Ghjuvà Admin

Nombre de messages: 7012 Localisation: Corsica Date d'inscription: 17/11/2004
 | Sujet: Non à la dérive fasciste de la République Française en Corse Jeu 29 Nov - 22:46 | |
| Tract du CAR que j'avais oublié de mettre sur le forum: | Citation: | Non à la dérive fasciste de la République Française en Corse
Avant-hier matin la région ajaccienne a été le théâtre de nouvelles rafles policières à l’encontre de militants nationalistes et de leurs familles. Ce fait désormais systématique puisque quasi hebdomadaire dans notre pays, a pourtant atteint à cette occasion un degré de véhémence, de brutalité, d’humiliation et de mépris jamais égalé.
A Bastelicaccia au domicile d’un père de famille on a procédé à la destruction volontaire et inutile des portes et fenêtres de la maison afin de se livrer à une interpellation et des perquisitions musclées à grand renfort d’hommes en armes et de chiens policiers pratiquant ainsi une inadmissible terreur sur la totalité de la famille et les enfants présents à cette heure très matinale de la journée.
La violence de cette intervention militaire totalement injustifiée a eu pour effet, outre le traumatisme causé aux jeunes personnes , celui de déclencher un malaise chez la maman de ce militant, malaise dont la gravité a nécessité l’hospitalisation de cette dame avancée en age.
Un peu plus loin a Aiacciu, Simultanément les gendarmes de la section de recherche faisaient une incursion au domicile distinct de deux jeunes militantes dont une, sur le point d’accoucher, avait, une semaine auparavant, fait l’objet d’une garde à vue dirigée par la SDAT, tandis que l’autre est la compagne d’un prisonnier politique actuellement incarcéré à Paris.
C’est alors, munis d’une commission rogatoire d’un juge parisien, que les gendarmes demandaient à la future mère de famille de se livrer à un Test ADN. Test auquel en toute légalité elle s’opposa. Incroyablement ils tentèrent alors de saisir certains vêtements allant même jusqu'à lui demander de se dévêtir et de leur donner ses sous vêtements.
Hier matin, les rafles se sont poursuivis dans le fium’Orbu, où deux militants de Corsica Nazione Indipendente ont été à leur tour interpellés. La police politique continue à s’acharner ici sur la famille et l’entourage d’Ange Marie Tiberi, pourtant déjà suffisamment meurtris par la perte du parent, de l’ami. L’Etat terroriste montre une nouvelle fois son vrai visage.
On a visiblement aujourd’hui franchi les limites du soutenable.
Ces pratiques très officiellement soutenues par les autorités en place et leurs relais locaux ne sont pas que de simples relents d’une époque dramatique que l’on croyait révolue, mais elles sont bien la preuve tangible et douloureusement mesurable de la dérive Fasciste de l’Etat Français, notamment en matière de traitement de la Question Corse.
Nous appelons tous les Corses à s’opposer à ce type de méthodes outrancières et outrageantes. Nous appelons tous les Corses à faire respecter les droits fondamentaux de tout être humain.
Parce que, nos mères, nos femmes, nos sœurs, nos filles ont droit en tant qu’être humains au même respect que les infirmières Bulgares ou Christine Betancourt. Parce que c’est aussi une triste réalité que trop d’entre elles vivent au quotidien, en devenant régulièrement les Otages de l’Etat policier Fasciste tandis que leur lieux de captivité ne se situent pas dans la jungle amazonienne ou en Libye, mais là tout prêt de chez vous, tout prêt de chez nous, dans les locaux des commissariats de nos villes.
O corsi un li lasciemu fà, hè ora di pisa u capu è di fà fronte
à l’inghjusta sorte fatta à u nostru populu |
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