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 Relance du débat sur l'impunité des fascistes

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MessageSujet: Relance du débat sur l'impunité des fascistes   Sam 10 Oct - 15:29

Relance du débat sur l'impunité des fascistes
10/10/2009

Aritz INTXUSTA

«C'est sûr, ce n'est pas bien, et même si l'idée qu'un etarra ou l'un de ses proches doive vérifier sous sa voiture avant de la démarrer me paraît particulièrement morbide, il aura au moins l'avantage de savoir à quel endroit précis il faut chercher». Ceci est l'un des commentaires de quelqu'un qui s'est identifié comme étant membre de la police nationale espagnole sur un forum interne des FSE (Forces de sécurité espagnoles), après l'apparition du groupe d'extrême droite Falange y Tradicion, qui a revendiqué 25 sabotages en divers endroits du Pays Basque Sud.

La sympathie que certains policiers manifestent ouvertement à la création de ce «mouvement» va de pair avec la réaction (ou plutôt l'absence de réaction) des autorités face aux derniers épisodes de guerre sale visant à intimider la gauche abertzale. Sans parler des médias qui ont essayé de passer sous silence ou de minimiser l'augmentation des agressions, menaces, enlèvements et sabotages à son encontre.

Dans son premier - et pour l'instant unique - communiqué, Falange y Tradicion a souhaité «la bienvenue au nouveau Gouvernement Régional Basque du Senior Lopez», ce que certains médias ont omis de publier.

Mobilité et capacité

La naissance de Falange y Tradicion a été accueillie avec ambiguïté par les organisations fascistes traditionnelles. Le FET, les JONS et la Falange Autentica se sont dépêchés d'émettre des communiqués pour nier tout lien avec le nouveau groupe. Tandis que dans les pages web de l'extrême droite espagnole, comme Infonacional, on accueillait la nouvelle avec incrédulité. Certains assurent qu'il s'agit là d'une «simple intox des séparatistes et des rouges», d'autres mettent en doute la véracité de l'annonce, qui «signifierait qu'au Pays Basque les phalangistes sont nombreux, ce qui est tout à fait improbable».

Ces réticences mises à part, beaucoup applaudissent aux actes de violence du nouveau groupe et considèrent que ses graffitis devraient être «plus grands encore». Ils ajoutent que «leurs actions sont bonnes et que c'est bien que les choses bougent».

Le mouvement patriote espagnol Falanges Vascongadas de Falange y Tradicion a fait savoir dans son communiqué du 22 septembre dernier que son objectif était d'«instaurer un régime politique authentiquement chrétien et national» au sein de l'Etat espagnol. On ne connaît de ce communiqué que le résumé qu'en a tiré l'agence de presse EFE. Falange y Tradicion y revendique une série de menaces et d'actes de violence à l'encontre de personnes liées aux milieux communistes ou indépendantistes dans les communes navarraises de Aizoain, Arguedas, Artica, Baztan, Bera, Elizondo, Lesaka, Iruñea, Doneztebe, Bidangoze ou Tutera, ainsi que des actions en Bizkaia à Getxo et Bilbo, et en Gipuzkoa, à, Irun, Tolosa et Oiartzun.

Le groupe a démontré sa capacité à agir avec précision et fait preuve d'une parfaite connaissance des zones et des localités visées, comme lorsqu'il s'en est pris à une exposition de la Fondation Cultura Islamica à Doneztebe.

Actions

A ce jour, l'action la plus risquée du groupe a été de monter en plein jour pour tracer des inscriptions sur l'antenne d'ETB d'Ioar. Selon des témoins qui ont assisté à la scène, une dizaine de personnes s'étaient donné rendez-vous. Deux d'entre elles avaient plus de 40 ans, les huit autres étaient des jeunes aux crânes rasés âgés de 18 à 20 ans. Ils sont montés à visage découvert en portant des drapeaux espagnols. Ils portaient des croix gammées sur leurs vêtements, des treillis et des chemises bleues de la Falange. L'un deux arborait le slogan «Soldat de l'Espagne jusqu'à la mort». Si l'on en juge par leur comportement, les membres du groupe semblaient sûrs d'eux. Ils ont répondu «hijo de puta» à un promeneur qui les saluait d'un «egun on». Ils ont ensuite déjeuné dans une buvette située à flanc de montagne, ne semblant craindre ni intervention policière, ni représailles. Un autre coup d'éclat a consisté à menacer par courrier la «séparatiste etarra Sonia Polo, grande chupinera des fêtes de Bilbo», selon leur communiqué. Ils sont également capables d'actions plus violentes et l'ont démontré lorsqu'ils ont déposé deux engins explosifs devant la mairie de Tutera et le gaztetxe d'Arguedas.

Source :Le Journal du Pays Basque
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Breizhdieub
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MessageSujet: Re: Relance du débat sur l'impunité des fascistes   Sam 10 Oct - 17:25

Impunité, c'est peut être trop tôt. Et franchement, cela sert plus les nationalistes basques que l'inverse.
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MessageSujet: Re: Relance du débat sur l'impunité des fascistes   Mar 13 Oct - 13:49

Cela ne nous sert pas vraiment, le degré de tolérance n'est pas forcément le même.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Relance du débat sur l'impunité des fascistes   Mar 13 Oct - 18:48

Impunité, c'est tout à fait le mot. Pas de condamnation, le contraire serait inquiétant, la vingtaine de groupes qui utilisent l'appellation de "Falange" sont tous légaux, la symbologie franquiste pullule, bienveillance (et complicité sans nul doute) certaine des flics et des juges.

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Manifestations contre le fascisme



13/10/2009

Hier à l'occasion du jour de l'«hispanité» des milliers de personnes ont défilé dans les principales villes du Pays Basque Sud pour dénoncer le fascisme, la guerre sale et demander le départ des forces de sécurité espagnoles.


Dimanche également s'est déroulé à Iruñea (Pampelune) une manif antifasciste nombreuse contre la présence d'une quarantaine de membres de la Falange. Charges policière violentes, 4 personnes arrêtées, libres.

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MessageSujet: Re: Relance du débat sur l'impunité des fascistes   Jeu 15 Oct - 8:10

Encore une fois, deux traitements differents, immonde, la complicité affichée et la bienveillance des gouvernements me fait gerber.

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Ekintza
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MessageSujet: Re: Relance du débat sur l'impunité des fascistes   Mar 3 Nov - 15:36

Citation:
Le JPB
Pays Basque
Prison ferme pour trois des membres de Falange y Tradicion



03/11/2009

Aritz INTXAUSTA

Ils sont accusés d'«association de malfaiteurs, menaces, pressions et dégradations». Les deux jeunes de Barañain, en liberté conditionnelle après avoir passé trois jours en préventive devront s'acquitter chacun d'une amende de 6 000 euros, avec obligation de se présenter tous les lundis au tribunal. Le chef du groupe Espagne 2000, José Luis Roberto, a indiqué que son groupe «n'avait rien à voir» avec les sabotages et a évoqué une coïncidence qu'il attribue à la «malchance».

Le tribunal d'instruction numéro 3 d'Iruñea a condamné à la prison ferme trois des cinq personnes arrêtées lors de l'opération policière contre Falange y Tradicion et laissé en liberté conditionnelle les deux plus jeunes, à qui il a donné 48 heures pour payer chacun une amende de 6 000 euros. La magistrate en charge du dossier les a inculpés d'«association de malfaiteurs, menaces, pressions et dégradations». José Ignacio I.S., âgé de 41 ans, arrêté chez lui à Sunbilla, Javier Lopez Monreal, 41 ans, ancien secrétaire de Pitillas et Beire, arrêté à Orkoien et Borja P.I., 23 ans, habitant d'Irun et arrêté à Zaragoza vont rester en prison après trois jours de préventive. Après paiement de leurs amendes, les deux jeunes arrêtés à Barañain, Fermin Domingo Turrillas et David Murillo, âgés respectivement de 19 et 21 ans, auront l'obligation de se présenter au tribunal tous les lundis. L'opération de démantèlement par la Guardia Civil de ce groupe d'extrême droite responsable de «menaces à l'encontre de membres de la gauche abertzale, pressions et pose d'engins incendiaires dans des lieux publics», a eu lieu le 23 octobre dernier à 6 heures du matin. Au cours des huit perquisitions effectuées, les gardes civils ont saisi des munitions de guerre, des armes blanches, des objets interdits, du matériel destiné à des sabotages, divers documents et des objets portant le symbole nazi.

Démenti de El Cojo

Le chef du parti d'extrême droite España 2000, José Luis Roberto (alias El Cojo), a tenu à se démarquer des actions de Falange y Tradicion et a nié les informations publiques qui lient les deux groupes. «Nous n'avons rien à voir avec cette opération, appelée il me semble Quimera (chimère en français), un nom tout trouvé pour ce genre de fantaisie» a déclaré Roberto. «Si nous avions été impliqués, nous serions apparus dans les enregistrements, mais cela n'a pas été le cas».

El Cojo est l'un des personnages les plus connus de l'extrême droite espagnole. Le leader d'España 2 000 est aussi le secrétaire général de Anela, l'association des patrons de maisons closes de l'Etat espagnol. Il est également à la tête de Levantina de Seguridad, la société qui va placer des agents armés à bord des thoniers basques pour les protéger des pirates somaliens. Levantina de Seguridad veille aussi sur les bordels d'Anela (le seul situé en Pays Basque est l'Ederrena d'Olazti).

«Comme Belen Esteban»

José Luis Roberto a reconnu que l'individu incarcéré à Orkoien, Javier Lopez Monreal, s'était présenté sur les listes d'España 2 000 lors des élections de 2004. Il assure pourtant que l'ex secrétaire de Pitillas et Beire «n'a jamais été affilié à España 2 000».

Au sujet des photos sur lesquelles il apparaît aux côtés du jeune de Barañain, Fermin Domingo Turrillas, El Cojo assure qu'il ne les a jamais vues tout en reconnaissant la possibilité de leur existence. «Je suis comme Belen Esteban, les gens m'arrêtent dans la rue et se font photographier avec moi. Ce type, je ne sais même pas la tête qu'il a» déclare-t-il avant d'ajouter en plaisantant : «En vérité, je ne sais pas pourquoi les gens font cela. Je ne suis absolument pas photogénique». Le chef du parti d'extrême droite tarde davantage à réfuter le troisième indice qui le lie aux sabotages : l'expédition à Ioar. Les membres d'España 2 000 y étaient montés et avaient inscrit des graffitis contre ETB quelques jours avant les hommes de Falange y Tradicion. Les caractères des inscriptions étaient les mêmes que ceux de la lettre qui menaçait de mort Koldo Pla, le conseiller municipal d'Antsoian. «Vous pouvez nous traiter de fachos mais nous ne sommes pas idiots. Nous avons mis les photos de notre expédition sur notre site web, nous ne l'aurions pas fait si nous avions eu l'intention de faire quelque chose d'illégal par la suite».

Selon le leader d'extrême droite, le fait d'être montés à Ioar avec des drapeaux néonazis peu de temps avant les gens de Falange y Tradicion, «c'est de la malchance. On n'a pas eu de bol».

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