| | | Le projet de LGV en pays basque nord | |
| | Auteur | Message |
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Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 999 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Le projet de LGV en pays basque nord Ven 14 Nov - 23:32 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
Batasuna dénonce un "faux débat" autour de la LGV
13/11/2008
Sébastien Vaïsse
Rendez-vous symbolique que celui donné par Batasuna hier en fin d'après-midi à la gare de Bayonne. Symbolique à double sens d'ailleurs, puisque le secrétaire d'État chargé au transport doit aujourd'hui «donner plus de précisions sur les dessertes futures des territoires» et pourquoi pas finaliser le financement de la LGV.
L'occasion donc pour le parti de dénoncer «la façon dont est mené le débat autour de la nouvelle ligne TGV». Selon le porte-parole de Batasuna, Jean-Claude Aguerre, ce qui est sûr c'est qu'il s'agit «d'un faux débat».
Débat «tronqué»
Ce débat «tronqué» ne serait donc pas pertinent dans la mesure où «il dévie de la vraie problématique consistant d'abord à se poser la question : pourquoi un nouveau TGV en Pays Basque» explique Batasuna qui précise également «qu'il appartient au Pays Basque de décider quel type de modèle de développement» il souhaite et «quelles infrastructures sont nécessaires».
Autre problème pointé du doigt par le parti, le manque de concertation et de transparence autour du projet LGV - «ce projet est dans les faits imposé (...) L'information n'est pas transparente et aucun effort n'a été fait pour impliquer les habitants (...) qui n'ont eu, en aucune façon, l'opportunité de réfléchir» à la question.
Jean-Claude Aguerre qui rappelait aussi que le Président de la Région, Alain Rousset, s'était fait «tirer les oreilles par Bruxelles» pour avoir soulevé la question de la place du fret... différente aujourd'hui du projet initial.
Des millions d'euros
Bien évidemment le contexte économique actuel n'a pas échappé au débat puisqu'en pleine «grave crise économique» Batasuna ne comprend l'intérêt de «donner la priorité à un investissement impliquant des millions d'euros». Pour Jean-Claude Aguerre, les 230 millions demandés au Conseil général vont «grever» les projets du département pour les 10 ans à venir - «Les millions nécessaires risquent d'hypothéquer pour plusieurs années les budgets de nombre de collectivités territoriales au détriment de la satisfaction des besoins sociaux...»
Problème écologique
Enfin, selon le parti «le modèle de développement sous-tendu par le TGV est en fait un modèle qui va à l'encontre d'un modèle écologique de préservation de la planète (...)en Pays Basque, 331 exploitations sont menacées par le projet (...) Le TGV est une infrastructure qui sert un modèle néolibéral aujourd'hui en faillite».
Batasuna «exige l'arrêt immédiat du projet», l'ouverture d'un vrai débat sur la politique d'organisation du territoire, revendique «un statut d'autonomie» et appelle «la société à se mobiliser pour arrêter ce projet».
Expropriations Selon Batasuna, le projet «remet aussi en cause l'activité agricole. En Pays Basque, 331 exploitations sont menacées»
Arrêt du projet Batasuna veut ouvrir le débat sur la politique d'organisation du territoire en Pays Basque et exige l'arrêt immédiat du projet
Jean-Claude Aguerre Porte-parole de Batasuna
«Les 230 millions demandés au Conseil général vont grever les projets du département pour 10 ans» |
_________________ NON DA JON ?
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 999 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Jeu 22 Jan - 21:36 | |
| Le JPB Pays Basque Prévisions douteuses,finances inconsidérées: la LGV déraille?22/01/2009 Sébastien VAÏSSE En fin de semaine dernière, le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot Marie, a rappelé à l'occasion des voeux à la mairie de Saint-Jean-de-Luz, son désaccord avec le projet de construction d'une nouvelle ligne grande vitesse. Par ces déclarations, le ministre de l'Intérieur réaffirme sa position et son incompréhension à un moment où le projet de LGV ou plutôt de son financement puisque c'est de cela qu'il s'agit, est sérieusement remis en cause par les collectivités territoriales appelées à mettre lourdement la main à la poche (65 millions pour la CABAB...). Une position claire saluée par l'opposition des bords de l'Adour, Bayonne par Coeur qui rejette également «un projet voie nouvelle LGV, défendu à grand renfort de communication, beaucoup plus que d'arguments convaincants d'ailleurs, par Réseaux Ferrés de France». Prévisions de trafic contestées Le hic dans cette histoire, c'est que la situation est loin d'être claire d'autant plus que si la CABAB a repoussé à vendredi prochain (23 janvier) son vote d'adhésion au financement, la communauté des communes Sud Pays Basque refuse pour l'heure de participer au projet tant qu'une étude sérieuse concernant les prévisions de trafic ne sera pas menée par une société indépendante. Et tout le problème repose justement sur ces prévisions de trafic «excessives d'autant que tous les chiffres ont été fournis par les promoteurs (RFF et SNCF) qui ont aussi mené les études» a rappelé Jacques Saint Martin hier matin lors d'une conférence organisée par le cercle de Burrunz : «RFF et la SNCF constituent un État dans l'État». En fait, la question du trafic est l'élément clé dans cette affaire. En effet, si la ligne actuelle peut supporter les prévisions de trafic à l'horizon 2020, la construction d'une nouvelle ligne devient totalement impertinente. En revanche si la ligne actuelle ne peut accueillir le trafic prévu, une nouvelle ligne devient alors indispensable. Surestimation Des prévisions chiffrées par RFF et la SNCF et contestées par les membres du cercle de Burrunz qui s'appuient sur le rapport du Conseil d'Analyse Économique (CAE) qui «évalue à 37 % la surestimation moyenne des prévisions sur 27 projets». Quant au rapport de la Cour des Comptes, il met carrément en garde contre «des objectifs d'un réalisme parfois très douteux comme le doublement du trafic ferroviaire de fret à l'horizon 2 010». Pour le cercle de Burrunz, il s'agit «de prévisions suspectes, surtout pour des projets que RFF et la SNCF n'ont pas les moyens de financer». Concrètement, lorsque RFF prévoit pour la seule autoroute ferroviaire en cours de trafic (Perpignan-Luxembourg) 80 camions par jour, la réalité est en fait divisée par 10 (8 camions/jour), alors que près de 8 000 camions passent quotidiennement sur l'Autoroute voisine (A9). Des chiffres qui peuvent laisser perplexe... surtout lorsque la facture s'annonce particulièrement salée pour les collectivités. Jacques St Martin Membre du cercle de Burrunz «RFF et SNCF constituent un État dans l'État» _________________ NON DA JON ?
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 999 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Mar 27 Jan - 19:05 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
LGV : le "oui" mais "non" de la CABAB
27/01/2009
Goizeder TABERNA
La Communauté d'Agglomération du BAB (CABAB) s'est enfin prononcée sur la signature du protocole de financement de la LGV. C'est un «oui-non». Le Conseil communautaire s'est engagé à payer le tronçon Tour-Bordeaux, mais exprime sa réserve sur le tronçon Bordeaux-Gipuzkoa.
La CABAB garantit donc le paiement des 24,9 millions d'euros qui couvrent les travaux de la première partie du projet. Toutefois, le protocole de financement présenté par le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau, ne tient pas en compte les amendements présentés par la CABAB, d'après ses représentants. Quel sera le tracé au Pays Basque ? Où sera la gare ? Quel sera l'outil de financement ? Ce sont autant de questions qui restent en suspens.
Réunis hier, au siège de la CABAB, 18 élus ont voté pour cette position, alors que quatre s'y sont opposés. Martine Bisauta, Jakes Abeberry, Jean-Pierre Roux et Georges Daubagnat n'ont pas soutenu le texte présenté par Jean Grenet. L'élu écologiste bayonnaise a rappelé que le vrai débat est celui de l'utilité du projet, de la capacité à la financer et son impact environnemental ; sur ces points, elle n'est pas prête à s'engager.
Trop d'inconnues
Le vote de la majorité n'a pas été aussi clair. Les inconnues sont trop nombreuses. Les études réalisées par RFF ne sont pas suffisantes, d'après le président de la CABAB, c'est pourquoi, il a engagé des études à l'Agence d'Urbanisme, afin d'avoir des alternatives en main. «Cela nous permettra de faire des propositions à RFF le moment venu», a précisé Jean Grenet.
«Faisons nos études, faites les vôtres, et nous discuterons le moment venu». C'est avec ces mots que le maire bayonnais a reporté les discussions, et avec cela le problème.
Le texte a bénéficié de tout le soutien de Didier Borotra, représenté par Max Brisson. Ce dernier a souligné que «s'il s'agissait que de la desserte du Pays Basque, la LGV ne serait nécessaire», mais force est de constater la dimension européenne du projet.
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|  | | borkov Membre historique

Nombre de messages: 1212 Localisation: Tolosa,biarn,gasconha,bigora,pais toi,occitania Date d'inscription: 15/05/2006
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Mar 27 Jan - 23:18 | |
| NOus aussi il faut qu'on se bouge en gascogne! _________________  |
|  | | Apatxe Militant


Nombre de messages: 141 Age: 36 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 05/12/2008
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Mer 28 Jan - 7:41 | |
| Cette histoire ne sent pas bon du tout, chercherait on encore une fois à nous la mettre profond? Non, bien sûr que non, dormez tranquilles braves gens, l'état s'occupe de tout ..... _________________ HERRIAK BIZI BEHAR DU !!! EUSKAL HERRIA EZ DA SALGAI !!!!
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 999 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Ven 6 Fév - 23:11 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
Les opposants à la LGV interpellent Jean Grenet
05/02/2009
Sébastien VAÏSSE
Une chose est sûre en matière de financement de la LGV : rien n'est joué, bien au contraire. Suite au refus de la communauté des communes Nive Adour d'adhérer au projet, suite à la demande par la communauté des communes Sud Pays Basque d'une étude indépendante déterminant le trafic réel et la date d'une éventuelle saturation des voies existantes et suite enfin à l'adhésion en demi-teinte de la CABAB, qui dit oui pour le tronçon Tours-Bordeaux mais non pour le reste au vu des (trop) nombreuses zones d'ombres qui planent autour du projet, le vote du protocole de financement proposé par le secrétaire d'État au transport, Dominique Busserau, n'est certes pas compromis mais pour le moins mal engagé en Pays Basque.
Réunis hier pour faire part d'une lettre ouverte au Président de la CABAB, les représentants du réseau des opposants à la LGV longtemps qualifiés «d'anti progrès», ont signalé que face aux subterfuges utilisés «par les promoteurs pour tromper les populations et les élus», ils feront preuve d'une «extrême vigilance».
Des chiffres «truqués»
Rappelant «le climat euphorique dans lequel les partisans inconditionnels du projet, dont vous-même (Jean Grenet, ndlr), baignaient à la fin du débat public», les opposants à la LGV se sont déclarés «tout particulièrement surpris de l'évolution des mentalités» lors de la réunion de la CABAB le 26 janvier dernier.
L'utilité d'une nouvelle ligne reste donc à prouver d'autant qu'en matière de prévisions de trafic fret et voyageurs, «RFF a truqué les chiffres et menti pour justifier son choix». Une évaluation de fret qui «doit encore être revue à la baisse depuis que le Grenelle de l'environnement a acté pour la mise en service de trains longs». Sans parler du rapport de la Cour des comptes qui a donné la priorité à la modernisation et l'optimisation des voies existantes, de l'inadéquation financière de l'autoroute ferroviaire, de la contribution considérable demandée aux collectivités territoriales... la liste est exhaustive.
Inadéquation
Les opposants à la LGV interpellent aussi le Président de la CABAB, Jean Grenet quant aux études complémentaires qui devraient être confiées à l'Agence d'Urbanisme Adour-Pyrénées, dont le directeur a d'ores et déjà prévenu qu'il «ne pouvait agir que dans le cadre de sa lettre de mission, c'est-à-dire dans les limites fixées par la décision de RFF». Un choix pas adéquat d'autant que cette agence, dont les évaluations réalisées se révèlent encore plus approximatives que celles de RFF déjà lourdement contestée, «est d'une incompétence notoire» assume les opposants à la LGV.
Enfin si «les élus fonctionnent encore avec des fantasmes de croissance du XIXe siècle et un PIB qui augmenterait de 5 à 6 % chaque année, ce qui est la base de la théorie de la saturation des voies existantes en 2020, alors qu'ils ont entre les mains des données produites par la SNCF qui montrent déjà la diminution du transit ferroviaire», les opposants demandent une étude complémentaire «commandée à l'École polytechnique Fédérale de Lausanne afin de déterminer la date d'une éventuelle saturation des voies» et appellent «tous les habitants à continuer à s'organiser village par village aux prochaines échéances» conclut Victor Pachon. |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 999 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Mer 11 Fév - 21:46 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
Nouvelle voie LGV: l'État souhaite tourner la page sur la question 11/02/2009
Goizeder TABERNA
«On a l'impression de s'être fait avoir : le projet est déjà sur les rails», s'est exclamée la maire de Saint-Pée-sur-Nivelle, Christine Bessonart, à la sortie de la réunion, hier après-midi. Les élus basques avaient rendez-vous avec le préfet, Philippe Rey, à la sous-préfecture de Bayonne. Cette réunion n'a pas vraiment apaisé les craintes des élus concernés par le tracé de la Ligne à Grande Vitesse.
Il semblerait que les élus ayant engagé des études sur l'utilisation des anciennes voies, tels qu'Alain Iriart (Saint-Pierre-d'Irube) ou Michel Hiriart (Biriatou), ont perdu le train de Réseaux Ferré de France. «Le préfet nous a bien dit que le débat sur la création d'une nouvelle voie n'avait pas lieu d'être», a souligné le conseiller général Christophe Martin.
La réunion d'hier a porté sur les résultats des travaux réalisés par RFF ses dernières semaines, et certains élus, comme le maire d'Hendaye, Battitt Sallaberry, sont étonnés de la progression du dossier : «en décembre les responsables de RFF ne savaient rien et, aujourd'hui, nous voyons que les possibilités des couloirs du tracé de la ligne sont arrêtées».
C'est bien le manque de concertation que regrettent les uns et les autres. «Le débat public consiste à écouter, pour en faire ce qu'ils veulent», souligne le maire d'Hendaye qui pense qu'il serait préférable que les élus poussent eux aussi leur réflexion sur ce projet.
Concerné au premier rang par la LGV, le maire de Saint-Pierre-d'Irube Alain Iriart est sorti furieux de la sous-préfecture. Sa ville sera particulièrement touchée par le périmètre d'étude de la LGV, puisque pratiquement toute la commune est incluse. Lahonce et Mouguerre sont dans la même situation.
La gare : sans réponse
La question de la gare, deuxième point qui interpelle les élus basques, est restée sans réponse. On pourrait même dire que les élus sont sortis confus sur ce point. «C'est déroutant ça part dans tous les sens ; on nous a noyés avec différentes informations : une fois elle sera à Maignon une autre fois elle sera à Bidart...», a déclaré Christophe Martin.
Le principal intéressé par cette gare, le maire de Bayonne, Jean Grenet, est serein. Pour l'instant il avance qu'il n'y a «aucune certitude» et qu'il attend avec vigilance.
Pour ce qui est des Béarnais, le débat risque de reprendre de plus belle, puisque la fameuse desserte de Pau pourrait se limiter à la desserte de Puyoô... |
| Citation: | Le JPB Pays Basque
Ustaritz remet en cause la nouvelle LGV 11/02/2009
Commission- La Commission municipale sur la LGV s'est réunie hier soir et a confirmé son opposition à la construction d'une nouvelle voie. D'autre part, elle soutient l'élaboration d'une étude indépendante sur l'utilité de cette voie. |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 999 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Lun 1 Juin - 16:32 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque "Coup mortel" à la LGV
30/05/2009
Goizeder TABERNA
Le projet de Ligne à grande vitesse (LGV) déraille. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, et Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, ont co-signé une lettre destinée au préfet des Pyrénées-Atlantiques et au préfet de Région, leur ordonnant l'arrêt de toute réunion de concertation «au sud de Bayonne». L'existence de cette lettre a été révélée cette semaine.
Pas encore officiellement annoncée, cette décision a été accompagnée de l'abandon des études sur la création d'une nouvelle ligne à grande vitesse de Bayonne à la frontière avec le Gipuzkoa, la priorité pour Réseau Ferré de France de travailler sur celle existante et la recherche d'une autre traversée pour le fret.
«Depuis un mois, nous savions que Mme Alliot-Marie préparait une action contre ce projet», raconte Jean-Louis Carrère, premier vice-président du Conseil Régional d'Aquitaine chargé des Infrastructures, des Transports et de l'Intermodalité.
Arrêt du financement européen
«Et c'est un coup mortel pour la LGV», poursuit-il. «Tout le monde sait que quand on reporte quelque chose, c'est fichu. L'Etat français n'a pas d'argent pour dix LGV ; les Bretons vont passer avant nous», explique J.L. Carrère. Mais, ce qui l'inquiète le plus, c'est l'interruption du financement européen. Effectivement, le gel du projet de nouvelle voie «fait que nous n'allons pas assurer les délais et les fonds européens vont nous échapper».
Réseau Ferré de France (RFF) confirme cette crainte. «C'est sûr, les risques de perdre ce financement existent», assure Christian Maudet, chef de projet de RFF pour le tronçon Bordeaux-Hendaye de la LGV Sud-Europe-Atlantique. Cependant, il est plus nuancé que Jean-Louis Carrère, il ne s'agit pas de «l'enterrement complet du projet», selon lui.
En effet, les études sur la voie de chemin de fer existante sont poursuivies. L'avenir de ce projet dépend donc des résultats de ces études, et «des discussions entre l'Espagne et la France», précise Christian Maudet. Car, par cette décision, ce projet à dimension européenne est amputé. La LGV qui part du Portugal vers le nord de l'Europe serait interrompue une fois arrivée à Hendaye. Situation «invraisemblable» pour Jean-Louis Carrère qui compare l'action de Michèle Alliot-Marie avec de l'abus de pouvoir.
Périmètre d'étude déjà suspendu
Quoi qu'il en soit, les démarches pour définir le périmètre d'étude entre Bayonne et Hendaye étaient déjà au ralenti. Elles étaient suspendues depuis le mois d'avril, d'après Christian Maudet. «Le comité de pilotage avait arrêté tous les périmètres d'étude sauf au sud de Bayonne», explique-t-il, «car nous ne possédions pas tous les éléments pour le faire». Ainsi, il manquait de définir la desserte du Labourd.
Sujet polémique aussi bien parmi les élus que parmi les opposants à la LGV. L'élément déclencheur de ce revirement de situation est l'initiative de M. Alliot-Marie, selon le responsable de RFF, mais il n'exclut pas que l'opposition au projet ait influencé la ministre luzienne.
Risque des nationalistes
Jean-Louis Carrère voit les choses autrement : «N'est-ce pas l'opposition de Mme Alliot-Marie qui a encouragé les associations à s'opposer ?». Il explique, cependant, les arguments utilisés par les proches de la ministre de l'Intérieur : «ils soutiennent qu'il ne faut engager l'étude sur une nouvelle voie que si l'étude sur la voie existante démontre qu'elle est saturée. Mais cela revient à dix ans d'instruction ! Autant de retard cumulé !».
D'autre part, «sous le manteau, on parle de risque que l'on attribue aux nationalistes basques. Pourtant, nous avons porté ce projet avec les nationalistes modérés du PNV !», poursuit-il. «Personne ne le dit, mais l'ETA est l'argument utilisé en privé». |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 999 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Le projet de LGV en pays basque nord Mar 2 Juin - 19:38 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque L'arrêt du projet de nouvelle Ligne à grande vitesse a provoqué de vives réactions
02/06/2009
Goizeder TABERNA
La révélation du Journal du Pays Basque de samedi dernier a créé la surprise et les déclarations de Michèle Alliot-Marie étaient très attendues à Biarritz, au meeting de l'UMP. À la suite de l'annonce officielle de la ministre de l'Intérieur, les élus et associations opposés à la seconde ligne à grande vitesse ont exprimé leur satisfaction, tout en maintenant la vigilance.
«Nous nous réjouissons que la LGV ne traverse plus le Pays Basque et nous continuerons à soutenir nos amis landais, girondins, du Pays Basque sud et d'ailleurs qui luttent comme nous», a déclaré le Collectif des associations de défense de l'environnement (CADE). Cependant, il a prévenu : «quand on a chassé le danger par la porte de devant, il entre souvent par la porte de derrière». Le maire de Saint-Pierre d'Irube, Alain Iriart, tout en rappelant que la décision de MAM est une victoire de la mobilisation populaire, a également conseillé la prudence.
Référendums maintenus
C'est pour cette raison que les opposants à la LGV maintiennent les référendums organisés dimanche à Lahonce, Saint-Pierre d'Irube et Villefranque. De la même manière, la réunion publique de vendredi à Arcangues est confirmée. Elle aura lieu à 19h30 au Théâtre de la nature.
Les Verts ont également exprimé leur «satisfaction» et ont réaffirmé leurs convictions sur «le report modal des voyageurs et du fret». Pour sa part, Euskal Herriaren Alde a relevé : «le sens commun a prévalu face à l'imposition». Toutefois, «le projet de la nouvelle LGV n'a pas été définitivement rejeté», selon cette liste électorale. Elle appelle donc à une réunion publique le jeudi 4 juin, à Ustaritz, sur le «projet de la LGV : conséquence de l'Europe libérale».
L'inquiétude suscitée par la décision de Michèle Alliot-Marie est tout autre parmi les défenseurs de ce projet. Le président (PS) du Conseil régional d'Aquitaine, Alain Rousset, a dénoncé hier à la presse bordelaise la «décision insensée» de la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de demander l'arrêt des études pour la construction d'une Ligne à grande vitesse au Pays Basque. «Ce coup de poignard risque de bloquer le dossier dans son ensemble», a regretté M. Rousset.
Le député européen Alain Lamassoure, numéro trois de la liste UMP aux élections européennes dans le Sud-Ouest, s'est également dit «très surpris» de l'annonce de Mme Alliot-Marie. «Elle a exprimé une position personnelle qui n'engage pas l'UMP», a-t-il affirmé lundi sur France 3 Aquitaine. Sur ce dossier, a-t-il ajouté, «le ministre de l'Intérieur n'a pas compétence, c'est le Premier ministre».
Samedi, à Biarritz, la ministre de l'Intérieure a confirmé l'information révélée dans l'édition du jour du Journal du Pays Basque.
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