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 Laborantza Ganbera attaqué en justice...

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Sam 22 Nov - 14:16

Citation:
Le JPB
Pays Basque

La Chambre d'agriculture de Pau s'en prend à la légitimité d'EHLG
22/11/2008

Partie civile - La plainte déposée par le préfet a été soutenue par la Chambre d'agriculture de Pau, puisqu'elle s'est porté partie civile. Et jeudi, ses représentants ont souligné le manque de légitimité de cette structure. «On ne peut pas imaginer ce genre d'autoproclamation ! Je n'hésite pas à dire que c'est honteux d'utiliser la crédulité, la patience même, des paysans aujourd'hui !», a déclaré le président de la Chambre d'agriculture Jean-Michel Anxolabéhère. Jean-Pierre Goity a défendu la prise en compte de la spécificité du Pays Basque, puis la mutualisation des moyens.


Il mérite des mandales...

"La crédulité et la patience".... C'est lui qui fait honte à l'intelligence humaine...

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Sam 22 Nov - 14:17

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Le soutien à Euskal Herriko Laborantza Ganbara s'amplifie22/11/2008

Récolte d'argent- L'association d'Ainhice Mongelos a reçu de nombreux signes de soutien ces derniers mois et, cette fois, c'est un bar qui vient à son secours. Le bar Sankara de Bayonne organise une vente de livres, revues, CD, disques anciens et BD. Le mois de décembre est habituellement la période des cadeaux, ainsi la vente débutera le 10 décembre. Cependant, les personnes intéressées peuvent d'ores et déjà porter leurs objets à ce local du quai Chaho. La totalité des fonds récoltés sera reversée à l'association. Cette dernière, recevra aujourd'hui, samedi, un chèque des Demos.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mar 25 Nov - 19:56

Citation:
Le JPB
Pays Basque

"Nous allons verser des subventions à EHLG "


25/11/2008

Goizeder Taberna

Alors qu'au parti socialiste les sujets à débat ne manquent pas, le vice-président de la Région d'Aquitaine et conseiller général socialiste Frantxoa Maitia se penche sur les sujets d'actualité du Pays Basque.

Aux élections du parti socialiste l'abstention a été grande (58 %). Comment l'expliquez-vous ?

On ne peut pas dire que les militants ne se sont pas mobilisés. Les chiffres sont proches de ceux des autres années, on ne vote pas un dimanche et, en plus, on n'a pas de procuration.

Le Conseil national du parti va prendre sa décision, mais, selon vous, que faut-il faire pour sortir de cette crise ?

Personne ne veut parler de crise, ni remettre en question notre union. Nous sommes dans un passage difficile mais nous ne pouvons pas dire que nous sommes en crise. Nous sommes dans un processus normal. Dans cette affaire, ce qui est étonnant, c'est le fait qu'on veuille mettre à l'écart Ségolène Royal, alors qu'on l'a rendu présidentiable.

Dans le JPB de samedi 22 novembre, le Préfet Philippe Rey a déclaré ne pas tolérer de nouvelle chambre d'agriculture dans le département. Qu'en pensez-vous ?

Je ne vois là rien de nouveau. Les préfets ont toujours eu cette position. La loi dit qu'il ne peut y avoir qu'une seule Chambre d'agriculture.

La législation est-elle la seule dimension de ce problème ?

On ne sait pas qu'elle est la réflexion menée derrière cette position... Ceci dit, d'habitude, les lois sont «flexibles», mais dans le cas présent, non. Si le Pays Basque était un département, le problème ne se poserait pas.

Par ailleurs, je n'accepte pas que le préfet envoie en justice une quarantaine de communes basques à cause de l'attribution de subvention à Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG). Il ne reconnaît pas d'intérêt communal à cette subvention. Or, ce département a octroyé 30 000 euros à la construction d'un mémorial à Colombey-les-Deux-Eglises. Monsieur le Préfet pourrait m'expliquer quel est l'intérêt de ce projet pour ce département ?

Alain Rousset a annoncé l'attribution d'une subvention de 90 000 euros à l'association EHLG. Est-ce que la Région d'Aquitaine risque d'être poursuivie en justice ?

La Région a déjà donné 500 euros à cette association pour l'organisation d'un forum sur l'eau. Personne n'a relevé ce fait. Depuis, nous avons eu des pressions pour ne pas débloquer de subventions.

De la part de qui ?

De toute part, et particulièrement, de la Chambre d'agriculture départementale, de la Chambre d'agriculture régionale et du Préfet. Cependant, le 24 novembre [hier], l'exécutif va proposer de faire passer quelques subventions. On va voir la réaction du préfet.

Malgré les pressions vous allez continuer dans cette voie ?

Oui, nous allons poursuivre cette voie. D'après nous, le Préfet ne devrait pas porter plainte. Nous attribuons des subventions à de nombreuses associations et EHLG en est une.

Et le 29 janvier je serais au procès, aux côtés de Laborantza Ganbara. Bien que la loi dise qu'il ne peut y avoir qu'une seule Chambre d'agriculture, cela ne veut pas dire qu'elle ne changera pas. Ils savent très bien qu'EHLG n'est pas un établissement public, comme peut l'être la Chambre d'agriculture, mais une association, légale, qui souhaite avoir, un jour, un établissement public dédié aux affaires agricoles.

Le procureur de la République de Paris a déclaré ne pas avoir trouvé de liens financiers entre l'ETA et Batasuna. Pourtant, la Police est entrée dans les maisons de dizaine de personnes, certains anciens élus. Qu'en pensez-vous ?

Je le vois d'un mauvais oeil. Cependant, il existe des pressions vis-à-vis de l'ETA, et c'est normal. Il faut clairement dire que l'ETA est une organisation dangereuse. Et si ces faits relèvent de la prévention, c'est une bonne chose. Ceci dit, en France personne n'a parlé d'interdire Batasuna. Je ne pense pas que le Gouvernement français va aller dans cette direction.

Certaines voix, autant à droite comme à gauche, se sont tout de même inquiétées de ce qui se passait...

Cela fait longtemps qu'on compare la situation en France et en Espagne et on se demande si ici aussi on va illégaliser Batasuna. Mais la France ne va pas emprunter cette voie. Si c'était le cas, beaucoup de gens s'y opposeraient.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mer 26 Nov - 19:27

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Les subventions régionales versées à Euskal Herriko Laborantza Ganbara sont confirmées
26/11/2008

G.T.

Frantxoa Maitia l'avait annoncé au Journal du Pays Basque (voir édition du 25 novembre) et au site Internet Kazeta.info, hier, Mixel Berhocoirgoin l'a confirmé à cette même page web : la Région Aquitaine accorde 96 000 euros à l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara.

La subvention a été validée lundi, sur proposition de l'exécutif dont fait partie Frantxoa Maitia en tant que vice-président. Cet argent est versé pour les années 2008 et 2009.

Une décision qui satisfait le président d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG), Mixel Berhocoirigoin. L'argent reçu va servir à quatre axes de travail : le développement de l'appellation d'origine dans le domaine de la production ovine, le programme d'aide à l'installation des jeunes, la préparation de l'AOC du porc basque, puis, les investissements dédiés aux services proposés aux paysans.

Mixel Berhocoirigoin souligne l'importance de cet axe : «Cette aide financière est très importante pour les services. Par exemple, ce programme comprend la fromagerie mobile... Un outil qui apporte beaucoup aux éleveurs».

Ce n'est pas tous les jours que l'association reçoit ce genre de nouvelle. Effectivement, les pressions subies par les représentants publics qui lui versent des subventions sont grandes ; et Frantxoa Maitia le reconnaissait dans son entretien. A l'origine de ces pressions les Chambres d'agriculture de Pau et d'Aquitaine, ainsi que la Préfecture de Pau.

Cela se retourne contre eux

La plainte déposée par ce dernier, et soutenu par la Chambre d'agriculture de Pau en tant que partie civile explique la situation. «D'habitude nous ne communiquons pas sur nos partenaires financiers de peur que cela se retourne contre eux», explique Mixel Berhocoirigoin. C'est le cas d'une quarantaine de maires du Pays Basque.

Cependant, à l'approche du procès du 29 janvier, le président de l'association accueille avec joie «les bonnes nouvelles». L'aide attribuée par la Région d'Aquitaine est «un coup de pousse dans la voie que nous avons empruntée et concernant le procès, c'est un argument de poids en notre faveur», précise le président de Euskal Herriko Laborantza Ganbara.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 27 Nov - 21:11

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Les Démos soutiennent à leur tour Laborantza Ganbara


27/11/2008

Jean Sébastien Mora

À leur tour les Démos, le mouvement de désobéissance civile apporte un soutien financier et moral à la chambre agriculture alternative du Pays Basque.

Une démarche pour appuyer l'association dans l'épreuve judiciaire que lui impose aujourd'hui l'Etat français. Une manière aussi de «lancer un appel pour que les gens se mobilisent pour le procès et rejoignent les comités de soutien» explique un membre.

En effet, les Démos jugent le procès qui se déroulera le 29 janvier 2009 inacceptable, «le préfet veut effacer l'existence même de l'association, construite en toute légalité, pour remplir les besoins locaux» explique-t-il.

Une action qui suit la logique des revendications historiques des Démos, c'est-à-dire «la mise en place d'institutions publiques basques et mais aussi la reconnaissance d'un travail utile» confie un des membres du mouvement de désobéissance civile.

De son côté, Michel Berhocoïrigoin a déclaré être très heureux de leur soutien, expliquant qu'«une fois de plus les Démos font une action intelligente et en adéquation avec les problématiques du moment». Un soutien moral, mais aussi un apport financier de 3 300 euros qui est loin d'être négligeable pour l'association qui milite pour une agriculture durable.

Le président de l'association explique également que «les encouragements comme celui des Démos nous convainquent que la démarche, à la fois ambitieuse et pacifique, est juste». Le projet Laborantza Ganbara qui a été porté par des pans pluriels de la société est attaché au principe démocratique. «L'ensemble des soutiens exprime la manifestation de ce mouvement social» explique Michel Berhocoïrigoin. Et c'est bien la dimension démocratique et la même vision de la lutte non-violente qui ont rapproché Laborantza Ganbara et les Démos.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mer 10 Déc - 20:11

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Le préfet met en garde les élus qui soutiennent Laborantza Ganbara


09/12/2008

G.T.

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey, a de nouveau rappelé à l'ordre les élus du Pays Basque concernant le soutien apporté à l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG). Ce qui a amené les représentants et les amis de l'association à dénoncer, hier, le caractère intimidant du courrier daté du 2 décembre envoyé par le préfet aux maires basques.

«Je ne doute pas qu'en tant que détenteur d'un mandat public, vous ayez à coeur d'éviter toute initiative contraire à la loi et toute ambiguïté de nature à perturber le fonctionnement des institutions publiques», écrit Philippe Rey dans la lettre, soulignant que «le seul grief qui motive les poursuites contre cette association est sa dénomination». La vice-présidente de l'association en question va se faire conseiller sur l'éventuel abus de pouvoir que représente l'envoi de cette lettre.

L'appel des cent

Le préfet de Pau réagissait par son biais à l'adhésion de plusieurs élus à l'appel des 100 lancé par Euskal Herriko Laborantza Ganbararen Lagunak, le groupe de soutien de l'association. Parmi les représentants publics, se distinguent les Conseillers régionaux Frantxoa Maitia, Sylviane Allaux et Jean Lissar ; les Conseillers généraux Kotte Ecenarro, Jérôme Aguerre et Monique Larran-Lange ; suivis d'une centaine de maires et d'élus.

À ces noms s'ajoutent une longue liste d'acteurs sociaux et économiques locaux, et, également, des signatures venues de l'Hexagone, scientifiques, écologistes et autres acteurs du monde agricole ou politique.

Et les participants à la conférence de presse, Dominique Amestoy, Maryse Cachenaud, Patxi Noblia et Txetx Etcheverry, ont précisé que ce n'était que le début. Le début d'une campagne qui va culminer samedi prochain, avec son lancement officiel, à Ainhice-Mongelos. Une assemblée générale a été organisée pour l'occasion.

Txetx Etcheverry a annoncé que près de 80 militants sont prêts à travailler sur le terrain pendant cette campagne. Ainsi, des tracts expliquant l'origine et la nature de l'association vont être distribués dans les lieux publics et un site a été créé pour informer les gens et les inviter à faire des dons (www.ehlgdoitvivre.org).

L'initiative prise par le Cinéma l'Atalante samedi dernier illustre ce nouveau virage pris par la campagne. Le président et la directrice du cinéma ont mis en place une caisse de soutien sur le comptoir de la taverne pour récolter de l'argent. Et ce en compagnie de l'animateur radio Daniel Mermet.


Mais pour qui il se prend ce trou du cul ??!!

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Matieu
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mer 10 Déc - 20:15

Ce qui est génial dans cette affaire (comprendre ridicule), c'est que le préfet fout les maires qui ont filé des subventions en procés, alors que la chambre a reçu aussi des subvention de .. la Région Aquitaine.

A quand une lettre du préfet à Rousset pour l'amener devant le tribunal ?

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 11 Déc - 10:03

Cette histoire est tout simplement scandaleuse, elle prouve une fois de plus la volonté de l'état de priver Iparralde de structures administratives lui permettant de faire encore un pas de plus vers l'autodétermination. L'administration ne reconnait que le français comme langue officielle et le préfet chie une pendule parce que "Euskal Herriko Laborantza Ganbera" veut dire une fois traduit en "bon français" "Chambre d'Agriculture du Pays basque", ces petites gens ne reconnaissent un sens à ce qu'il qualifient de "langue de sauvage" qu'à la condition que cela leur permette de nous la mettre profond....
Quelle honte !!!!!
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Matieu
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 11 Déc - 13:43

un pas vers l'autodétermination, t'es optimiste, moi j'aurai dit un pas vers un petit début d'une certaine autonomie départementale ..

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 11 Déc - 15:00

C'est déjà trop apparemment...
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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 11 Déc - 20:08

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Vingt et une opérations du Contrat territorial Pays Basque sont sur les rails

11/12/2008

Goizeder Taberna

Trois mois après la signature du Contrat territorial Pays Basque, 21 opérations, sur les 77 que compte le contrat, sont sur les rails. Le constat a été fait lors du point fait par le Comité de pilotage, hier, en présence de tous les acteurs de ce contrat : le Conseil des élus du Pays Basque, le Conseil de développement du Pays Basque, le Conseil général, le Conseil régional et le sous-préfet.

Les opérations ainsi évaluées s'élèvent à 38,6 millions d'euros, dont 18 millions d'euros sont destinés à la rénovation de la ligne ferroviaire Bayonne-Saint-Jean-Pied-de-Port. Représentant le Conseil régional d'Aquitaine, Frantxoa Maitia a confirmé l'engagement de cette institution dans la rénovation du chemin de fer. Pour le moment, une étude socio-économique et de déplacements a été réalisée et RFF s'est chargé de l'audit sur les infrastructures.

Par ailleurs, le sous-préfet Eric Morvan a rappelé que «la dimension économique fait la force de ce contrat». Ainsi, le contrat territorial a permis de développer des clusters ou groupes de réflexion regroupant les professionnels. Ainsi, ces derniers travailleront sur le domaine de la glisse et de l'agroalimentaire. La Cité des Métiers, pour laquelle 21 millions d'euros vont être dépensés, fait aussi partie des projets en cours.

L'autre cité, celle de la Technocité, placé à l'ancien site de Ruwel, est en phase de réalisation. Les travaux d'aménagement sont en chantier et le président du Conseil des élus, Jean-Jacques Lasserre a prévenu qu'il était trop tôt pour annoncer l'attribution des bâtiments qui s'y érigeront.

Interrogés par les journalistes sur le procès d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara, J.J. Lasserre a dit ne pas approuver le fait que la Chambre d'Agriculture se soit porté partie civile, et E. Morvan a qualifié le soutien à EHLG de «combat d'arrière-garde».


Vaut mieux en rigoler..
C'est sur que le contrat territorial est tellement utile au pays basque..

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Ven 12 Déc - 23:21

Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

Six semaines pour gagner!
11/12/2008

Txetx Etxeberri/LANBIDEA
La campagne de soutien à Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) va démarrer à partir du 13 décembre et durera jusqu'au procès qui se déroulera au Tribunal de Bayonne le jeudi 29 janvier à 14 h 00.

J'aimerai ici attirer l'attention de chacun d'entre nous sur l'importance exceptionnelle que vont revêtir ces six semaines.

L'objectif est de gagner ce procès et de permettre ainsi à Laborantza Ganbara de continuer à exister et à travailler en paix. Si nous gagnons ce procès, nous désamorçons une part très importante des armes qu'a utilisées de manière systématique au cours de ces quatre dernières années le représentant de l'Etat pour harceler et affaiblir Laborantza Ganbara.

Une nouvelle phase s'ouvrira dès lors, qui privilégiera la construction et le dialogue, à la confrontation permanente telle que nous l'imposent aujourd'hui le Préfet et la Chambre d'Agriculture de Pau. La discussion avec les pouvoirs publics, sur le fond de l'affaire -à savoir la nécessaire création d'une Chambre d'Agriculture du Pays Basque, pour démontrer la viabilité de l'agriculture paysanne et durable à l'échelle de tout un territoire donné -création qui est possible par simple décret du Premier ministre- pourra avoir lieu dans un contexte apaisé.

Il y a là un beau défi, pacifique et serein, que nous serons très nombreux (ses) à relever.

Déjà plus de 80 personnes différentes ont préparé depuis de nombreuses semaines les outils de cette campagne, dans divers groupes de travail. Les uns s'occupent du travail de sensibilisation sur le reste de l'Hexagone, les autres des dossiers d'information, les autres de la partie juridique, les autres des pétitions de soutien, les autres ont monté un blog de campagne en 5 langues (1) etc. C'est un premier signe évident de mobilisation et d'une dynamique naissante car cela s'est fait au moment même où beaucoup d'autres sympathisant(e) s de Laborantza Ganbara étaient accaparé(e) s par l'organisation de Lurrama-La Ferme Pays Basque qui a encore réussi à mobiliser 700 bénévoles malgré la pluie et le froid.

Un beau défi à relever

L'enjeu est désormais de passer à la vitesse supérieure, et ce à compter du 13 décembre. À partir de là, ce défi doit devenir celui de la société tout entière, refusant calmement mais avec détermination cette agression antidémocratique du gouvernement contre le Pays Basque. Les paysans, ceux et celles qui veulent des campagnes vivantes et équilibrées, les défenseurs de l'environnement, les consommateurs, les citoyens attachés aux libertés fondamentales et au droit d'association ont toutes les raisons du monde de souhaiter la victoire d'EHLG.

Et la société basque dans son ensemble doit affirmer haut et fort qu'EHLG pose une vraie question, celle du problème posé par l'inexistence institutionnelle du Pays Basque nord, et que la solution n'est pas d'empêcher de poser les questions, mais de trouver les réponses satisfaisantes.

Écrire ensemble une page d'Histoire :

C'est l'importance de l'enjeu, tout autant que le soutien très large et particulièrement divers dont jouit Laborantza Ganbara qui me font croire que nous allons connaître au cours des six semaines suivant le 13 décembre un moment fort de la vie d'Iparralde.

Je crois que tous ceux et celles qui auront participé à cette bataille seront plus tard fiers de l'avoir fait, fiers d'avoir contribué à écrire -ensemble- une belle page de l'Histoire du Pays Basque nord.

Cette bataille va donc démarrer lors d'une Assemblée générale qui aura lieu ce samedi 13 décembre à 10 h 00 du matin dans les locaux d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara à Ainhice-Mongelos : après un point d'information sur l'état de préparation globale de la campagne, l'AG en préparera la déclinaison locale, canton par canton, village par village, quartier par quartier.

C'est pourquoi la présence de chaque militant de terrain, chaque acteur local est indispensable ce samedi 13 décembre. Dès le lundi suivant démarrera en effet la campagne de soutien et d'information demandant que Laborantza Ganbara puisse vivre et travailler en paix, sur tout le Pays Basque nord, au plus près de chacun de ses habitant (e) s.

Elle durera six semaines et aura comme objectif d'emporter une victoire essentielle pour l'avenir de notre Pays.


Citation:
Le JPB
Pays Basque

Corinne Lepage soutient Laborantza Ganbara
12/12/2008

C.R.J

Eric Delhaye, président délégué de CAP 21 et Corinne Lepage, ancienne ministre de l'environnement, présidente de CAP21 et vice-présidente du Mouvement Démocrate, viennent d'apporter leur soutien à Laborantza Ganbara : «L'identité forte du Pays Basque et de son agriculture qui façonne les paysages justifie votre action en faveur d'une agriculture paysanne et durable, plus respectueuse de l'environnement» ont-ils écrit, ajoutant que la liberté d'association ne devrait souffrir d'aucun compromis.

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Sam 13 Déc - 20:57

Citation:
Le JPB
Pays Basque

"Soutenir Laborantza Ganbara n'est pas illégal"


13/12/2008

Goizeder Taberna

La campagne officielle en soutien à l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara débutera aujourd'hui, à 10 heures, à Ainhice-Mongelos, avec une assemblée générale. Lundi dernier, l'annonce de cette réunion avait été un prétexte pour rendre public la lettre adressée par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques aux maires du Pays Basque. En écho à ce courrier, ces mêmes maires ont reçu une lettre signée par le président de l'association cette semaine.

Ainsi, Mixel Berhocoirigoin a souhaité «apporter des précisions» pour que les premiers magistrats se décident, ou pas, d'exprimer leur soutien à EHLG en connaissance de cause. Effectivement, il s'étonne des propos tenus par le Préfet : «[sa conclusion] laisse penser que signer la pétition que nous vous proposons serait contraire à la loi : c'est faux et absurde !».

La dénomination

Mixel Berhocoirigoin reprend les arguments du Préfet Philippe Rey et les récuse un par un. Lorsque M. Rey dit que «le seul grief que motivent les poursuites contre cette association est sa dénomination», il écrit cela car «il a déjà perdu sur les autres points : l'objet, les missions, l'organisation», d'après l'auteur de la dernière lettre.

Concernant le nom de l'association, Mixel Berhocoirigoin précise qu'il sert à rappeler la revendication «très majoritaire» d'une chambre d'agriculture au Pays Basque. Il ajoute, «qu'il n'y a aucune confusion possible entre l'Établissement Public Chambre d'agriculture départementale et l'association de droit privé Euskal Herriko Laborantza Ganbara».

Erratum

Par ailleurs, dans l'article consacré au Contrat territorial Pays Basque dans l'édition du Journal du Pays Basque du 10 décembre, il ne fallait pas comprendre que le Sous-préfet Eric Morvan avait qualifié la campagne d'EHLG de «combat d'arrière-garde».



" Au-delà du victimisme, EHLG doit assumer ses actes "

ENTRETIEN/Jean-Michel Anxolabehere / Pdt Chambre d'Agriculture

Le procès contre l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) aura lieu le 29 janvier 2009. Alors que les amis de l'association progressent dans leur campagne de soutien, Jean-Jacques Lasserre n'approuve pas le fait que la Chambre d'Agriculture de Pau se soit porté partie civile. Le site Kazeta.info a recueilli les propos de Jean-Michel Anxolabehere.

La campagne de soutien d'EHLG débute officiellement le 13 décembre. Que pensez-vous de cette initiative ?

Chacun est libre de faire ce qu'il veut. Je ne lui donne pas plus d'importance que cela ; cette initiative est démocratique et tout le monde a le droit de se défendre. Ceci dit, je trouve leur attitude triste. Pas pour nous, mais pour les agriculteurs. La création d'EHLG a dispersé les forces, et cela n'est pas très professionnel, particulièrement en cette période de crise. Nous perdons de l'efficacité, aussi bien nous qu'eux.

Les amis d'EHLG ont déjà réuni près de 1 300 soutiens dans l'ensemble du territoire français. Le nom d'EHLG a-t-il vraiment plus d'importance que le projet lui-même ?

Le fait de créer une telle confusion n'aide pas vraiment l'agriculture ni la situation des agriculteurs. Le fait d'utiliser le même nom amène la confusion. Lorsqu'ils ont créé ce projet, ils savaient très bien ce qu'ils faisaient et ils ont choisi exprès le même nom que le nôtre. De ce fait, ils sont responsables de cette situation. Ce n'est pas une décision prise à la légère, donc, ils devront assumer les conséquences, sans entrer dans le victimisme.

Cette semaine, Jean-Jacques Lasserre a regretté le fait que vous vous soyez porté partie civile au procès contre EHLG.

Ce n'est que de la politique et je ne rentre pas dans ce champ. Avant d'entrer dans la polémique, je souhaite d'abord lui parler et ne pas amplifier la polémique dans les médias.

Le jour du procès approche, quel est votre sentiment ?

Comme je vous l'ai dit, la création d'EHLG n'apporte rien aux problèmes des agriculteurs. Il n'est pas normal d'avoir deux chambres d'agricultures dans ce département. C'est comme si on avait deux mairies dans une commune. Les textes disent la même chose, à savoir qu'il ne peut y avoir qu'une seule Chambre d'agriculture par département.

Leur attitude est tout aussi néfaste que malheureuse. Ils trompent les agriculteurs.

Gaxuxa Arranbide


Mais ce mec est une véritable TACHE
Qu'il aille se faire foutre, lui et son agriculture productiviste DE MERDE !!!

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mer 17 Déc - 18:53

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Le JPB
Pays Basque

Laborantza Ganbara lance sa campagne
16/12/2008

Plus de 200 personnes se sont retrouvées à Ainhice-Mongelos. Après avoir sensibilisé quelques acteurs sociaux et politiques ses dernières semaines, les responsables d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) ont lancé la campagne officielle lors de l'Assemblée Générale de samedi.

Une campagne qui débute dans un climat de polémique. Le président d'EHLG, Mixel Berhocoirigoin a fait remarquer qu'ils «ont perdu ou qu'ils sont perdus» à l'assistance. Il a illustré ses propos par la lettre envoyée par le préfet Philippe Rey aux élus basques et par les déclarations faites par le président de la Chambre d'Agriculture de Pau, Jean-Michel Anxolabehere au site Kazeta.info. M. Berhocoirigoin a rétorqué que «toutes les forces sont bonnes, à condition qu'on les accepte». Il a rappelé les obstacles mis par «Pau» pendant toutes ces années. Le dernier en date, «le fait que la Chambre d'agriculture se soit porté partie civile».

Dorénavant, la campagne va se poursuivre dans les cantons et Mixel Berhocoirigoin affirme qu'«ils vont recevoir une réponse qu'ils n'ont jamais imaginée».


Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

Le préfet aux champs!
16/12/2008

F.B. Larçabal / Membre d'ANAI ARTEA

Ce n'est certes pas un préfet à la Alphonse Daudet qui est en fonction dans le département un et indivisible des 64iens. Il ne musarde pas, lui. Il observe, il s'informe. Au premier coup d'oeil en y arrivant déjà il avait dû remarquer que 64, numéro d'une portion d'Etat, était devenu une marque commerciale déposée. Un vrai cas de conscience.

D'un côté il est difficile d'aller contre une privatisation à l'heure du tout libéral mais, d'un autre, il y a là, justement, comme une atteinte aux prérogatives de l'État... Et, il représente l'autorité de l'État. Qui plus est, dans un département implicitement classé DPS, département particulièrement surveillé. Comme les «détenus particulièrement surveillés», ce département nécessite une forte présence des forces de sécurité mais pas partout. Pas de problème du côté du Béarn. Terre de chimie s'il en est, malgré l'épuisement de son gaz, il conserve son pétrole vert, une agriculture bien productive qui utilise intelligemment les dernières merveilles de l'industrie chimique. C'est au Pays Basque bien sûr que réside «le problème» et ses fonctions de représentant de l'État l'obligent à l'aborder. En effet, comme tous les préfets, il est un voyageur sans bagages qui laisse ses dossiers à son successeur pour retrouver ailleurs ceux de son prédécesseur.

C'est ainsi qu'il a hérité, entre autres affaires, du cas d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara. Pas forcément un cadeau. À traiter sans le moindre faux-pas sous le regard direct de son ministre qui n'a jamais envisagé que la répression comme solution au problème basque.

Agissant dans un contexte où la moindre initiative basque est suspecte, le préfet actuel va jusqu'à user de son pouvoir pour engager les élus à ne pas soutenir Euskal Herriko Laborantza Ganbara, une «initiative contraire à la loi» dont l'ambiguïté serait «de nature à perturber des institutions publiques». En voilà un qui est un nostalgique du passé ! C'est un instinct enfoui qui reprend le dessus car le pouvoir sur les maires est inscrit dans les gènes du corps préfectoral.

Le géniteur de ce corps, on le sait, ne fut autre que le Premier Consul Napoléon Bonaparte, futur «Empereur de la République» - titre et fonction encore convoités de nos jours - et il donna aux préfets le pouvoir de nommer les maires. Mais, s'il est un peu curieux de l'Histoire, le préfet apprendra qu'un Basque natif de Saint-Jean-Pied-de-Port, Charles Floquet, qui fut Président du Conseil et Ministre de l'Intérieur fut très fier de rappeler en 1 892 à Bayonne le pas décisif vers la démocratie que le République avait fait franchir en ôtant au gouvernement et à ses préfets le pouvoir de nommer les maires. Il précisa même qu'ils n'avaient plus à être les «serviteurs» du gouvernement. Ceci dit, les élus du Pays Basque sont aussi respectueux des lois que ceux d'ailleurs et ils aimeraient certainement que l'État le soit aussi.

Par exemple, dans un contexte que l'on sait difficile et depuis plus de dix ans des élus de toutes les tendances politiques, conseillers municipaux, maires, la majorité des conseillers généraux, les députés Jean Grenet et Jean Lassalle ont demandé qu'on rapproche les prisonniers politiques basques dans les prisons les plus proches de leurs familles comme le demandent le Code de procédure pénale, les règles pénitentiaires européennes et le Conseil Économique social de l'O.N.U. Aucune réponse. À la décharge du préfet disons qu'il ne peut pas grand-chose contre la politique de double peine, incarcération, plus éloignement et dispersion des prisonniers, parce qu'elle est décidée à Madrid et que le gouvernement français s'y soumet.

Par ailleurs dans l'entretien qu'il a accordé au Journal du Pays Basque, le préfet donne quelques précisions sur son action. Comme tout préfet du 64, il a dû recourir à un traducteur pour comprendre ce que disent et écrivent ses administrés et notamment pour trouver la faille justifiant l'attaque institutionnelle contre «Euskal Herriko Laborantza Ganbara». Une association 1 901 dont le nom qui n'a pas fait tiquer une seconde le sous-préfet de Bayonne est fatalement inscrit au Journal Officiel. Le traducteur n'a pu que lui dire que la traduction d' «Euskal Herriko Laborantza Ganbara» ne peut être en aucun cas «Chambre d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques». Rien à en tirer donc, à moins de jouer au faussaire en tronquant astucieusement l'appellation. Et en souhaitant qu'il existe encore des naïfs parmi les maires et les juges. Et effectivement, en ne retenant que la moitié des mots cela produit un certain effet. Laborantza Ganbara = Chambre d'Agriculture, l'équation est juste. Mais c'est un faux. Un vieux procédé : «Donnez-moi deux mots d'une personne et je vous la ferai pendre !» Le préfet continue en affirmant que cette similitude peut prêter à confusion... Mais qui peut se tromper ?

On attend avec impatience de voir quel est l'idiot de village qui va expliquer de bonne foi et de manière crédible devant le tribunal qu'il a confondu «Chambre d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques» avec «Euskal Herriko Laborantza Ganbara». La partie civile devra dénicher l'oiseau rare parmi ses membres mais, même là, ce n'est pas gagné d'avance : pour un bascophone, impossible de se tromper, pour un francophone, impossible de se tromper... Il faudra un menteur, et un bon.

En conclusion, si, à la manière du préfet, un particulier était tenté de trafiquer les appellations dans les documents qu'il soumet à l'Administration, comment le préfet réagirait-il ?


Citation:
Le JPB
L'opinion

Situation surprenante
17/12/2008

À Madame Alliot-Marie

Paris, le 15 décembre 2008
Madame la Ministre, j’ai eu connaissance de la plainte déposée par Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques contre l’association “Euskal Herriko Laborantza Ganbara” en raison du nom qu’elle s’est donné. (...) Monsieur Michel Berhocoirigoin, Président d’EHLG, est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende, l’association elle-même étant menacée de dissolution, des condamnations très graves au regard du motif fondant la plainte. De plus, des maires de sensibilités très diverses qui ont subventionné ses activités sont eux-mêmes visés. Cette situation est pour le moins surprenante quand on sait que cette association a été régulièrement déclarée, qu’elle a, depuis l’année 2005, une activité non seulement légale mais qui plus est utile au monde paysan de ce département des Pyrénées-Atlantiques que vous-même connaissez bien. Je pense par exemple à ses actions de conseil et de formation en direction des petits agriculteurs. La Commission permanente du Conseil régional, réunie en novembre dernier, a d’ailleurs décidé à l’unanimité de lui verser une série de subventions.
Il semble par conséquent qu’il y ait là une incohérence qui devrait justifier la fin des poursuites. Je remercie de toute intervention que vous pourriez faire en ce sens.

Nicole Borvo Cohen-Seat

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 18 Déc - 21:36

Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

M. le Préfet veut bâillonner le droit d'expression des élus du Pays Basque : Stop aux injonctions et manoeuvres antidémocratiques18/12/2008

Patxi Noblia/Association des amis de Laborantza Ganbara

En ce mois de décembre 2008, M. le Préfet écrivait à tous les maires du Pays Basque une lettre se terminant par : «Je ne doute pas, par ailleurs, qu'en tant que détenteur d'un mandat public, vous ayez à coeur d'éviter toute initiative contraire à la loi et toute ambiguïté de nature à perturber le fonctionnement des institutions publiques». La grave menace qui pourrait porter atteinte à la république est une pétition qui commence à circuler et précise que le signataire «souhaite que l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara puisse continuer à vivre et travailler».

Ainsi donc, selon M. le Préfet, M. Borotra, Sénateur maire de Biarritz, une dizaine de conseillers généraux et régionaux, une soixantaine de maires du Pays Basque, auxquels s'ajoutent trois anciens ministres et un vice-président du Parlement européen, une dizaine de parlementaires français d'appartenances diverses, sont de dangereux irresponsables qui visent à perturber les institutions.

Pour le plus haut fonctionnaire représentant l'État dans le département, en ce début du XXIe siècle, dans le mois où l'on célèbre le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, le simple droit de pétition, pourtant reconnu par la constitution, est un droit de trop en Pays Basque.

Dans cette petite et lointaine province (colonie ?), il faut qu'aujourd'hui les élus tremblent, obtempèrent ou se couchent sous les diktats de fonctionnaires qui illustrent bien, au travers de leurs innombrables manoeuvres depuis quatre ans, la neutralité de l'administration.

Manipulation de la réalité et de la légalité

Dans ce même courrier préfectoral apparaissent un certain nombre d'affirmations, soulignant que «ces précisions permettront d'éviter tout malentendu ou toute désinformation», quand c'est le contraire qui est écrit.

M. le Préfet écrit : «Il n'est pas question de mettre en cause le droit d'association». Pourtant, l'association loi 1 901 Euskal Herriko Laborantza Ganbara a été dûment enregistrée en janvier 2005, avec parution au Journal Officiel en mars, sans que la préfecture ait fait la moindre observation ou réserve sur le nom, l'objet ou les missions. C'est cette même association qui est citée au tribunal le 29 janvier 2009 en vue d'être interdite et de voir condamner son président, si les juges suivaient l'acharnement aveugle du préfet dans son verdict.

M. le Préfet précise que «le seul grief qui motive les poursuites contre cette association est sa dénomination». C'est carrément faux puisque Laborantza Ganbara est poursuivi au tribunal par le procureur «du fait de son objet, de ses missions, de son organisation et de son appellation qui présentent une ressemblance avec la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques», c'est bien l'ensemble du projet Euskal Herriko Laborantza Ganbara qu'il s'agit de tuer.

M. le Préfet ment encore lorsqu'il écrit : «La loi dispose explicitement que l'usage d'une appellation comportant les mots «chambre d'agriculture» est réservé aux seuls établissements publics constitués dans les conditions prévues par les lois en vigueur». Ainsi donc, M. le Préfet estime qu'Euskal Herriko Laborantza Ganbara utilise les mots protégés si on traduit son nom en français. Le problème c'est que dans ses statuts comme dans tous les documents et papiers en-tête, le nom de l'association n'a jamais été traduit, car ce nom en basque exprime en lui-même une différence radicale qui ne peut être confondue avec l'intitulé ou l'institution chambre d'agriculture départementale. Traduire le titre de l'association pour démontrer la similitude des dénominations est une forfaiture intellectuelle pour les besoins d'une mauvaise cause et qui va à l'encontre de la volonté et de la pratique des fondateurs de l'association.

À l'inverse, on ne peut que constater que, jamais depuis sa création, même pour d'éventuels impératifs de communication, la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques n'a procédé à la traduction en basque de son intitulé. Il ne serait pas non plus inutile de rappeler à M. le Préfet que le texte suprême de la république, la constitution, précise dans son article II : «La langue de la république est le français» et que par conséquent une appellation ou un intitulé dans une langue minoritaire n'a aucune valeur vis-à-vis des textes et dénominations officielles.

Solidarité active et responsable.

En ces temps de crise généralisée, M. le Préfet n'a sûrement pas de choses plus utiles à la société que de s'acharner contre EHLG et de vouloir tuer une initiative de prise en charge locale des problèmes qui concernent directement la vie de plus de 5 000 familles en Pays Basque.

Le 17 janvier 2009, l'association fondée début 2005 va fêter son quatrième anniversaire malgré le harcèlement dont elle aura été l'objet durant cette période du fait de l'administration. Elle emploie 10 salariés que M. le Préfet veut envoyer au chômage et est soutenue par plus de 1 200 donateurs.

Euskal Herriko Laborantza Ganbara travaille pour le développement d'une agriculture paysanne et durable, adaptée aux spécificités et réalités du Pays Basque, à partir de produits de qualité, en respectant l'environnement, pas seulement dans les discours.

Malgré les oukases préfectoraux, la solidarité active, déterminée et responsable de toute la société du Pays Basque, des élus au premier chef, éclairera la décision des juges afin que, tout simplement, l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara puisse continuer à vivre et travailler à construire un avenir équilibré, en particulier sur tout le Pays Basque intérieur.


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Le JPB
Pays Basque

La Ruée au Jazz soutient Laborantza Ganbara
18/12/2008

Soirée de soutien - Face au procès du 29 janvier prochain, dans lequel Euskal Herriko Laboranza Ganbara (EHLG) risque son interdiction, l'association Swing home tient à affirmer sa solidarité.

Afin de participer activement et à sa manière au mouvement de soutien populaire à EHLG, Swing Home organise une soirée de soutien au Patxoki.

À l'instar du «Live Earth», des groupes de légendes offriront un concert (surprise) inoubliable ce vendredi 19 décembre à 22h...

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