple basque à l'autodétermination.

Une douzaine de députés du Parlement européen, réunis au sein du groupe Friendship, soutiennent le droit du peuple basque à décider sur son avenir et cherchent des appuis pour une solution négociée et démocratique au conflit politique en Pays Basque.

Parmi les experts de haut niveau en matière de conflits politiques internationaux et de défense des droits démocratiques, des groupes se constituent également pour aborder la situation basque : il s'agit de groupements de personnalités politiques de haut niveau. Citons à cet égard l'International Initiative for Peace and Dialogue in the Basque Country, entre autres. N`ayant pas pour vocation de traiter le quotidien, il effectue toutefois un indispensable travail de fourmi.

Nous sommes entendus au sein des organismes internationaux compétents en matière de droits, comme l'ONU, par exemple, qui a publié des articles et organisé de nombreux débats sur la question basque.

Au cours des deux dernières législatures, de nombreux acteurs de la société civile basque se sont rendus à Bruxelles et à Strasbourg pour y rencontrer des députés du Parlement européen. Citons, entre autres, les associations Martxoak 3, Etxerat, Bilgune feminista, AHT gelditu ! Elkarlana, Euskal Herriko hautetsiak, Nazio Eztabaidagunea, TAT (3 mars, familles de prisonniers, féministes, anti-TGV, élus locaux, comité contre la torture), etc.

Ces acteurs politiques et institutionnels internationaux sont allemands, finlandais, suédois, flamands, irlandais, italiens, estoniens, norvégiens, danois, anglais, tchèques, grecs... Tous défendent les droits des Basques à leur niveau et dans leur domaine. Mais le soutien recueilli à l'extérieur dépend de l'accumulation des forces, de nos forces, et cela ne sera possible que si les Basques, démocrates, progressistes et abertzale ensemble, créons les conditions de cette accumulation des forces. La création du groupe Friendship, sa mise en marche et sa pérennisation ont été possible grâce à la capacité d'action que Nazio Eztabaidagunea a montrée en Europe. Actuellement, si ce groupe européen reste en lice, c'est parce que, en tant que Basques, nous avons su faire entendre notre voix et acquérir une crédibilité certaine.

Le 7 juin, les voix des abertzale de gauche seront comptées, non seulement dans les bureaux des ministères français et espagnol, mais également par nos alliés internationaux ponctuels ou à plus long terme. Ces voix deviendront leur motivation dès le lendemain des élections. Cette démonstration de force revient à déposer notre potentiel et notre crédibilité entre ceux qui en Europe défendent nos droits.

Par-delà les politiques antidémocratiques des Etats, les abertzale de gauche auront l'occasion de faire entendre leur voix. En Ipar Euskal Herria, notre vote en faveur d'EHA nous donne de la force pour aller en Europe, pour étayer les courants qui nous soutiennent. Parce que, plus qu'un sigle, EHA constitue le lieu qui nous rend visible en tant que peuple. En Hego Euskal Herria, la coalition Iniziatiba Internazionalista représente la meilleure option pour poursuivre le travail entamé dans l'Union Européenne. Cette coalition a fait preuve d'honnêteté et de courage pour aborder le conflit politique d'un point de vue démocratique, pour redonner une voix à ceux que l'on a voulu bâillonner et pour agir en faveur d'une autre Europe. Elle a fourni l'occasion aux abertzale de gauche de montrer à l'Europe le travail accompli, et de confirmer que les discours ne resteront pas lettre morte et qu'il y a, en toile de fond, un peuple travailleur épris de justice.

Les abertzale de gauche que nous sommes, revendiquerons qu'Euskal Herria a des droits et sa place au sein de l'Europe. Nous le ferons le 7 juin d'abord, en votant pour ces formations politiques, mais surtout, à partir du lendemain.

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Sam 6 Juin - 18:20

Citation:
L'opinion - Tribune Libre
Européennes 2009 Quelle vision du combat abertzale ?

03/06/2009
Par : Léonie AGUERGARAY (élue Musculdy) - Panpi DIRASSAR (élu Espelette) - Mathieu ELGOYEN (élu St P. d'Irube) -
Paxkal LAFITTE (élu St Jean de Luz) - Pantxika MAITIA (élue Anhaux)

Trois paris différents ont été faits par les quatre partis abertzale présents en Iparralde en perspective des élections européennes du 7 juin 2009. Une division regrettable, mais des choix tous aussi respectables les uns que les autres, même si nous pensons qu'ils sont significatifs de visions différentes du combat abertzale.

Les 3 choix possibles pour les abertzale d'Iparralde :

Le PNV a décidé de monter sa propre liste. Batasuna a décidé d'en créer une intitulée Euskal Herriaren Alde.

Avantages : faire une campagne purement abertzale, avec des listes entièrement composée de militant(e)s d'Iparralde, une profession de foi bilingue sur des problématiques touchant de très près aux réalités locales.

Inconvénients : une campagne électorale de cette dimension coûte très cher et il n'y a aucune chance d'atteindre le pourcentage grâce auquel les frais sont remboursés, il n'y a aucune chance d'avoir un élu, et nos quelques milliers de voix n'aideront pas à l'élection de quelqu'un qui pourrait servir de relais et de porte-voix à nos combats et revendication dans l'hémicycle européen.

Alliance

Deux des quatre partis abertzale d'Iparralde, AB et EA, ont eux décidé de négocier une alliance avec le rassemblement Europe Ecologie autour de José Bové comme tête de liste, prenant la place -sur proposition de ce dernier- de Gérard Onesta qui lui-même avait bien rempli le contrat conclu entre les mêmes partenaires il y a 5 ans.

Parfait inconnu

Inconvénients : il n'y a dès lors qu'une militante d'Iparralde dans la liste en question ; si les revendications abertzale sont particulièrement présentes dans la campagne qui se mène en Iparralde, elles sont évidemment très peu visibles dans le matériel de campagne conçu pour une circonscription qui va de Bordeaux à Perpignan. Avantages : cette alliance est assurée d'avoir au moins un élu, José Bové, au parlement Européen, qui s'est engagé à se faire le relais -comme Gérard Onesta l'a fait pendant 5 ans- des combats abertzale, paysans, environnementaux, démocratiques locaux. Elle renvoie l'ascenseur à des gens et des forces politiques et sociales que nous sollicitons souvent pour soutenir notre langue, notre culture, nos preso, Laborantza Ganbara, notre environnement menacé par le lac d'Elordoi ou la 2X2 voies etc.

Quelle vision du combat abertzale ?

Si le choix de l'alliance avec Europe Ecologie a été adopté (ou plutôt reconduit, puisque il avait déjà été fait il y a 5 ans autour de la tête de liste Gérard Onesta qui était alors un parfait inconnu pour la majorité des abertzale d'Iparralde) à la quasi-unanimité par l'Assemblée Générale d'Abertzaleen Batasuna réunie pour définir sa stratégie pour les européennes, c'est parce qu'il est cohérent avec une vision de l'abertzaleisme portée par AB.

Quand les circonstances l'exigent, quand le type de circonscription (de Bordeaux à Perpignan) et le mode de scrutin (à un tour) en font un choix logique, refuser par principe de chercher à s'allier avec d'autres secteurs politiques et sociaux, ou d'autres peuples, est porteur qu'on le veuille ou non d'une signification donnée, d'une certaine vision de l'abertzaleisme.

Faute de partenaires

Autre chose serait de ne pas arriver à conclure une telle alliance, faute de partenaires potentiels, ou parce que la négociation programmatique ou politique a échoué. Mais ne même pas tenter une telle alliance a du sens en interne -esprit qu'on insuffle au combat abertzale, comment on modèle ce qu'il sera demain- et en externe pour la manière dont on le présente aux non-abertzale d'Iparralde, et aux différents mouvements et forces des autres peuples et nations d'Europe.

Si AB a négocié une alliance, un accord politique et programmatique (1), avec des écologistes, altermondialistes, indépendantistes et autonomistes occitans et catalans, c'est pour renforcer une vision bien précise du combat abertzale, internationaliste, solidaire avec les autres.

Choix

Si AB mène aujourd'hui campagne ensemble, avec eux, au delà des divergences et des différences, en recherchant les points communs et les convergences possibles, c'est pour être cohérent avec une vision ouverte, attirante, intégratrice de l'abertzaleisme. Nous croyons que pour les abertzale, le vote du 7 juin se basera profondément sur le choix entre ces deux visions, ces deux manières de vouloir construire l'abertzaleisme dans son sens profond, intérieur, et dans son rapport avec les autres.

(1) Notamment engagement de la tête de liste José Bové à défendre l'officialisation de l'euskara, le respect des droits des prisonniers politiques basques et la légalisation des partis et mouvements publics interdits en Pays Basque sud, le droit à l'autodétermination, et engagement à revendiquer une même circonscription unique pour Euskal Herria.


Qu'en pensez vous ? En tout cas je crois que Beñat Espil a bien résumé .. (voir "ekaitza s'en prend a amerdtzaleen kakasuna"..)

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Sam 6 Juin - 20:32

Le truc, c'est que ça donne envie de voter pour un parti 100% abertzale, tel que EHA ou le PNV, mais après, comme l'article le dit bien, ils n'ont aucune chance d'avoir un représentant tellement leur score sera moindre. Dans ce cas-là, ça parait plus logique de voter pour Europe Ecologie, ou se trouvent AB et EA. Mais après, faudra voir si Bové et Onesta ne feront pas juste de la récupération de votes avec ces partis (et avec les autres partis nationalistes bretons, corses...) pour ensuite les oublier lorsque il faudra défendre leurs souhaits au Parlement Européen.
A quand une alliance totale entre tous les partis basques, et la formation d'un grand parti pour les Européennes avec les partis corses, bretons, catalans, galiciens, occitans... On peut toujours rêver, qui sait??

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Dim 7 Juin - 16:12

Alliance de tous les partis basques ? De gauche et de droite ?
Alliance entre le PNV qui participe à la répression, et Batasuna ?

Tous les partis français aussi devraient s'allier, de l'UMP au PCF ?
Ou est la logique politique là dedans ?

Etre basque ça n'est pas un programme politique.
Etre basque, défendre l'autodétermination de son peuple et la justice sociale, lutter contre le capitalisme, ça c'est un programme.

Ca m'étonne beaucoup qu'avec un tel avatar (Euskal Presoak), tu arrives quand même à sortir des bêtises pareilles. Comme quoi, même la conscientisation basque a des failles ..

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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Dim 7 Juin - 16:58

Citation:
Etre basque ça n'est pas un programme politique.


bien sûr que c'en est un
c'est même un programme géopolitique!

il serait idiot que les partis français s'unissent, car la France existe déjà , alors que le premier changement que veulent les nationalistes basques, corses et autres, c'est bien d'accéder à l'indépendance ou à une autonomie étendue: il ne serait donc pas absurde de s'unir ( s'unir pour des élections ne veut pas dire suprimer toute différence)

mais c'est un discours que certains ne voudront jamais comprendre...
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MessageSujet: Re: Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche   Dim 7 Juin - 22:38

D'ailleurs je veux m'unir avec mon patron occitan qui vient de me licencier, et mon amis le flic occitan qui vient de me tabasser, avec les fashistes occitans parce que avant tout nous devons avoir l'independance pour après faire une belle guerre civile!
ça c'est un projet politique!

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Européennes:pour une candidature abertzale et de gauche

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