| | | Malgré des disparités Ipar EH compte 20 000 habitants de + | |
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Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Malgré des disparités Ipar EH compte 20 000 habitants de + Ven 16 Jan - 20:00 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
Malgré des disparités fortes, le Pays Basque compte 20 000 habitants de plus
15/01/2009
Sébastien Vaïsse
Ne fait-on pas dire aux chiffres ce que l'on veut ? Visiblement, selon le Sénateur Maire de Biarritz, Didier Borotra, ce vieil adage se vérifie, surtout lorsque ces chiffres concernent le nombre d'habitants de la petite cité balnéaire. Un chiffre qui selon l'INSEE serait en baisse d'environ 10 % puisque la population biarrote passerait de 30 739 à 27 398 habitants, soit une diminution de plus de 3 000 habitants qui renvoie Biarritz vingt ans en arrière et la fait tomber sous la barre symbolique des 30 000 habitants.
Alors bien sûr, au-delà de ce désaccord, les chiffres du recensement fournis par l'INSEE témoignent d'une augmentation générale puisqu'aujourd'hui le Pays Basque compte 17 216 habitants de plus qu'en 1999, soit 274 416 habitants. Ces chiffres soulignent également un décalage important entre l'intérieur du Pays Basque où la population tend à se stabiliser et la Côte, toujours attractive malgré le spectre de la crise ambiante et un parc immobilier cher.
Côte basque attractive
À l'exception de Biarritz donc, la population de la Côte basque est en hausse comme à Bayonne où le nombre de résidents a grimpé de près de 9 % pour finalement dépasser les 45 000 habitants. Constat similaire du côté d'Hendaye où l'INSEE a pointé une augmentation de plus de 1 400 habitants (14 437 hbts). Pour le maire de la commune, Jean-Baptiste Sallaberry, qui explique cette augmentation par une politique de construction ces dernières années, «le phénomène se retrouve sur toutes les villes de la Côte. Maintenant, nous avons là le recensement au 1er janvier 2006 et nous sommes en 2009. Donc on peut penser que si nous avons augmenté de 1 471 habitants en trois ans, il en va de même pour les trois dernières années».
En effet, les statistiques publiées par l'INSEE se basent sur des chiffres de 2006. Quand on sait que le recensement, qui se déroule sur une période de cinq ans et qui permet d'établir le chiffre de population légale de chacune des communes, est indispensable puisqu'au-delà de fixer le nombre de conseillers municipaux ou les indemnités versées aux maires et aux adjoints, il permet notamment de calculer la fameuse dotation globale de fonctionnement (DGF), élément essentiel des ressources financières d'une commune. En 2006, le montant de cette DGF était de 38, 252 milliards d'euros. À cela vient s'ajouter la dotation forfaitaire des communes, définie dans la loi de finances, et qui tient compte de l'importance de la population d'une commune.
Les disparités de l'intérieur
L'analyse des chiffres communiqués par l'INSEE, même datant de 2006, fait état d'un phénomène particulier : plus on s'enfonce dans l'intérieur des terres plus la population tend d'une manière générale à se stabiliser. Une situation plutôt en dent de scie à l'image de la petite commune d'Urepel qui passe de 369 habitants en 1999 à 254 en 2006 soit près de 30 % en moins. Contexte également difficile en Haute Soule où le nombre d'habitants a toujours tendance à diminuer alors qu'il tend à se stabiliser dans le canton de Mauléon. Une situation «peu souriante» pour Michel Etchebeste, maire de Mauléon.
Constat positif en revanche pour la commune de Saint-Jean-Pied-de-Port qui passe de 1 526 habitants en 1999 à 1 754 en 2006 et qui se retrouve désormais devant Saint-Étienne-de-Baïgorry (1 557 hbts 1 999 / 1 617 hbts 2 006).
Force est de constater également la forte augmentation des communes situées à proximité de l'agglomération BAB, comme à Saint-Pierre-d'Irube (+ 675), Bassussarry (+ 597) ou encore Mouguerre (+647) où on explique l'augmentation par une politique de construction : «il y a eu pas mal de construction tous les ans depuis 2004». Pas question en revanche de parler de cité-dortoir en ce qui concerne Mouguerre : «ça n'est surtout pas une cité-dortoir. Au niveau des terrains à bâtir, la commune offre des possibilités»... et notamment celle de se «rapprocher de Bayonne puisque Mouguerre est proche de Bayonne» confirme la personne chargée du recensement.
Constat hétérogène D'une manière générale, pendant que la côte fait le plein, l'intérieur des terres se stabilise
Le boom des périphéries Les communes proches de l'agglomération BAB, connaissent aussi une période de croissance démographique
Le système de recensement de l'INSEE critiqué Un système de recensement critiqué : «Ce recensement morcelé ne donne pas le résultat attendu» explique Jean-Baptiste Sallaberry qui s'étonne de «percevoir en 2009 une DGF basée sur des chiffres de 2006». Le maire d'Hendaye rejoint d'ailleurs le point de vue de Didier Borotra qui estime «que l'analyse de l'INSEE est fausse et non fondée».
Pourtant selon Dominique Breuil, chef du service étude à l'INSEE Aquitaine, «nous avons observé trois phénomènes qui allaient dans le même sens sur Biarritz. D'une part, nous avons peu de nouvelles constructions, ce qui n'a rien d'étonnant compte tenu des pressions foncières qu'il existe sur la commune, d'autre part on constate une baisse très forte du taux de résidences principales qui est passé de 64 % à 59 % entre 1999 et 2006. Enfin, la décohabitation, c'est-à-dire une baisse du nombre de personnes par résidences principales». Pour l'INSEE, un cocktail détonnant responsable de la baisse de population sur Biarritz. Ce contre quoi le sénateur-maire tonne et précise que «le Préfet sera saisi de ces anomalies graves, qui témoignent d'une insuffisance conceptuelle de la part de l'INSEE» puisque de «de toute évidence, le nombre de logements dans la ville n'a pas diminué au cours des dernières années et il n'y a pas de logements inoccupés en nombre important. Nous estimons que le nombre de logements à Biarritz, à partir du fichier DGI (Direction Générale des Impôts), est de 25 487 alors qu'il était de 25 247 en 2006 (...) nos chiffres sont confortés par ceux de la Lyonnaise des Eaux». |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1024 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Malgré des disparités Ipar EH compte 20 000 habitants de + Ven 6 Fév - 23:10 | |
| | Citation: | Le JPB L'opinion - Tribune Libre
Résultat du dernier recensement : 17026 basques en plus en Iparralde 05/02/2009
Jean-Claude Aguerre / Membre de Batasuna
Selon les chiffres du dernier recensement de 2006 publiés par l'INSEE, le Pays Basque nord compte 288 362 habitants, soit une augmentation de 17 026 personnes par rapport au décompte de 1999. Cette progression s'inscrit dans l'évolution positive et continue des résultats des recensements de ces 40 dernières années pour le Pays Basque nord.
Pas de surprise donc, même si des disparités existent entre les zones. Le littoral profite pleinement de cette avancée démographique, et le poids du BAB s'impose concentrant 112 026 habitants. Plus vers l'intérieur la population tend d'une manière générale à se stabiliser ; pour donnée, la Basse-Navarre qui englobe grosso modo les cantons d'Amikuze, d'Iholdi, de Garazi et Baigorri, compte en 2006, 765 habitants de plus qu'en 1999, soit 26 423 Baxe Nafartar. Par contre en Soule où l'hémorragie se poursuit avec une perte de 190 résidents, la situation est moins réjouissante.
Pour l'heure, et selon les données fournies par l'INSEE, il est impossible de comprendre clairement les raisons de cet essor démographique. Cependant, cette bonne nouvelle s'accompagne pour les municipalités des substantielles dotations D.G.F. (dotation globale de fonctionnement) que l'État leur attribuera. En réalité, les données démographiques deviennent pour les maires les sources des tiroirs caisses que l'on remplira ou videra.
Ainsi pour le sénateur maire de Biarritz Didier Borotra et les 3 431 Biarrots en moins, ce sont des milliers d'euros qui disparaissent. La station balnéaire est attractive et la spéculation foncière y a été effrénée ces dernières années, le mètre carré se vendant à près de 4 000 euros ! Fatalement, à Biarritz, 35 % des résidences sont à vocation secondaire.
À l'opposé, Basusarri connaît une explosion démographique, puisque sa population passe de 1866 à 2463 habitants soit 31 % de croissance. Bien évidemment, cette donnée signe les bouleversements engendrés au niveau des services collectifs mais aussi sur le plan des structures sociales de la commune. Tous les schémas et codes de la société s'en trouvent modifiés. Ce qui amène le maire à déclarer : «les gens commencent par habiter dans le village, après on vient y vivre» (S.O. 14/01/09)
Là est la question, celle de vivre au Pays, ce Pays... basque. Comment faire pour que le caractère basque du Pays Basque puisse supporter / accueillir ce flot d'habitants ? Les prévisions étaient pourtant faites par les travaux des schémas de développement pour le Pays Basque. On nous parlait de 30 000 habitants en plus en ce début de XXIe siècle. Nous y sommes. Les débats et réflexions ont été menés et les solutions ont été imaginées aussi. Et toute démarche prospective en arrivait à la même conclusion : pour gérer cet afflux de population et développer toute dynamique, un outil institutionnel propre est nécessaire au Pays Basque.
Or, aucune avancée pertinente n'a été faite en ce domaine. Bien au contraire, la dernière convention accordée par les autorités publiques sur la base de Pays Basque 2 020 est à minima sur les moyens financiers alloués (213 millions d'euros pour la période 2 007/2013, en comparaison avec le budget de la CABAB qui s'élève pour 2008 à 200 millions d'euros). Pis, le pilier fondateur qu'est la structure institutionnelle «Pays» est en sursis dans le schéma institutionnel de l'État français. Pour des soucis de restrictions budgétaires et de rationalisation de l'édifice institutionnel français, des coupes franches sont prévues par l'exécutif de Sarkozy. Alors comment gérer la vie de ce pays attractif et porteur, sans outil institutionnel adéquat ?
C'est le branle-bas de combat pour les défenseurs de ce pseudo-pouvoir local qu'est le dispositif Conseil des élus / Conseil de développement. Suite au Conseil des élus de ce 22 janvier, Jean Jacques Lasserre, Président du Conseil des élus, et Jean Baptiste Etcheto, Président du Conseil de développement interpellent Edouard Balladur, Président du Comité pour la réforme des collectivités territoriales qui travaille sur la Révision Générales des Politiques Publiques.
Cela est loin d'être suffisant. L'enjeu du Pays Basque est tout autre. Il s'agit d'acquérir les capacités de sa propre survie par l'intégration des 17 026 nouveaux habitants à un mode de vie, une culture millénaire, ouverte et euskaldun qui sait si bien faire la fête. Afin que ces 17 026 personnes, autant que celles qui se sont installées précédemment et celles qui viendront puissent exprimer chacune à leur façon : je suis basque et je suis fier(e) de l'être.
Pour cela, la solution est connue, le Pays Basque a besoin d'un cadre politico institutionnel muni de moyens et de compétences à la hauteur du défi. Sans aller chercher midi à quatorze heures, il faut rappeler que dans le vocabulaire politique un tel cadre se définit comme un statut d'Autonomie. Et sans aucun doute, une Autonomie représente un des outils les plus appropriés pour offrir à tous les Basques, dont ces 17 026 nouveaux, l'opportunité d'accéder à un Pays doté de son identité et fier de ses racines. Enfin, l'ouverture et l'accueil dans la vie locale de toutes ces populations enrichiront la vie du Pays Basque. Tout le monde a à y gagner. |
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