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 Laborantza Ganbera attaqué en justice...

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Ven 2 Jan - 23:25

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Code:
La députée PS Lignères-Cassou soutien Laborantza Ganbara

02/01/2009

Soutiens-La députée-maire PS de Pau, Martine Lignières-Cassou, a signé l'Appel démocratique «Ne laissons pas faire !», demandant l'arrêt des poursuites contre EHLG et alertant l'opinion publique sur la grave atteinte à la liberté d'association qui constituerait son interdiction.

Le groupe municipal d'Uztaritze, Herria Bizi Dadin (HBD), apporte son soutien à Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) contre la répression. HBD appelle ses militants et sympathisants à participer aux actions de soutien à EHLG. Emazteek Diote se joint aussi à la mobilisation.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 8 Jan - 17:38

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Soutiens à EHLG, suite !
07/01/2009

C.R.J.

Alors que le procès d'EHLG approche à grand pas, les soutiens affluent. Ainsi l'ancien ministre de l'agriculture (gouvernement Jospin de 1997 à 1998) Louis Le Pensec vient de signer l'Appel démocratique «Ne laissons pas faire !», demandant l'arrêt des poursuites contre Euskal Herriko Laborantza Ganbara et alertant l'opinion publique sur la grave atteinte à la liberté d'association que constituerait son interdiction. À noter également deux soirées de solidarité : ce soir à La Perle de Saint-Pierre- d'Irube à 19h, présentation d'EHLG et projection d'un film : «Qu'est-ce que l'agriculture paysanne et durable ?», suivi d'un apéritif-tapas. Samedi au local Latsa d'Ustaritz à 18h, aura lieu une soirée de soutien avec danses, mutxikoak et gaiteroak.


Citation:
A propos du procès de Laborantza ganbara
Par Olivier Besancenot, porte –parole de la LCR

J’apporte mon soutien à Michel Berhocoirigoin, président de l’association Laborantza ganbara du pays basque qui comparaîtra le 29 janvier 2009 devant le tribunal correctionnel sur plainte du préfet des Pyrénées Atlantiques. Michel Berhocoirigoin risque un an de prison et 15 000 euros d’amende.


Les chambres d’agriculture officielles et les pouvoirs publics n’ont pas permis l’essor d’une alternative agricole à l’agriculture productiviste en France. La chambre d’agriculture parallèle mis en place par le syndicat paysan ELB est une base d’appui en défense des petits et moyens paysans, de l’installation des jeunes et pour développer une agriculture créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement et des consommateurs.


C’est pourquoi je souhaite que cette association puisse continuer à vivre et travailler pour une autre agriculture sans que ses responsables ne se retrouvent poursuivis pénalement.

Paris le 2 janvier 2009

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Sam 10 Jan - 23:09

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Sérénité et EHLG : la Chambre en 2009


09/01/2009

Claire Revenu-Jomier

C'était hier au tour de la Chambre d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques de présenter bilan 2 008 et perspectives 2009, C'était prévu, Jean-Michel Anxolabéhère a profité de l'occasion pour faire un point sur la procédure engagée par l'État français contre EHLG dans laquelle la Chambre d'Agriculture s'est porté partie civile.

Le président a informé que la Chambre d'Agriculture avait traité 1 300 dossiers d'agriculteurs du Pays Basque en 2008, année difficile à cause des aléas sanitaires et climatiques et de la forte volatilité des prix. 110 agriculteurs se sont installés en Pays Basque. La Chambre a également entamé une réflexion sur la réforme qui fait suite au bilan de santé de la PAC.

Accompagnement

Jean-Michel Anxolabéhère et Marc Aramendi, directeur du SUAT Pays Basque, ont ensuite détaillé les priorités de la Chambre pour 2009 : tout d'abord, l'accompagnement technique et économique, avec des actions spécifiques auprès des éleveurs, notamment en ce qui concerne les bâtiments, «le poste essentiel et aussi le plus lourd et le plus coûteux». La Chambre met en place un accompagnement à la carte dans ce domaine. Ensuite, le développement de la filière bio, sur lequel la Chambre mobilise deux conseillers. Priorité également aux fourrages, dont il faut améliorer la variété, et à l'activité pastorale «qu'il faut traiter en s'attachant au territoire dans sa globalité : par un diagnostic de l'ensemble des usages de la montagne (agriculture, chasse, biodiversité, tourisme)».

«2 009 est l'année des calages» a déclaré le président Anxolabéhère. «Il faut adapter nos outils et nos structures. Dans le cadre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), nous avons un rôle d'interface. Il faut raisonner dans la construction du groupe des Chambres d'agriculture. Pour cela, nous devons mutualiser certains postes entre les différentes chambres de la région Aquitaine et en même temps renforcer la prise en compte de la couverture territoriale. Ce n'est paradoxal, mais complémentaire».

Laborantza Ganbara

Jean-Michel Anxolabéhère a tenu à s'exprimer sur le procès d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara, le 29 janvier prochain. «Je regrette la tournure médiatique que prend cette affaire» a-t-il déclaré. «On déplace les attentes des agriculteurs du Pays Basque, on a tendance à dénaturer un peu le rôle de chaque instance dans le paysage agricole. Il ne suffit pas de donner un nom pour qu'un organisme puisse prétendre à un rôle, pour moi, c'est un peu démago. On ne peut pas prétendre à la dénomination de la Chambre d'agriculture, à la fonction de la Chambre d'agriculture. Nous nous sommes porté partie civile afin d'apparaître dans le procès, pour avoir l'information sur ce qui se dit et se dira, et avoir le réel rôle d'une chambre d'agriculture dans le code rural. Notre avocat, Maître Casadebeig, fera valoir le préjudice qu'on peut considérer avoir eu au cours des quatre années passées».

Le président ajoute avoir demandé à la justice un euro symbolique au titre de préjudice moral. à la question de savoir ce qu'il pense des soutiens reçus par EHLG, il estime que le monde politique «va dans le sens du vent et se sert de la confusion qui règne». Pour lui, «certains veulent apparaître, tout simplement. D'autres brouillent les cartes et tentent d'en tirer le meilleur parti à leur niveau».

Pour ce qui est de la subvention de 96 000 euros versée à EHLG par le Conseil régional, Jean-Michel Anxolabéhère estime que le Conseil a toute légitimité dans la gestion de son budget.

Enfin, sur les réactions de certaines personnalités comme Olivier Besancenot, porte-parole de la LCR, Gérard Onesta, vice-président du parlement Européen, Louis Le Pensec, ancien ministre de l'agriculture, il conclut : «Je m'amuse que ceux qui soutiennent EHLG soient ceux qui sont les moins concernés. C'est gratuit et ce n'est pas responsable. J'espère que nous retrouverons la sérénité sur nos territoires pour aller à l'essentiel, aux besoins réels de nos mandants. C'est le voeu que je forme de toutes mes forces».


Citation:
Le JPB
Pays Basque

Laborantza Ganbara sort à nouveau les toques
10/01/2009

Repas de soutien - La formule a eu du succès à Lurrama et Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) va s'inspirer de la même recette. Dans le cadre de la campagne de soutien de l'association, les cuisiniers du canton d'Espelette vont se réunir pour offrir un «Dîner des chefs». Le repas aura lieu le samedi 24 janvier, quatre jours avant le procès initié par le préfet contre EHLG.

À cette occasion, seulement 150 places ont été prévues. Les organisateurs recommandent donc d'acheter les places à l'avance dans les lieux suivants : bar Camblong de Louhossoa, Krakada d'Itxassou, Iken Optique de Cambo, bar California d'Espelette, restaurant Bergara de Souraïde, Herriko Taberna de Sare, Fondation Manu Roblez Arangiz de Bayonne, Euskal Herriko Laborantza Ganbara d'Ainhice-Mongelos. Le repas coûtera 30 euros vin, café et animations inclus. Et la soirée débutera à 19 heures avec un apéritif.

Quatrième anniversaire

À croire que la campagne de soutien à Euskal Herriko Laborantza Ganbara se déroule dans la bonne humeur, l'association organise un autre repas le 17 janvier. Populaire celui-là. Le rassemblement donnera suite à une assemblée particulière, puisque l'association va célébrer sa quatrième année d'existence. Ainsi, après une réunion célébrée au siège d'Ainhice-Mongelos, les sympathisants vont se retrouver autour d'une table. La réservation est souhaitée avant le 12 janvier en appelant au 05 59 37 18 82.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mer 14 Jan - 18:36

Citation:
Le JPB
L'opinion
Une clarification sur EHLG est nécessaire

14/01/2009

Jean Michel ANXOLABEHERE

En septembre dernier, la chambre d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques s'est porté partie civile dans l'action judiciaire engagée par l'État à l'encontre de l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara pour «usage illicite de l'appellation Chambre d'Agriculture et pour exercice d'activité dans des conditions créant la confusion avec une fonction publique».

En effet, nous considérons, élus de la chambre d'agriculture, que le problème, c'est la confusion créée dans l'esprit de tous par le nom de l'association, et ce quelle que soit la langue utilisée. En s'engageant dans cette voie, nous attendons de ce procès l'application de la loi sur le respect de la dénomination pour apporter une clarification sur le positionnement de l'association.

La chambre départementale d'Agriculture, établissement public dirigé par des élus professionnels, est connue d'une part pour ses missions consulaires par lesquelles elle est l'interface avec les collectivités publiques et administratives du département et d'autre part pour ses missions d'intervention (conseil auprès des agriculteurs, actions de diagnostic études menées pour des collectivités, mise en oeuvre de services réglementaires, diffusion et de la transmission de connaissances techniques, au travers notamment de formations...).

Il s'agit d'un ensemble cohérent d'actions au service d'une profession mis en oeuvre selon une politique définie par des dirigeants issus d'une représentation démocratique de l'ensemble de la profession. À cette fin, les dirigeants mobilisent les moyens dont ils disposent, sous contrôle de l'État. Les actions sont déployées par les 80 salariés que compte la structure, et par de nombreux partenariats avec des groupes d'agriculteurs.

À l'heure de la restructuration des exploitations, les organismes professionnels d'accompagnement des agriculteurs, encouragés par les collectivités territoriales et l'État, recherchent eux aussi une optimisation de leur organisation pour apporter les services adaptés aux besoins des agriculteurs.

Dans ce contexte, que signifie cette dispersion des forces professionnelles ? À qui sert la division de la profession agricole ? En avons-nous le luxe ?

L'agriculture départementale n'a pas besoin de telles perspectives. Cette action en justice doit favoriser la compréhension du rôle respectif de tous ceux qui veulent participer au développement agricole et d'ouvrir ainsi de nouvelles possibilités de collaboration, que la chambre d'agriculture, par nature, se doit d'encourager.


Je sais pas si je vais publier encore pendant longtemps les déclarations d'un mec qui nous prend pour des cons à longueur de phrase...

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 15 Jan - 20:45

Citation:
L'opinion - Tribune Libre

Ainhiza : 4e anniversaire décisif
15/01/2009

Patxi Noblia

Ce samedi 17 janvier, tous les soutiens à Laborantza Ganbara sont cordialement invités à démarrer ensemble cette année 2009 par un anniversaire exceptionnel et réussi.

C'était le 15 janvier 2005 qu'était lancé, dans l'espoir et l'enthousiasme, ce magnifique pari qu'est l'association Euskal Herrriko Laborantza Ganbara. Malgré les pressions et les manoeuvres permanentes de la part des services de la Préfecture tout au long de ces quatre années qui n'ont pas cessé de harceler notre démarche citoyenne, l'association a pu peu à peu construire des bases pour l'avenir. Aujourd'hui, à moins de deux semaines du procès artificiel et partisan que nous imposent Préfet et Procureur, il est très important que nous soyons très nombreux à cet anniversaire pour bien lancer la dernière ligne droite de la campagne de résistance.

En confirmant le soutien, sans précédent, des maires, conseillers généraux, régionaux, municipaux, notre participation massive de ce samedi sera d'abord un appui personnel et direct que tout le Pays Basque se doit d'apporter à un homme exemplaire dans sa démarche constante depuis 30 ans au service de l'agriculture et du Pays Basque, à savoir Michel Berhocoirigoin, celui-là même que le Procureur convoque le 29 janvier au tribunal avec le risque d'an an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. Ce sera aussi l'occasion de découvrir tout le travail réalisé en 2008, malgré les tempêtes constantes subies injustement ; par exemple, vous découvrirez dans le détail le très important chantier réalisé par Euskal Herriko Laborantza Ganbara pour le compte du Syndicat des Nives, avec le diagnostic individualisé des centaines d'exploitations qui bordent les rivières et dont la sauvegarde est fondamentale pour l'alimentation en eau de 70 % du pays.

Vous serez également informés des différentes facettes du contrat proposé par EHLG à la Région Aquitaine pour 2008 et 2009 et qui a été approuvé à l'unanimité.

Vous serez directement tenus au courant de la formidable campagne de soutien menée à travers le Pays Basque depuis six semaines afin que Laborantza Ganbara puisse continuer de vivre et travailler ; nous expliciterons aussi les modalités prévues pour les 10 jours qui restent, comme pour le jour du procès. Le Préfet veut tuer Euskal Herriko Laborantza Ganbara, mais le succès de cet anniversaire par votre présence, démontrera bien que c'est tout à fait impossible.

Commençant à 10 heures, cette journée du 17 janvier sera pour beaucoup passionnante et constructive. Nous comptons vraiment sur la présence de chacun, d'autant plus qu'à partir de 13 heures, vous pourrez en plus déguster, sous un chapiteau chauffé et avec des animations, un repas de produits locaux au prix de 16 euros.

Merci de vous inscrire sans délai en téléphonant au 05 59 37 18 82

ou en adressant un courriel à : laborantza.ganbara@wanadoo.fr

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Ven 16 Jan - 10:34

Merci EKINTZA de nous tenir informés de la suite de cette histoire, même si certaines citations peuvent énerver, cela nous donne des arguments supplémentaires...

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Ven 16 Jan - 20:29

Oui.... chacune de leur parole est une pierre de plus à notre volonté !

Citation:
Le JPB
L'opinion

Laborantxa ganbara aitzina !
16/01/2009

Xabi LARRALDE / Membre de Batasuna

Le procès d'Euskal Herriko Laborantxa Ganbara (EHLG) programmé pour le 29 janvier prochain constitue une des dates clés de ce début d'année 2009. Comment expliquer la tenue même de ce procès ? Sans être dans leur peau, je crois que le travail de Laborantxa Ganbara gène beaucoup les représentants de l'État et les tenants du statu quo actuel (qu'il s'agisse de notables politiques ou de responsables du monde paysan) car il soulève trois niveaux de débats. Un premier débat concerne le type d'agriculture à promouvoir en Pays Basque. Sur ce point, la plaquette très pédagogique distribuée par Laborantxa Ganbara cite une étude de 2004 mandatée par l'ancien ministre de l'agriculture Hervé Gaymard qui souligne explicitement le fait que la question agricole est ici «avant tout celle du mode ou modèle de développement». Effectivement, le modèle d'une agriculture intensive et industrielle traditionnellement défendu par les instances officielles conduit l'agriculture du Pays Basque dans une impasse. Mais comme l'ont illustré les soubresauts de la crise alimentaire mondiale en 2008 (émeutes de la faim, spéculation sur les prix alimentaires...), cela est vrai d'un point de vue qui dépasse très largement le seul Pays Basque. Il faut, à l'échelle de la planète, revenir à un type d'agriculture respectueux de l'environnement et des équilibres des territoires. Il y a indéniablement aujourd'hui une prise de conscience en ce sens ainsi que l'atteste, par exemple, la montée d'une demande en faveur des produits «bio». En tout état de cause, les tenants d'une agriculture productiviste sont à contre-courant de l'histoire et c'est peut-être pour cela, qu'ils ne supportent pas des initiatives du type de celle de Laborantxa Ganbara qui leur renvoient en permanence cet état de fait à la figure. Dans la continuité de ce débat, la seconde problématique gênante soulevée par Laborantxa Ganbara est celle de la reconnaissance institutionnelle d'Iparralde. Euskal Herriko Laborantxa Ganbara est susceptible de faire concurrence à une institution «officielle» de la République. De quoi a donc peur le Préfet ? Je dirais qu'il a fondamentalement peur du travail de Laborantxa Ganbara. Alors que dans nulle autre catégorie de démarche un intitulé seulement rédigé en euskara ne saurait être pris en compte par l'administration préfectorale représentant l'État, le Préfet utilise comme un argument de la mise en accusation l'expression en basque «Euskal Herriko Laborantxa Ganbara». Cela est un aveu patent du fait qu'il sait qu'il n'est pas nécessaire qu'un objet (en l'occurrence une langue ou une structure agricole) soit officiel pour qu'il ait du sens pour la population. C'est en cela que le Préfet a peur du travail de Laborantxa Ganbara qui donne tout son sens à la démarche et fait de l'ombre à la chambre d'agriculture «officielle» de Pau. Car, les propres conclusions de l'étude du ministère de l'agriculture de 2004 mentionnée précédemment remarquent que «la chambre (celle de Pau) n'offre pas une lisibilité suffisante au Pays Basque». En ce sens, le travail de Laborantxa Ganbara dérange car il met en exergue la situation de négation totale du Pays Basque et est porteur d'une revendication politique majeure, celle d'une reconnaissance institutionnelle d'Iparralde. Cela nous amène à une troisième thématique gênante qui est liée à la dimension «Euskal Herri» et à l'idée de la «construction nationale». Cette dimension est en particulier fortement reflétée par le soutien du syndicat abertzale ELA à Laborantxa Ganbara. J'imagine que, tant les représentants de l'État, que certains notables locaux et responsables du monde paysan, ont dû observer avec des yeux éberlués la tenue à Laborantxa Ganbara de l'assemblée générale du syndicat ouvrier le plus puissant d'Hegoalde. Et il faut dire qu'au-delà du seul syndicat ELA, la démarche de Laborantxa Ganbara s'inscrit pour l'ensemble du monde abertzale dans l'idée de la «construction nationale» qui consiste à répondre à la négation du Pays Basque par les pouvoirs jacobins en mettant sur pied les outils nécessaires à sa survie. À ce titre, Laborantxa Ganbara a le mérite de montrer que, dans un contexte politique où toutes les expressions du conflit sont exacerbées (répression policière, actions d'ETA, etc.), il est possible d'avancer dans cette voie porteuse d'avenir basée sur la mobilisation des acteurs de la société civile de l'ensemble d'Euskal Herri. Face à cela, comment comprendre l'attitude de la Préfecture qui menace d'interdire Laborantxa Ganbara, si ce n'est au regard du contexte politique particulier du Pays Basque ? Le fait que les instances représentant l'État ne laissent pas se développer librement une initiative, dont le contenu en faveur d'une agriculture paysanne serait applaudi des deux mains n'importe où ailleurs, est symptomatique du déni de démocratie dont pâtit le Pays Basque. Au total, nul doute donc que le procès du 29 janvier constitue un rendez-vous majeur pour tous et toutes.


Citation:
Le JPB
Pays Basque

140 soutiens à Laborantza Ganbara
16/01/2009

Acteurs- De nombreux acteurs sociaux ou culturels du Pays Basque sud ont apporté leur soutien à l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara, hier. Parmi les 140 signatures, se trouvent celles du journaliste Mariano Ferrer ou encore du clown Pirritx, Aiora Zulaika.

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mar 20 Jan - 21:27

Citation:
Le JPB
Sujet à la une

Un repas avant la dernière ligne droite
600 au repas, 1 000 présents tout au long de la journée, à 14 jours du procès les défenseurs de Laborantza Ganbara étaient massivement réunis pour réaffirmer leur soutien à l’association


20/01/2009

Jean Sébastien MORA



Samedi dernier l'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara tenait son assemblée générale annuelle, synonyme d'anniversaire et de ses quatre années d'existence. Mais surtout, la réunion était chargée de symboles puisqu'il ne reste que 14 jours avant le procès du 29 janvier intenté par le Préfet des Pyrénées-Atlantiques.

L'association qui a pour objet le développement d'une agriculture paysanne, compte aujourd'hui dix salariés et 1 200 membres-donateurs. C'est après une campagne de soutien de grosse ampleur que les adhérents se sont réunis pour dresser le bilan annuel des activités de EHLG. Ainsi dès 10h du matin, ils étaient entre 450 et 500 présents afin de marquer leur engagement dans l'association mais aussi pour faire le point sur la campagne de soutien coordonnée par Txetx Etxeberri depuis la fondation Manuel Robles Aranguiz à Bayonne.

Autour de Michel Berhocoirigoin, l'association a mis en valeur le soutien important de personnalités et d'acteurs de la vie publique. Par ailleurs, ce sont 200 000 euros qui ont été recueillis au travers des activités de l'association EHLG et grâce aux dons privés.

Le repas de la société civile

Un peu plus tard, sous le grand chapiteau qui avait été dressé pour l'occasion sur la place du village, ce sont les 600 places de repas qui ont été littéralement prises d'assaut. Des paysans bien sûr, mais ils étaient presque minoritaires au milieu des personnes attablées qui ont tenu à signifier leurs attachements à Laborantza Ganbara. Ainsi Iñaki, jeune plombier à Saint-Pée s'est rendu samedi à Anhice Monjelos parce qu'il «croit au modèle de société que porte Laborantza Ganbara» et qu'il avoue se reconnaître «dans la démarche constructive et non-violente du projet».

Une analyse partagée

Autour de lui, dans l'incroyable bonne humeur d'un repas de 600 personnes, beaucoup de jeunes étaient aussi présents.

Certains avaient été bénévoles à Lurrama et se sont investis ces derniers mois dans le collectif de soutien : «Je fais des traductions, rassemble des signatures, si nous sommes tous ensemble nous allons réussir» explique Gilien, cet ingénieur en mécanique coordinateur du comité de soutien à EHLG pour la Soule. Une analyse, dont les membres d'EHLG et en premier lieu Michel Berhocoirigoin partagent : «toutes les personnes présentes démontrent la légitimité d'une chambre d'agriculture alternative. Avec un nombre d'élus considérable ayant signé à ce jour la pétition, on se rend bien compte que c'est l'ensemble de la société civile qui porte ce projet» explique le président de l'association.

Alors qu'un journaliste de l'émission Là-bas si j'y suis de France Inter était présent parmi les 600 personnes attablées, Michel Berhocoirigoin insiste sur le fait que le soutien de l'opinion française est important et qu'il comptera le jour du procès «à l'image de la société civile qui défend le discours du monde paysan, la reconnaissance institutionnelle en Pays Basque ne se fera pas sans le soutien de l'opinion publique française» confit-il.

À partir de 18 heures jusqu'à très tard dans la nuit, les défenseurs de la chambre d'agriculture alternative sont restés pour assister aux concerts qui se sont succédé avec la même envie et le même message «EHLG doit vivre».




Citation:
Le JPB
Sujet à la une

"Le Préfet est désavoué par les élus"


20/01/2009

ENTRETIEN/ Txetx ETXEBERRI / Permanent à la fondation Manu Robles Aranguiz

Txetx Etxeberri est le permanent du syndicat ELA en Pays Basque nord. Depuis l'annonce du procès intenté par le préfet contre Laborantza Ganbara, il est également coordinateur de la campagne de soutien à la Chambre d'agriculture alternative.


La journée de samedi à Ainhice-Mongelos avec ses 600 repas sont certainement pour vous une réussite ?

Oui, il s'agit d'un gros succès. 600 repas ont été servis mais nous avons recensé environ 1 000 personnes entre l'AG du matin et les concerts qui se sont succédé le soir. Cette journée illustre la forte mobilisation qui demeure ininterrompue depuis le début de la campagne de soutien.

Êtes-vous satisfaits de cette campagne de soutien et de la réponse de la population et des acteurs de la vie publique ?

85 maires sur 159 du Pays Basque ont signé la pétition «pour que EHLG puissent vivre et travailler». C'est donc plus de la majorité absolue et il s'agit d'un très bon résultat connaissant les fortes pressions faites par le préfet afin de dissuader les maires de porter leur soutien à Laborantza Ganbara. Ainsi, les maires ne se sont pas laissés intimider et ils ont compris les enjeux autour de ce dossier, notamment le fait que la menace du Préfet a une valeur inconstitutionnelle. En effet, depuis 2003 et la réforme du statut des préfets par Raffarin, le Préfet a un pouvoir de contrôle a posteriori. Il ne peut pas influer la décision d'un élu en amont. La lettre du préfet est donc illégale et c'est un fait très grave pour ne pas dire une situation ubuesque dans laquelle le préfet est désavoué par les élus.

Et en ce qui concerne les autres élus ?

Aux signatures des maires s'ajoutent celles des 180 adjoints au maire qui ont apporté leur soutien, mais aussi trois conseillers régionaux sur six, onze conseillers généraux sur 21.

Par ailleurs, c'est un ensemble d'acteurs de la vie politique et publique qui ont signé la pétition. Dans le département par exemple, Martine Lignières-Cassou député maire de Pau. Au niveau français, des responsables politiques comme Nicole Borvo-Cohen-Seat, Vice-Présidente de la Commission des Lois du Sénat ; Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement, Vice-Présidente du Modem ou encore Gérard Onesta, Vice-Président du Parlement Européen.

Michel Berhocoirigoin le disait : c'est l'ensemble de la société civile qui porte ce projet.

Bien sûr. Au-delà du monde agricole, le travail que mène Laborantza Ganbara a des incidences sur l'ensemble de la société.

Un exemple : le travail qui a été confié à EHLG est d'évaluer et de diminuer la contamination biologique dans le bassin de la Nive. C'est une thématique qui touche un ensemble de bénéficiaires dans la société.

Un autre point très important, il y a peu François Maitia a rapporté que le Préfet de Région attaque Alain Rousset le président de Région Aquitaine, pour avoir attribué des subventions à Laborantza Ganbara. Nous sommes à nouveau dans une situation ubuesque ! Alain Rousset qui est aussi «président des présidents de région» n'a pas l'intention de s'exécuter. Il défendra sa position et nous sommes face à un conflit important au niveau des institutions françaises.

Ceci démontre le soutien massif de la société civile et surtout le fait que l'État est loin d'en avoir fini avec Laborantza Ganbara. L'État a choisi la stratégie d'affrontement et c'est une erreur car il perd peu à peu toute sa crédibilité face au ralliement avec Laborantza Ganbara de l'opinion publique et politique.

Après cette campagne massive, comment imaginez-vous le procès ?

Avec la conférence de presse du 24 janvier, le procès sera un grand moment. Voilà pourquoi nous invitions le maximum de monde à venir. Après un recours en appel, même si Laborantza Ganbara est condamné, nous avons de la ressource et de l'imagination. De plus la légitimité est dans notre camp. EHLG n'est pas prêt de s'arrêter.

Jean Sébastien MORA



Citation:
Le JPB
Pays Basque

Visite du responsable de l'Agriculture de la CAB
20/01/2009

Goizeder TABERNA

Les relations entre la Chambre d'Agriculture de Pau et le Gouvernement Autonome Basque sont enfin officielles. Hier, le conseiller du département de l'Agriculture du gouvernement autonome, Gonzalo Saenz de Samaniego, a rendu visite aux représentants de la Chambre d'Agriculture. Une occasion pour découvrir différents aspects de l'agriculture locale.

Le conseiller a été reçu par le président du SUAT Pays Basque, Jean-Pierre Goity, au siège de la Chambre d'Agriculture à Hasparren. La visite les a amenés à la laiterie coopérative Berria de Macaye, avant de se restaurer à Larceveau. «Là, nous avons pu lui montrer la relation que peut avoir l'agriculture avec le tourisme», explique Jean-Pierre Goity. Et l'après-midi a laissé place à la rencontre avec l'ancien président d'Ossau-Iraty de la FDSEA, Patrick Etchegaray, à Lantabat.

«Cette journée a permis de rendre officielle une relation établie depuis longtemps», explique le président du SUAT. Effectivement, les réunions et autres repas conviviaux ont permis de tisser des relations informelles ses dernières années. Aujourd'hui, elles devraient se traduire par du concret.

«Les techniciens de nos institutions respectives devront travailler dans quatre domaines, à partir de maintenant», précise Jean-Pierre Goity. Premièrement, ils vont travailler sur la production ovine et les maladies inhérentes à cette famille.

Ensuite, les deux structures vont approfondir sur la mise en valeur des produits et les démarches de qualité ; «nous devrons étudier la manière par laquelle les entreprises vont participer à ces démarches». Et à quand le label basque unifié ? «C'est le sens de notre initiative», répond le président du SUAT.

Formation et recherche

Par ailleurs, les relations entre l'institution basco-béarnaise et le Gouvernement autonome basque aborderont la question de la formation et de la recherche avec un particulier intérêt quant au respect de l'environnement. Ainsi, ils encourageraient les jeunes à traverser la Bidasoa pour se former. «Le fait de se réunir facilitera l'obtention de fonds européens, puisque les deux régions ont le même projet», espère Jean-Pierre Goity.


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Procès contre EHLG
Danielle Mitterrand : "Laborantza Ganbara construit le monde de demain"

eitb.com - publiée il y a 7 heures | Bayonne | Commentaires: 0

Jugeant que le procès contre Laborantza Ganbara se situe "à contre courant de l'Histoire", celle qui fut la Première Dame de France de 1981 à 1995 estime "inacceptables" les pressions subies par cette structure et leur apporte son soutien et ses encouragements.

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Au nom de la Fondation France Libertés qu'elle préside, Danielle Mitterrand a communiqué aujourd'hui à Michel Behrocoirigoin et à Euskal Herriko Laborantza Ganbara "son soutien et sa volonté de l'accompagner dans cette démarche".

Un soutien extrêmement important du fait de la place internationale et unanimement appréciée que représente aujourd'hui celle qui fut l'épouse du Président François Mitterrand, en exercice de 1981 à 1995, renforcée également par le fait de son soutien habituellement très ciblé aux causes qu'elle défend par le biais de la Fondation Danielle Mitterand.

Estimant dans sa lettre à EHLG que nos sociétés sont à un "moment de choix cruciaux et de grande responsabilité", face à "l'accélération des processus de réchauffement climatique", celle qui fut Première Dame de France de mai 1981 à mai 1995 aux côtés du Président François Mitterrand "s'étonne" des attaques du Préfet, "sans doute fort du soutien du gouvernement français", contre cette structure associative qui est "en train de construire le monde de demain, à travers un modèle agricole durable, qui utilise moins de produits chimiques, moins d'eau et qui privilégie les coutumes locales et les circuits courts".

Revenant sur le coeur de la plainte en pénal concernant le nom d'EHLG présentant trop de "ressemblances" avec la Chambre d'Agriculture des Pyrénées Atlantiques, Mme Mitterrand estime que cela ne peut constituer "un prétexte pour les pressions inacceptables dont souffrent aujourd'hui ces paysans qui font preuve de responsabilité civique, de transparence et de mobilisation".

Les dirigeants d'EHLG, déjà soutenus par de très nombreuses personnalités politiques, sociales, culturelles et syndicales, devraient avoir le plaisir d'accueillir Mme Mitterrand à Ainhice-Mongelos dans le courant du printemps, à l'occasion d'une visite qu'elle leur a promise au Pays Basque nord.

Une nouvelle réunion publique demain soir

A dix jours du procès, EHLG invite à une nouvelle réunion publique ce mercredi 21 janvier à 20h30, à la Grillerie du Port de Saint-Jean-de-Luz (Donibane Lohitzune) pour débattre du procès engagé contre Laborantza Ganbara

Pour les organisateurs, cette réunion aura pour but de "manifester un soutien populaire massif à cette association et à son président Michel Berhocoirigoin". En outre, elle présentera sur la Côte les activités d'EHLG, les enjeux liés à ce procès, et souhaitera montrer en quoi tout cela ne concerne pas seulement les paysans et le Pays Basque intérieur, mais également la côte urbaine et ses habitants à la fois citoyens et consommateurs.


L'action de la Fondation Danielle Mitterrand

Très impliquée dans la réflexion sur la liberté des peuples, dans les montagnes mexicaines du Chiapas ou auprès de la communauté kurde, la Fondation Danielle Mitterrand a été créée en 1986, est reconnue d'utilité publique et dotée du statut consultatif auprès de l'ONU.

La Fondation Danielle Mitterrand agit et est présente au quotidien auprès des plus démunis, pour participer à la construction d'un monde solidaire, citoyen et responsable, construit à la lumière de la vraie richesse des peuples.

Son objectif est de construire un monde plus juste et plus solidaire dans lequel chacun puisse exercer sa liberté dans le respect de l'autre. La promotion des biens communs de l'humanité (eau, éducation, terre...) et une vraie redéfinition des richesses des peuples sont à ses yeux nécessaires pour construire cet autre monde. Le droit d'accès à l'eau et le respect de la planète se sont progressivement hissés au premier rang de ses préoccupations.

Les quatre thèmes principaux d'action de la fondation sont à l'heure actuelle :
- l'eau, l'éducation, l'économie responsable et les pratiques démocratiques


Ses moyens d'action

- un important soutien financier en faveur des projets de terrain portés par les populations locales (Aide au financement d’un programme de récolte d’eau pluviale en Inde pour développer l’agriculture vivrière et l’accès à l’eau potable, etc...) ;
- sensibilisation de l’opinion publique mondiale et des populations locales (Campagnes de communication sur l'eau, film de Yann Arthus-Bertrand avec Danielle Mitterrand etc...) ;
- pression auprès des pouvoirs publics et des organisations internationales pour des solutions concrètes et réalistes (Inscription du droit à l’eau dans les constitutions et les conventions internationales, création d’un Conseil Mondial de l’eau au sein des Nations Unies, etc.) ;
- participation aux forums sociaux mondiaux, organisation de rencontres entre les organisations et les experts, réalisation d’ouvrages de sensibilisation, apprentissage et diffusion des solutions alternatives proposées par les autres cultures.

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mer 21 Jan - 11:46

Gora EHLG
Il nous faut soutenir cette association contre vents et marées !!!!

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mer 21 Jan - 17:33

On nous promet un programme chargé le 29...
Les organisateurs de la camapagne de soutien appelle entre autres tous les grévistes, après les manifs, à venir pour 13h30 devant le tribunal à Baiona. Puis il y aura une après midi avec concerts au trinquet moderne, pendant que 4 personnes vont sortir de l'audience deux par deux tous les 3/4 d'heure pour faire part du déroulement du procès.
Il risque de durer jusqu'à 21-22 h...
Soyons-y nombreux!

Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

EHLG - CA des P.A. Confusion ou pas confusion ?
21/01/2009

Daniel Barberarena /Paysan à Iholdy

Jean-Michel Anxolabehere, président de la Chambre d'agriculture des P.A., a décidé de se porter partie civile dans le dossier EHLG au seul motif que l'action menée par EHLG porterait confusion dans l'esprit de nombreux paysans du Pays Basque.

Si Laborantza Ganbara s'est créée il y a quatre ans, ce n'était pas pour servir un idéal obscur mais pour pallier le manque d'action de la Chambre de Pau sur le territoire du Pays Basque. Ces 30 dernières années, une multitude de structures au service d'une agriculture paysanne autonome et responsable ont vu le jour. Toutes ces structures ont été créées grâce à l'action militante des paysans et sans disposer d'aucune aide de la part de la chambre de Pau (AFOG, BLE, association des producteurs fermiers, AOC piment d'Espelette, Idoki, Euskal Herriko Artzainak...). L'ensemble de ces associations sont fédérées au sein d'Arrapitz.

Après avoir été mise en minorité sur le Pays Basque, la Chambre de Pau aurait dû, dès 1995, changer de cap et se mettre au service de cette agriculture de qualité...

Cependant, aujourd'hui en 2009, toujours rien.

Pour preuve, le calendrier des formations prévues de janvier 2009 à mars 2009, disponible sur internet (http://www.pa.chambagri.fr) et distribué par le Suat Pays Basque à tous les paysans. 80 journées de formation sont proposées dont seulement 20 jours en Pays Basque.

Certaines formations auraient pu intéresser nos paysans. Manque de pot, les paysans du Pays Basque devront se déplacer à Pau ou à Garlin.

Par contre les céréaliers béarnais n'auront pas à se déplacer, ils pourront bénéficier de formations chez eux, à la maison. Pour ce qui est du contenu de ces formations, il est beaucoup plus discutable. De ces formations (20 journées), 14 sont consacrées aux zones vulnérables (vulnérable pourquoi ?). «Bonnes pratiques de fertilisation», «bonnes pratiques phytosanitaires sur le Gave de Pau». En deux mots, comment pratiquer une agriculture raisonnée sur des zones déjà malades.

Si ces zones sont vulnérables, elles le sont à cause d'une monoculture du maïs promue par l'AGPM et la Chambre de Pau.

Grâce à l'action conjuguée des diverses structures créées en Pays Basque, nous n'en sommes, bien heureusement, pas encore là. Autre formation intéressante destinée aux céréaliers (quatre jours) : «la commercialisation des grandes cultures». «Sécuriser et optimiser son prix de vente des céréales et protéagineux et permettre aux producteurs d'utiliser de manière régulière et opérationnelle les marchés à termes européens...». En somme, comment aider les céréaliers à spéculer... Vaste programme. On comprend mieux aujourd'hui pourquoi les éleveurs du Pays Basque et d'ailleurs ont subi de plein fouet l'augmentation du prix des aliments. Le responsable ne se trouve pas dans l'augmentation du prix du baril, mais bien dans des formations dispensées par la Chambre de Pau.

Merci Jean-Michel pour tous ces arguments qui m'ont permis de récolter plus de 50 signatures à Iholdi, avec en prime des paysans de la FD qui ne comprennent pas ton acharnement.


Citation:
Le JPB
Pays Basque

Alain Rousset se défend auprès du préfet de région
21/01/2009


Laborantza Ganbara- Le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, a répondu par une lettre à l’avertissement formulée par le préfet de région Francis Idrac. Par ce courrier, il a voulu effacer les craintes exprimées par ce dernier au sujet des aides attribuées par la Région à Euskal Herriko Laborantza Ganbara et a réaffirmé sa position.

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Jeu 22 Jan - 14:45

Il nous faudra en effet être nombreux pour soutenir EHLG !!!

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Lun 26 Jan - 20:44

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Laborantxa Ganbara : dernière ligne droite
24/01/2009

G.T.

Il ne reste plus qu'une semaine avant le déroulement, le 29 janvier, du procès contre Euskal Herriko Laborantza Ganbara.

Aujourd'hui, le collectif de soutien à l'association va réunir de nombreuses personnalités pour une dernière démonstration de sympathie, à Bayonne. Et, ce soir, la gastronomie rassemblera, encore une fois, tous ceux qui ont à coeur le maintien de cette association qui oeuvre depuis Aïnhice-Mongelos. Ainsi, les cuisiniers et pâtissiers du canton d'Espelette prépareront un repas amélioré à la salle Napurrak d'Espelette.

En attendant, les marques de soutien continuent à s'exprimer. L'association Garazikus, par exemple, appelle les adhérents «à exprimer de manière digne et pacifique le rejet de la restriction de nos libertés fondamentales». Le CDDHPB, le comité des droits de l'Homme a également rejeté «l'acharnement» contre les citoyens qui veulent choisir leur mode de vie, «en particulier celui de vivre et de se nourrir convenablement».

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Mar 27 Jan - 19:09

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Soutien sans interruption à Laborantza Ganbara



27/01/2009

G.T.

L'association Euskal Herriko Laborantza Ganbara a préparé sa défense pour le 29 janvier. Une menée par trois avocats : l'ancienne ministre française Corinne Lepage qui est également avocate, l'avocat spécialisé dans les affaires agricoles Joseph Montier et le Bayonnais Jean-René Etchégaray. Mais sa défense la plus évidente est, certainement, le soutien populaire.

Cette semaine encore, les communiqués de soutien continuent de paraître. Euskal Konfederazioa, en solidarité avec sa soeur de la plateforme Batera, défend la liberté d'association. La fédération des associations oeuvrant en faveur de l'euskara s'étonne de la valeur juridique attribuée à un nom en euskara, ce qui ne pourrait pas se produire dans d'autres cas.

Le festival Euskal Herria Zuzenean défend le travail mené par l'association qui, tous les ans, permet d'inscrire dans le programme le repas populaire du dimanche.

Quant à la fédération des ikastola, Seaska, elle compare la situation d'EHLG à celle qu'elle avait vécu il y a 40 ans. «Au Pays Basque, la langue et l'agriculture ont assez à faire sans qu'un préfet leur mette les bâtons dans les roues», conclut le communiqué.

Au total, 7 400 citoyens et la majorité absolue des élus du Pays Basque nord ont manifesté leur soutien à l'association.

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Sam 31 Jan - 16:32

Citation:
Le JPB
Pays Basque

EH-ko Laborantza Ganbara: il est interdit de faire Chambre à part...

28/01/2009

Goizeder TABERNA

Le procès d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) aura fait couler beaucoup d'encre depuis le 18 septembre. Il avait alors été reporté. Demain, il va opposer l'État, représenté par le préfet Philippe Rey et le président de la Chambre d'Agriculture Mixel Anxolabéhère à Mixel Berhocoirigoin, président de l'association.

Premier appelé à la barre, ce dernier devra répondre aux accusations portées contre lui et son association : la confusion entretenue par la mission, l'objet, l'organisation et la dénomination d'EHLG avec la Chambre d'Agriculture de Pau. «Nous allons donner les mêmes explications juridiques que celles que nous avons données tout au long de la campagne», explique le prévenu.

Dans le pire des cas, en tant que président de l'association, un an de prison et 15 000 euros d'amende pourrait l'attendre à la fin du procès. La structure, elle, pourrait être dissoute. La défense sera assurée par Me Corinne Lepage, ancienne ministre, Me Jean-René Etchégaray du barreau de Bayonne et Me Joseph Montier exerçant au barreau d'Alençon. Les deux premiers sont spécialisés dans le droit public, le troisième dans les affaires rurales.

Plainte de 2005

La partie civile, la Chambre d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques, sera représentée par Me Casadebaigt du barreau de Pau et l'État par la procureur de Bayonne Anne Kayanakis. Dès son arrivée en 2008, cette dernière avait renvoyé l'affaire au tribunal correctionnel, alors que la plainte avait été déposée par le préfet Philippe Grégoire en 2005.

Après l'audition de M. Berhocoirigoin, la parole sera donnée aux témoins. La partie civile n'en présentera aucun. «Notre intervention est dérisoire», explique Jean-Michel Anxolabéhère, «nous allons simplement expliquer comment nous avons vécu cette situation et quelles sont les conséquences».

La sentence

La séance va se terminer dans la soirée. La sentence est attendue dans quatre à six semaines. Et aucune des parties ne communique sur son intention de faire appel au jugement. Mixel Berhocoirigoin n'en dit pas plus ; il a préparé ce procès «pour gagner».

PLAIGNANT
Le préfet Philippe REY

Né en : 1 951

Originaire de : Paris.

Parcours : Après avoir fait l'ENA, il entre au ministère de l'Équipement en 1976. Six ans plus tard il devient sous-préfet, secrétaire général de la préfecture des Ardennes. À travers ses diverses mutations, il connaît la Corse, le Calvados, les Alpes Maritimes, Paris, le Cantal, l'Aube, Côtes d'Armor, puis les Pyrénées-Atlantiques où il exerce sa fonction de préfet depuis 2008.

PARTIE CIVILE

Chambre d'agriculture de Pau Jean-Michel ANXOLABEHERE

Né en : 1 970

Originaire de : Baigorry

Parcours : Éleveur dans la filière ovine et bovine. Membre de la FDSEA. Il est élu président de la Chambre d'Agriculture des Pyrénées-Atlantiques en 2007, prenant la suite de Marcel Mirande.

PREVENU

EH-ko Laborantxa Ganbara Mixel Berhocoirigoin

Né en : 1 952

Originaire de : Gamarthe.

Parcours : Éleveur. Dans sa jeunesse, il a été membre d'Euskaldun Gazteria, puis d'ELB. Il a pris la tête de ce syndicat paysan attaché à la Confédération Paysanne. En 2005, il devient le président d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara. Il a participé à la Fédération associative pour le développement agricole et rural et au Conseil de développement du Pays Basque.

Démonstration de soutien à Euskal Herriko Laboratza Ganbara
Le président de la Chambre d'Agriculture de Pau, Jean-Michel Anxolabéhère considère qu'il faut relativiser les choses et que «seulement» 8 000 personnes sur les 200 000 habitants que compte le Pays Basque ont soutenu EHLG. Des signes de soutien, l'association continue à en recevoir.

Hier, 130 chercheurs ont signé l'Appel de soutien à Laborantza Ganbara. Parmi ces chercheurs se trouvent Marc Dufumier (professeur d'agriculture), Albert Jacquard (généticien et philosophe), François Colson (chercheur à l'INRA), ou encore, Emmanuel Saez (professeur d'économie). Ces chercheurs viennent compléter les 7 500 signatures déjà récoltées. Auxquelles s'ajoute Batasuna, Abertzaleen Batasuna, Askatasuna, les associations luziennes Atalaia et Zirika.

Et le jour du procès, les abords du Tribunal de Bayonne seront le lieu de rencontre des personnes venues soutenir le président d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara. Coïncidant avec le jour de grève, des centaines de personnes sont attendues par les organisateurs. Le rendez-vous est donné à 13 h 30 devant le tribunal et après les prises de parole, le rassemblement se poursuivra sous un chapiteau, placé au Trinquet moderne.

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MessageSujet: Re: Laborantza Ganbera attaqué en justice...   Sam 31 Jan - 16:34

Citation:
Le JPB
Sujet à la une

Euskal Herriko Laborantza Ganbara ne renonce pas à son appellation

30/01/2009

Goizeder TABERNA




Concentré derrière sa barbe, le visage sans expression, Mixel Berhocoirigoin s'est assis sur le banc des accusés. Il a dû répondre sur les accusations portées contre Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) et contre lui, en tant que président de cette association, lors d'une séance qui a duré neuf heures. À la fin de la journée, la procureure de Bayonne, Anne Kayanakis, a demandé l'ajournement du procès, la défense a demandé la relaxe.

Face à l'atmosphère de contestation créée par ce procès, la représentante de l'État a cherché un compromis. Elle a proposé d'accorder du temps à l'association pour qu'elle cherche «de nouvelles perspectives sur le nom» et une zone de compromis avec la Chambre d'agriculture de Pau. Elle n'a pas pour autant remis en cause la pertinence du projet que porte EHLG.

Cette déclaration a, pour le coup, amené la confusion dans la salle qui s'attendait à une demande de peine d'un an de prison et 15 000 euros d'amende pour Mixel Berhocoirigoin et la dissolution de l'association.

Pas de compromis pour EHLG

Ce n'est pas pour autant que la défense a accepté ce compromis, elle a même demandé la relaxe. Me Etchegaray, avocat d'EHLG, a démontré «le caractère liberticide du harcèlement préfectoral» et a relevé les différences entre les deux structures mises en cause, alors que le tribunal s'interroge sur les similitudes.

La partie civile, la Chambre d'Agriculture de Pau, quant à elle, s'est tenue aux déclarations faites auparavant et a exigé un euro symbolique pour l'atteinte à son image et à sa réputation.

Effectivement, tout au long du procès, les questions ont surtout porté sur l'appellation de l'association en question et sa traduction. Le fait que le nom soit en euskara n'empêche pas que l'association doive se soustraire à la loi, d'après Me Casadebaig et Me Gallardon, avocats de la partie civile.

Il semblerait qu'ils n'aient pas adhéré à la traduction donnée par le témoin du procès, et de surcroît, linguiste Jean Haritschelhar, qui défend, que Euskal Herriko Laborantza Ganbara signifie Forme de l'agriculture basque, d'après des textes de l'écrivain saratar Axular.

Pour sa part, Mixel Berhocoirgoin tient à cette appellation, car «elle est l'élément constitutif» de l'association. C'est la réponse qu'il a donnée à la juge lorsqu'elle lui a demandé s'il avait envisagé de changer le nom de l'association. Euskal Herriko Laborantza Ganbara représente, selon lui, le projet de développement d'une agriculture paysanne et durable et rappel la nécessité d'une chambre d'agriculture du Pays Basque. Une revendication qui existe depuis de longues années, avant même la création d'EHLG.

De ce fait, la question de la reconnaissance s'est posée à plusieurs reprises. La reconnaissance de la spécificité du Pays Basque. Également témoin, appelé à la barre par la défense, Gérard Onesta, le vice-président du Parlement européen, membre des Verts, relevé que dès qu'on prononce les mots «Pays Basque, la boîte à fantasme s'ouvre». Il faut poser la question différemment selon lui, «les Basques sont fiers de leur spécificité». Et il faut «laisser sa chance au Pays Basque», afin de «désamorcer le conflit».

La dirigeant du syndicat ELB, Marie-Claire Leurgorry a aussi reconnu qu'EHLG est là pour pointer du doigt la nécessité d'une chambre d'agriculture au Pays Basque.

Cependant, Anne Kayanakis s'est interrogée sur la «désertion» des élus d'ELB à la Chambre d'agriculture de Pau. Effectivement, depuis 2001, ils n'y participent plus, «mais nous n'avons pas démissionné», a rappelé Mixel Berhocoirigoin, également élu dans cette instance. Ceci dit, il distingue la position du syndicat dans ce domaine et la création d'EHLG.

Le désaccord entre ELB et le syndicat majoritaire dans la chambre porte sur la divergence d'orientation, de projet. Une lecture soutenue par Michel Loquet, ancien président de la Chambre d'agriculture de Loire Atlantique, membre de la Confédération paysanne et témoin lors de ce procès.

Une autre approche

«À Euskal Herriko Laborantza Ganbara nous pouvons traiter les mêmes thématiques, chose qui est tout à fait légale, mais l'approche est différente», a expliqué Mixel Berhocoirigoin. Par ailleurs, il a constaté que le tissu associatif était dense en France et nombreuses sont les associations qui travaillent en faveur du développement durable, «et pourtant il n'y a pas de confusion possible».

La plainte déposée par le préfet revient sur la possible confusion dans l'objet et la mission d'EHLG avec ceux de la Chambre d'agriculture. Sur ce point les témoins, aussi bien Frantxoa Maitia que le jeune éleveur de Pagolle Antton Etchebeher, ont été formels : aucun paysan n'est allé à Ainhice-Mongelos à EHLG pensant y trouver les services de la Chambre d'agriculture.

Constitutif
Cette appellation Euskal Herriko Laborantza Ganbara est l'élément constitutif de l'association

Pas de Compromis
Me Etchegaray a dénoncé le caractère liberticide «du harcèlement préfectoral»

Ajournement
La procureure a donné du temps à EHLG pour qu'elle trouve de nouvelles perspectives pour le nom

Accueil chaleureux aux portes du tribunal
Au pied des escaliers du Palais de Justice de Bayonne, la foule attendait Mixel Berhocoirigoin, hier en début d'après-midi. Au rythme de la txalaparta, peu à peu, près de mille personnes se sont dirigées en cortège vers le tribunal, certains, depuis la manifestation qui venait de prendre fin devant la mairie, d'autres, depuis le chapiteau dressé pour l'occasion au Trinquet Moderne où ils ont trouvé de quoi se restaurer. Un accueil chaleureux a accueilli le président de Laborantza Ganbara.

Parmi les personnes venues, du Pays Basque sud comme du Pays Basque nord, pour soutenir Euskal Herriko Laborantza Ganbara, de nombreux acteurs politiques et sociaux se sont déplacés.

Adolfo Muñoz du syndicat ELA a affirmé que l'action d'EHLG est un modèle aussi bien pour le pays Basque nord que pour le Pays Basque sud. Et d'ajouter : «La démonstration d'aujourd'hui montre que EHLG a gagné le procès».

Le responsable européen de Via Campesina, Paul Nicholson a souligné que «la population a la capacité de créer de nouveaux modèles» et que «EHLG est issue de l'expression populaire, chose qu'on ne peut pas affirmer pour les autres» [organismes.ndrl].

Les représentants écologistes Jean Lissar (conseiller régional) et Martine Bisauta (élue bayonnaise) non plus n'ont pas raté le rendez-vous. Cette dernière apporte son soutien à cette association «qui agit dans le sens du développement durable et de l'environnement».

Présent en tant que témoin, le conseiller régional Frantxoa Maitia est venu, accompagné de ses camarades socialistes, Sylviane Alaux et Kotte Ecenarro. Des représentants de nombreux organismes ont été également présents : Jakes Borthayrou (AB), Xabi Larralde et Jean-Claude Aguerre (Batasuna), Gracie Florence (maire d'Espelette), Alain Iriart (conseiller général) Monique Larran-Lange (conseillère générale), EHNE, la Diputation de Gipuzkoa, LAB, CFDT, CGT, Seaska, Euskal Konfederazioa et Behatokia.

Dans la foule, la pipe de José Bové n'est pas passée inaperçue. «Je soutiens Euskal Herriko Laborantza Ganbara car elle travaille en faveur d'un modèle d'agriculture auquel je crois, et parce qu'elle est l'expression de l'identité basque», a-t-il dit prenant la mesure de la mobilisation à laquelle il a assisté.

Vers 14 heures, à l'ouverture des portes du tribunal, les personnes réunies ont montré des affichettes exprimant «EHLGri Bai/Oui», sous une pluie d'applaudissements.



Citation:
Le JPB
Pays Basque

EHLG sort confiant sur sa cohérence


31/01/2009

Goizeder TABERNA



«À compter de ce jour, on ne pourra pas faire comme si la journée de jeudi n'avait pas eu lieu». Mixel Berhocoirigoin, le président d'Euskal Herriko Laborantza Ganbara (EHLG) est sorti satisfait du procès qui s'est déroulé au tribunal de Bayonne le 29 janvier. Une audience qui laissera place à la sentence de cette longue affaire le 26 mars.

«Je suis sorti avec le sentiment d'avoir présenté tous les éléments nécessaires au juge», explique le président de l'association. Un ensemble «cohérent et fort» du point de vue de la légitimité et de la légalité.

L'article 2 de la Constitution française apporte, selon la défense, cette légalité à l'appellation tant mise en cause pendant le procès. Bien que le linguiste Jean Aritschelhar traduise EHLG «le forum de l'agriculture du Pays Basque» et non pas «forme de l'agriculture du Pays Basque» comme nous avons pu l'écrire dans l'édition d'hier, M. Berhocoirigoin se tient à cet article de la constitution qui dit que la langue de la République est le français.

Terrain d'entente

Alors, lorsque la procureure de Bayonne Anne Kayanakis lui demande de changer de nom, ce paysan de Gamarthe n'a pas l'intention de suivre cette recommandation, car «le nom est l'élément constitutif de l'association». Il n'a rien contre la seconde préconisation de la représentante de l'État qui demande à ce qu'EHLG trouve un terrain d'entente avec la Chambre d'agriculture de Pau, cependant, «il faudrait pour cela que cette chambre soit cohérente avec elle-même et le fait qu'elle se porte partie civile ne le démontre pas».

Absent au procès, Jean-Michel Anxolabéhère, le président de la Chambre d'agriculture de Pau, pense qu'il est temps de se remettre au travail. Or, il ne voit «aucune volonté» de la part de certains. Par ailleurs, il a espoir que les choses s'éclaircissent «pour continuer à travailler en faveur de l'agriculture».

Du côté des sympathisants d'EHLG, enthousiasme est général. «La reculade de la procureure a été incroyable», considère l'élue bayonnaise Martine Bisauta qui s'étonne qu'elle ait reconnu la légitimité du projet d'EHLG.

Pourtant, «c'était le projet lui-même qui était au centre du procès», selon Amaia Fontang du syndicat LAB. Cette dernière souligne qu'après tant d'accusations «le préfet a voulu fuir».

Séduit par l'élocution de M. Berhocoirigoin, le Vert Jean Lissar qualifie d'«erreur» l'implication de la Chambre d'agriculture de Pau dans ce procès et pense qu'Anxolabéhère est «sur un siège éjectable».

«L'État a tenté d'empêcher une initiative qui découle du conflit politique que vit le Pays Basque», d'après Xabi Larralde, membre de Batasuna, «mais la tentative a échoué».


Citation:
Sudouest.com
LABORANTZA GANBARA. Le sort de l'association jugée à Bayonne sera connu le 26 mars

Jugement dans deux mois

Michel Berhocoirigoin et ses avocats.( Photo Jean-Daniel Chopin)
le jugement du tribunal correctionnel de Bayonne a été mis en délibéré au 26 mars. Il est vrai que les magistrats avaient été incités à donner du temps au temps par le ministère public. Le procureur qui n'a requis ni prison ferme, ni amende à l'endroit du président de l'association, Michel Berhocoirigoin, avait en effet suggéré l'ajournement de la décision de deux ou trois mois, afin que l'association « Euskal Herriko Laborantza Ganbara » ait la possibilité de faire des propositions pour retrouver le chemin de la « légalité ».

En d'autres termes, le ministère public a proposé un compromis, en demandant à EHLG de sacrifier les termes « Laborantza Ganbara » (« Chambre d'agriculture), sources de litige avec l'État français. Ce dernier faut-il le rappeler, accuse EHLG de semer la confusion avec la Chambre d'agriculture départementale dont le siège est basé à Pau. La défense, elle, a demandé la relaxe pure et simple.

Audience levée à 23 h 30

Invité à avoir le dernier mot par la présidente, Marie-Catherine Robert, Michel Berhocoirigoin a été clair. Tel qu'il est le nom est « un élément constitutif » de la démarche collective de l'association et des agriculteurs qui y adhèrent. Ce nom a-t-il ajouté « permet de poser la question » concernant le problème non résolu de la prise en compte de la spécificité de l'agriculture basque par la Chambre départementale.

Jeudi, Michel Berhocoirigoin, a quitté la barre, à 23 h 30. Ses amis l'attendaient. La très longue audience s'est déroulée dans une sérénité que ministère public et défense ont soulignée tour à tour.

Les représentants de la partie civile (Chambre d'agriculture) avaient réclamé l'euro symbolique de dommages et intérêts en réparation du préjudice moral. Symbolique, le mot prenait à cette heure tout son sens pour un établissement public soucieux de faire rentrer dans le rang le groupe des irréductibles labellisé « autonomistes ».

Liberté d'association

Me Jean-René Etchegaray, du barreau de Bayonne, a brillamment plaidé la cause d'EHLG fustigeant l'excès de zèle du préfet représentant de l'État de l'époque (2005). Ce procès est « une atteinte à la liberté d'association et d'opinion ». L'avocat a également plaidé l'« inconstitutionnalité » de la poursuite. « Nous avons tous été un peu instrumentalisés par l'autorité préfectorale dans ce tribunal correctionnel devant lequel nous n'aurions dû jamais comparaître. Cette affaire n'aurait dû être qu'une banale affaire civile... » Méthodiquement, il a tenté de démontrer pourquoi Euskal Herriko Laborantza Ganbara était inattaquable.

La partie technique de la défense est revenue à Me Michel Montier, du barreau d'Alençon. Il a décortiqué certains arcanes du Code rural (article 433-13) pour dire que le ministère public n'avait pas apporté la preuve des trois éléments constitutifs (bases légales et matérielles et intentionnalité) de l'infraction... Et de rappeler qu'en réalité il suffirait d'un décret gouvernemental pour créer une chambre d'agriculture spécifique basque « légale ». Quelques minutes plus tôt, Gérard Onesta avait martelé son étonnement : « J'ai du mal à comprendre quel est le crime de cette association [...] Si elle est condamnée, on condamne en même temps le Grenelle de l'environnement. »

Auteur : Anne-Marie Bordes
et Dominique Bayle-Siot


Mobilisation exemplaire GORA EHLG !

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Laborantza Ganbera attaqué en justice...

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