| | | Les abertzale interpellent François Fillon | |
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Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Les abertzale interpellent François Fillon Jeu 19 Juin - 21:53 | |
| | Citation: | Le JPB > Pays Basque 2008-06-19 Les abertzale interpellent François Fillon ·Les abertzale se réunissent pour réclamer la reconnaissance du Pays Basque lors de la visite de François Fillon
Les abertzale réservent un accueil pas très protocolaire à François Fillon. Le Premier ministre devrait venir, avant la fin du mois, officialiser le Contrat Territorial. Pour ce jour-là, un groupe d’abertzale de tendances diverses s’est formé pour appeler à un rassemblement, à 17 heures, devant la mairie de Bayonne. Son slogan: "Admettez que le Pays Basque existe !"
Le Contrat de Territoire, le fruit de la réflexion menée dans la démarche Pays Basque 2020, recevra la signature définitive de l’Etat sur terre basque. Cet acte symbolique devrait être réalisé par un membre du Gouvernement qui sera probablement le Premier ministre lui-même. Les abertzale ainsi réunis qualifient cet acte d’"opération de propagande".
Dans le fond, le texte signé ne reconnaît pas l’"existence d’un peuple" ni celle d’une "identité nationale" qui attribue des droits, d’après les abertzale. C’est pourquoi, ils revendiquent un cadre institutionnel aux larges compétences, une autonomie.
Ils considèrent que Pays Basque 2020 est mené avec une bonne volonté. Néanmoins, les moyens qui en découlent, et qui sont réunis dans le contrat Territorial, sont "ridicules" dans le contexte économique et culturel actuel. Anita Lopepe, une des instigatrices de l’initiative, a comparé le budget consacré à la CABAB (près de 200 millions d’euros par an) et celui dédié à ce contrat spécifique (200 millions d’euros pour six ans).
"Des moyens insuffisants pour un territoire aussi dynamique que le Pays Basque, avec un noyau industriel puissant", rappelle-t-elle, faisant allusion à l’économie des provinces du sud. A. Lopepe et Mattin Etxepare ont relevé la nature stratégique de cette région au carrefour de l’Europe. Les deux intervenants dénoncent, également, que les "notables" basques instrumentalisent le Contrat de Territoire, "faisant croire qu’il est issu d’une démarche participative, mais ils excluent tout débat épineux sur l’aménagement du territoire.
Appel aux jeunes
Ces abertzale appellent particulièrement les jeunes à se mobiliser lors de la venue de ce membre du Gouvernement, parce qu’ils seront les acteurs de ce Pays Basque 2020. Parmi les signataires de cette initiative se trouvent des personnes qui ont participé à Pays Basque 2020, tel que Mizel Bergouignan, des élus, comme Ixabel Etxeberria, Luxi Oxandabaratz ou Battitta Amestoy, ou des représentants de tendances abertzale diverses. Ainsi, Gabi Mouesca de la plateforme Autonomia Eraiki, Xabi Larralde du parti Batasuna ou encore Mattin Etxepare du parti Eusko Alkartasuna se retrouvent dans cette démarche. |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Les abertzale interpellent François Fillon Jeu 26 Juin - 16:56 | |
| | Citation: | Le JPB > Pays Basque 2008-06-26 AB appelle à lìnnovation pour ce territoire ·Le parti abertzale demande aux responsables politiques de la volonté pour de nou velles formes institutionnelles
Le parti abertzale demande aux responsables politiques de la volonté pour de nou velles formes institutionnelles A l’approche de la signature du Contrat territorial Pays Basque 2007/2013, le parti Abertzaleen Batasuna a présenté sa position sur cette démarche. Une démarche quelque peu "schizophrène" selon lui.
La réflexion menée sur le développement du Pays Basque est "positive", mais "écarte toute revendication politique". Elues ou ayant participé à la réflexion Pays Basque 2020, les personnes présentes à la conférence de presse ont suivi de près cette démarche. Cette dernière est le témoin d’une conscience collective et territoriale forte, d’après Jakes Bortheyrou, car forte d’une participation de près de 1000 personnes.
Face à cette "schizophrénie", le parti Abertzaleen Batasuna appelle ses militants à travailler dans ces structures institutionnelles comme dans d’autres domaines de lutte, "pour faire avancer" ses idées. Des idées qui se reconnaissent dans les principes d’origine de cette démarche de réflexion collective, c’est-à-dire : le développement durable du Pays Basque, la réciprocité territoriale côte/intérieur et la coopération transfrontalière.
Néanmoins, AB constate des déficits dans les projets mis en ¦uvre. La réciprocité entre la côte et l’intérieur est principalement pointée du doigt. "Mise à part l’assainissement et l’eau, il n’y a aucune coordination entre les deux zones géographiques", a expliqué Mizel Bergouignan. Arnaud Cachenaud a souligné que concernant le transfrontalier que "des pistes de travail existent" mais n’aboutissent pas.
"Iparralde piétine"
Quant à Jakes Abeberry, il a eu l’impression qu’"Iparralde s’est mis en marche", en 1992, lors des premiers pas vers la définition d’un projet de territoire. Aujourd’hui, ce territoire "piétine". "On ne retient plus les idées sur la reconnaissance institutionnelle", explique-t-il, se référant au recul de la mobilisation et rappelant qu’en 2002, le Conseil des élus avait signé un texte intitulé : "que le Pays Basque soit connu et reconnu". |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Les abertzale interpellent François Fillon Dim 6 Juil - 22:28 | |
| | Citation: | Le JPB > Pays Basque 2008-07-05 Michèle Alliot-Marie défend la politique menée au Pays Basque·La ministre a répondu à une lettre envoyée par Batasuna, défendant la "politique volontariste" de l’Etat français
"Je vous prie de croire, Messieurs, en l’assurance de ma considération distinguée et fidèle". C’est ainsi que se conclut la lettre de la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, adressée aux membres du bureau de Batasuna, Xabi Larralde et Jean-Claude Aguerre, le 16 juin. La forme de cette correspondance est inhabituelle, plus encore la démarche. C’est la première fois que la ministre de l’Intérieur a un échange épistolaire avec des membres du parti abertzale.
Michèle Alliot-Marie répondait à un courrier envoyé par Larralde et Aguerre, le 24 mai. Ces derniers considèrent que cette "réponse politique" sert à "justifier ce que fait l’Etat" concernant le Pays Basque nord. D’après J.C. Aguerre, la ministre "reconnaît l’existence d’un problème" de reconnaissance du Pays Basque, mais sa réponse "se limite au Contrat territorial". "Un contre-feu" selon lui.
"Politique volontariste"
Dans sa réponse, Mme Alliot-Marie défend la politique du Gouvernement et affirme que c’est une politique "volontariste". Volontariste dans plusieurs domaines. La construction de 2000 logements sociaux, la création de l’Etablissement Public Foncier Local et celle de plusieurs instances spécifiques telles que le Conseil des élus, la politique de développement économique "conçue en partenariat étroit avec les collectivités", sont autant de mesures qui illustrent l’argumentaire de la ministre. Batasuna a rendu public cet échange de lettres pour dénoncer la "position de mépris" tenue par l’Etat français. "On nous dit qu’il y a un problème, mais qu’il est dû au fait que le Pays Basque est une zone touristique", a souligné Xabi Larralde. A quoi il répond : "tant que le Pays Basque ne sera pas reconnu, sa potentialité de développement ne pourra pas aller jusqu’au bout". Les membres de Batasuna ont donné l’exemple de l’économie. Selon eux, elle ne profite pas de l’opportunité qu’offre le Pays Basque sud. Une puissance reconnue au niveau européen.
A travers cette lettre, Batasuna souhaitait rencontrer la ministre de l’Intérieur. Le parti a fait la même proposition à près de 80 acteurs du Pays Basque pour discuter de la situation actuelle. A laquelle Max Brisson a répondu par la négative. |
Politique répressive volontariste oui !!
| Citation: | Le JPB > Pays Basque 2008-07-05 Empressés de signer le Contrat territorial 2007-13
J.B. Etcheto et J.J. Lasserre, présidents respectivement du Conseil de développement et du Conseil des Elus, ont adressé un courrier au Premier ministre, hier. Ils l’ont sommé de ne pas retarder la signature du Contrat territorial, préalablement prévue pour juin.
Les deux responsables politiques ont attiré l’attention de François Fillon sur "l’importance et l’urgence de finaliser rapidement la première étape du projet Pays Basque 2020". C’est-à-dire la signature du Contrat territorial par l’Etat.
Etcheto et Lasserre craignent qu’un report affaiblisse la portée du projet et l’implication de centaines d’acteurs dans cette démarche de réflexion. Ils souhaitent pouvoir annoncer une date lors de l’Assemblée Générale du Conseil de développement, prévu le 10 juillet. |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Les abertzale interpellent François Fillon Mer 23 Juil - 14:10 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
La signature du Contrat territorial pour septembre 23/07/2008
Il aura fallu un échange de courriers pour fixer, enfin, la date de la signature du Contrat territorial du Pays Basque nord pour 2007-2013. Le contrat sera signé par l'Etat et les représentants des collectivités territoriales au début du mois de septembre. L'agenda du Premier ministre étant trop chargé, il ne se rendra pas à la signature. Le Préfet de région et le Préfet de département le remplaceront. À l'annonce de cet acte, J.J. Lasserre, président du Conseil des élus du Pays Basque, et Jean-Baptiste Etcheto, président du Conseil de Développement, ont exprimé leur satisfaction. |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Les abertzale interpellent François Fillon Sam 6 Sep - 12:12 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
François Fillon et MAM signeront le Contrat territorial sous les critiques
06/09/2008
Goizeder Taberna
Ils l'avaient annoncée pour le mois de juin, on y croyait plus. La venue du Premier ministre François Fillon a fini par surprendre. Lundi prochain, il viendra signer le Contrat territorial Pays Basque à Bayonne, accompagné de Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur. La conclusion officielle de cette démarche initiée par la réflexion Pays Basque 2 020 se déroulera au siège du Conseil général, à 11 heures.
Comme à chaque déplacement de personnalités politiques de poids, les mobilisations se multiplient. Les agriculteurs du syndicat ELB ont déjà annoncé un rassemblement pour exiger des mesures concrètes concernant la crise qui les touchent particulièrement.
C'est au tour des groupes politiques de le faire. Abertzaleen Batasuna, d'une part, et un collectif de personnes réclamant un statut d'autonomie, d'autre part, ont appelé à la mobilisation pour cette occasion. Tous deux avaient présenté la lecture qu'ils font de la démarche Pays Basque 2020, puis du Contrat territorial. Une analyse nuancée, mais qui réclame une reconnaissance plus franche du Pays Basque de la part de l'Etat français.
Le Collectif réuni autour de la revendication de l'autonomie revient avec une liste d'adhérents plus complète qu'en juin, qu'il va présenter aujourd'hui. Au total, le texte convenu rassemble une trentaine de signatures. Ils sont de sensibilité abertzale diverse, sont élus ou militants, et parlent en leur nom. Ils sont d'accord sur au moins une chose : le besoin de reconnaissance du Pays Basque.
«Admettez que le Pays Basque existe ! Autonomia !» sera le slogan qu'ils clameront lundi. Ils classent la France parmi les états européens les plus réactionnaires et lui demandent de «reconnaître enfin ce peuple».
Instrumentalisé
Un peuple basque qui voit défiler les propositions (Pays Basque 2010, Pays Basque 2 020), mais qui en demande plus, à en croire ce collectif. «La démarche Pays Basque 2 020 est instrumentalisée par les notables locaux et l'Etat. En réalité, il leur permet de faire taire tout débat», d'après le texte accordé. Ce dernier relève que malgré le potentiel de cette région, les moyens accordés par l'Etat ne sont pas à la hauteur. «Nous avons besoin d'une vraie politique d'aménagement du territoire», réclament ces abertzale.
La démarche Pays Basque 2 020 a, en effet, déclenché une réflexion sur le développement des trois provinces basques dans plusieurs domaines. Cet exercice orchestré par le Conseil de Développement du Pays Basque a apporté une liste de propositions qui ont inspiré le Contrat territorial. Ce texte a reçu l'aval du Conseil des élus du Pays Basque, celui du Conseil général et du Conseil régional, et n'attend plus que la signature des représentants de l'Etat.
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Les abertzale interpellent François Fillon Lun 8 Sep - 20:09 | |
| | Citation: | EiTB24.com
Société CONTRAT PAYS BASQUE 2007-2013
Une visite "hors-sol" pour François Fillon au Pays Basque 08/09/2008
François Fillon a signé lundi à Bayonne le contrat territorial de développement économique et culturel Pays basque 2007-2013, sans accorder la moindre attention aux revendications spécifiques qui l'attendaient.
Le Premier Ministre François Fillon a signé lundi le contrat territorial Pays basque 2007-2013, qui comporte 77 projets de développement économiques et culturels évalués à 213 millions d'euros, paraphant le texte dans les locaux de l'antenne du Conseil général à Bayonne.
Le contrat territorial s'inscrit dans la démarche de réflexion "Pays basque 2020" animée par le Conseil de développement et le Conseil des élus du Pays basque en partenariat avec l'Etat, la région Aquitaine et le département des Pyrénées-Atlantiques, tous signataires.
Mais il ne représente aujourd'hui que des aspects "traditionnels" des échanges entre l'Etat et ses régions, dans le cadre de la décentralisation engagée en France depuis quelques années.
Le premier ministre a annoncé « des outils inédits » en citant « une technocité aéronautique de 10 hectares sur la communauté d'Agglomération Bayonne Anglet Biarritz », « un centre de services consacré au sports de glisse, ouvert par la CCI et qui sera le plus grand dédié à cette industrie dans le monde » et « une cité des métiers structurant pour la dynamique et l'emploi » à Bayonne.
Et restait ce paradoxe d'un Premier Ministre déclarant vouloir mettre le "paquet sur l'innovation et sur la compétitivité du territoire", favorable à un aménagement du Pays basque "équilibré et solidaire", pour préserver son "capital naturel, linguistique et humain"... et refusant de croiser toute autre personne que les élus dûment accrédités aujourd'hui.
Un peu à l'instar de ces cultures "hors-sol" où il serait désormais possible de faire pousser des légumes sans se préoccuper de les mettre en contact avec la terre nourricière...
A l'extérieur de l'important dispositif policier qui accompagnait sa venue, auront donc été mises à bonne distance les questions les plus sensibles, que ce soit celles du monde paysan ou les réflexions politiques sur un référendum populaire sur les spécificités du pays basque.
Bal de la police à Bayonne
Un très important dispositif policier encadrait bien entendu sa venue, écartant toute manifestation de contestation des abords du bâtiments, ou arrachant la banderole d'un point presse organisée devant l'entrée pour informer le Premier Ministre et les nombreux journalistes présents de l'initiative Batera (qui revendique un département Pays Basque, une Chambre d'agriculture spécifique et une officialisation de la langue basque).
Les représentants du syndicat paysan ELB et de Laborantza Ganbara finissaient leur cortège de protestations à quelques centaines de mètres des berlines fumées de l'aéoropage ministériel, rejoignant dans le même espace contraint les militants du parti abertzale Abertsalen Batasuna : une vingtaine de personnes venus "évoquer" la requête d'une "consultation populaire" qui a déjà obtenu 35.000 signatures, soit 15% des électeurs du Pays basque, favorables à un référendum d'initiative populaire sur la création d'un département basque, sur le modèle de celui mené dans la Communauté Autonome Basque à Vitoria-Gasteiz.
Pendant ce temps, à l'intérieur du Conseil Général, François Fillon se fendait d'une allocution de près d'une demie-heure, pour rappeler que le contrat territorial s'inscrivait totalement dans la démarche de réflexion "Pays basque 2020" animée par le Conseil de développement et le Conseil des élus du Pays basque en partenariat avec l'Etat, la région Aquitaine et le département des Pyrénées-Atlantiques, tous signataires.
Parmi les élus invités cependant, une dizaine de membres du parti favorable à l'autodétermination, Abertzaleen Batasuna, ont manifesté dans le silence contre le manque de reconnaissance institutionnelle et politique du Pays basque : deux d'entre eux en particulier, debouts tout au long du discours du chef du gouvernement, ont gardé tendues à bout de bras deux affichettes : l'une portant la photo de Nicolas Sarkozy avec l'inscription en rouge "Référendum", et une autre portant le slogan "consultation populaire".
L'élu abertzale de Biarritz, Jakes Abeberry, aura pu remettre à François Fillon une lettre dénonçant « l'aspect jolis rubans et bel emballage de ce contrat territorial » et une « mise en scène (qui) n'a d'autre but que de persuader les habitants du Pays Basque qu'il y a ici une forme de gouvernance supérieure et plus efficace qu'ailleurs, que le Pays Basque est davantage reconnu sans institution qu'il ne le serait avec une institution ».
Pour Laborantza Ganbara, cette venue est une "déception de plus"
A l'issue de cette visite, Michel Berhocoirigoin, le Président de Laborantza Ganbara, en butte aujourd'hui à une opposition frontale de l'Etat, ne cachait pas son désappointement : "La question paysanne aura été présente uniquement par ces deux élus contestataires, même si le Président du Conseil Régional a, lui aussi, demandé une meilleure réponse au malaise du monde paysan. Le premier Ministre s'est contenté de déclarer qu'il avait entendu le message, mais qu'il réservait sa réponse globale sur l'agriculture demain, pour sa visite d'un salon professionnel agricole à Rennes."
Et de rajouter : "On a eu le sentiment qu'il aurait pu tenir exactement le même discours à Clermont-Ferrand, à Auxerres ou à Dijon, puisque, paradoxalement, il n'aura manifesté aucun lien particulier avec les spécificités du pays basque. A l'exception d'une seule : quand il était jeune, il est venu au pays basque, il s'est blessé en gravissant le Jaizquibel, et depuis, il a toujours mal au dos."
A 13 heures, l'important dispositif policier laissait passer les douze voitures du cortège ministériel, restait quelques instants pour continuer de bloquer les manifestants dans le petit Bayonne, profitant encore un peu de leur position de force mais aussi d'une météo particulièrement radieuse aujourd'hui. |
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|  | | gixunekoa Membre confirmé


Nombre de messages: 75 Localisation: gixune Date d'inscription: 24/08/2007
 | Sujet: Re: Les abertzale interpellent François Fillon Mar 9 Sep - 6:50 | |
| J'y était, et force est d'avouer que je n'ai jamais vu autant de gendarmes mobiles en tenue de tortue ninja au m2. Impossible donc de s'approcher du conseil général, parqués devant Elkar. Mais le principal a été fait à l'interieur avec des élus qui ont montré des affiches demandant le referendum. |
|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Les abertzale interpellent François Fillon Mar 9 Sep - 17:16 | |
| Le nombre de txakur était en effet impressionant ! On l'était aussi assez au rassemblement... | Citation: | Le JPB Sujet à la une
Faute d'institution, le Pays Basque dispose de son contrat territorial
09/09/2008
Eneritz Zabaleta
La démarche «Pays Basque 2 020» est arrivée hier à son terme. Le contrat territorial peut commencer à s'appliquer. En effet, le contrat, découlant de la première démarche, et précisant les grands chantiers pour le développement économique, social et culturel du Pays Basque nord, a été signé hier.
M. le Premier ministre, François Fillon, est venu hier au Pays Basque signer le contrat, affirmant par ce geste et sa venue, initialement prévue en juin, le «soutien» de l'Etat à cette convention «unique en France». La signature vient clôturer le processus Pays Basque 2 020 chapeauté par le conseil de développement, et élaboré entre 2005 et 2007, qui a vu la participation de plus de 1 000 acteurs économiques, politiques, culturels et sociaux du Pays Basque, pour définir les grands enjeux pour le développement du Labourd, de la Basse-Navarre et de la Soule lors des six prochaines années.
Consolider les outils actuels
En quelque sorte, avec ce contrat territorial, le Pays Basque nord dispose de son «plan», sa «feuille de route», fixant les priorités de développement des prochaines années. Tout d'abord, le contrat vise à consolider les outils créés lors de la convention spécifique dont il succède, notamment l'EPFL Pays Basque en ce qui concerne le logement, l'ICB pour le volet culturel, et l'OPLB pour ce qui est de la politique linguistique de l'euskara.
Jean Jacques Lasserre, président du Conseil des élus, s'est ainsi félicité des «résultats encourageants» de ces trois structures, tout en appelant à leur «développement».
Les grands chantiers de demain
Le contrat, se montant à 213 millions d'euros, fixe trois chantiers de développement. Le volet économique, prévoit la création de la «technocité» de l'aéronautique à Bayonne, d'un centre de services de glisse, de la cité des métiers, ou encore d'un cluster agroalimentaire.
Le volet aménagement du territoire ciblera l'accès au haut débit sur tout le territoire, le développement de la ligne Bayonne-Garazi, ou la création d'un pôle ferroviaire intermodal sur Bayonne. Pour l'instant, donc, pas de LGV, même si, tous les responsables locaux ont souligné au Premier ministre l'importance du projet, M. Rousset le qualifiant même de «vie ou de mort» pour l'Aquitaine et le Pays Basque. M. Fillon a répondu à ce dernier lors de son discours en précisant qu'une «proposition de financement» vient d'être adressée aux Conseils régionaux, et qu'une «réunion est prévue en le 12 octobre».
Enfin, le troisième volet du contrat renforce le rôle de l'Institut Culturel Basque (ICB), table sur la poursuite de la politique linguistique de l'euskara, mais prévoit aussi la «valorisation des sites littoraux remarquables» (Corniche, baie de Txingudi...).
Protestations multiples
La signature du contrat territorial s'est accompagnée de plusieurs actes de protestations, principalement de la part des abertzale. Lors du discours de M. Fillon, les élus des verts et d'Abertzaleen Batasuna (AB) ont brandi des affiches réclamant la tenue d'une «consultation populaire» autour du département basque, et rappelant les 33 000 signatures exigeant sa tenue. M. Abeberry a même remis un courrier à M. Fillon résumant les doléances de AB sur la nécessité d'une institution propre au Pays Basque, ou sur le rôle de l'Etat dans le conflit basque, et sur la question des prisonniers politiques.
A l'extérieur, AB était aussi présent dans une concentration, pour demander une institution spécifique. Un «collectif d'abertzale» a aussi appelé à se mobiliser pour demander «un statut d'autonomie» pour le Pays Basque nord. Enfin, des paysans ont protesté à l'appel d'ELB en exigeant des mesures pour faire face à la crise des éleveurs.
Un dispositif policier renforcé Il ne suffisait pas d'être un amateur averti de la scène politique locale du Pays Basque, pour s'apercevoir hier au Petit Bayonne qu'un événement particulier se déroulait entre les murs du Conseil général.
Le Premier ministre ne se déplaça pas tout seul au Pays Basque, si l'on se réfère au dispositif l'accompagnant durant sa visite éclaire.
Au-delà de la ministre de la défense, Mme Alliot Marie, et des représentants de la vie politique locale, départementale et régionale, les forces de l'ordre étaient présents en nombre dans les rues bayonnaises.
En effet, un cortège impressionnant de gardes mobiles occupait toutes les entrées, depuis la place de l'arsenal jusqu'au chemin de Glain. Partout, une même consigne : défense d'entrer.
M. Fillon, était, lui, escorté par les fonctionnaires du service de protection des hautes personnalités, aux modes opératoires peu cavaliers.
Enfin, un flux constant, ininterrompu et (paradoxalement) remarquable de policiers en civils complétait le cortège. Quant à leur nombre, difficile à juger, mais il convenait plus de parler en centaines qu'en dizaines. |
| Citation: | L'opinion - Tribune Libre
Monsieur le Premier Ministre François Fillon, il y a un problème de démocratie au Pays Basque... 09/09/2008
Il y a un gros problème de démocratie voire de schizophrénie politique au Pays Basque ! D'un côté, des démarches répétées de concertation sur son avenir et de l'autre un refus obstiné des gouvernements successifs de l'état français à prendre en compte les demandes politiques exprimées par de larges secteurs de la population. D'un côté, des demandes maintes fois réitérées de reconnaissance institutionnelle et de l'autre les réponses techniques des autorités de tutelle...
Concernant la démarche de réflexion Pays Basque 2 020 dont est issu ce Contrat, Abertzaleen Batasuna considère que la démarche en elle-même est positive par l'implication de centaines de personnes à une réflexion collective sur l'avenir de ce territoire qui témoigne d'une conscience collective identitaire et territoriale forte et spécifique à ce pays.
Pour autant AB n'est absolument pas dupe de l'aspect «jolis rubans et bel emballage» de ce Contrat territorial. L'accompagnement et la mise en scène autour de ce dernier n'a d'autre but que de persuader les habitants du Pays Basque qu'il y a ici une forme de «gouvernance» supérieure et plus efficace qu'ailleurs, que le Pays Basque est davantage reconnu sans institution qu'il ne le serait avec une institution ! Et pourtant lors du débat sur la décentralisation en 2002 le conseil des Elus avait voté à la quasi-unanimité une motion demandant que le Pays Basque soit «connu et reconnu» !
Pour ne parler que de la période couverte par la prospective Pays Basque 2020, celle-ci a vu s'exprimer une demande de consultation sur la création d'un département Pays Basque portée par plus de 16 % de la population (32 800 signatures à ce jour). Soit 1,5 fois le nombre de signatures nécessaires permettant l'organisation d'une consultation sur le territoire du Pays Basque (Code Général des Collectivités Territoriales). A quand l'organisation de cette consultation démocratique ?
Dans le même temps face au refus réitéré de création d'une Chambre d'agriculture propre au Pays Basque, les paysans soutenus par de larges secteurs de la société rurale et urbaine mettaient sur pied Euskal Herriko Laborantxa Ganbara (EHLG), structure d'aide au développement d'une agriculture paysanne de qualité. Pour AB, il est intolérable et criminel, que la liberté d'expression et d'activité de cette association soit l'objet d'un harcèlement permanent du Préfet du département, représentant de votre gouvernement. Le même acharnement contre une telle structure serait sans doute inconcevable en Charente-Poitou ou en Provence. Mais nous sommes en Pays Basque ! Et maintenant, l'Etat veut interdire carrément l'association et la traîne dans pour cela devant les tribunaux. Le 18 septembre prochain le président de EHLG ne sera pas seul devant le tribunal correctionnel de Baiona. Il sera accompagné par tous les défenseurs d'un développement agricole durable, respectueux de la nature et répondant aux besoins de la société : nous ne laisserons pas ce travail de longue haleine accompli dans le sens d'un intérêt collectif, de façon transparente et non violente, sans défense devant les tribunaux !
Mais au-delà de l'actualité de cette rentrée nous voulons aussi vous parler de la grave situation que vit Euskal Herria et dans laquelle le gouvernement français a une part de responsabilité. Cela fait des années que la France a abandonné la gestion de la «question basque» à Madrid en suivant aveuglément sa politique. Aujourd'hui l'échec de la politique madrilène et sa dérive clairement liberticide sont patents alors que des droits fondamentaux sont foulés au pied comme nulle part ailleurs en Europe (poursuite de la torture par les forces de police, interdiction de partis politiques, atteintes à la liberté d'expression et de la presse, principe de la responsabilité pénale individuelle abolie...). que sa souveraineté ne s'exerce pas sur la totalité du territoire de la République (combien de fois n'avons-nous pas entendu des responsables français, à court d'arguments, nous dire : «il n'y aura pas de département parce que Madrid n'en veut pas»). Il est grand temps que Paris se démarque et dise stop à Madrid. Le gouvernement espagnol a démontré son incapacité à résoudre le conflit au Pays Basque. L'Europe doit prendre le relais et la France peut en prendre l'initiative. Comme premier geste nous vous demandons de geler la politique d'expulsions et d'extraditions des Basques du Sud menée par votre gouvernement.
Dans l'attente d'une issue au conflit voulons aussi vous interpeller à propos des presque 150 prisonniers politiques basques détenus sur le territoire français. Si le rapprochement des prisonniers est légal et légitime, comme le reconnaissait en 2005 Monsieur Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur, pourquoi prolonger et accentuer la dispersion des prisonniers basques en augmentant notamment la souffrance des familles ?
Nous voulons enfin parler de la reconnaissance politique du Pays Basque. AB tient à souligner le besoin de reconnaissance territoriale et linguistique par le biais d'une institution propre pour le Pays Basque Nord et un statut de co-officialité pour la langue basque.
Bien au-delà du dispositif technique et financier du Contrat territorial c'est donc un véritable processus d'évolution politique que nous vous demandons d'amorcer. Un processus qui prenne en compte les demandes issues de la société civile, recueille par des procédures démocratiques l'avis des habitants de ce Pays et débouche sur des réformes politiques afin d'ouvrir un nouveau chapitre, dynamique et constructif, dans l'histoire du Pays Basque.
Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre l'expression de nos meilleures salutations.
Jakes ABEBERRY / Conseiller Municipal Biarritz Peio ETCHEVERRY-AINCHART / Conseiller Municipal St J. de Luz Mikel ITHURBIDE / Conseiller Municipal Anglet Andde SAINTE-MARIE / porte-parole d'Abertzaleen Batasuna
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| Citation: | Le JPB Pays Basque
Travailler 7 jours sur 7 pour le SMIC, plus qu'un slogan un luxe pour certains éleveurs 09/09/2008
Goizeder Taberna
Une impression de «on nous écoute mais on ne voit rien de concret» règne parmi les agriculteurs. Ils ont rencontré un membre du cabinet du Premier ministre, spécialiste des affaires agricoles, hier, à la sous-préfecture de Bayonne. Ils sont ressortis les poches vides.
Cinq représentants des syndicats ELB et FDSEA ont parlé au nom de la profession, alors qu'à l'extérieur, 150 personnes se sont rassemblées. C'est la deuxième manifestation du genre de puis que les éleveurs alertent de la gravité de leur situation.
Les agriculteurs n'attendaient pas de mesures concrètes, «le but était de symboliser le rejet exprimé par l'Etat à Pau, lors de la signature du Contrat territorial», précise Christian Harlouchet depuis ELB. Et l'occasion ne pouvait pas mieux tomber, puisqu'à la dernière minute, la présence du Premier ministre s'est confirmée. Et il n'est pas venu seul.
Professionnels inquiets
Pendant plus de deux heures, le spécialiste de l'agriculture s'est entretenu avec des professionnels inquiets. Les représentants d'ELB et de la FDSEA ont remis sur la table les difficultés que connaissent, surtout, les éleveurs du Pays Basque. Cette fois, ils ont apporté de nouveaux chiffres.
Cette année, les 3 000 exploitations basques ont perdu 27 millions d'euros. En effet, les éleveurs ont 9 000 euros de charges en plus que l'an dernier. En conséquence, 20 % d'entre eux n'ont pas de revenus «et certains vont perdre leur travail», conclut le représentant d'ELB, reprenant les chiffres de l'Association à la formation à la gestion (AFOG).
Le message sera transmis aux hautes instances de l'Etat, mais l'impatience des agriculteurs est grande. «On nous a dit que le Gouvernement aller faire des annonces ; on les attend, mais pendant ce temps on va faire pressions par le biais de nos réseaux nationaux», explique Patrick Etchegaray, représentant de la FDSEA, espérant que la réforme de la PAC aide le système herbagé.
Commission de crise
Le syndicat basque ELB est moins optimiste vis-à-vis de l'Etat, mais ne compte pas «en rester là». Les négociations se poursuivent au niveau de la région, et le président du Conseil de Développement du Pays Basque, Jean-Baptiste Etcheto va organiser une commission de crise composée d'élus. Une petite avancée.
A l'instar de la maladie de la langue bleue qui progresse. Alors que dans les provinces du nord la deuxième campagne de vaccination contre le sérotype 8 est en cours, au sud, en Navarre, le sérotype 1 empêche la célébration d'un concours dans la foire d'Hiriberri à Aezkoa. De nombreux troupeaux navarrais devaient voyager, notamment des Aldudes, où la maladie a récemment sévi. |
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