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 Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre

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Apatxe
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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Mar 29 Sep - 9:26

En fait, il faudrait que partout des gens s'organisent et que cette journée soit vécue comme celle ou tous les peuples descendent dans la rue pour défendre leurs cultures et leurs langues.

Faites tourner l'info, il reste moins d'un mois ...

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Dernière édition par Apatxe le Lun 12 Oct - 16:52, édité 1 fois
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Ekintza
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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Mar 29 Sep - 17:56

bon ben alors c'est un bon début mais niveau communication c'est vraiment zero, nulle part on n'a parlé d'une journée commune.
Chais pas si ils vont rattraper le coup...

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Matieu
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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Mar 29 Sep - 18:29

Ca fait tard en effet

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joan delbosc
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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Mer 30 Sep - 2:10

la journée commune il faut la préparer pour 2010 voire 2011 ce sera long mais il faut y arriver !
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Ekintza
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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Sam 3 Oct - 15:52

Citation:
PBI

Euskara : le gouvernement ne tiendra pas parole


Les associations de défense de la langue basque s’en doutaient, Xavier North, chargé des langues pour le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, l’a confirmé. Le projet de loi que le gouvernement avait promis pour 2009 est en stand by. Il l’a confirmé sans le dire, puisqu’ « il n’était pas habilité » à le faire ; ben voyons. De plus, le projet de loi n’est pas programmé dans la session d’automne de l’Assemblée nationale ; ce qui n’augure rien de bon. La loi ne devrait donc pas voir le jour en 2009. Le gouvernement ne tiendra donc pas parole.


Le colloque organisé par l’Université de Pau et des pays de l’Adour au sein de son campus bayonnais, semblait pourtant prometteur. Mais finalement il n’aura rien apporté de neuf. Si ce n’est que le monde juridique commence à s’interroger sur la façon dont la France pourra enfin donner une reconnaissance et un cadre légal aux langues régionales. Non dans l’intérêt de cette langue millénaire que le jacobinisme a quasiment éradiqué en moins d’un siècle, mais bien dans l’intérêt de notre chère France de plus en plus sujette à des critiques au niveau local, mais également au niveau international.


Si les défenseurs de la langue basque s’étaient réjouis de l’inscription des langues régionales dans la Constitution, les juristes restent perplexes et estiment qu’il ne s’agit pas d’un pas en avant mais d’un cadre pour mieux circonscrire les droits des locuteurs, tout en donnant l’impression inverse.


24 O, Max y sera

Néanmoins la seule bonne nouvelle de ce colloque a été l’attitude des élus du Pays Basque. Si le député Jean Grenet défendait une reconnaissance et un statut légal pour l’euskara, pour Max Brisson,président de l’Office public de la langue basque, pas besoin d’attendre quoi que ce soit de Paris, les élus locaux ont tous les outils nécessaires pour mettre en marche un vrai bilinguisme. Dans cette surenchère en faveur de la langue basque, Max Brisson a même annoncé qu’il participera à la manifestation du 24 octobre appelée par Deiadar pour la co-officialité de la langue basque à Bayonne. Pour sa part, Jean Espilondo estime qu’au-delà de la loi et des structures à mettre en place, une réflexion est nécessaire afin d’encourager l’utilité sociale de langue, seul moyen de la sauver. Enfin Jakes Abeberry s’est félicité de cet engouement soudain pour la langue basque, espérant que les belles paroles seront suivies des actes.


Citation:
Langue de bois contre langue basque

Écrit par Jontxon

La contribution de Xavier North, vendredi après midi à Bayonne dans le cadre du colloque sur les langues était très attendue. Normal pour le délégué général à la langue française et aux langues de France auprès du ministère de la culture. Qui plus est dans la perspective d’une loi promise pour 2009 visant à protéger les langues Régionales. Dans un sens, le discours de ce normalien aura effectivement marqué l’érudite assemblée de ce colloque, par sa vacuité et l’usage immodéré d’un idiome ne figurant même pas au registre des 64 responsabilités linguistiques dont il a la charge : la langue de bois, donc. En clair : un grand nombre de mesures peuvent être prises avec des responsabilités particulières.

Première déception, son intervention en visio-conférence n’a pu se faire ainsi, le Ministère de la culture et de la communication n’ayant pu établir… la communication. Discours enregistré par téléphone et amplifié dans l’assistance grâce à une paire de micros disposées sur les enceintes d’un PC portable. Mais si le son était désastreux, c’était somme toute pour mieux faire douter les participants au colloque des dires du délégué et n'en pas croire leurs oreilles. Sur l’air d’un « ai-je bien entendu ? », l’assistance médusée par la réponse positive s’est vu infliger un cours de vulgarisation sur la politique linguistique.

L’exercice est en soi remarquable. Expliquer à des Basques et à un parterre de juristes et de spécialistes, la politique de la France envers les langues minorisées est aussi audacieux que de faire la réclame de l’Etorki devant des brebis en estive.

Ne percevant ni les sourires gênés ni les soupirs désolés de l’assemblée, le délégué général à la langue française et aux langues de France a donc poursuivi l’enregistrement téléphonique de son discours sur la politique de l’État en faveur des langues régionales et sa course pédagogique éperdue.

Dans l'ordre scrupuleux d'un précédant débat parlementaire, il a d’abord rappelé les « évidences » (sic) qui s’imposaient, comme la richesse du patrimoine linguistique français (64 langues) et donc « les difficultés plus grandes que dans d’autres pays ». Européens s’entend, car pour n’importe quel pays africain, le chiffre est faible. Puis le caractère institutionnel du français « qui empêche la reconnaissance des langues ». La langue de la République n’est donc pas le basque. Avant d’en arriver à « ces droits » auxquels « se heurte le législateur » et cette lueur d’espoir, tout de même : « je ne dis pas que c’est impossible ».

L’espoir faisant vivre, Xavier North a ensuite détaillé « le périmètre de l’action publique », avec d’un côté les langues régionales, de l’autre les langues de France. Le basque n’est donc pas considéré au même titre que le portugais. Pour autant, a tenu à préciser le délégué général à la langue française et aux langues de France, « les langues régionales ne peuvent être considérées que comme territoriales car l’État a des responsabilités particulières ». Ces responsabilités se nomment « portée nationale ». Comme la Cathédrale de Chartres, nous apprend Xavier North, qui est à la Beauce et à toute la France en même temps. Bref, il faut être vigilant, car il ne s’agirait pas que les ch’tis se mettent à parler basque.

Néanmoins, sur une envolée d’optimisme propre à mobiliser des parents d’ikastola au stand de taloa, Xavier North a aussi affirmé qu’« un grand nombre de mesures peuvent être prises dans ce cadre à condition d’y mettre la volonté », comme par exemple « l’usage de langues régionales dans une commune à condition que ce soit en traduction ». Ou encore « la possibilité de faire une scolarité complète dans une langue régionale aux côtés du français » estime t-il.

Quant au projet du projet de loi faisant suite à l’inscription des langues dans la constitution, il n’est tout simplement pas habilité à en parler. D’où ce discours que le délégué général à la langue française et aux langues de France fait tourner à vide depuis plusieurs mois, comme le long rappel de faits dont tout le monde connaît la teneur. Le problème n’étant pas qu’un délégué, fut-il aux langues, ne soit pas habilité à parler. Mais que personne d’autre n’en ait, semble t-il, vocation.


Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

"Dans le système français tout est fait pour que les langues meurent"


01/10/2009

Ione Josié et Paul Bilbao

Les 23, 24 et 25 septembre derniers, l'université de Bayonne organisait un colloque sur le thème «De la Charte européenne des langues régionales, ou minoritaires à la révision constitutionnelle de 2008, influences ou convergences». Le colloque a suivi un point de vue juridique, et, au final, n'a fait que confirmer les préoccupations du mouvement associatif, puisqu'il est apparu clairement que le flou artistique dans lequel était plongée la modification de la constitution, le fameux article 75-1 incluant nos langues dans «le patrimoine de la France», n'était autre que le reflet de son insuffisance.

Tout d'abord, la place accordée à l'article a été sujette à de nombreuses critiques, notamment, le fait qu'il n'ait pas été placé dès le début. En effet, nous pourrions comprendre que l'article situé dans le chapitre consacré aux collectivités fait le lien entre langues et collectivités, mais il semblerait qu'il ne s'agisse pas là d'une logique de territorialisation des langues, autre fait plus inquiétant, nous avons pu entendre que le choix de la place de l'article était un hasard, le fait que nos députés ignoraient où le placer. Mais, de toute évidence, le choix de cette place évite de mettre en concurrence le français et les langues minorisées, et établi un rapport hiérarchique entre les langues.

Ainsi, la fragilité, le manque de définition de l'article 75-1 a été le fil conducteur de ce colloque, et deux avis divergents sont apparus : d'une part, d'après certains juristes, le concept de «patrimoine» pourrait lever certains verrous, mais, d'autres juristes expriment un avis opposé. Néanmoins, le fait même qu'un forum ayant réuni autant de juristes n'ait pu se prononcer d'une seule voix sur les tenants et les aboutissants de l'article 75-1 démontre bien la faiblesse d'un tel article. De plus, il est apparu que la notion même de «patrimoine» pouvait écarter la création de droits pour longtemps et limiter les avancées en matière linguistique. Aussi, les langues ne sont-elles bonnes qu'à être entreposées dans un musée à l'instar de n'importe quel autre monument ?

Rappelons qu'en son temps Behatokia, l'Observatoire des Droits Linguistiques, partageait cette interprétation et dénonçait cette dénomination de «patrimoine de la France» qui n'apporterait rien de nouveau. Lors de sa participation à la table ronde Behatokia faisait part d'un courrier reçu du ministère des finances qui venait confirmer ces dires, soit, que l'insertion de l'article 75-1 de la Constitution ne remettait pas en cause la primauté de la langue française et n'ouvrait pas de droits nouveaux. Par conséquent, même si la valeur de cet article a été longuement discutée, il nous semble très clair que l'intention n'est dans aucun cas d'accorder un statut de bien public ou de nouveaux droits aux locuteurs de ces langues.

De plus, d'après Olivier Lecuq, universitaire à l'UPPA, le principal objectif de l'article 75-1 résiderait en une entreprise de communication plutôt que normative, destinée à apaiser le mouvement associatif, à éviter que la France ne soit montrée du doigt par les instances européennes, et à sortir de son isolement en Europe, en ce qui concerne la gestion des langues minorisées.

Il semblerait également que l'article 75-1 vienne donner une assise à une certaine tolérance constitutionnelle, mais le colloque n'a pas permis de définir ce qu'est la tolérance. Toutefois, la tolérance n'est en aucune façon un élément qui conduise à la reconnaissance d'une communauté linguistique ni à la défense des droits linguistiques.

D'autre part les paroles du délégué au Ministère de la Culture, Xavier North, n'ont pas satisfait les membres et participants du colloque. En effet, de la loi promise par Sarkozy pour 2009, rien. Pas un mot. Et pire encore, puisque le représentant du ministère a brillé par son absence, et s'est contenté d'enregistrer un message téléphonique, avant d'ajouter qu'il n'était pas habilité à parler de la loi en cours de gestation (?), provoquant les railleries du public, ravivant les préoccupations du mouvement associatif, mais surtout, reflétant le mépris de Paris. Comment admettre qu'en septembre 2009 nous ne sachions toujours rien du contenu de cette loi ? Son agenda ? Une loi promise pour 2009 ? Une loi qui elle aussi brille par son absence ? Du mépris et rien d'autre !

Parallèlement, les élus locaux ont mis en exergue la nécessité d'un cadre légal et l'importance de la volonté politique. Le président de l'OPLB en personne déclarait qu'il était possible d'avancer sans attendre la loi. Ainsi, nous avons pu assister à un face à face intéressant : le mépris de Paris et la volonté des élus locaux. Espérons qu'il s'agit là d'une réelle volonté, n'oublions pas les paroles prononcées par les maires de Bayonne et d'Anglet, le premier en faveur d'un cadre légal, et le second appuyant la nécessité de la valorisation sociale. Tout du moins ces mots ne sont pas tombés dans l'oreille d'un(e) sourd(e)...

Aujourd'hui encore, les locuteurs bascophones sont victimes de discrimination en raison de l'interprétation galvaudée du principe d'Egalité. Comment ne pas évoquer le changement d'horaire de la messe de Bayonne en euskara ? Et l'enquête relative à l'implication des bayonnais menée par la mairie qui proposait un questionnaire en euskara, mais à condition de le télécharger sur le net, demandant ainsi un effort de plus aux locuteurs bascophones. Comment auraient fait ceux qui ne disposent pas du net ? Pourquoi ne pas envoyer la version en euskara du document avec celle en français ? Pourquoi continuer à demander aux bascophones de fournir plus d'efforts ? Est-ce cela faciliter l'usage de l'euskara ? Alors, la volonté politique est-elle suffisante ?

Dans cette perspective, il nous semble que la manifestation organisée par Euskal Konfederazioa et Kontseilua, dans le but d'obtenir un cadre légal pour une politique linguistique audacieuse, et revendiquer l'officialisation de l'euskara, est plus que nécessaire. Il n'est pas dur d'imaginer que la modification de la Constitution ne mènera pas loin, et nous savons tous que seule l'officialisation de l'euskara permettra la normalisation de l'euskara et le respect de nos droits linguistiques. Aussi, la loi en gestation devra combler les lacunes de cet article, permettre la mise en place d'une politique linguistique efficace, disposant de moyens adéquats, qui prendra en compte tous les secteurs de la société, sans oublier les administrations et le secteur socio-économique, et garantira nos droits linguistiques.

Assez de mépris ! Il est temps de nous mobiliser ! Soyons nombreux le 24 octobre à Bayonne, revendiquons un cadre légal qui conduira à une politique linguistique efficace et à l'officialisation de l'euskara ! Euskara hizkuntza Ofiziala !


Citation:
Le JPB
Pays Basque

"Paris affiche une nouvelle fois son dédain"

02/10/2009

Euskal Konfederazioa réagit aux propos sur le projet de loi sur les langues territoriales, tenus par Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, lors de sa visite en Pays Basque. «M.Chatel nie carrément qu'il s'agit d'un projet de loi et parle de proposition de loi.

Rappelons la différence : une proposition de loi émane des députés, alors qu'un projet est un texte à l'initiative gouvernementale. Quelle personne un tant soit peu attachée aux langues territoriales a pu oublier les paroles de Mme Albanel en mai 2008 ? Les champs concernés par ce projet de loi étaient clairement spécifiés dans un courrier de son directeur de cabinet. Le projet de loi concernera l'enseignement, les médias, la culture et les services publics. Il sera présenté cette année aux assemblées à une date non encore déterminée à ce jour indiquait-il.» Euskal Konfederazioa rappelle au ministre qu'il s'agit bien d'un projet de loi et que des milliers d'euskaltzale défileront dans les rues de Bayonne, le 24 octobre prochain, pour rappeler au Gouvernement sa promesse, afin que celle-ci ne reste lettre morte.

Citation:

Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

L'Etat français doit tenir parole: vous devez à nos langues une loi adéquate !

03/10/2009

Kontseilua

Il y a peu, nous dénoncions le mépris dont a fait preuve le Ministère de la Culture lors du Colloque organisé à Bayonne, traitant de la Charte Européenne des langues régionales et minoritaires et de la modification de la Constitution française. Mépris affiché par le représentant du ministère Xavier North, brillant par son absence et surtout par son silence concernant l'état d'avancement de la loi sur les langues minorisées promises pour 2009 par Sarkozy, puis par la Ministre de la Culture de l'époque, Mme Albanel. Ce silence n'a fait qu'exacerber la crainte et la fureur du mouvement associatif présent lors du colloque, mais passons. Si Xavier North a perdu l'usage de la parole, en revanche, les déclarations de Luc Chatel, actuel Ministre de l'Education, n'ont fait que confirmer nos craintes. En effet, alors que l'on nous avait annoncé l'élaboration d'un projet de loi à l'initiative du gouvernement, M. Chatel nous parle de proposition de loi. Certes la nuance est petite, mais veut dire beaucoup, puisqu'une proposition de loi est de la responsabilité des députés et qu'elle n'est pas forcément adoptée par la suite par le gouvernement. Petite nuance qui se fait l'écho du mépris dont nous faisons l'objet.

Faut-il rappeler que l'article 75-1 intégré à la Constitution désigne nos langues comme faisant partie du «patrimoine de la France». Langues à remiser dans un musée, qui ne sont pas créatrices de nouveaux droits et ne remettent pas en question la primauté du français. Ainsi, les juristes ont beaucoup débattu des portées réelles de l'article sans jamais parvenir à parler d'une même voix, révélant le manque de définition et la faiblesse de cet article. Or, la loi aurait pu permettre de palier aux insuffisances et au manque de clarté de cet article, permettre la mise en place d'une politique linguistique réellement efficace, et permettre le respect des droits linguistiques des locuteurs de ces langues en danger.

Que dire alors de la devise Liberté, égalité fraternité ? Est-on vraiment libre lorsque nous ne pouvons utiliser notre langue en toute normalité dans tous les actes de la vie, avec les administrations, la justice, dans le domaine socio-économique ? Est-on vraiment égal lorsqu'au nom même du principe d'égalité nous ne jouissons pas des mêmes droits à utiliser la langue et sommes victimes de discrimination ? Et la fraternité alors ? Comment coexister lorsque seule une langue est officielle et l'autre bonne à remiser dans les musées ?

Pour nous, il ne fait aucun doute, l'officialisation de l'euskara est primordiale. La loi en gestation, si loi il y a, doit définir un cadre juridique adapté ainsi qu'une politique linguistique efficace. Cette loi devrait intégrer les points suivants : accorder un statut officiel aux langues minorisées, à l'euskara. Le système éducatif devra créer des générations de locuteurs bascophones complets, euskalduniser ou assurer la pleine place de l'euskara dans l'administration, le domaine socio-économique, l'université, la formation professionnelle, reconnaître le caractère stratégique de l'enseignement aux adultes, imposer des quotas dans les médias, augmenter les moyens tant humains qu'économiques attribués à l'euskara, appliquer une politique linguistique transversale, qui intègre tous les secteurs.

Aujourd'hui, DEIADAR est plus qu'une nécessité, mobilisons-nous ! Pour l'Officialisation, pour la sauvegarde de notre langue ! EUSKARA OFIZIALA !

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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Dim 11 Oct - 14:59

Citation:
PBI

Le 24 octobre, à Carcassonne et Perpignan également

Le samedi 24 octobre toute la société basque est appelée à manifester dans les rues de Bayonne, pour la co-officialité de la langue basque et l’adoption d’un projet de loi sur les langues régionales. Mais ce même jour plus de 10 000 personnes sont attendues à Carcassonne pour un défilé "per la lenga occitana", et même scénario du côté de Perpignan pour le catalan.


Les organisateurs critiquent l'absence de politique favorable aux langues régionales et parlent de "discrimination". Pour David Grosclaude, président de l'Institut d'études occitanes (IEO), l'heure est grave : l'occitan est tout simplement victime de "discrimination». Il y a un an, les langues régionales faisaient pourtant leur apparition dans la Constitution, associées "au patrimoine de la France". Un changement qui avait suscité de l'espoir chez les occitanistes.


Aujourd'hui, c'est un sentiment d'amertume qui prédomine. "On imaginait que la République protégerait son patrimoine, explique David Grosclaude. Mais au lieu de ça, c'est à un enterrement de première classe auquel on a droit. Nos lettres à Sarkozy, Albanel et Mitterrand sont restées sans réponse. Nous demandons que l'Etat tienne sa promesse de 2008 et fasse voter une loi en faveur des langues régionales".


En Catalunya aussi !! il en a fallu du temps pour qu'on l'apprenne! enfin c'est cool...

Citation:
PBI

L’euskara recule de 60%, le CSA épingle France 3

Quelle place pour la langue basque à la télévision publique ? D’après le dernier rapport du CSA, la langue basque recule de 60% à France 3 ! Elle n’a plus que deux heures d’antenne par an en 2008, contre 5 heures en 2007. Le CSA épingle France 3 dans son dernier rapport où la diminution de la diffusion d’émissions en langues régionales est soulignée.


« Les programmes diffusés en langues régionales représentent 297 heures. Le nombre d’heures diffusées en 2008 a encore diminué de 10 % par rapport à 2007. Presque toutes les régions voient la diffusion des émissions en langues régionales diminuer » remarque le CSA sur son rapport 2008.


« En deux années, le nombre d’heures de diffusion d’émissions en langues régionales sur France 3 a diminué de façon très importante. Près de 100 heures ont été perdues entre 2006 et 2008, ce qui représente une perte de 25 % » dénonce le CSA, une perte sèche de 60% en prenant uniquement la langue basque.


"La langue basque est, par ailleurs, le parent pauvre de l’audiovisuel public si l’on tient compte de la « contribution à l’expression des principales langues régionales » sur le territoire métropolitain.



Pour une population équivalente à la Corse, l’euskara à une part insignifiante dans le paysage de la télévision publique avec 120 heures en Corse, contre 2 petites heures pour la langue basque.

Peut-être une raison de plus pour manifester le 24 octobre à Bayonne, pour la langue basque.


Contribution à l’expression des principales langues régionales sur le territoire métropolitain :

2008 2007
Langue bretonne 68 heures 75 heures
Langue alsacienne 53 heures 62 heures
Langue corse 120 heures 135 heures
Langue provençale 22 heures 20 heures
Langue basque 2 heures 5 heures
Langues catalane et occitane 32 heures 33 heures
Total 297 heures 330 heures

Source : France 3/CSA


Citation:
PBI

Le gouvernement sans foi ni loi pour l'euskara

A quelques jours de la manifestation organisée le 24 octobre à Bayonne pour défendre la langue basque, le gouvernement français n’est absolument pas disposé à s’engager sur ce sujet. On savait déjà qu’il ne tiendrait pas parole pour faire voter un projet de loi pour les langues Régionales en 2009, puisque le texte ne figure pas dans la session d’automne de l’Assemblée Nationale. Après la sombre intervention de Xavier North, délégué général à la langue française et aux langues de France auprès du ministère de la culture qui n’était « pas habilité » à évoquer ce « projet du projet de loi », voilà qu’une personne fort bien habilitée fait mine que cette promesse n’a jamais existé. C’est « au nom du gouvernement » que le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, en visite mardi à Biarritz, a officialisé un retournement de situation : « d’abord il ne s’agit pas d’un projet de loi mais d’une proposition de loi ».


Rien à voir donc avec « une initiative gouvernementale » affirme t-il. Pourtant, c’est bien la ministre de la Culture Christine Albanel, qui a promis un « cadre de référence qui prendra la forme de loi » en appliquant ainsi l’idée du président de la République.


Ce retournement du Porte parole du gouvernement induit deux hypothèses essentielles et une certitude. Soit Luc Chatel pêche par ignorance, soit il amorce le virage d’une promesse non tenue. Dans les deux cas, il est clair que la défense des langues Régionales ne figure pas au menu du gouvernement. Et pourquoi le serait-elle, d’ailleurs ? Depuis 1958, ce n’est jamais que la 85e tentative pour faire reconnaître la diversité linguistique.

Un indice tout de même. Le ministre de l’éducation, qui participait ce mardi 29 septembre à Biarritz à un sommet sur l’Éducation numérique en présence de 9 de ses homologues –ou leurs représentants- n’avait qu’une seule réponse à faire valoir pour toutes les questions sur ce sujet.

Au journal Sud Ouest du 29 septembre qui lui demandait : « Êtes-vous partisan du développement de l'enseignement des langues régionales ? », au cas où la négative eut été possible, Luc Chatel répondit : « Les langues régionales font partie du patrimoine culturel et linguistique de notre pays. En tant que ministre de l'Éducation nationale, j'y suis naturellement attaché et il va de soi que le ministère dont j'ai la charge assure leur enseignement. Au total, cet enseignement touche environ 10 000 élèves pour le basque, et autant pour l'occitan, dans l'enseignement public et dans le privé. La concertation au niveau local est à mes yeux le meilleur cadre de réflexion pour imaginer l'avenir de l'enseignement des langues régionales dans notre pays. »

A Biarritz, c’est au tour de France Bleu Pays Basque de le questionner sur le manque de moyens dans l’enseignement bilingue qui est en progression. Question différente, même réponse du ministre : « Alors d’abord, je voudrais vous rappeler des choses simples. Moi je suis ministre de l’Education Nationale, et je suis chargé d’assurer la diffusion de ce qui est aussi notre culture, notre patrimoine linguistique et l’apprentissage des langues Régionales fait partie de ce patrimoine culturel et linguistique, et en particulier l’apprentissage du basque. Moi ce que j’observe, c’est que depuis plusieurs années, l’apprentissage du basque a considérablement progressé. Il y a aujourd’hui 10 000 élèves, en cette rentrée 2009, qui bénéficient de l’apprentissage du basque. Ca a été rendu en grande partie possible grâce à l’engagement qu’avait pris Nicolas Sarkozy de créer un Office public de langue basque, qui réunit l’ensemble des acteurs, un groupement d’intérêt public qui réunit à la fois l’Etat, les collectivités locales, ceux qui sont concernés par cette question et qui élaborent, qui travaillent, qui encadrent ce principe de l’apprentissage du basque à l’école. Je pense que c’est une bonne nouvelle et encore une fois je suis chargé de la mise en œuvre et de l’enseignement du basque qui est une langue Régionale et qui fait partie de notre patrimoine. »

Le petit groupe de journalistes présents ne se démonte pas et questionne cette fois le ministre de l’Éducation sur ce projet de loi. Et rebelote, à la précision près que le projet de loi devient une proposition de loi, soit une initiative parlementaire « mais il y en a beaucoup », dixit Luc Chatel.

Reste donc aux parlementaires à nous en dire davantage. Le député-maire de Bayonne, Jean Grenet, sera, on n'en doute pas, prompt à démêler le curieux message de sa majorité, tout à son attachement à la langue basque dont il témoignait encore le jeudi 24 septembre, lors du colloque sur les langues minorisées.

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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Dim 11 Oct - 15:36

Citation:
Contribution à l’expression des principales langues régionales sur le territoire métropolitain :

2008 2007
Langue bretonne 68 heures 75 heures
Langue alsacienne 53 heures 62 heures
Langue corse 120 heures 135 heures
Langue provençale 22 heures 20 heures
Langue basque 2 heures 5 heures
Langues catalane et occitane 32 heures 33 heures
Total 297 heures 330 heures

Source : France 3/CSA


Deux remarques:

La langue provençale, c'est de l'occitan. Je comprends pas cette séparation dans les statistiques, d'autant plus que dorénavant l'Etat ne communique qu'en parlant d'occitan, l'ancienne ministre de la culture aura au moins été claire sur un point ..

32 ou 33 heures par an, quand bien même ça serait mointé à 50 ou 60, c'est un chiffre ridicule, du domaine du symbolique pour pas dire méprisant.
A noter la petit spécificité pour les corses qui bénéficient d'information dans la langue chaque soir sur France 3.

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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Dim 11 Oct - 16:28

he he et 5 heures ? Mr.Red

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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Mar 13 Oct - 13:45

L'Euskara, une langue minoritaire ? mais non, un dialecte tout au plus, quelques mots de paysans sans importance.....
Ce mépris de notre peuple et de notre langue m'éxaspère.
Chez nous en Hegoalde ou en Iparralde, j'utilise de moins en moins le castillan ou le français, je réponds dans ma langue, quant à ceux à qui cela déplait....

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Hern
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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Lun 19 Oct - 16:28

Frédéric Mitterrand s’interroge sur la pertinence d’une loi sur les langues régionales

Loin des promesses tenues par Claudine Albanel lors de l’introduction des langues régionales dans la constitution l’année dernière ! Son successeur au ministère de la culture doute que cette loi soit pertinente.

C'est tout ce qui est visible sur le site payant daktu http://daktu.info/
si y a une autre source qui en dit plus gratuitement?

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"After Ireland is free, says the patriot who won't touch Socialism, we will protect all classes, and if you won't pay your rent you will be evicted same as now. But the evicting party, under command of the sheriff, will wear green uniforms and the Harp without the Crown, and the warrant turning you out on the roadside will be stamped with the arms of the Irish Republic."
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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Lun 19 Oct - 21:29

voilà...

Citation:
Deiadar, contre l'enfermement de la langue basque
Rédaction - 19/10/2009 | eitb.com |
Le recul incontestable du gouvernement sur ses promesses successives vis à vis des langues minorisées comme le basque renforce l'appel du collectif Deiadar à la manifestation du samedi 24 octobre.
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Le 24 octobre prochain, une manifestation en faveur de la langue basque est organisée en Pays Basque nord à Bayonne à l'appel de la plateforme linguistique Deiadar, pour réclamer du gouvernement le respect de ses engagements vers les langues minorisées, dans un contexte où nul membre du gouvernement ne se presse pour concrétiser les promesses du candidat Nicolas Sarkozy.

Inscrite sur le marbre de la Charte Européenne des langues régionales et minoritaires, l'obligation d'en préserver la vitalité eut quelques difficultés à passer l'épreuve de la modification de la Constitution française, avant qu'elle y soit finalement intégré comme faisant partie du "patrimoine de la France".

De nombreux intervenants linguistiques, comme Euskal Konfederazioa (oeuvrant afin de favoriser le développement de la langue basque et l'obtention de son officialisation), ont fait de cette journée du samedi 24 octobre le symbole du ralliement de tous ceux souhaitant montrer aux pouvoirs publics leur attachement à cette langue.

Promis par le candidat Sarkozy, le principe du renforcement de l'euskara était confirmé en mars 2009 par la Ministre de la Culture Christine Albanel. Elle évoquait alors la nécessité d'une forme institutionnelle pour le patrimoine linguistique de la nation, son application dans le champ de l'enseignement, des médias, de la culture et des services publics, dans le but de promouvoir "une démocratie culturelle réalisant l’unité, non dans l’uniformité mais dans la diversité".

Quelques mois plus tard, la venue récente de représentants de l'Etat montre tout au moins une plus grande "frilosité" avec les engagements du passé.

Lors du Colloque sur les langues Minoritaires organisé à Bayonne du 23 au 25 septembre dernier, c'est avec un message enregistré - et en son absence - que le représentant du Ministère Xavier North apporta un silence assourdissant sur l'avancée de ce projet de loi.

Le 29 septembre dernier à Biarritz, Luc Chatel, Ministre de l'Education, choisit de faire passer sa "préférence" pour une proposition de loi, portée par les députés et n'engageant pas le gouvernement, contre l'idée d'un projet de loi, adopté par la suite par l'exécutif.

Vendredi dernier, Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture, préféra l'intimité confortable d'une salle de cinéma du Festival des Jeunes Réalisateurs de St Jean de Luz à une entrevue avec des responsables de Deiadar. Ce fut dès lors son conseiller qui reçut la délégation, leur rapportant que le Ministre "s'interrogeait" sur la "pertinence" d'une telle loi, considérant que l'inscription dans la constitution était suffisante.

Ce lundi matin, des responsables d'Euskal Konfederazioa, la structure d'apprentissage de la langue Seaska, et l'association Biga Bai des Parents d'Elèves de l'enseignement bilingue public et son homologue du privé Euskal Haziak, ont tenu à exprimer leur "refus de se laisser faire".

"On ne se contentera pas d'une ligne dans la Constitution française pour transformer nos langues en attraction touristique", ont-ils déclaré;

Avant de conclure d'un proverbe populaire riche de symobolique en Pays Basque : "Hitza Hitz ! " (Une parole est une parole)

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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Lun 19 Oct - 22:07

HItza hitz n'est pas traduisible en français, il faut voir la parole de l'état par rapport aux refugiés politique italien par exemple...

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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Lun 19 Oct - 22:54

Et le département basque, et la loi sur les langues, et ARcellor Mittal, ON SE FOUT DE NOTRE GUEULE, et on est trop gentils.

LE 24 on met le oai !!

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MessageSujet: Re: Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre   Ven 30 Oct - 20:22

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Des milliers de personnes à Bayonne pour l'officialisation
P004_PH01.jpg

27/10/2009

Julen GAZTELU

De nombreux représentants de la société civile et des milliers de citoyens ont parcouru les rues de Bayonne, samedi, en faveur de l’officialisation de la langue basque, à l’occasion de la manifestation organisée par Euskal Konfederazioa et Kontseilua.

Plus de 5 000 personnes selon les organisateurs et 3 800 selon la police, dont de nombreux jeunes, ont défilé derrière une banderole réclamant «une loi-cadre» et «l'officialisation» de la langue basque.

Interrogé sur les suites données à cette manifestation par les acteurs du mouvement en faveur de la langue basque, Hur Gorostiaga, directeur de Seaska précise qu'une réunion est prévue en novembre avec Eskolim (plateforme des langues minorisées du territoire français) qui va déboucher sur de nouvelles mobilisations. «On nous a forcés à nous rassembler, maintenant, nous allons lutter ensemble» dit-il. «La loi devra amener des avancées, sinon, cela ne vaut pas la peine d'en faire une. Elle devra nous apporter l'officialisation».

Samedi ce sont les enfants qui ouvraient la marche avec des panneaux demandant de «tenir la promesse» faite par le Gouvernement, suivaient les représentants du monde culturel basque avec la banderole principale demandant «Une loi-cadre, officialisation». Le monde de la culture basque a été représenté par les responsables des associations oeuvrant dans l'enseignement dont de nombreuses ikastola venues avec leurs banderoles, des radios bascophones, des enseignants et élèves d'AEK (cours pour adultes) ainsi que des bertsulari et écrivains.

Tous les partis politiques

Du monde de la politique on pouvait aussi noter la présence d'une délégation du NPA dont Claude Larrieu qui fut tête de liste aux municipales d'Anglet ainsi que des représentants des partis abertzale EA, AB et Batasuna. Présence aussi du collectif Bizi ! qui une heure auparavant avait participé à une action contre le réchauffement climatique et d'un cortège important de jeunes sous la bannière du collectif Ikasi eta Irauli. Les anciens salariés d'Egunkaria (premier quotidien intégralement en euskara, interdit par l'etat espagnol) ont également pris part au défilé.

Plus de 20 000 à Carcassonne

Au même moment à Carcassonne, entre 15 000 et 25 000 personnes, selon les sources, provenant de quarante départements, ont manifesté en défense de la langue occitane. Ils ont aussi adressé un message de soutien à la manifestation de Bayonne, message lu, en occitan et français, à la tribune en fin de manifestation.

En Corse il n'y avait pas de manifestation mais le collectif Parlemu Corsu a émis un communiqué dans lequel il affirme «la solidarité qui nous lie, nous tous, pratiquants de langues dites minoritaires, est une force» avant d'ajouter : «La société bilingue que nous souhaitons, que vous souhaitez, passera aussi par une véritable réforme constitutionnelle. La France devra enfin accepter de ratifier dans son intégralité la charte des langues minoritaires. Nous nous battons pour l'officialisation de notre langue. Avec vous, nous demandons une loi-cadre. Nous la considérons comme une étape pour renforcer le travail que nous accomplissons tous sur le terrain. Un travail qui s'inscrit dans la durée.»

En Bretagne aucune manifestation n'était prévue. Mais, suite à la réunion entre les associations basques et un représentant du ministère de la culture au cours de laquelle ce dernier avait dit qu'aucune loi n'était en prévision (contrairement aux promesses), un rassemblement a eu lieu au Festival du livre en Bretagne de Carhaix, dimanche, qui a rassemblé environ 300 personnes.

Par ailleurs M. Brisson sera demain à la Réunion pour présenter l'action de l'OPLB à l'occasion de la journée internationale du créole et participer au congrès de la FLAREP (Fédération pour les Langues Régionales dans l'Enseignement Public) qui se tient depuis hier et jusqu'à mercredi sur l'ile.
DECLARATIONS

Michel Veunac, adjoint (MODEM) au maire de Biarritz : A demandé «la ratification de la Charte européenne» et a dit, «si l'officialisation de la langue basque est la garantie de sa protection, pourquoi pas ?».

Erramun Bachoc : «C'est le cinquième Deiadar que nous connaissons. A chacune d'elles, nous avons obtenu quelque chose et nous espérons que cette fois-ci aussi nous obtiendrons des avancées, au moins une loi-cadre, ensuite l'officialisation de notre langue».

M. Etxebeste, maire de Mauléon : «sans loi, l'action des élus est limitée, ne serait-ce par les réticences de la société et par les obstacles juridiques». «En Soule, nous sommes en périphérie du Pays Basque et nous parlons un basque particulier, en conséquence, je crains fort que nous n'aurons pas assez de bascophones pour sauver notre langue dans notre province».

Sylviane Alaux, conseillère régionale (PS) : Elle émet des réserves sur l'officialisation, mais demande au Gouvernement que les promesses soient tenues et qu'une loi soit promulguée.


Citation:
PBI

La manifestation anti-LGV surévaluée ?

Écrit par Rédaction
Le nombre de manifestant a-t-il été divisé par deux d’un samedi sur l’autre ? Oui si l’on en croit les organisateurs : 12 000 contre la nouvelle LGV ; 5 000 pour la langue basque.Une fonte des effectifs confirmées par la police qui a dénombré 9 600 protestataires le 17 et 3 800 ce week-end.

Et pourtant, plusieurs indices relativisent la différence du nombre de participants entre les deux rendez-vous. La longueur des manifestations tout d’abord. Elles étaient comparables. Avec une densité plus importante pour les anti-LGV. On a manifesté plus serré le 17. Donc plus nombreux. Mais pas sûr que l’on se soit deux fois plus serré les coudes le 17.

Autre indicateur, le comptage effectué par un journaliste (dont l’employeur n’a pas une ligne éditoriale pro LGV) au niveau de l’Aviron bayonnais, au départ de la manifestation organisé par les élus et le CADE : 4 750. Ce même journaliste en a dénombré 1 000 de moins samedi dernier.

Enfin, les militants de Deiadar ont distribué 4 000 tracts au début de la manifestation anti-LGV, du début à la fin du cortège.

Bien sûr, des manifestants sont passés au travers de la distribution de prospectus, et d’autres ont pu rejoindre le cortège plus loin. Le comptage du journaliste peut également être erroné.

Pas évident de croire cependant qu’une manifestation double en nombre de participants en cours de défilé.

Et les chiffres de la police pourtant ?! Si Michèle Alliot-Marie avait encore le portefeuille de l’Intérieur, on aurait pu croire à un coup de pouce policier aux opposants de la ligne nouvelle.

Difficile d’expliquer un tel comptage de la part des renseignements généraux. Il est toutefois probable que les organisateurs s’y sont appuyés pour annoncer leur chiffre, avec bien sûr une affluence un chouïa supérieure à celle avancées par les policiers. Question d’habitude. Une tradition chamboulée puisque les policiers nous ont plus habitués aux chiffres minimalistes.

Nulle intention ici de mettre en concurrence les deux manifestations aux motivations différentes. Ni de rabaisser/rehausser la force et la signification de chacune de ces importantes mobilisations. Un souci cependant : éviter l’écueil de (se) raconter des histoires, qui à la longue, enlèvent toute crédibilité aux chiffres avancés, quels qu’ils soient.

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Manifs à Baiona, Perpinyà et Carcassona le 24 octobre

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