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 Le pari stratégique de la Gauche Indépendantiste Basque

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Ekintza
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MessageSujet: Le pari stratégique de la Gauche Indépendantiste Basque   Ven 20 Nov - 20:36

Citation:
Le JPB
Pays Basque
La gauche indépendantiste explicite ses propositions

17/11/2009

Julen GAZTELU

Samedi dernier à Altsasu (Nafaroa), village dans lequel fut annoncé la création d'Herri Batasuna il y a 31 ans, une centaine de militants de la gauche indépendantiste basque ont donné lecture d'un texte dans lequel ils souhaitent clarifier et détailler les principes exposés dans le document actuellement en discussion dans ce mouvement.

Alors que les militants sont en train de débattre autour d'un texte d'orientation stratégique d'une trentaine de pages, le texte présenté samedi comporte trois feuillets et a pour objectif de détailler, de clarifier et de partager le contenu de la proposition de la gauche indépendantiste. Ce document exprime clairement parmi les principes qui y sont énoncés que «le processus démocratique doit se développer par l'utilisation de voies et moyens exclusivement politiques et démocratiques et en l'absence totale de violence et sans aucune ingérence». Et il réaffirme que la gauche abertzale croit aux «principes du sénateur Mitchell» faisant ainsi référence à ce qui a servi de base pour la résolution du conflit irlandais.

Pourtant, les réactions qu'il a suscitées sont contrastées. Pour le ministre de l'Intérieur espagnol cette proposition montre «que rien n'a changé et c'est une voie qui ne mène nulle part». Même son de cloche chez la plupart des responsables du Parti Socialiste et du Parti Populaire.

Les responsables du PNV ont, quant à eux, fait des déclarations diverses et variées, ainsi le président de cette formation, Iñigo Urkullu a peu ou prou repris l'argumentation du gouvernement et des principaux partis espagnols dans un entretien au journal madrilène El Mundo (droite). Le porte-parole de ce parti au parlement basque a pour sa part affirmé dans une déclaration à Bilbo qu'il ne fallait pas écouter «les chants de sirènes» de la gauche abertzale ni ceux du ministère espagnol de l'Intérieur. Enfin le principal dirigeant de ce parti en Gipuzkoa, Joseba Egibar, a remarqué «un saut qualitatif important» de la part de la gauche indépendantiste. Les partis basques EA, et Alternatiba ainsi que des mouvements tels Lokarri ont eux reconnus les avancées qu'apporte ce texte tout en affirmant que la clé était ETA. Aralar a vu un «pas en avant» mais demande en plus à Batasuna et réclame à ETA «un arrêt définitif de la lutte armée sans conditions».

Enfin hier, Tasio Erkizia, membre historique de la gauche indépendantiste a réaffirmé son soutien à la déclaration d'Altsasu pour situer «la confrontation en termes politiques» pour la substituer à la «confrontation armée».

A noter que le texte lu samedi a été publié en sept langues et est disponible sur le site www.ezkerabertzalea.info.



Citation:
PREMIER PAS VERS UN PROCESSUS DEMOCRATIQUE

PRINCIPES ET VOLONTE DE LA GAUCHE INDEPENDANTISTE




Le 14 novembre plus de 110 responsables de tous les secteurs de la société basque, des dirigeants politiques, syndicaux, des avocats, de nombreux anciens prisonniers, des élus, des intellectuels, des sportifs, se sont réunis à Altsasu et ont fait la déclaration traduite ici en français :

Nous sommes des hommes et des femmes indépendantistes de diverses générations. Nous avons travaillé et nous travaillons pour construire et développer un projet de libération nationale et sociale. Notre objectif est de constituer notre propre état car nous considérons que c’est l’unique façon de pouvoir garantir totalement le maintien et le plein développement du Peuple Basque de façon solidaire et en harmonie avec les autres peuples d’Europe et du monde. C’est notre projet politique légitime que nous comptons atteindre grâce à l’adhésion majoritaire de la société basque.



Le cadre juridico-politique actuel, en divisant notre territoire et en limitant les droits de ses citoyens, s’est avéré comme étant un scénario qui perpétue le conflit politique et armé. Il ne permet pas aux citoyens basques de pouvoir décider sans restriction de son propre futur. C’est dans ce contexte que la situation de violence et d’affrontement armé s’est prolongé bien au-delà de ce que personne ne devrait souhaiter, avec des coûts humains et politiques connus de tous. Notre priorité c’est de dépasser ce scénario. Ces trente dernières années de conflit ont amené une autre conclusion: Nous sommes un mouvement politique auquel le temps a donné raison. C’est ce que démontre dès le début cette exigence initiale de rupture démocratique vis à vis du régime franquiste, puis le « non » à la constitution espagnole par le peuple basque, puis encore le « non » à l’OTAN ou à la centrale nucléaire de Lemoiz. C’est ce que démontre ainsi notre application à faire déjouer le piège du statut d’autonomie pour qu’il ne puisse se consolider. C’est ce que prouve notre opposition frontale au capitalisme sauvage. Ce n’est pas sur le seul terrain de l’opposition et de la contestation que les indépendantistes ont gagné des batailles politiques et idéologiques. Les propositions de solution et de futur réalisées par la gauche indépendantiste ont pris racine parmi de larges couches de la société et parfois de façon majoritaire. Les initiatives pour une solution négociée, les perspectives pour atteindre un cadre démocratique ou les dynamiques de construction nationale ont permis d’indubitables avancées dans le processus politique basque. Durant ces dernières années on a avancé sur certaines questions et c’est ce qui a rendu non seulement souhaitable mais aussi possible la matérialisation positive pour l’ensemble des citoyens d’un changement de cycle. Dans le débat ouvert durant cette dernière décennies – qui a parfaitement situé les nœuds qu’il fallait trancher pour trouver une solution – au travail et dans la lutte infatigable de milliers de personnes et de secteurs sociaux ont permis d’arriver à ce seuil tant souhaité d’un changement politique réel et à la nécessité de laisser derrière soi les conséquences pernicieuses de ce conflit. Un changement de cycle qui substitue l’affrontement armé, le blocage et le manque d’expectative par un dialogue, un accord et une solution juste, durable et stable pour le pays. Avec ses réussites mais aussi ses échecs nous avons pu amener le processus de libération jusqu’à la phase du changement politique. Maintenant il s’agit de faire que ce changement soit irréversible. Matérialiser ce changement exige aussi des changements en nous-mêmes. Une profonde réflexion et autocritique était nécessaire et nous sommes en train de la réaliser. La gauche indépendantiste sait bien qu’il ne s’agit pas de connaître ou d’attendre ce que les autres sont disposés à faire, sinon de savoir ce que nous devons et allons faire. La nouvelle phase a besoin de nouvelles stratégies, de nouvelles politiques d’alliances et de nouveaux instruments. Partant du fait que dans la nouvelle phase les objectifs à atteindre sont la reconnaissance nationale d’Euskal Herria et la reconnaissance du droit à l’autodétermination, pour arriver à ce changement il est indispensable d’accroitre une accumulation des forces et de porter la confrontation avec les états sur le terrain où ils sont le plus faible et qui n’est autre que celui du terrain politique. Pour cela la lutte de masse, institutionnelle et idéologique, le changement dans le rapport des forces et la recherche d’appui dans le concert international devront être les piliers fondamentaux de la nouvelle stratégie. L’instrument de base pour la nouvelle phase politique c’est le Processus Démocratique et sa mise en œuvre, c’est une décision unilatérale de la Gauche indépendantiste. Pour favoriser son développement nous rechercherons des accords bilatéraux ou multilatéraux avec les agents politiques basques, avec la communauté internationale et avec les états pour pouvoir résoudre le conflit. En définitive, le Processus Démocratique c’est le pari stratégique de la gauche indépendantiste pour gagner le changement politique et social. Toutes ces considérations sont communément partagées au sein de la Gauche indépendantiste dans le cadre du débat qui est en train de s’y dérouler en toute responsabilité. C’est ainsi, qu’au travers de ce débat, on vise à garantir des principes propres à toute la base militante et sociale. Nous souhaitons les partager maintenant avec les citoyens basques, les agents politiques, syndicaux et sociaux du pays tout comme avec la Communauté internationale. Ces principes sont les suivants :

1. La volonté populaire exprimée par des voix pacifiques et démocratiques, constitue l’unique référence du processus de solution démocratique tant dans la confiance pour sa mise en œuvre et son parfait développement que dans l’obtention d’accords qui devront être approuvé par les propres citoyens. La Gauche indépendantiste, tout comme les autres agents devraient le faire, s’engage solennellement à respecter, à chaque phase du processus, les décisions qu’auront prises au fur et à mesure les citoyens de façon libre, pacifique et démocratique.

2. L’ordonnancement politico-judiciaire adopté à chaque moment doit être la conséquence de la volonté populaire et doit garantir les droits de l’ensemble des citoyens. Les cadres légaux en vigueur à chaque période ne peuvent être un obstacle ou un frein à la volonté populaire librement et démocratiquement exprimée mais sont les garants de son plein exercice.

3. Les accords à obtenir durant le processus démocratique devront respecter et réguler les droits reconnus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, dans le Pacte International des Droits Economiques, Sociaux et Culturels et le Pacte International des Droits Civils et Politiques ainsi que dans d’autre norme internationale concernant les Droits de l’Homme qu’ils soient individuels ou collectifs et La Charte des Droits des Femmes.

4. Le dialogue politique intégrateur et à égalité de conditions devient le principal dispositif pour ouvrir des accords entre les principales sensibilités politiques du pays. La gauche indépendantiste exprime toute sa volonté d’être partie intégrante à ce dialogue.

5. Dans le cadre du processus démocratique, le dialogue entre les forces politiques doit avoir comme objectif un accord politique résolutoire devant être ratifier par les citoyens. L’accord qui en résultera devra garantir que tous les projets politiques seront défendus non seulement en condition d’égalité d’opportunités et en absence de toute forme de coaction et d’ingérence mais aussi qu’ils pourront se matérialiser si tel est le souhait majoritaire des citoyens exprimé par des procédures légales autorisées à cet effet.

6. Le processus démocratique doit se développer par l’utilisation des voies et des moyens exclusivement politiques et démocratiques et en l’absence totale de violence et sans aucune ingérence. Nous partons de la conviction que cette stratégie politique permettra des avancés par le biais du Processus Démocratique. L’Afrique du Sud et l’Irlande en sont un parfait exemple.

7. Nous réitérons notre engagement de la proposition d’Anoeta. En accord à elle-même, il devra s’établir un processus de dialogue, multipartis et à égalité de condition entre l’ensemble des forces politiques du pays, abordant la création d’un cadre démocratique dans lequel les citoyens pourront décider librement et démocratiquement de leur futur sans autre limite que celle de la volonté populaire. Nous croyons que ce processus doit suivre les principes du Sénateur Mitchell. Par ailleurs, il doit s’instaurer un processus de négociation entre ETA et l’état espagnol pour traiter de la démilitarisation du pays, de la libération des prisonniers politiques basques, du retour des exilés, et d’un traitement juste et équitable pour l’ensemble des victimes du conflit. Sur tout cela, nous réaffirmons sans aucune réserve notre position en faveur d’un processus démocratique et pacifique qui puisse accéder à une démocratie intégrante ou le peuple basque puisse, libre et sans aucune intimidation, se déterminer en toute indépendance sur son futur.

Euskal Herria, 14 Novembre 2009


C'est bien ce que c'est: un pari stratégique, "un pas de côté" comme l'a dit Xabi Larralde, plutot que la résistance frontale. Qui discréditera d'autant plus le fascisme espagnoliste.

Pour moi la fin de ces espoirs "démocratiques" et pacifiques viendront inévitablement.
L'Espagne ne peut pas perdre Euskal Herria ! Les déclarations sont assez claires, même en condamnant ETA, Batasuna ne serait pas légalisé. L'union européenne approuve...

Quant à la démilitarisation du pays obtenue par des négociations (entre ETA et l'Espagne) dans le rapport de force armée actuel, purement illusoire. Un objectif fondamental traité naïvement.
De toute façon cela sous entend d'abord la fin de la répression... les arrestations furent innombrables durant les cessez le feu.
Mais ETA fera un cessez le feu si cela va dans le bon sens, la marche du mouvement.

L'Irlande et l'Afrique du sud ne sont pas des exemples à suivre.........

Mais c'est une très bonne chose, ça ne peut que faire avancer le mouvement de libération, autant sur l'amplitude du rassemblement des forces souverainistes et progressistes, que sur la radicalisation à terme.

Il y a un danger certain, danger sur la désidéologisation, la dérive social-démocrate, par l'alliance avec certains secteurs. Il est clair que certains ont oublié le socialisme pour être "présentable en public", depuis 1998 et le processus de Lizarra Garazi.

Mais la crise du capitalisme ne rend que plus évidente et puissante l'alternative.

A voir surtout si malgré le changement de contexte, cela ne finit pas comme Lizarra en 99, une immense désillusion, cela ne peut être qu'un pas vers la phase finale de la lutte de libération.

En tout cas ça à une autre gueule que tout ce que pourrait produire une certaine autre "gauche abertzale" non violente, ARALAR.

WAIT AND SEE.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Le pari stratégique de la Gauche Indépendantiste Basque   Sam 21 Nov - 16:20

Citation:
¿Deriva reformista de batasuna?

Gorka Saenz

Vivimos un momento histórico único. Por una parte, la crisis mundial ha removido los cimientos de la sociedad Capitalista, exigiendonos a todos los elementos de la izquierda una respuesta inmediata a los problemas derivados de ésta. Por otra parte, en Hego Euskal Herria el incremento represivo por parte del gobierno español nos pone ante un escenario político complicado para los diferentes agentes que componen el arco político de este país. Un nuevo escenario aparece ante nuestros ojos, un nuevo ciclo político ante el que la Izquierda Abertzale acaba de proponer un nuevo documento para el debate con el que se intenta conseguir la paz.


Es un documento que tiene como antecedentes una larguísima trayectoria de lucha y sacrificios por parte del sector más combativo de este Pueblo. A dia de hoy, con la represión cebandose especialmente en nuestras filas, centenares de presos permanecen en prisión. Por este motivo, la responsabilidad nos impone ser total y absolutamente claros con nuestros objetivos y los medios para conseguirlos.

Hay quien piensa en el seno de la Izquierda Abertzale que la independencia es un totem. Que cualquier medio es valido para conseguirla. En el propio documento a debate se relativiza este concepto al señalar que “no es objetivo del presente trabajo juzgar lo ocurrido en Kosovo, pues los métodos que se utilizaron –en virtud de los intereses de las potencias- crean serias dudas)”. Sin embargo, otras personas opinamos que la independencia es tan solo un medio revolucionario, nunca un fin en si mismo. El objetivo a cumplir es la transformación social, que solo podrá darse por via de la independencia, pero en ningún caso el transformarse en una colonia de una superpotencia, lo que nos va a convertir en aun mas dependientes, no en independientes. Y esto no crea serias dudas. Es radicalmente cierto. Tampoco una Euskal Herria en el seno de Europa, como les hemos oido decir a algunos dirigentes de la Izquierda Abertzale es una alternativa viable. Pasariamos a ser parte
de una potencia emergente y dependeríamos de los intereses del imperialismo. La liberación de Euskal Herria solo puede ser una Revolución Socialista. Ese es nuestro objetivo.

El objetivo de este documento es abrir una nueva fase en el proceso de liberación nacional. Toda una fase que será la de la negociación, que se ha de convertir en un fin en si misma. Mezcla conceptos conocidos en la izquierda abertzale los últimos cincuenta años, haciendo una síntesis de nuestra trayectoria. Pero, ¿Cómo se pueden sintetizar conceptos contradictorios entre sí?. El objetivo declarado del documento es abrir un escenario político nuevo para la “ciudadanía”, metiendo en el mismo saco a trabajadores y empresarios. Clases cuyos modelos sociales son antagónicos. Se habla de un pacto entre “independentistas” sin definir cual es nuestro modelo de independencia, dejándonos así en manos de quienes si tienen claro cual es su modelo. Para tener claro cual es nuestro modelo hay que dar pasos para su realización. No se puede hablar del Estado Socialista Vasco sin hechos que lo avalen.

Y, por otra parte, se trata de que la Izquierda Abertzale sea el motor. Me pregunto como se puede ser el motor cuando lo que se pretende es acumular fuerzas tan heterogéneas que entran en conflicto con los intereses de la Revolución Socialista. Eso no es liderar un proceso. Eso es pactar dejando de lado ciertos principios que forman parte de nuestra identidad.

Nuestro objetivo es el Socialismo. El Estado Socialista Vasco. Mi impresión es que esto no está suficientemente claro en la dirección de la Izquierda Abertzale, porque, a pesar de mencionarlo en el documento, todos los pasos que se quieren dar van en un sentido radicalmente opuesto. Nuestra propia práctica política deja claro este aspecto. La implicación en el Movimiento Obrero es muy deficiente. Y lo digo como militante de LAB. Y es que llueve sobre mojado. Este es el último paso de la desideologización del Movimiento de Liberación Nacional Vasco. Poco a poco hemos sido testigos de cómo hemos ido dejando por el camino todo aquello que nos hizo ser grandes. Ahora queremos un gran pacto entre independentistas para liderar un proceso “democrático”. Los derechos democráticos que le corresponden a Euskal Herria como Pueblo son otra cosa. La democracia de la que habla el documento es la democracia de los partidos que han negado nuestra existencia como nación, la del parlamento burgués español y su filial vasco, la de los especuladores que usan a su antojo leyes e instituciones. Precisamente lo que nosotros hemos de destruir. La clase obrera de este país es la que tiene que liderar la lucha por su liberación. Para eso lo correcto es organizarse en ese sentido. No para una negociación en la que se van a mercadear aspectos nacionales de la lucha que hemos llevado todos estos años. Por mucho que se resalte la necesidad de consultar al Pueblo, si las preguntas vienen ya marcadas, estamos entrando en un juego que solo beneficia a los de siempre. Y, además, pretendemos liderar un proceso ahora que estamos más débiles que nunca. Asombroso.

El origen de este documento está, como hemos dicho más arriba, en la deriva ideológica de estos últimos años. En el documento se afirma que su referente ideológico es un Socialismo de cuño vasco, con influencias del Socialismo del Siglo XXI. Dice que “la referencia son las estrategias basadas en la acumulación de fuerzas heterogéneas entre clases y la construcción de amplias mayorías socia­les. En el mismo sentido, el llamado Socialis­mo del siglo XXI, no se basa en la erradica­ción de clases mediante decreto, si no en la elaboración y diseño de un proceso que una vez alcanzado el poder político, irá alcanzan­do dicho objetivo progresivamente llevando a cabo un cambio estructural del sistema.”

A esto se le puede llamar de muchas maneras, pero Socialismo, desde luego, no. El Socialismo se conquista mediante la lucha, organizando al Pueblo para la revolución. Prácticas como la que plantea este documento es parlamentarismo encubierto. Ese Socialismo del Siglo XXI, viejo conocido de la revolución, es una nueva teorización de viejas ideas antimarxistas, y que más bien parece del S XIX, premarxista y preleninista, reeditando viejas tesis del socialismo utópico, un cascarón vacío de contenido, como así reconocen sus propios teóricos, que afirman que el cuerpo doctrinal aún está por escribir. Y es a esta línea a la que se ha recurrido para sustentar ideológicamente al sector más combativo de nuestro Pueblo. Sinceramente, esto se parece más a un pacto electoral que a una estrategia revolucionaria. Esto queda claro en el documento. No se busca otro tipo de referente internacional, dado que “la izquierda clásica sigue sin tener capacidad de ofrecer una verda­dera alternativa de poder”, por mucho que ciertas citas electorales dejen “un lugar para la esperanza”. No somos más, por tanto, izquierda clásica. Somos esa nueva izquierda que triunfa en Venezuela y Ecuador. Esa izquierda progresista y antiimperialista que ha abandonado el camino revolucionario en pro de tomar el poder mediante las elecciones y trata de cambiar la sociedad desde dentro, a base de reformas y leyes. Algunos pensamos que esa es una vía de conciliación de las contradicciones entre las clases, una nueva forma de socialdemocracia. A fin de cuentas, reformismo. Euskal Herria no se merece esto. Ni los centenares de prisioneros políticos se lo merecen. Nuestra lucha se merece otro final.

Si no tenemos claro quienes son nuestros amigos es normal que el resultado sea este. Miramos con cariño organizaciones como el Sinn Féin, que en estos momentos está haciendo llamamientos públicos a su militancia a colaborar con la policia contra los disidentes.

La clase obrera se merece tener una estructura propia, no convivir en “fuerzas heterogéneas entre clases” al estilo de Izquierda Unida. Pero ya sabemos que en la izquierda abertzale no sabemos diferenciar correctamente entre frentes de masas y vanguardias revolucionarias, que si bien han de coexistir, nunca hemos de olvidar quien dirige la lucha. También conocemos a quienes han tratado de definirse de comunistas mientras que en la realidad se han plegado totalmente a este discurso. La dejación de nuestra labor nos hace defender ahora la necesidad de “Articular un proceso democráti­co, que culminaría con la aplicación de un marco democrático en el que podrían llevar­se a cabo todos los proyectos políticos”. Ahora los enemigos de nuestro Pueblo, los que crearon el GAL y las leyes de excepción tienen los mismos derechos que los demás. Ya no hay que luchar más. La solución es poder aplicar todos los proyectos políticos. Claro. Entonces, ¿Alguien nos puede explicar para que hemos entregado lo mejor de nuestro Pueblo estos últimos 50 años? Escuchar esto causa estupor. Todos esos proyectos convivirán en un “sistema político (que) se basará en las elecciones y en base al apoyo logrado en dichas elecciones podrán gestionar los partidos políticos las instituciones." Con esta afirmación nos acabamos de cargar toda intención de crear un poder popular. Estamos sentando las bases para transitar por el mismo camino que en su día hizo Aralar. Proyectos, partidos, parlamentarismo...Un sistema democratico socialista debe sustentarse sobre los trabajadores y deben ser ellos los que ostenten el poder.

Algo positivo podría ser que este documento diese paso a un profundo debate estratégico en base al cual poder delimitar cuales son los marcos ideológicos de la lucha por la liberación nacional de Euskal Herria y de esta manera aclarar los objetivos de nuestra lucha que en este momento no están claros. Así por lo menos evitaríamos dejar este proceso en manos de quienes tienen un modelo independentista dentro del Capitalismo. Si para la Izquierda Abertzale la independencia y el socialismo son dos conceptos indisolubles, hemos de ser capaces de plantear una alternativa que sirva para conseguir ese objetivo. Supeditar el uno al otro es un planteamiento reformista. Tristemente, esto es no algo nuevo. Una vez más, llueve sobre mojado. No buscamos aliados en referentes internacionales revolucionarios. No creamos una alternativa revolucionaria. Buscamos un pacto con fuerzas nacionalistas. Nuestro horizonte se ha convertido en el progresismo y en el nacionalismo radical. El mismo que hemos criticado en innumerables ocasiones. Este documento, el que prepara nuestra vuelta a las instituciones, fomenta otro tótem. El del independentismo acrítico. Refrenda nuestras carencias. Esas que hemos visto reflejadas en nuestra actividad los últimos años. ¿O acaso la actividad en los municipios gobernados por la Izquierda Abertzale no lo refleja claramente?. En Marinaleda se puede comprar un piso por 20 euros al mes (20 euros, si, has leído bien). Hemos convertido la independencia en un tótem. Y cuando se cambia el análisis científico por las creencias se entra en un terreno peligroso que indefectiblemente acaba en el reformismo.

http://www.kimetz.org/main/gestion_news_show.php?id_noticia=1663


Citation:
Acerca de la deriva reformista de Batasuna

Gorka Saenz

El pasado 14 de Noviembre, miembros significados de la Izquierda Abertzale han presentado un documento con el que se pretende dar “un primer paso para el proceso democrático”. Sabemos que la situación en la que se encuentra el Movimiento de Liberación Nacional Vasco es preocupante.


Plantear una alternativa a la represión y las ilegalizaciones en este momento tan delicado supone una valentia sin igual. Sobre todo si los impulsores de la propuesta están encarcelados. Tras 50 años ininterrumpidos de lucha nuestro bagaje es el de un sector dinámico y combativo que jamás ha agachado la cabeza. Estos años, en los que se ha pasado por diferentes etapas, están llenos de altibajos y recorren varios ciclos políticos. A pesar de esta trayectoria, con experiencias interesantisimas, parece que hay gente que se apunta a la máxima: “hay dos días a la semana que no me preocupan, uno es ayer y el otro mañana”.

Hay que reconocer que hacer política supone plantear alternativas a los problemas concretos que surgen en cada momento. Esto es una verdad. Pero también es cierto que para acertar con la respuesta correcta es necesario un trabajo de análisis con un método adecuado. Nosotros, los comunistas, disponemos de una herramienta, que es el marxismo. Con ella analizamos la realidad que nos rodea y damos respuesta a los problemas que se nos presentan.

Hablar de que nuestra respuesta al escenario político que se presenta ante nosotros es una táctica brillante es no llamar a las cosas por su nombre. El planteamiento que se está haciendo de este proceso como un impasse en el que acumularemos fuerzas mientras desarrollamos el aspecto nacional de la lucha podría ser adecuado si no chocase frontalmente con los pasos que se están dando. Algunos pensamos que estamos dejando el mejor movimiento político conocido en manos de una linea reformista que busca aceptar el orden social actual para poder volver a las instituciones. Y los hechos avalan esta sospecha. En la declaración hecha en Altsasu se pone en manos de las instituciones del Imperialismo las garantías del proceso. En su tercer punto se dice textualmente:

Los acuerdos a alcanzar en el desarrollo del proceso democrático deberán respetar y regular los derechos reconocidos tanto en la Declaración Universal de los Derechos Humanos como en el Pacto Internacional de Derechos Económicos, Sociales y Culturales y el Pacto Internacional de Derechos Civiles y Políticos, así como demás normativa internacional concerniente a los Derechos Humanos, sean estos individuales o colectivos, entre ellos la Carta de Derechos de las Mujeres.”

Estos pactos, basados según sus propios autores en los principios de la Revolución Francesa, reconocen formalmente el derecho a la libre determinación de los pueblos. Pero desde la óptica del Capitalismo. Nunca se insistirá lo suficiente en que para conseguir la independencia de Euskal Herria hemos de ser independientes no solo de los Estados que nos oprimen, sino también del Capitalismo. Si dejamos que este proceso lo tutelen las Naciones Unidas, estamos justificando una organización internacional del imperialismo en el que varios paises tienen derecho a veto. Un orden social injusto en el que sus estructuras trabajan para que siga siendo así. Con esos compañeros de viaje la próxima estación está clara. No podemos reivindicar para nuestro Pueblo derechos basados en la filosofía del capitalismo. Los derechos que le corresponden a Euskal Herria bajo una óptica revolucionaria son otros. Así si que conseguiremos la independencia. No caminando de la mano de los que ordenan este mundo a su antojo, invadiendo países e imponiendo mercados. Supongo que el siguiente paso será formalizar relaciones con el Fondo Monetario Internacional y el Banco Mundial. Disculpenme pero no creo que eso sea ser independiente. Eso es ser más dependiente aún, a merced de las potencias de turno que nos impondrán sus intereses. Seguirán las ETTs y condenaremos a las siguientes generaciones a salarios de miseria, al paro. En el mejor de los casos al mileurismo. Y eso no es libertad. Aunque se pague en Euskos.

Este es el espíritu que ha creado la estrategia de acumular fuerzas. Las acumularemos para ser más nacionalistas. Más capitalistas. Para intentar crear un nuevo país pero en el mismo mundo. Y todo esto bajo una crisis galopante en la que las opciones políticas de lucha son innumerables. Ahora nuestro objetivo es hablar. O como dice el punto 5 de la declaración:
“el diálogo entre las fuerzas políticas debe tener como objetivo un Acuerdo Político resolutorio, a refrendar por la ciudadanía”

No vamos a luchar. Vamos a negociar una salida honrosa. El ejemplo para los firmantes de esta declaración son, por ejemplo, Sudáfrica e Irlanda. Paises revolucionarios por todos conocidos. Por si queda alguna duda, afirman:
“Dicho proceso, entendemos debe regirse por los principios del senador Mitchell.”

Es decir, acatamos los principios dictados para otros conflictos. El conflicto político que vivimos en Euskal Herria no va a tener un desarrollo propio. Vamos a asumir los dictados de un senador Estadounidense, especialista en intermediación. Estadounidense. Es asombroso.

La Izquierda Abertzale ha de acometer urgentemente un profundo debate para que el mejor movimiento político de Euskal Herria ocupe el lugar que le corresponde. Un debate en el que se ponga de manifiesto de donde venimos y aclaremos a donde queremos ir. Un debate cuyo objetivo sea adecuar las formas de lucha al momento actual. Pero no desde los deseos de un senador yanqui, sino desde las necesidades del Pueblo Trabajador Vasco.

http://www.kimetz.org/main/gestion_news_show.php?id_noticia=1681


Pour moi ces articles sont bien trop tranchés, mais ils cernent parfaitement le danger qui menace Batasuna et le MLNV, dont les points inquiétants de la déclaration.

L'alliance avec la bourgeoisie progressiste contre l'oppression nationale n'est pas mauvaise en soi, mais cela obligatoirement en gardant très clairement à l'esprit ce pourquoi s'est battu le MLNV ces 50 dernières années : le socialisme.

Aussi : http://euskalherria.indymedia.org/eu/2009/11/64394.shtml

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MessageSujet: Re: Le pari stratégique de la Gauche Indépendantiste Basque   Dim 22 Nov - 16:53

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Le JPB
Sujet à la une

L'initiative de la gauche abertzale pour le changement pourrait n'être qu'à ses débuts



21/11/2009

Goizeder TABERNA

La semaine qui vient de passer a révélé l'ampleur de l'initiative prise par la gauche abertzale samedi dernier à Altsasu, en Navarre. En quelques jours, la déclaration de principe et de volonté présentée par une centaine de militants référents de ce mouvement a fait réagir, non seulement, les partis basques et ceux de l'Etat espagnol, mais aussi, des agents internationaux.

La gauche abertzale a présenté une initiative s'appuyant sur le principe d'un «processus démocratique utilisant des voies et moyens exclusivement politiques et démocratiques et en l'absence totale de violence et sans aucune ingérence», et s'adressant aux agents politiques et civils qui partagent une stratégie de «confrontation avec les états» espagnol et français. Après avoir obtenu un cadre démocratique dans lequel toutes les options politiques seraient présentes, le but serait, à travers le jeu des majorités, d'obtenir l'indépendance du Pays Basque. La gauche abertzale s'inspire, ainsi, des «principes de Mitchell», ce sénateur américain qui a contribué à la résolution du conflit en Irlande du Nord. Une méthodologie, par conséquent, «homologuée» par l'Union européenne.

Cette démarche a provoqué sur le plan international des réactions favorables dès samedi, puisque le même jour est intervenu Gerry Adams, le représentant du parti irlandais Sinn Féin. Quinze jours plus tôt, l'avocat sud-africain et conseiller dans les conflits politiques Brian Currin avait témoigné de la «profondeur et de l'honnêteté de l'initiative de la gauche abertzale».

Réveil du Friendship

Mais surtout, le groupe européen de soutien à la résolution du conflit politique basque est sorti d'un sommeil de trois ans et a fait une déclaration qui donne une envergure internationale au processus qui pourrait s'ouvrir aujourd'hui. Ainsi, les eurodéputées Bairbre de Brun (Irlandaise) et Tatjana Zdanoka (Lettone) ont demandé à «toutes les parties» d'agir «avec responsabilité» et de s'impliquer dans des discussions de paix. Elles ont également interpellé l'Union européenne, demandant qu'elle favorise ce processus comme elle l'avait fait en 2006 et suggèrent à Madrid qu'elle «profite de sa présidence de l'UE» pour faire de même. Enfin, elles exigent la libération du dirigeant de la gauche abertzale, Arnaldo Otegi et de ses camarades incarcérés du fait de leurs activités politiques.

En Pays Basque, Aralar et Eusko Alkartasuna (EA) ont réagi à l'unisson, accueillant favorablement cette initiative et demandant à ETA de s'engager dans le même sens, sans qu'elle ne demande de contreparties.

Aralar a affirmé sa «disposition pour le dialogue» et pour le travail en commun entre différentes forces afin d'arriver à la normalisation politique du Pays Basque. EA, pour sa part, présente aujourd'hui, samedi, le résultat d'une longue réflexion interne (encadré) et apporte sa pierre à cette phase de changement qui s'annonce.

AB : rassemblement

Abertzaleen Batasuna (AB) rejoint les autres partis abertzale de gauche dans l'intérêt qu'il attribue à l'initiative de la gauche abertzale. «L'objectif, maintenant, est de mener jusqu'au bout ce processus, et pour qu'il soit efficace, il doit se faire uniquement par la voie civile et politique», précise Andde Sainte-Marie, le porte-parole d'AB. Ce processus n'aboutira, selon lui, que si ETA déclare un cessez-le-feu unilatéral. Considérant que «le terme de pôle souverainiste est encore abstrait» pour eux, Andde Saint-Marie défend le rassemblement des forces souverainistes. Dynamique dans laquelle «le PNV aurait toute sa place».

Le syndicat abertzale présent au Pays Basque sud, ELA, a également inscrit son action dans cette logique, en octobre. Selon le syndicat, les abertzale devraient arriver à la conclusion qu'il n'est pas possible de réformer le pacte constitutionnel «qui de fait, nie les droits de notre peuple», évoquant le cadre institutionnel espagnol.

Au PNV, la position n'est pas aussi claire. Au lendemain de la présentation publique d'Altsasu, Iñigo Urkullu, son président, a peu ou prou reprit l'argumentation du gouvernement espagnol et des principaux partis «unionistes» et a émis des doutes sur son sérieux. Cependant, le porte-parole de ce parti au parlement de Gasteiz, Joseba Egibar, a remarqué «un saut qualitatif important» de la part de la gauche indépendantiste, apportant la confusion sur le point de vue de ce parti historique.

Discrédit

Néanmoins, les partis espagnols n'ont pas réussi à trouver un accord avec le PNV sur une position commune à adopter dans le cas où ETA réaliserait un attentat, comme dans le cas où il déclarerait un cessez-le-feu, tel que l'expliquait le quotidien El Pais.

Sans surprise, le porte-parole du PSE au parlement de Gasteiz, Jose Antonio Pastor a voulu discréditer la démarche de la gauche abertzale, considérant qu'elle n'a «aucune crédibilité tant que ETA ne disparaît pas définitivement». Le représentant du PP, Antonio Basagoiti, s'est amusé à dire que la gauche abertzale souhaite simplement assurer sa présence aux élections et recevoir de l'argent des mairies, puisqu'elle est «ruinée». Effectivement, depuis la loi des Partis de 2002, la gauche abertzale a rarement pu participer à des élections sans voir ses listes interdites.

EA se joint à la dynamique pour le rassemblement

Le parti abertzale socio-démocrate Eusko Alkartasuna (EA) a accueilli favorablement l'initiative de la gauche abertzale, car «elle préconise les moyens uniquement politiques et pacifiques dans la voie de la résolution du conflit», affirme Pello Urizar le secrétaire général du parti. Il est naturel que PSE et PP remettent en question le sérieux de cette proposition, selon lui, «puisque leur but est de diviser les abertzale». Concernant le PNV, «il est de son habitude d'émettre deux messages différents».

Dans ce contexte EA va rendre public, aujourd'hui, le résultat de la réflexion menée au sein du parti ces derniers mois. «Il en sort une volonté claire pour mener un travail en commun entre les différentes forces abertzale, depuis un point de vue souverainiste et indépendantiste», explique Pello Urizar, «cependant nous n'allons pas accepter de droit de veto». EA est donc pour la création d'un pôle souverainiste qui serait suivi d'actions qui permettraient de dépasser la situation actuelle. Pour cela, il est essentiel que chaque parti clarifie sa position. «Celle de la gauche abertzale est sans équivoque et nous demandons au PNV de faire de même».

Mobilisation de la société

Le parti abertzale compte sur la volonté de la société basque pour faire bouger les partis «unionistes» et le gouvernement espagnol. «Dans ce sens nous devons mettre en place une stratégie qui va permettre de réaliser la volonté de cette majorité et qu'elle ait une incidence dans les institutions», précise Pello Urizar. Et d'ajouter : «Les changements surviennent lorsque la société se mobilise».

«Toute la société avait participé au processus de Lizarra-Garazi en 1998 aussi», se souvient-il, «c'est du reste ce qui a donné de la valeur au processus». Sans vouloir reproduire les recettes de processus qui ont avorté, le secrétaire général d'EA défend cette méthode : «cela doit être notre priorité : d'abord réunir les principaux agents de la société, ensuite, nous réfléchirons aux voies que nous emprunterons pour obtenir nos objectifs».

Europe Ecologie

Alors que l'heure est au rassemblement, au pays Basque nord, EA a décidé de s'allier avec Europe Ecologie aux prochaines élections régionales et a décliné l'invitation de la coalition EH Bai. «Il faut accepter qu'il existe des réalités différentes au Pays Basque», selon Pello Urizar. Toutefois, EA insiste sur le fait que sa stratégie dépasse les accords conjoncturels.


Un processus pacifique et démocratique basé sur sept principes

La gauche abertzale a rédigé une proposition composée de sept principes, un «instrument de base pour la nouvelle phase politique» qu'est le processus démocratique et «communément partagé par la gauche indépendantiste.»

Dès le premier point, elle affirme l'indispensable respect de la volonté populaire, qui «constitue l'unique référence du processus de solution démocratique». Volonté «dont l'ordonnancement politico-judiciaire doit être la conséquence et doit garantir les droits de l'ensemble des citoyens».

Autre principe établi, l'absence totale de violence et d'ingérence dans lequel le processus démocratique doit se développer «par l'utilisation de voies et de moyens exclusivement politiques et démocratiques». Dans le septième point, elle défend le «processus de dialogue» qui suit les principes du Sénateur Mitchell, puis, «un processus négociation entre ETA et l'Etat espagnol pour traiter de la démilitarisation du pays, de la libération des prisonniers politiques basques, du retour des exilés.» La priorité est de dépasser le scénario dans lequel la situation de violence et d'affrontement armé est allée «au-delà de ce que personne ne devrait souhaiter».

Et, les différents accords qui seront obtenus durant le processus démocratique devront suivre et «réguler les droits reconnus» dans les déclarations internationales.


Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre
Alliance politique et contre-sens historique

21/11/2009

ÉDITORIAL par Antton ETXEBERRI

Le jour où une initiative politique d'une grande envergure en faveur de la résolution du conflit a été présentée à Altsasu, Abertzaleen Batasuna a décidé de renouveler l'expérience d'Euskal Herria Bai, pour les prochaines élections régionales de mars 2010. Son assemblée générale a permis de mettre à jour deux options distinctes pour le mouvement : celle favorable à une stratégie de développement par l'intégration du sigle Abertzaleen Batasuna au sein d'Europe Ecologie en délaissant ses alliés abertzale naturels, et celle permettant aux abertzale de défendre d'une manière commune leurs revendications au sein d'Euskal Herria Bai. La deuxième proposition a été majoritairement sollicitée. Si ce résultat met un terme momentané aux différentes stratégies électorales appliquées par les mouvements abertzale lors de la dernière campagne des élections européennes, il n'en met pas moins en exergue une inquiétude quant à l'interprétation des résultats de ce choix. Cinq votes seulement ont séparé les deux options. Devant les défis que doit affronter le mouvement abertzale à moyen terme, des craintes légitimes surgissent devant un tel résultat. Mais cette différence de cinq voix en faveur de l'union des abertzale va tout de même permettre un travail en commun. Face à une demande forte des électeurs abertzale de ce territoire de proposer une alternative aux partis qui gouvernent en Pays Basque depuis des décennies, Abertzaleen Batasuna s'est donc rallié à ce choix. Le parti politique Eusko Alkartasuna a, quant à lui, décidé de renouveler sa participation à Europe Ecologie, du fait de son engagement au sein de la fédération Régions et Peuples Solidaires. Ce choix assumé au nom «des réalités différentes» ressemble à un contre-sens historique, au moment où l'Assemblée Nationale d'EA s'engage dans une dynamique de travail en commun entre abertzale. La phase qui s'ouvre nécessite la participation de chacun, et demande de la responsabilité politique.

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