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 L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria

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Ekintza
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MessageSujet: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Ven 31 Juil - 15:37

Citation:
Le JPB
Pays Basque

L'Audiencia nacional refuse le classement

31/07/2009

Egunkaria- L'Audiencia nacional espagnole a rejeté la demande d'arrêt des poursuites concernant l'affaire du journal Egunkaria. La demande avait été formulée par les avocats de la défense et le procureur. Cinq personnes devront donc comparaître, accusées d'«intégration» à ETA.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Dim 11 Oct - 14:37

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Les soutiens envers Egunkaria se multiplient

07/10/2009

Alors que la procédure judiciaire de l’affaire Egunkaria suit son cours, les mobilisations se multiplient. Vendredi, les représentants politiques vont exprimer leur soutien aux personnes inculpées dans cette affaire qui a amené la fermeture du quotidien d’expression basque en 2003. Les artistes du monde du cinéma et les sportifs les ont précédés ces dernières semaines.

Dans le dossier principal de l'affaire Egunkaria, celui qui a engendré la fermeture du quotidien, sont inculpés Joan Mari Torrealdai, Iñaki Uria, Martxelo Otamendi, Txema Auzmendi et Xabier Oleaga, suspectés d'appartenir à ETA. Ce procès débutera en novembre à l'Audiencia Nacional. Malgré la demande du Procureur et de la défense de classer l'affaire, ils risquent, entre autres, de 12 à 14 ans de prison.

Lundi, les huit personnes inculpées dans le volet financier de l'affaire ont reçu les chefs d'accusation. Elles risquent de 13 à 26 ans de prison et 235 millions d'euros, entre autres, pour fraude fiscale.

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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Mar 13 Oct - 13:49

Cette affaire n'a que trop duré !!!

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HERRIAK BIZI BEHAR DU !!! EUSKAL HERRIA EZ DA SALGAI !!!!
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Ekintza
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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Ven 20 Nov - 21:00

Citation:
Le JPB
Pays Basque
"Egunkaria Libre !" vendredi soir au Patxoki

18/11/2009

F.O.

Vendredi soir, le Patxoki de Bayonne organise une soirée «Egunkaria Libre !» en soutien aux salariés du quotidien Egunkaria et dont le procès devrait se dérouler dans les prochains jours. Seront présents, Imanol Murua, journaliste d'Egunkaria et Juan Mari Larrarte, porte-parole des employés du quotidien.

Le quotidien en langue basque avait été fermé par ordre du juge Juan del Olmo de l'Audiencia Nacional le 20 février 2003. Une fermeture qui suscite encore aujourd'hui de nombreuses interrogations quand au fondement de cette décision. Cinq personnes, Joan Mari Torrealdai, Iñaki Uria, Txema Auzmendi, Martxelo Otamendi et Xabier Oleaga, vont être jugées dans le cadre de ce dossier, accusés d'appartenir à la bande armée ETA et risquent entre 12 et 14 ans de prison. Et, bien que le procureur ait demandé le classement de l'affaire, faute d'éléments à charge pour les accusés, le procès se tiendra sur les seules accusations de deux associations, AVT et Dignidad et Justicia.

Par ailleurs, un autre procès dont la date n'a pas encore été fixée pèse à l'encontre de huit personnes sur des aspects purement économiques. Des peines de 13 à 26 ans de prison et 235 millions d'euros, entre autres, pour fraude fiscale ont été proclamés à leur encontre.

Et les mobilisations s'organisent. Figures de la culture et du sport, puis représentants politiques, tous expriment leur soutien aux personnes inculpées dans ce dossier. Hier encore, à Donostia, plusieurs personnalités se sont réunies devant la presse afin de présenter une campagne de récolte de fonds destinés aux différents accusés dans le cadre de l'affaire Egunkaria.

Ainsi, à l'initiative de ce groupe, plusieurs comptes ont été ouverts dans différents établissements bancaires afin que les citoyens réalisent des apports volontaires «avec la transparence maximale pour que personne ne puisse se voir reprocher quoique ce soit en rapport à la recette ni à la destination des fonds».


http://www.paysbasqueinfo.com/fr/20091102/1414-societe/3391-lespagne-ne-renonce-pas-a-poursuivre-les-representants-degunkaria.html

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Ekintza
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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Mar 1 Déc - 16:54

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Plus de 60 signatures en faveur d'Egunkaria

27/11/2009

G.T.

Une soixantaine de personnalités du monde de la culture, de l'éducation ou du monde associatif a signé le texte en soutien à Egunkaria, ce quotidien en langue basque fermé en février 2003 par l'Audience nationale espagnole. Les anciens responsables de ce quotidien risquent des peines allant de 12 à 14 ans de prison. Les signataires appellent au rassemblement organisé devant la mairie de Bayonne, aujourd'hui à 18 heures.

Dans l'attente du procès qui se déroulera dans les semaines à venir, de nombreuses mobilisations ont eu lieu dans les différentes provinces du Pays Basque et ailleurs. La dynamique Egunkaria libre ! réunit les acteurs sociaux basques autour d'une déclaration de principe qui réclame la liberté d'expression et le droit à développer la langue et la culture basques. Neufs organes de presse ont signé le document, dont Le Journal du Pays Basque.

Enfin, le parti Batasuna se joint à l'appel et affirme : «Une réponse en tant que pays est primordial».


Citation:
Le JPB
Pays Basque
Bayonne : rassemblement de soutien à Egunkaria



28/11/2009

Une centaine de personnes, beaucoup issues du monde culturel basque, se sont réunies devant la mairie de Bayonne, afin d'exprimer leur soutien au quotidien Egunkaria, fermé en 2003, sur ordre de la justice espagnole. Six ans après, un procès se tiendra le 15 décembre prochain à Madrid.

Cinq personnes sont mises en examen, dont le directeur de la publication. Au nom du collectif, Eneko Bidegain a appelé à la mobilisation et au soutien à la liberté d'expression.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Ven 11 Déc - 17:18

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Amnesty n'attend pas le 10 décembre

10/12/2009

Goizeder TABERNA

Quinze décembre 2009. Le procès contre le journal Euskaldunon Egunkaria s'ouvrira à l'Audience Nationale de Madrid. 20 février 2003. Amnesty International (AI) rapportait la fermeture à titre de précaution du journal basque Euskaldunon Egunkaria et l'arrestation de dix collaborateurs du journal. «Un acte aussi sérieux qu'une fermeture de journal ou l'arrestation de ceux qui travaillent à sa production a clairement des conséquences graves sur le droit fondamental à la liberté d'expression», avait déclaré alors AI. L'ONG qui défend les droits de l'Homme a régulièrement relevé des régressions en la matière au Pays Basque ces dernières années.

En 2009, la pratique de la torture sur le territoire espagnol, notamment vis-à-vis des Basques, a attiré l'attention de l'ONG, comme elle le fait régulièrement. Elle a constaté que les préconisations qu'elle avait adressées à l'Etat espagnol en 2007 sont encore fondées. «Les autorités espagnoles doivent réformer le système dans le cadre duquel s'inscrivent les enquêtes concernant les allégations de torture et autres formes de mauvais traitements imputables à des membres des forces de sécurité», a déclaré Amnesty International dans un nouveau rapport publié le 3 novembre.

Hier encore, le Mouvement pro-Amnistie a informé que deux jeunes personnes se rendant aux Asturies, le week-end dernier, ont dénoncé des coups et des menaces attribués à deux Gardes civiles espagnols qui leur auraient posé des questions sur leur militance. Ces mauvais traitements auraient été infligés lors d'un contrôle routier.

Par ailleurs, suite à l'acquittement de Sabino Ormazabal et plusieurs autres accusés précédemment déclarés coupables de «collaboration» à des actions terroristes lors du procès dit 18/98, le 3 juin, AI a écrit que ce procès «met en lumière les failles de la législation antiterroriste espagnole. Amnesty International renouvelle donc son appel au gouvernement espagnol pour qu'il revoie certains articles de sa législation antiterroriste afin d'éviter le risque de sanctionner l'expression pacifique d'opinions. Toute loi relative à ce sujet doit être claire, sans ambiguïté et ne pas pouvoir être interprétée de manière excessivement large».

Marathon des lettres

Plus généralement, tout au long de l'année, AI travaille avec la Cimade sur les cas de rétention des immigrés. Cas qui remplissent régulièrement les colonnes des journaux locaux du fait de la présence d'un centre de rétention administrative à Hendaye.

Ces derniers jours, elle mène une campagne spécifique à la Journée internationale des droits de l'Homme : le Marathon des lettres. Du 5 au 13 décembre, Amnesty International incite le public à écrire des lettres pour «attirer l'attention du monde» à l'égard du cas de 14 personnes. Quatorze personnes en danger, selon AI. Les personnes intéressées pourront y participer ce samedi, aux médiathèques de Bayonne et d'Anglet, à l'Intermarché de Saint-pée, au Cinéma l'Atalante (à partir de 16h), à la médiathèque d'Hendaye (matin), à la médiathèque de Saint-Jean-de-Luz (15h-18h) et au cinéma Rex (20h à 22h).



Citation:
Le JPB
Pays Basque
Le vendredi de mobilisation pour Egunkaria

10/12/2009

Soutien- Double mobilisation en faveur d'Egunkaria, demain, vendredi. D'une part, Kontseilua organise un rassemblement devant la mairie de Bayonne, à 12 heures, d'autre part, une réunion d'information aura lieu à Garazi, à 20 h 30, au Kalaka, avec deux journalistes du quotidien.

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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Mar 15 Déc - 17:04

info en català sur Egunkaria




Set anys després del tancament del diari Egunkaria,
avui comença el judici contra cinc dels seus directius a l'Audiència
Nacional. El febrer de 2003 el jutge Juan del Olmo va ordenar la
clausura temporal i l'embargament preventiu de tots els béns del diari
que, des del 1990 fins aquell moment, era l'únic que es publicava
íntegrament en euskera. Aquest tancament va succeir perquè el jutge va
considerar que "ETA va intervenir en la creació, designació de
directius i dinamització del diari", de manera que l'objectiu del
rotatiu era fomentar la difusió "amb suport de l'idioma euskera com a
cobertura cultural per a la idea terrorista i dels valors i interessos
defensats per l'esmentada organització terrorista". Aquest cas
d'atemptar contra la llibertat d'expressió i informació d'un mitjà de
comunicació, sense precedents en la història de l'Europa contemporània,
va provocar un reguitzell de reaccions solidàries amb el mitjà i de
crítiques que encara clamen contra la injustícia.



De
fet, avui mateix, Iñaki Uría Manterola, Juan María Torrealday Navea,
José María Auzmendi Larrarte, Xabier Oleaga Arondo i Martxelo Otamendi
Egiguren, últim director de la publicació, s'asseuran al banc dels
acusats malgrat que l'acusació de la Fiscalia en va sol·licitar
l'arxivament. No va fer el mateix, però, la sala penal perquè va
considerar que es podia continuar amb només l'acusació popular. És per
això que els cinc acusats s'hauran d'enfrontar a les acusacions de
Dignitat i Justícia (DiJ), els quals sol·liciten entre 12 i 14 anys de
presó per a cadascun dels acusats, i l'Associació Víctimes del
Terrorisme (AVT), que demana 15 anys de presó per pertinença a
organització terrorista. Ambdues organitzacions espanyolistes, però, no
porten cap prova que pugui "evitar" l'absolució de tots els acusats per
part del jutge Javier Gómez Bermúdez. Després de dues sessions se
suspendrà fins el gener. Cal dir, però, que en aquest cas no s'ha
acceptat suspendre el judici per comptar només amb l'acusació popular
com en altres casos sí que s'ha fet.

Per seguir amb la onada
de solidaritat amb Egunkaria que es va engegar als Països Catalans
arran del tancament, per avui a les 8 del vespre hi ha convocada una
concentració a la plaça Sant Jaume de Barcelona. Aquest serà el primer
acte d'una campanya solidària que es perllongarà durant el mes que ve.
Recordem que al seu moment es va editar una edició especial d'Egunkaria
en català. Ara, set anys després, la societat catalana torna a estar
convocada a mostrar el seu suport als periodistes i treballadors del
diari basc sota el lema 'Contra la llei del silenci: no al judici a
Egunkaria'. Vicent Partal en llegirà, a la concentració, un manifest
unitari.

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Mentre ens neguen la paraula no trobaran la pau!

SEGUIREM RESISTINT!
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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Jeu 17 Déc - 17:06

Egunkaria : les prévenus se déclarent très inquiets
17/12/2009

Béatrice MOLLE

Après les deux premières audiences à Madrid contre Egunkaria, les prévenus ont exprimé leur grande préoccupation. Parlant au nom des cinq prévenus, Joan Mari Torrealdai a indiqué à la fin de la session «être très inquiet, car les accusations sont maintenues.

Aujourd'hui, nous avons vu comment le guardia civil qui nous a transformé en terroristes, a dit que toutes nos entreprises étaient une couverture de ETA et qu'elles étaient au service d'ETA.» Joan Mari Torrealdai a souligné avoir expliqué clairement «qu' Egunkaria était un projet journalistique, médiatique et culturel qui était au service de l'euskara et jamais au service d'ETA. Il restera la vérité historique d'Egunkaria.» Il a également lancé un appel à la manifestation de soutien qui aura lieu samedi à Bilbo.

Par ailleurs, l'ancienne direction de La Semaine du Pays Basque, conduite par son fondateur Roland Machenaud a rendu public, son soutien aux prévenus.

Source : Le JPB
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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Lun 21 Déc - 21:59

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Des députés européens soutiennent Egunkaria

16/12/2009

C.R.J.

Alors que s'est ouvert hier le procès de Juan María Torrealdai, Xabier Oleaga, Txema Auzmendi, Iñaki Uria et Martxelo Otamendi devant l'Audience nationale de Madrid, les députés Verts/ALE ont tenu à apporter leur soutien aux cinq ex-dirigeants du quotidien Euskaldunon Egunkaria.

Les députés européens ont indiqué qu'ils seront «aux côtés des inculpés tout au long de leur procès». José Bové, Catherine Grèze et François Alfonsi viennent de qualifier d'«affront au peuple basque et à sa culture» l'attaque de l'Etat espagnol contre le quotidien Euskaldunon Egunkaria. Pour José Bové, «la transition vers la non-violence et la résolution du conflit basque passera par l'expression libre et non par la stigmatisation et la criminalisation des médias et des militant-e-s de la question basque». Catherine Grèze estime, elle, que «il est temps d'en finir avec l'amalgame entre langue basque et terrorisme et de rendre au peuple basque toute sa liberté d'expression». Enfin, pour François Alfonsi, la fermeture d'Egunkaria «viole les traités internationaux concernant les libertés individuelles et collectives (...). Le peuple basque doit, comme tous les peuples en Europe, y compris les Nations sans Etat, pouvoir disposer, sans obstacle, de ses propres outils de communication dans sa langue historique».

Par ailleurs, une manifestation nationale sous le slogan «Egunkaria Libre !» est organisée samedi prochain à Bilbo à partir de 17 heures. Lors d'une conférence de presse tenue avant-hier à l'aube du procès, les cinq accusés ont remercié par avance ceux qui leur apporteront leur soutien à cette occasion.



Citation:
Pays Basque Info
Politique

Le procès d'Egunkaria frôle le rocambolesque

Écrit par Rédaction



“Je ne me rappelle pas avoir demandé de fermer un quotidien, mais si le dossier affirme cela… bon… c'est que j'avais demandé la fermeture d'Egunkaria”. C'est avec cette désinvolture que le responsable de la Garde Civile espagnole, en charge de l'enquête sur Egunkaria, a déposé mercredi devant le tribunal de l'Audience Nationale, à Madrid. Si sa déclaration n'a duré que quelques minutes, son témoignage reste essentiel puisque le juge Juan del Olmo a expliqué s'être basé sur ce dossier d'enquête de la Garde Civile pour fermer le quotidien en langue basque.

Pour autant, la police militaire espagnole a réitéré ses accusations au deuxième jour du procès des cinq représentants d'Egunkaria, estimant que le journal avait des liens avec l'ETA. Petit détail cependant, il n'ont fourni aucune preuve de leur accusation. Et comme le procureur Miguel Angel Carballo demande depuis plus d'un an le classement du dossier sans suites, faute, justement, d'éléments à charge, ce dernier est resté silencieux durant les deux premiers jours du procès, ne posant aucune question aux prévenus, ni aux témoins.

A Madrid, près de 7 ans après la fermeture du seul quotidien en langue basque, le procès frôle le rocambolesque. Sauf que les cinq accusés risquent effectivement de 12 à 14 ans de prison si l'Audience Nationale considère que, comme l'ETA, Egunkaria défendait l'usage de l'euskara, ou ne reconnaissait pas les frontières de la France et de l'Espagne en distribuant le quotidien partout où l'on parle basque, c'est à dire dans les sept provinces basques revendiquées par les indépendantistes.

C'est avec cette crainte que des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi à Bilbao pour soutenir les accusés qui ouvraient la marche aux cotés de nombreuses personnalités politiques, culturelles et syndicales, sur le thème "Egunkaria libre".

Le procès devrait reprendre à Madrid le 12 janvier prochain et se poursuivre les 25 et 29 janvier. Les cinq accusés ont commencé à être entendu mardi et ont nié tout lien avec l'ETA, rappelant la pluralité des opinions représentées dans le journal, et décrivant les tortures dont ils estiment avoir été victimes durant leur longue garde à vue sous le régime de la mise au secret.

Pendant ce temps, les soutiens affluent pour condamner cette fermeture. Cette semaine, les députés européens d'Europe écologie ont dénoncé ce procès, de même que le parti Abertzaleen Batasuna ou encore d'ancien journalistes du Pays Basque nord. En revanche, l'association Reporters sans frontières est resté muette.


Citation:
Pays Basque Info
Pas vu, pas pris

RSF, reconnue d’inutilité publique au Pays Basque

On se demandait bien ce que devenait cette bonne vieille association de soutien aux journalistes dans le monde, Reporters sans frontières, depuis l’ouverture, à Madrid, du procès d’Egunkaria. Certes, l’ouvrage ne manque pas à travers le globe, mais pour une fois que les atteintes à l’expression jouent pratiquement à domicile, on attendait une suite aux interrogations portées en 2003 par le porte-parole de l’organisation, Robert Ménard, « sur l’opportunité de fermer des journaux alors même que la justice ne s’est pas encore prononcée sur les accusations portées contre les journalistes d’Egunkaria ».

Renseignements pris, RSF fait aujourd’hui pensée inverse en attendant le résultat du procès pour se positionner. Les anciens salariés du journal basque apprécieront, qui voient ainsi valider l’idée selon laquelle un média peut être responsable à la place d’individus. Et ce, en dépit d’une demande formelle des mêmes Reporters sans frontières, en avril 2008, pour que le ministre de la justice espagnole « envisage la réouverture d’Egunkaria et le démarrage dans les plus brefs délais du procès pour que la justice se prononce enfin sur le fond de cette affaire ».

Ne manque plus que RSF procède de même en Chine, en Tunisie ou au Vénézuela pour asseoir un peu mieux sa crédibilité. Mais on le sait, même au cœur de l’Europe, le problème basque est un casse-tête chinois et l’euskara semble moins compris que le mandarin. Reconnue d’utilité publique en France, l’association Reporters sans frontières devient d’une inutilité notoire dès qu’il s’agit de libérer une expression en basque, fut elle inscrite au patrimoine de la France.

Reste un bon conseil arboré comme un slogan : "N'attendez pas qu'on vous prive de l'information pour la défendre !" De quoi réchauffer le coeur des manifestants réunis samedi à Bilbao pour dénoncer la fermeture préventive du journal et le procès qui en découle.

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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Mer 27 Jan - 21:23

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Le procès contre Egunkaria touche à sa fin sans confirmer la thèse de l'accusation

27/01/2010

Goizeder TABERNA

Le procès contre Egunkaria touche à sa fin. L'audience d'aujourd'hui devrait être la dernière avant les plaidoiries qui sont attendues pour la fin du mois de février. Jusqu'à ce jour, les différents témoignages ont concordé dans l'idée que l'organisation ETA n'a pas eu de mainmise dans le fonctionnement du quotidien en langue basque fermé en 2003, sur ordre du juge Juan del Olmo.

Débuté le 2 décembre, le procès devrait se poursuivre lors de cette cinquième séance, avec l'audition des témoins de la Défense et celle des experts. Une audience qui n'a pas pu se faire hier du fait de la perte d'un parent par un avocat de l'accusation.

Lundi, les témoins appelés par la défense ont affirmé qu'Egunkaria n'avait pas été créé par ETA comme l'affirme l'accusation conposée des associations Dignidad y Justicia et AVT. Ainsi, le professeur de l'université de la CAB Iñaki Zabaleta a insisté sur le fait qu'au sein de l'association fondatrice d'Egunkaria se trouvaient des personnes de sensibilité, profession et parcours différents.

Sur la nomination des directeurs du journal, les témoins ont expliqué quel était le procédé, soulignant que l'organisation armée n'était intervenue à aucun moment.

Signes de solidarité

Le parquet espagnol avait demandé le classement de cette affaire, mais la partie civile avait maintenu sa plainte. Depuis, les signes de solidarité envers les cinq accusés qui risquent des peines de prison allant de 12 à 14 ans se sont multipliés. Les mobilisations les plus marquantes sont le rassemblement de samedi dernier, au sanctuaire d'Arantzazu (Gizpukoa), réunissant une centaine de personnalités du Pays Basque et la manifestation ayant eu lieu le 19 décembre. Elle a réuni près de 25 000 personnes à Bilbo. La première mobilisation évoquée s'est déroulée dans le lieu où l'euskara a trouvé refuge pendant la période franquiste et qui symbolise le travail mené en faveur de cette langue. Samedi, il a réuni des responsables d'institutions, de syndicats et de partis politiques.

L'événement prévu à Biarritz s'adressera à son tour aux habitants du Pays Basque Nord. Le comité de soutien à Egunkaria propose une soirée le samedi 6 février, au Gaztetxe de Biarritz. Elle débutera, à 18 h 00, par une conférence donnée par Imanol Murua, journaliste d'Egunkaria et témoin dans le procès, Lorea Agirre, également journaliste dans ce quotidien, et Andoni Alvarez, membre du comité de soutien. L'événement se poursuivra avec le concert de Gose, Anje Duhalde, Deabruak teilatuetan, Bizardunak et DJ Xano. Les organisateurs penseront aux pintxo.


Citation:
Pays Basque Info
ACTUALITÉS DU PAYS BASQUE

Semaine du 18/01/2010 - Société

Procès d'Egunkaria

Incapable de suivre les conversations, mais capable de faire les traductions


A chaque fois qu´elle avait entre les mains des documents rédigés en basque, la Guardia Civile faisait appel à un agent nommé “Iñaki”, afin d'en déterminer le sens. Selon les éléments du procès, c´est également lui qui se chargea de la traduction des écoutes téléphoniques des accusés. Lors du procès Egunkaria, à Madrid le 12 janvier, c'est à la demande de l´accusation que cet Iñaki déclarait en qualité de témoin. Après avoir reconnu qu´il n´était pas capable de suivre une conversation en basque, il confirma paradoxalement qu'il était l'auteur des synthèses de ces traductions téléphoniques. Ambiance de cette discussion au sein de l'Audience Nationale, entre l'un des avocats de la défense Jose Maria Elosua et le Guarde Civil "Iñaki".

Jose Maria Elosua (J.M.E): Sais-tu le basque ?
Garde Civil: Un peu...
J.M.E: Quel niveau as-tu?
GC: Basique...
J.M.E: Capable de suivre une conversation?
GC: Non, pas tant.
J.M.E: Avais-tu participé à l´écoute téléphonique de certains accusés ?
GC: Oui, quelques fois.
J.M.E: Tu participais aux moments où il fallait donner la synthèse de ces conversations aux tribunaux?
GC: Oui.
J.M.E: Les conversations étaient essentiellement en basque. Par exemple, tu avais entendu une conversation de Uria?
GC: Oui.
J.M.E: Combien de conversations étaient en espagnol?
GC: Peu, à dire vrai.
J.M.E: Combien en basque?
GC: La majorité.
J.M.E: Dans ce cas, est-ce toi qui présentais les synthèses des conversations au tribunal?
Le juge : La question n´est pas de savoir qui présentait les synthèses mais qui les synthétisait. Est-ce toi qui rédigeais les synthèses?
GC: Oui.
J.M.E: Donc, c´est toi qui rédigeais les synthèses..
GC: Oui.
J.M.E: Sais-tu la langue basque?
GC: Le niveau basique…
J.M.E: Mais, c´est toi qui m´as dit que tu ne comprenais pas les conversations. C´est ce que je t´ai demandé au début, et tu m´as dit que tu ne les comprenais pas…
GC: J´ai le niveau basique, le niveau pour comprendre une conversation normale, sans rentrer dans les termes techniques.
J.M.E: Donc, tu écoutais, et avec ce niveau, tu faisais quoi? La synthèse ? Ou tu faisais directement la traduction à l´espagnol?
GZ: D´abord on faisait la traduction et après on synthétisait.
J.M.E: C´est toi qui faisais la synthèse?
GZ: Oui, un autre collègue et moi, entre les deux
J.M.E: Es-tu titulaire d´un diplôme d´étude en basque? Basique, B, D…?
GZ: Non.
J.M.E: Où as-tu fait tes études?
GZ: à Saint Sébastian.
J.M.E: Où à Saint Sébastian? Dans un centre officiel? Dans une ikastola?
GZ: Moi j´habitais là-bas, à Intxaurrondo.
J.M.E: Tu étudiais à Intxaurrondo même?
GZ: Non, à l´extérieur.
J.M.E: Où?
GZ: A l´institut, à l´école… la vie normale de là-bas.
J.M.E: Donc, tu sais le basque depuis tout petit?
GZ: Oui. Là-bas, on sait le basque, comme on sait l´anglais.
J.M.E: Tu l´as appris dans la famille?
GZ: Non, à l´école et en vivant là-bas.
(…)
J.M.E: C´est à dire que tes parents ne savaient pas le basque, tu allais à l´école et tu apprenais en basque?
GZ: Oui.
J.M.E: C´était quel genre d´études?
GZ: On ne donnait la leçon qu´en basque.
(…)
A l'issue de ces questions, Felix Cañadase, l´avocat de Joan Mari Torrealdai a voulu insister sur le niveau de connaissances du garde civil. Pour cela, il a demandé au juge la permission de faire son questionnaire au garde civil en basque. Mais, le juge a refusé.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria   Mar 2 Fév - 21:15

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Le procureur requiert la relaxe au procès Euskaldunon Egunkaria



02/02/2010

G.C.

Le procès contre le quotidien bascophone Euskaldunon Egunkaria s'est achevé hier à Madrid.

Cette dernière journée était consacrée aux plaidoiries des avocats de la défense et de l'accusation ainsi qu'au réquisitoire du procureur.

Mais, avant le début du procès, des élus des Juntes Générales (équivalent de notre Conseil général) de Gipuzkoa ont rencontré le président du tribunal, Javier Gomez Bermudez. Les élus du PNV, d'Hamaikabat et d'Alternatiba lui ont remis la motion adoptée par le bureau des Juntes de Gipuzkoa, en soutien aux cinq inculpés.

Après une heure de retard sur l'heure prévue découlant de cette entrevue, le procès a débuté par les plaidoiries des avocats de l'accusation. L'avocat de Dignidad y Justicia a ainsi défendu que toutes les actions du juge d'instruction juan del olmo étaient «conformes au droit». Il a aussi défendu «l'impartialité des experts de la Garde Civile» et la «validité» des traductions réaffirmant les accusations selon lesquelles Egunkaria serait né sous la tutelle de l'ETA et ferait partie de son organigramme. L'avocat de l'Association des Victimes du Terrorisme (AVT) a eu un discours similaire affirmant que «la fermeture d'Egunkaria était proportionnée».

Pour le procureur en revanche il n'y a pas de preuves que le quotidien était un outil d'ETA. Il a demandé la relaxe arguant du fait qu'on ne pouvait «mettre en cause les accusés pour les charges qu'ils occupaient au moment des faits».

Le premier avocat de la défense à plaider, Me Elosua a quant à lui rappelé l'immense soutien reçu par le quotidien de la part de la société basque et considéré que le procès avait mis en évidence que l'accusation était fausse et donc demandé la relaxe pour les inculpés.

Après les plaidoiries ce sera au tour des accusés de prendre la parole et le procès devrait donc se conclure aujourd'hui ou demain au plus tard.

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L'audiencia nacional refuse de classer le dossier Egunkaria

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