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 Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu

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Ghjuvà
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MessageSujet: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Dim 8 Fév - 14:30

Du 9 février au 13 mars se déroulera le procès en appel d'Yvan Colonna.
Condamné en premiere instance à perpetuité, Yvan Colonna possede pourtant un dossier parsemé de zones d'ombres.
Pire, il existe des preuves qui devraient, dans un pays ou la justice se veut indépendante, conduire à une relaxe.
Voici trois articles traitant de ce dossier :

*Le procès d'Yvan Colonna n'a pas été équitable selon la FiDH

*Yvan colonna condamné a perpetuité: une injustice évidente

*Procès yvan colonna : une innocence évidente


Le site du comité de soutien : www.yvan-colonna.com


Les sujets traitant d'Yvan Colonna sur le forum FPL : EN CLIQUANT ICI


Dernière édition par Ghjuvà le Sam 28 Mar - 21:47, édité 2 fois
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sampierucorsu
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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Dim 8 Fév - 17:16

LIBERTA PER YVAN !!
je suivrai tout ça avec attention en espérant le meilleur pour lui et sa famille ...
"mieux vaut un coupable en liberté qu'un innocent en prison" voltaire
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Mar 10 Fév - 10:13

Soutien du Dr Edmond Simeoni, de Corsica Libera et du PNC:

http://www.yvan-colonna.com

Citation:
Yvan Colonna va affronter en appel dès le 9 Février 2009, après avoir été condamné, en 2OO8, à la réclusion criminelle à perpétuité, la Cour d´Assises spéciale, à Paris qui reste , malgré les dénégations, les argumentations fumeuses, une juridiction d´exception tant au niveau de l´enquête ( DNAT) que de l´instruction ( 14 ème section du Parquet de Paris) et naturellement du jugement.

Le journal « le Monde », dans son édition du 5 Février 2009, dresse un constat sévère de la dégradation des libertés publiques en France qui se présente en permanence comme le Pays emblématique du respect des droits de l´Homme, mieux comme le créateur de ces mêmes droits !!! Même si cette affirmation est loin d´être partagée dans le monde.
La France a placé 577.816 personnes en garde à vue en 2008 ; 1/° de la population. !!!! Que devrait dire la Corse dans ce domaine ? La Justice est sûrement le domaine où la puissance tutélaire a le plus failli depuis la conquête militaire de 1769, précédée qu´elle fut par l´occupation génoise, déjà experte en mépris du droit.

Le peuple français ne connaît pas le fonctionnement de ces outils spéciaux de répression ; le peuple corse les connaît et ricane devant les affirmations d´une justice équitable, d´un procès équilibré, du respect de la présomption d´innocence, d´enquêtes conduites sous le contrôle de magistrats sourcilleux, du respect des droits de la défense, de l´impartialité de l´Etat.

Dans « l´affaire Erignac », il a vu le déchaînement de toutes les mauvaises pratiques, les centaines d´interpellations et de gardes à vue, les violences contre les citoyens, les intimidations, les pressions, les chantages, les mensonges, les provocations….. IL serait intéressant de comptabiliser les « gardes à vue « en Corse depuis 1975 et de les rapporter au chiffre de la population locale. On serait stupéfait de l´ampleur de l´inquisition coloniale. L´Etat, imperturbable, affirme qu´il s´agit de simples trublions, voire « de terroristes », ennemis de la démocratie. Le cynisme a des limites ; u troppu stroppia ( tant va la cruche à l´eau…..).

Toujours dans cette affaire, l´Etat a admis son erreur en acquittant en appel Andriuzzi et Castela qui avaient pourtant écopé de la prison à perpétuité. Que le procès d´Yvan ne recèle aucune zone d´ombre, que la défense puisse faire valoir tous ses droits et nous sommes persuadés que l´acquittement sera naturel.

Mais, in fine, si un doute devait subsister, il devrait profiter à l´accusé.

Les Corse vont suivre attentivement le procès ; plus de 45.000 personnes ont déjà exigé une justice équitable et cette simple formulation montre qu´ils en doutent.

L´Etat doit assumer toutes ses responsabilités dans cette affaire : elles alourdissent encore un contentieux déjà trop pesant.

Dr Edmond Simeoni



Citation:
Dans quelques heures s´ouvrira à Paris le procès en appel d´Yvan Colonna. La CAR apporte son total soutien à ce patriote et à sa famille.

Désigné à la vindicte populaire, trainé dans la boue pendant des années, Yvan Colonna s´apprête donc à être jugé de nouveau par une cour d´assise spécialement composée, après presque six ans de détention préventive. Décidemment, la France n´aura respecté les délais raisonnables pour personne dans cette affaire d´Etat, dans cette affaire où tout, absolument tout, aura été permis dans la plus grande complaisance.

Le secret de l´instruction et la présomption d´innocence ont été plus que largement bafoués, pour tout les observateurs indépendants, mais pas pour les juges parisiens qui ont relaxé Nicolas Sarkozy, car pour eux, dire que : « La police française vient d´arrêter Yvon (sic) Colonna, l´assassin du préfet Erignac », cela n´est pas attentatoire à la présomption d´innocence Et l´appel de ce jugement sera rendu après le procès d´Yvan Colonna. Et comment ne pas s´indigner des circonstances de cette annonce, sous les applaudissements et les viva du public présent ?

C´est un patriote corse que l´on va juger à partir de lundi, mais c´est en fait la DNAT que l´on devrait juger. Mais ce jugement là, nous n´y assisterons jamais. Les inspecteurs de la DNAT (actuellement SDAT) peuvent se permettre de cacher des explosifs chez les nationalistes corses, suspendre des islamistes par les fenêtres de leurs bureaux, utiliser leurs services pour espionner ou écouter leurs anciennes petites amies, faire des procès-verbaux antidatés, ou encore venir en toute impunité déclarer à la barre des procès des théories aussi farfelues que grotesques, ces gens là peuvent tout se permettre, ils ne risquent rien.

Pourtant, nous avons bien vu les limites de la puissante et omnipotente machine dite antiterroriste. L´affaire Castela Andriuzzi est heureusement là pour démontrer que les vérités absolues de la DNAT ne sont souvent que les vérités qui plaisent le plus au pouvoir en place. Et que face à des juges équitables, c´est l´acquittement qui est prononcé, malgré des milliers de pages d´instruction à charge, malgré des déclarations d´accusation et des montages intellectuels sans aucun fondement.

Et que dire de l´attitude de Claude Guéant, secrétaire général de l´Elysée, principal collaborateur du Président de la République française, qui convoque Roger Marion à quelques jours de l´ouverture du procès en première instance où ce dernier devait témoigner ? Qui pourra encore oser parler de l´indépendance de la Justice ?

Le procès en première instance a largement démontré à tous les observateurs présents l´innocence d´Yvan Colonna. Les jurés eux-mêmes ont certes condamné Yvan Colonna – comment faire autrement avec la pression exercée par le politique ? – mais dans leur verdict ils ont aussi dit qu´ils pensaient qu´Yvan Colonna n´était pas l´auteur des coups de feu mortels. En effet, les jurés qui étaient tous des professionnels de la magistrature savent parfaitement que l´auteur d´un assassinat ne peut être condamné à la même auteur que ces complices et qu´il doit automatiquement avoir une peine plus lourde. Or Yvan a été condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité, mais sans période de sûreté. C´est exactement la même peine qu´Alain Ferrandi et Petru Alessandri qui ont été condamnés pour complicité dans l´assassinat du préfet. Cela veut dire que la cour d´assise spéciale de Paris qui a jugé Yvan Colonna en première instance a laissé la porte ouverte à la vérité pour le procès en appel, c´est-à-dire la possibilité de voir enfin le berger le plus célèbre de Corse acquitté. Dans l´affaire Castela Andriuzzi, nous avions eu le même scénario avec une condamnation ambiguë en première instance, 30 ans pour les « commanditaires » alors que la jurisprudence veut qu´ils soient plus lourdement condamnés que les auteurs ou les complices (perpétuité dans ce cas). En appel, la vérité avait enfin été établie et les deux enseignants avaient été acquittés.

Pour nous, la situation est claire, la justice dite antiterroriste et son bras armé la DNAT (SDAT) ne sont plus crédibles et ne devraient plus intervenir dans les affaires corses.

Yvan Colonna est innocent, il l´a déclaré depuis le début, il a toujours maintenu ses déclarations et aucun élément matériel ne vient corroborer les accusations des juges parisiens. Si plusieurs ministres français et l´actuel président de cette République n´avaient pas fait de lui un « présumé coupable » voir un « assassin » ou encore « un tueur de préfet », Yvan Colonna serait en liberté depuis longtemps avec un non lieu.

Nous le disons et le répétons et nous le répéterons pendant tout le procès, Yvan Colonna est innocent et tout autre verdict qu´un acquittement serait une véritable provocation et un déni de justice.

Commission Anti Répressive de Corsica Libera (CAR)


Citation:
Au seuil du procès en appel d´Yvan Colonna, le PNC tient à redire son immense attente d´un procès équitable, qui permette l´examen minutieux de tous les éléments du dossier et in fine, débouche sur le verdict attendu par des démocrates de tous horizons.
Notre conviction est faite depuis longtemps :
Yvan Colonna est innocent, et les charges qui pèsent contre lui sont le fait de pressions policières, judiciaires et politiques qui ne reflètent en rien la vérité du dossier.
Comment admettre qu´en ce début de 21ème siècle, dans un régime démocratique, un homme puisse être condamné à la prison à vie, au prétexte qu´il convient de désigner un coupable ?
Peut-on répondre à un drame en causant un nouveau drame ? A la détresse d´une famille en suscitant l´exaspération et la colère de tout un peuple ?
11 ans après les faits, sérénité et justice doivent clairement prévaloir sur la volonté de vengeance.
Quelle que puisse être la gravité des faits jugés, un innocent demeure un innocent ; et c´est à l´institution judiciaire, dans sa globalité, qu´il revient de garantir ce droit fondamental en toutes circonstances.
C´est là tout le souhait de l´exécutif du PNC et de chacun de ses militants.
Nous tenons donc à saluer Yvan Colonna à la veille de cet événement crucial, à lui dire notre affection et notre soutien, à lui et à tous les siens, pour cette si difficile épreuve.
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Mar 10 Fév - 21:29

2 eme JOUR
Citation:

Yvan Colonna fait
de la politique au tribunal
Stéphane Durand-Souffland
10/02/2009 | Mise à jour : 21:26 | Commentaires 2 | Ajouter à ma sélection



Le berger de Cargèse affirme être condamné avant d'être jugé et s'en prend à Nicolas Sarkozy.

Le patron de la défense, c'est Yvan Colonna. Cinq avocats sont assis devant lui, mais le client commande. Il a retroussé ses manches, dévoilant des avant-bras endurcis par la vie au grand air et entretenus dans la salle de musculation de Fresnes. Puis, il a parlé.

«Je voudrais vous dire que personne de ma famille ne viendra témoigner: je le leur ai interdit. C'est un jeu hypocrite, on les fait venir alors qu'on ne les écoute même pas. Que je sois un bon ou un méchant garçon, un bon ou un mauvais époux, ça n'a aucune importance. La seule question, c'est celle-ci: suis-je innocent ou pas?»

L'accusé, pugnace au point de frôler l'outrecuidance, entend placer les débats d'appel sur un terrain politique: «Depuis mai 1999, il y a une vérité absolue: je suis l'assassin du préfet Érignac, argumente-t-il. Avec un pic en 2003, quand M. Sarkozy a dit: “On a arrêté l'assassin”. La présomption d'innocence, c'est bon pour ses amis, mais pas pour moi. M. Sarkozy a reçu les parties civiles à de nombreuses reprises, il s'est engagé à ce que je sois condamné. Comment voulez-vous que j'aie confiance dans la justice?»

Le président Wacogne, très ferme: «Ce n'est pas lui qui vous juge.»

Yvan Colonna, excédé: «Il dégage un préfet dans la Manche, en licencie un autre en Corse, limoge un juge en Alsace, et ça n'aurait pas d'influence sur un procès d'État comme celui-là? Que le président de la République soutienne la famille Érignac, rien à dire; mais qu'il dise que je suis coupable, c'est un mélange des genres. Je demande qu'on examine les faits en dehors des pressions politiques.»

M. Wacogne, plus sec: «La cour ne les connaît pas et ne souhaite pas qu'on revienne sur ce sujet.»

L'accusé, prenant la mouche: «Si je ne peux pas m'exprimer, expulsez-moi.»

Habilement, le président ramène Yvan Colonna au sujet du jour: lui-même. Bien qu'il ait dit tout à l'heure qu'il était le mieux placé pour l'évoquer, l'accusé rechigne à se dévoiler. Contrairement au procès de 2007, il s'étend peu sur son attachement viscéral à la Corse. De ses parents, ex-professeurs d'éducation physique, de son père, ancien député socialiste des Alpes-Maritimes, il parle peu.

En ce qui concerne son engagement nationaliste, Yvan Colonna le cantonne strictement dans le temps de 1982 à 1989 , et dans l'expression purement politique, niveau militant de base, non violent. En clair: neuf ans avant l'assassinat de M. Érignac, parce qu'il venait d'avoir un enfant, «Ghjuvan-Batista» (Jean-Baptiste), et d'ouvrir une bergerie, Yvan Colonna avait raccroché la cagoule qu'il n'aurait d'ailleurs jamais coiffée mais dont l'accusation s'ingénie, selon lui, à l'affubler. Me Simeoni a beau jeu de faire confirmer à son client qu'en dépit de deux gardes à vue dues à des «dénonciations anonymes», il n'a jamais été condamné ni même entendu comme témoin dans une quelconque procédure terroriste.

Yvan Colonna entend imprimer une atmosphère âpre aux débats qui viennent de s'ouvrir. Afin d'instaurer un rapport de force, comme au rugby on fait donner le pack concasseur plutôt que les gracieux ailiers, il sacrifie les témoignages aimants de sa famille. Chacun attend désormais de savoir quelle stratégie il adoptera face aux membres du commando définitivement condamnés, attendus à la barre à la fin du mois, et qui lui avaient été si défavorables en première instance. Le risque serait grand que la cour ne déduise une fois de plus de leurs échanges hermétiques - si d'aventure ils étaient réitérés -, que sa vraie famille, c'est celle-ci, qui le renie et le condamne.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/02/10/01016-20090210ARTFIG00610-yvan-colonna-fait-de-la-politique-au-tribunal-.php





Citation:
Yvan Colonna: « Sarkozy m'a déclaré coupable »



Par Philippe Madelin | Journaliste | 10/02/2009 | 20H44

Et, soudain, l’orage s’est abattu sur le prétoire. Lors d’un incident violent au cour du nouveau procès en assises d’Yvan Colonna, le nationaliste corse déjà condamné pour meurtre du préfet Claude Erignac, a mis en cause avec virulence le président Sarkozy pour non respect de la présomption d’innocence.

C’est arrivé sans crier gare, pendant l’interrogatoire de personnalité du prévenu. Le président Wacogne n’a rien vu venir. A coup de questions débitées sur un ton paternaliste, le président était en train d’explorer la vie du "berger corse" quand Colonna a soudain lancé, à brûle pourpoint:

"J’ai quelque chose à dire. Depuis des années il y a une vérité absolue, qui veut que je sois l’assassin. En 2003, lors de mon arrestation, le Président a asséné que j’étais le meurtrier. Il n’y a de présomption d’innocence que pour ses amis. Il affirme: 'Je pense ce que je dis, et je dis ce que je pense.' Le Président s’est engagé, il a reçu à de nombreuses reprises les parties civiles (Mme Dominique Erignac, ndlr). Il lui a même dédié un meeting au Bourget. Il s’est engagé à leurs côtés. Je dis que le président de la République a pris partie contre moi."

Sans perdre son calme et sa maîtrise, Yvan Colonna s’enflamme. Une vraie joute s’engage avec le président Wacogne, qui semble dépassé. Quand le magistrat observe que le petit Corse se montre désobligeant vis-à-vis du Président, dans sa cage de verre qui tient lieu de box, le berger insiste, avec sa voix forte à peine marquée d’accent corse, il réitère son accusation:

"Il y a encore trois jours, une cérémonie à la mémoire d’Erignac était organisée dans la cour du ministre de l'Intérieur. J’affirme que le Président soutient la famille Erignac. Je dis que dans cette enceinte, Nicolas Sarkozy est au banc de la partie civile. Il m’a déclaré coupable. C’est le droit du Président de prendre parti à titre personnel. Mais ça n’a rien à voir avec mon affaire."

Les allégations étaient connues, une instance est en cours devant le tribunal civil pour régler cette question. Mais jamais des accusations d’une telle gravité n’avaient été proclamées de façon aussi solennelle, dans l’enceinte d’un tribunal.

On attendait l’incident, mais pas si tôt. Du coup, le président Wacogne en est resté presque sans voix. Et, de façon étonnante, ni les parties civiles pourtant si promptes à ne pas respecter la présomption d’innocence, ni surtout l’avocat général Jean-Claude Kross n’ont jugé bon de réagir, d’entrer dans le débat.

L’avocat général en a même presque oublié de jouer les méchants procureurs. Alors que l’interrogatoire de personnalité se poursuivait, pour demander à Colonna de recommander aux siens de venir témoigner en sa faveur, loin de se fâcher, Jean-Claude Kross a plaidé avec toute la force de son humanité proverbiale. L’orage était passé. L’incident risque de laisser des traces et de peser sur la suite du procès.


http://eco.rue89.com/philippe-madelin/2009/02/10/yvan-colonna-sarkozy-ma-declare-coupable







Citation:
Yvan Colonna s'en prend vigoureusement à Nicolas Sarkozy

Il y a 4 heures

PARIS (AFP) — Yvan Colonna s'en est pris vigoureusement à Nicolas Sarkozy, mardi au deuxième jour de son procès en appel, accusant le président de la République d'avoir fait "pression" sur la procédure en le présentant d'emblée comme "coupable" de l'assassinat du préfet Erignac en 1998.

"Dans cette enceinte, Monsieur Sarkozy est au banc des parties civiles, il fait ce qu'il veut! Est-ce qu'on peut avoir un débat serein en dehors de toute pression?", a interrogé l'accusé.

"Ici c'est un procès politique, un procès d'Etat (...) Comment voulez vous que je puisse avoir confiance dans une justice où le président de la République est aux côtés des victimes ?", a-t-il poursuivi, reprochant à M. Sarkozy de s'être "engagé à ce qu'(il) soit condamné".

Yvan Colonna se voyait offrir la parole pour la première fois au procès entamé lundi devant la cour d'assises spéciale d'appel de Paris pour un crime qui lui a valu la perpétuité en première instance fin 2007.

Il a immédiatement dénoncé la violation de sa présomption d'innocence depuis 1999, quand certains membres du commando à l'origine de l'assassinat du préfet l'ont accusé d'avoir tiré, entraînant sa fuite qui durera quatre ans.

Yvan Colonna, qui a réaffirmé son innocence, a rappelé que Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était félicité en juillet 2003 de l'arrestation de "l'assassin du préfet Erignac", des propos qui ont valu à l'actuel chef de l'Etat une action en justice intentée par l'accusé lui-même.

"La cour n'a pas reçu de pression, ce que vous dites est désobligeant", a réagi le président Didier Wacogne.

"Alors si je n'ai plus le droit de m'exprimer, vous n'avez qu'à m'expulser!", a tonné Colonna.

"La cour n'est pas le président de la République une bonne fois pour toutes!", l'a interrompu le président. "Revenons sur vous!"

L'interrogatoire de personnalité, au menu des débats mardi, s'est déroulé en l'absence des proches d'Yvan Colonna auxquels celui-ci a expliqué avoir "interdit" de venir se prêter au "jeu hypocrite de faire venir la famille dire du bien de (lui)".
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Matieu
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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Mer 11 Fév - 11:56

3ème jour

Citation:
Yvan Colonna a décidé d'être plus offensif que lors de son premier procès, fin 2007. Hier, le berger corse, jugé en appel pour l'assassinat du préfet Erignac, s'en est pris vigoureusement à Nicolas Sarkozy, au deuxième jour des débats. Interrogé sur sa personnalité, il a accusé le chef de l'Etat d'avoir fait « pression » dans le dossier. En juillet 2003, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, s'était publiquement félicité de l'arrestation de « l'assassin du préfet Erignac ». « La présomption d'innocence n'existe pas pour moi », s'est énervé Yvan Colonna, debout dans son box. La voix forte, il a reproché au président de la République de s'être « engagé à ce que je sois condamné ». « Ici, c'est un procès politique, un procès d'Etat », a-t-il lancé, estimant que « M. Sarkozy s'est invité au banc des parties civiles ».

Une diatribe que le président de la cour d'assises spéciale, Didier Wacogne, a eu du mal à contenir. « La cour ne subit aucune pression politique », a déclaré le magistrat, rappelant, « une bonne fois pour toutes » que « la cour d'assises, ce n'est pas le président de la République ». Déjà, en 2007, la défense de l'accusé avait fait valoir la dimension politique de l'affaire, en vain. Hier, Yvan Colonna a invité la cour à « un peu plus de combativité » qu'en première instance.

Auparavant, il avait expliqué que les membres de sa famille ne viendraient pas déposer pour l'interrogatoire de personnalité. « C'est moi qui le leur ai demandé », a-t-il précisé, estimant « un peu hypocrite de faire venir ma famille dire du bien de moi alors que ça ne sert à rien [...]. La question n'est pas de savoir si je suis un bon époux ou pas, un bon garçon ou pas, ce qui compte, c'est si je suis coupable ou innocent. » La cour a encore cinq semaines pour en décider.

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Mer 11 Fév - 21:30

Il n'a rien perdu de sa flamme ! après tant d'années emprisonné dans les conditions les plus dures et désigné coupable, il n'a pas renoncé
Gloria a tè Yvan

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Ven 13 Fév - 15:36

Communiqué d'Hartèra :





Soutien à Yvan Colona

Ce lundi 9 fevrier 2009 s'est ouvert le deuxième procés en appel d'Yvan Colonna, après avoir été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité. Hartèra!, Mouvement de la Jeunesse d'Occitania, veut par ce communiqué, apporter son soutien à Yvan Colonna, sa famille, ses proches, et toutes les personnes qui le soutiennent.

Hartèra! tient une nouvelle fois à rappeller, que le premier procès d'Yvan Colonna, contient de nombreuses zones d'ombres. La justice et le gouvernement en la personne de monsieur Sarkozy, ont bafoué le droit à la présomption d'innoncence d'Yvan Colona, et il est impossible à l'accusé de se défendre. Que l'on soit coupable ou non, chacun de nous a le droit à un procès équitable, à l'impartialité de la justice. La Féderation Internationale de la Ligue des Droits de l'Homme a dénoncé ce procès à charge, et l'abscence totale d'équité.

Depuis le début, Yvan Colonna clame son innocence, et n'est jamais revenu sur ses déclarations. Face à l'incapacité de la police et de la justice, Yvan Colona a été désigné comme coupable idéal. La justice française d'aujourd'hui, est-elle vraiment indépendante?
Nicolas Sarkozy a déclaré "s'engager à ce qu'il soit condamé”. Hartèra! craint que par ces déclarations, la Cour qui juge actuellement Yvan Colonna subisse une nouvelle fois des pressions de la part du gouvernement français. Pour ce dernier, Yvan Colonna est et doit rester "l'assassin du préfet Erignac” .

Malgrè, de nombreuses preuves de l'innocence de Colona, notamment des preuves scientifiques (les experts balistiques ont affirmé que la taille du tireur et celle de Colona n'étaient pas compatibles), la justice et le gouvernement s'entêtent et continuent d'accuser Colona.

Hartèra réclame l'acquitement du camarade Yvan !
La condamnation d'Yvan Colona ne doit pas être un prétexte pour renforcer la domination de l'état français sur la Corse.

Courage à toi Yvan, à ta famille, et à tes proches !
Libertat tà Yvan !

Hartèra!, Movement de la joenessa d'Occitania[/b]
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Matieu
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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Ven 13 Fév - 19:26

Citation:
La défense d'Yvan Colonna relance le débat sur la taille du tireur

Les avocats d'Yvan Colonna ont relancé vendredi le débat sur la taille du tireur qui a abattu le préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998 à Ajaccio, en convoquant un expert mandaté par eux pour refaire les analyses balistiques. La comparution d'Aurèle Mannarini, qui n'est pas inscrit auprès des tribunaux, a déclenché une série d'incidents entre la défense et le ministère public.

Au terme d'une démonstration alambiquée, confrontant hypothèses de travail et faits, M. Mannarini a conclu que le tireur devait faire "1,85m ou plus". "Une personne de 1,72m serait dans l'impossibilité physiologique et en position anti-naturelle, voire stupide pour tirer sur le préfet", a asséné cet expert atypique, au verbe fleuri, mandaté par la défense début décembre 2008 seulement.

Une hypothèse qui arrange bien la défense, comme le lui a fait remarquer l'avocat de la famille Erignac, Me Philippe Lemaire, car Yvan Colonna fait 1,72m. "Je suis indépendant", s'est énervé M. Mannarini le nez plongé dans de nombreux schémas. Me Lemaire s'est également interrogé sur ses méthodes de travail car l'expert n'a pas pu travailler in situ, ni avec une arme similaire à celle de l'assassin. "Je ne suis pas inscrit, donc je ne peux pas utiliser cette catégorie d'arme", a admis M. Mannarini, insistant cependant sur la solidité de sa démonstration.

Egalement questionné sur sa méthodologie, apparue comme "obscure", par les deux avocats généraux, Christophe Tessier et Jean-Claude Kross, Aurèle Mannarini a affirmé faire sa "synthèse à partir de plusieurs hypothèses". "J'aurais préféré une synthèse de faits précis, concordants et certains", lui a rétorqué M. Kross. "Vous vous acharnez sur ce témoin, alors que vous êtes incapables de faire venir un vrai balisticien", s'est emporté Me Antoine Sollacaro, l'un des avocats de Colonna, à la fin des questions de l'accusation.

L'expert officiel qui a réalisé le rapport figurant au dossier a en effet refusé aux deux procès d'Yvan Colonna de venir expliquer ses conclusions à la barre et d'être confronté au médecin légiste. Et la cour d'assises ne dispose d'aucun moyen pour le contraindre à venir, a regretté le président Didier Wacogne.

La défense d'Yvan Colonna veut donc se baser sur les conclusions d'Aurèle Mannarini pour demander lundi, à la reprise de l'audience, une reconstitution complète de l'assassinat en présence des membres du commando déjà condamnés, de toutes les parties au procès, du légiste et de tous les experts.

Un acte que les avocats ont maintes fois demandé au cours de l'instruction sans qu'il leur soit accordé. Plusieurs témoins des faits affirment par ailleurs que le préfet était courbé lorsqu'il a été touché par la première balle, hypothèse dans le cadre de laquelle la taille du tireur, par rapport à celle du préfet qui mesurait 1,81m, n'aurait que peu d'importance.

Acculés, les avocats d'Yvan Colonna n'ont pas hésité jeudi et vendredi à sortir les grands moyens. Ils ont même menacé vendredi midi de quitter le procès s'ils n'obtiennent pas d'excuses de la part de l'avocat général, Christophe Tessier, qui leur a reproché une "volonté de vendetta" sur les témoins. "L'incident est clos", a commenté le bâtonnier Me Christian Charrière-Bournazel après être intervenu pour calmer le jeu, alors que M. Tessier a retiré ses paroles.

Yvan Colonna est jugé en appel pour avoir abattu le préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998 à Ajaccio. Le 13 décembre 2007, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour ce crime qu'il a toujours nié.

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Dim 15 Fév - 15:11

Citation:
Les avocats de Colonna portent plainte après de nouvelles révélations

Les avocats d'Yvan Colonna ont annoncé le dépôt d'une plainte et menacé de quitter le procès après des révélations d'un ex-collaborateur du préfet Erignac qui n'auraient jamais été versées au dossier en dépit de leur communication à des policiers et magistrats.

Didier Vinolas, secrétaire général du préfet de Corse au moment de son assassinat, le 6 février 1998 à Ajaccio, a été à l'origine de ce coup de théâtre vendredi soir en affirmant à l'audience qu'il "y a peut-être deux hommes dans la nature qui ont participé à l'assassinat du préfet".

Des affirmations inédites de la part d'un haut fonctionnaire, aujourd'hui chargé de mission à la Ville de Paris, qui était déjà venu témoigner fin 2007 lors du premier procès de l'assassin présumé.

Elles jettent à nouveau le trouble sur une enquête beaucoup décriée, marquée par de fortes rivalités entre services de police.

Dénonçant un "scandale d'Etat", les avocats d'Yvan Colonna ont annoncé le dépôt lundi d'une plainte contre X pour "entrave à la manifestation de la vérité".

"Ce qui est grave, c'est que des policiers, des magistrats, ont mis sous le coude des éléments à décharge pour Yvan Colonna", a tonné l'un d'entre eux, Me Antoine Sollacaro. Un autre avocat, Me Pascal Garbarini, a estimé que ce nouvel élément devait "entraîner la remise en liberté d'Yvan Colonna".

Les avocats comptent également déposer une demande de supplément d'information, susceptible de faire capoter le procès après seulement une semaine.

"Nous attendons d'ici lundi des justifications sur ce qui s'est passé, sinon comment voudriez-vous que l'on continue de participer à cette mascarade avec des magistrats faussaires?", a fait valoir Me Sollacaro.

Les avocats veulent que la cour "puisse procéder à des vérifications" et entende les hauts fonctionnaires, policiers et magistrats --dont l'ex-procureur de Paris Yves Bot-- qui auraient été en possession de nouveaux éléments dès 2001-2002, a expliqué à l'AFP Me Patrick Maisonneuve.

Les "deux noms" que Didier Vinolas a affirmé tenir d'un informateur "tout à fait respectable" depuis septembre 2002, il a certifié les avoir quasi immédiatement transmis à Yves Bot, qui s'apprêtait alors à prendre la tête du parquet du TGI de Paris, juridiction en charge des dossiers de terrorisme.

M. Bot avait été "mis en contact" avec cet informateur dont M. Vinolas a refusé de révéler le nom "pour des raisons de sécurité".

M. Vinolas a affirmé avoir aussi communiqué ces éléments nouveaux susceptibles de relancer l'enquête, en février 2004 au préfet Christian Lambert, l'ancien chef du Raid, l'unité d'élite de la police ayant arrêté Yvan Colonna en juillet 2003 en Corse-du-Sud.

Le fils de Claude Erignac, Charles-Antoine, partie civile au procès, aurait été mis au courant en 2008. Son avocat Me Philippe Lemaire s'est dit "totalement stupéfait".

Enfin, dans un courrier du 29 décembre 2008, Didier Vinolas avait informé le parquet général de Paris, ce que ce dernier a confirmé samedi.

Depuis l'arrestation en 1999 de six complices présumés (tous condamnés en 2003), Yvan Colonna est soupçonné d'être le septième homme du commando à l'origine de l'assassinat du préfet, abattu en pleine rue de trois balles dans la nuque.

L'accusation s'appuie sur les dénonciations de quatre des six conjurés qui s'étaient ensuite rétractés, faisant valoir des "pressions" policières.

Yvan Colonna, de son côté, n'a cessé de clamer son innocence. Le berger de 48 ans avait immédiatement fait appel de sa condamnation le 13 décembre 2007 à la réclusion à perpétuité.

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Lun 16 Fév - 15:53

Citation:
Les révélations d’un commissaire troublent le procès Colonna

Coup de tonnerre ou pétard mouillé? En tout cas, les révélations tardives de Didier Vinolas, ancien secrétaire général du préfet Erignac, vendredi soir au procès d’Yvan Colonna rejugé par la cour d’assises spéciale de Paris, ont provoqué l’effet d’une bombe parmi les parties civiles, les magistrats et les défenseurs du berger de Cargèse, qui n’en attendaient pas tant de ce témoin cité par l’accusation. Ce commissaire de police qui fut en poste au ministère de l’Intérieur avec Jean-Hugues Colonna, ex-élu socialiste et père de l’accusé, a été par la suite un très proche collaborateur de Claude Erignac et a même accompagné la veuve à la morgue après l’assassinat du préfet, le 6 février 1998. Actuellement détaché à la ville de Paris, Didier Vinolas a annoncé à la fin de sa déposition: «Il y a peut-être deux hommes dans la nature qui ont participé à l’assassinat du préfet.» Informateur. Deux ans après le démantèlement du commando ayant attaqué la gendarmerie de Pietrosella (Corse-du-Sud) en 1997 et exécuté le préfet en 1998, l’ex-sous-préfet de Corte Jacques Nodin lui aurait fait une première confidence sur Pietrosella. Puis, en septembre 2001, un mystérieux informateur qu’il baptise «X», une source «tout à fait respectable», le contacte et lui livre les identités de deux hommes qui ont «fait partie de la sphère»ayant plastiqué la gendarmerie. C’était la première action revendiquée par le groupe nationaliste dit des «anonymes» qui signait six mois plus tard l’assassinat du préfet en laissant sur les lieux l’arme du crime, un pistolet Beretta volé à Pietrosella. Le haut fonctionnaire Vinolas assure qu’il a donné les identités de ces deux suspects en septembre 2002 à Yves Bot, en passe de devenir procureur de la République de Paris, puis en février 2004 au patron du Raid Christian Lambert: «Il m’a dit qu’il en connaissait un. C’était selon lui un personnage périphérique.» Les avocats généraux et les parties civiles s’étonnent alors que Didier Vinolas n’ait pas évoqué cette hypothèse lors de son témoignage au premier procès de Colonna, fin 2007. Mais le commissaire ne peut plus se taire: «Je ne vivrai pas jusqu’à la fin de ma vie avec ça sur la conscience, ça m’est insupportable.» Il a décidé de livrer ses confidences en appel pour «aider les magistrats à forger leur intime conviction» et ne pas courir «le risque de laisser condamner un innocent». Il a averti le parquet général qu’il avait des «révélations à faire» dans une note datée du 28 décembre 2008, et le président de la cour Didier Wacogne dans une lettre que celui-ci prétend n’avoir pas ouverte. Il ajoute qu’il en a même touché deux mots en février 2008 à Charles-Antoine Erignac, fils du préfet, lors de la cérémonie dix ans après la mort du haut fonctionnaire. «Je suis totalement stupéfait», lance Me Philippe Lemaire au nom de la famille de la victime.

De leur côté, les avocats de la défense d’Yvan Colonna comptent déposer aujourd’hui une plainte contre X pour «entrave à la manifestation de la vérité», car «des policiers et des magistrats ont mis sous le coude des éléments à décharge pour Yvan Colonna», a annoncé samedi Me Antoine Sollacaro lors d’une conférence de presse. Son confrère Me Pascal Garbarini veut demander «la remise en liberté d’Yvan Colonna détenu depuis juillet 2003». Les défenseurs corses d’Yvan Colonna hésitent à demander un «supplément d’information» car, selon Me Gilles Simeoni, ils n’ont «plus confiance dans les policiers et magistrats antiterroristes qui ont délibérément écarté et escamoté les pistes de nature à innocenter Yvan Colonna». A moins que l’enquête soit conduite par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), avance Me Sollacaro. Le hic, c’est que la FIDH ne dispose pas d’officiers de police judiciaire habilités à conduire des investigations.

Complot. Aux yeux de Me Chabert, avocat de l’Etat, et de Me Lemaire, pour la famille Erignac, deux complices supplémentaires, à supposer qu’ils soient dans le coup, cela ne dédouanerait pas pour autant Yvan Colonna, désigné par quatre conjurés comme cofondateur du groupe sans nom, participant à l’attaque de la gendarmerie et «chargé d’exécuter le préfet» Erignac. Mais, pour les avocats de la défense du berger qui se dit innocent et bouc émissaire dans un complot d’Etat, l’apparition de «deux membres non identifiés démontre qu’Yvan Colonna a servi de leurre, on a fabriqué un faux coupable». Aujourd’hui, la cour d’assises spéciale devrait convoquer à la barre des témoins imprévus tel qu’Yves Bot, devenu procureur général, et Christian Lambert, directeur de cabinet du préfet de police de Paris. Il y a fort à parier qu’ils soutiennent n’avoir reçu «aucun renseignement utile» de l’ex-secrétaire général du préfet Erignac. Des turbulences risquent de secouer à nouveau le procès Colonna.

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Lun 16 Fév - 15:54

Citation:
Les avocats d'Yvan Colonna souhaitent le renvoi du procès

La défense d'Yvan Colonna a rejeté en bloc lundi la proposition faite par le président de la cour d'assises d'appel de Paris de faire citer les personnalités susceptibles d'éclairer le témoignage nouveau selon lequel deux suspects de l'assassinat du préfet Claude Érignac seraient "peut-être" encore en liberté. Elle réclame au contraire que le procès soit renvoyé en attendant qu'un supplément d'information puisse être effectué. "La défense vous saisira en temps opportun de conclusions écrites demandant un supplément d'informations qui entraînera nécessairement un renvoi du procès", a affirmé à l'adresse de la cour d'assises Me Philippe Dehapiot, un des avocats de l'assassin présumé du préfet de Corse Claude Érignac en 1998.

Lors de son audition, vendredi soir, les révélations de l'ancien secrétaire général de la préfecture de Corse Didier Vinolas ont eu l'effet d'un coup de tonnerre sur ce procès ouvert le 9 février, la défense d'Yvan Colonna fustigeant des "dissimulations" et criant au "scandale d'Etat". Didier Vinolas a laissé entendre que deux suspects dans l'affaire Colonna étaient "peut-être" en liberté et qu'il avait transmis cette information dès 2002 à Yves Bot, qui était alors sur le point de quitter le parquet de Nanterre pour celui de Paris. Puis, en février 2004, à Christian Lambert, principal artisan de l'arrestation d'Yvan Colonna. Mais ces éléments n'ont pas été inscrits au dossier, soutient la défense. Didier Vinolas a aussi écrit avant le procès au procureur général de Paris Laurent Le Mesle et au président de la cour Didier Wacogne en évoquant ces deux suspects, sans que la défense ait été informée.

"Un procès sous influence" (Colonna)

Lors de l'audience lundi matin, les avocats ont ferraillé sur la question du courrier de Didier Vinolas. "Il n'y a aucune justification à la non-communication de ce courrier avant l'ouverture des débats", a protesté l'avocat d'Yvan Colonna, Me Dehapiot. "Quoi que nous fassions vous nous combattez. Ce courrier nous ne l'avons pas caché", s'est défendu Jean-Claude Kross, un des avocats généraux. Le président Didier Wacogne a tenté de calmer les esprits en assurant que Yves Bot et trois hauts fonctionnaires qui auraient détenu ces éléments jamais versés au dossier seront convoqués pour témoigner à la barre "dans les délais les plus brefs". Il a aussi souligné que la lettre datée du 29 décembre 2008 allait être versée au dossier. Mais les révélations de Didier Vinolas sont à prendre avec une certaine réserve . Au cours de sa carrière, ce dernier a travaillé au ministère de l'Intérieur en collaboration avec le père de l'accusé, Jean-Hugues Colonna, avant de devenir un proche collaborateur du préfet Claude Érignac.

Très remonté, Yvan Colonna a pour sa part reproché aux magistrats de la cour d'assises spéciale de Paris "d'être là en service commandé pour (l)e faire condamner au nom de la raison d'Etat". "Je vous ai dit dès le début que ce procès est sous influence. Vous m'avez dit 'on verra'. J'affirme que vous êtes en service commandé pour me faire condamner au nom de la raison d'État", a lancé l'accusé à la cour composée uniquement de magistrats. "Et la cerise sur le gâteau, c'est votre déloyauté par rapport à cette lettre que vous n'avez pas lue", a ensuite lancé l'accusé au président Didier Wacogne.

Yvan Colonna est jugé en appel par la cour d'assises de Paris pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Érignac le 6 février 1998 en pleine rue à Ajaccio. Il a toujours nié les faits pour lesquels il a écopé le 13 décembre 2007 de la réclusion criminelle à perpétuité.

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Mer 18 Fév - 14:56

Citation:
Les derniers rebondissements du procès d'Yvan Colonna confirment la nature des méthodes employées par la police politique au cours de ses enquêtes. Depuis des années, l'instruction des affaires qui concernent les patriotes corses se fait uniquement à charge. Il s'agit d'un déni de justice systématisé qui n'émeut pas outre mesure les soi-disant démocrates solidaires de toutes les turpitudes de l'idéologie républicaine.

Cela explique néanmoins que la France soit régulièrement mise en cause par la Cour Européenne de Justice; elle est aujourd'hui l'un des Etats les plus condamnés par cette juridiction notamment en raison de la longueur abusive des détentions préventives.

Quant aux méthodes de la police politique, elles ont été maintes fois révélées, le procès Andreuzzi-Castela en étant l’un des derniers exemples. Elles ressortent à nouveau à l'occasion du procès Colonna. Car ces abus de procédure ne sont en rien exceptionnels, bien au contraire ils constituent le lot habituel des affaires instruites par la sdat contre les militants politiques Corses.

Et l'on voit bien, aussi bien à l'examen des procédures qu'aux comptes-rendus des procès, que non seulement on bafoue les droits les plus élémentaires, mais aussi que l'on prononce des peines très lourdes sur de simples présomptions et sans aucune preuve recevable. Toutes les affaires de ces dernières années démontrent que l'objectif n'est pas de rechercher la vérité et la justice, mais de réprimer le délit d'opinion collectif que représente la revendication nationale corse.

La justice en Corse est une imposture qui dissimule sous un discours politiquement correct l'objectif de réduire le Peuple Corse au silence. Cette justice est en réalité sous la tutelle d'intérêts qui n'ont rien à voir avec la justice.

Corsica Libera

Le dossier complet des documents de Corsica Libera (en attendant le site un jour)

http://www.unita-naziunale.org/portail/DOSSIER-UNITA/2008-Corsica_Libera.htm

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Mer 18 Fév - 15:17

Citation:
Le commissaire divisionnaire Didier Vinélas: au coeur de la tourmente

Pour le commissaire Vinolas, la journée d'hier à bien mal commencé "Je suis crucifié par la partie civile et par les médias" , a déclaré hier matin, le commissaire Didier Vinola, réentendu pour la deuxième fois par la Cour spéciale de Paris, après ses déclarations fracassantes de vendredi dernier concernant l'existence de deux hommes, jamais inquiétés, alors qu'ils auraient appartenu à l'entourage du commando responsable de l'assassinat du préfet Claude Erignac en février 1998. Où plus exactement, s'était ravisé lundi le commissaire, au commando qui a attaqué la gendarmerie de Pietrossella, en Corse du sud, où a été volée l'arme du crime. C'est qu'à trop parler, mais pas suffisamment, on se grille

Le commissaire Vinolas a continué à clamer qu'il ne donnera ni le nom de son informateur - on sait maintenant qu'il s'agit d'un agent de la Direction centrale des renseignements généraux-, ni celui des deux suspects que l'ancien policier incrimine alors que l'un d'eux aurait été entendu par les services de police et relâché sans faire l'objet de poursuites.


Le commissaire, a été confronté, hier, à Christian Lambert, ancien patron du Raid. Soit à l'un de ces hauts responsables de la justice et de la gendarmerie qu'il accuse, par sous-entendus, de ne pas avoir relayé l'information qu'il leur avait aporté sur les fameux "suspects". Mais l'actuel directeur du cabinet du préfet de Paris a affirmé qu'il n'avait jamais reçu, de la part de Didier Vidéla, d' "informations ou révélations susceptibles d'être versées au dossier. Si cela avait été le cas, je me serais empressé de les transmettre aux juges d'instructions", (chargés d'enquêter sur le meurtre du préfet Erignac), a précisé Christian Lambert.

La veille, Yves Bot,- lui aussi mis en cause par Vinolas-, ancien procureur de Paris, actuellement procureur auprès des communautés européennes et proche de Nicolas Sarkozy, avait confié de son côté que, fin de 2002, le commissaire Vinolas l'avait approché et que n'ayant aucune raison de mettre en doute ce que lui disait le fonctionnaire de police, il avait d'abord rencontré sa source pour vérifier la crédibilité de celle-ci, puis contacté Claude Guéant afin de l'informer de la situation.

Mais, contrairement à ce que déclare le commissaire, Yves Bot assure qu'il n'a jamais donné au directeur du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, les noms de suspects qu'il ne pouvait connaître puisque Vinolas ne les avait pas prononcés devant lui.

Dans l'après-midi, la défense d'Yvan Colonna, qui comparaît actuellement en appel pour le meurtre de Claude Erignac, a de nouveau réclamé un supplément d'information afin que le commissaire Vinolas, - qui persiste à refuser de livrer tout ce qu'il sait à l'audience- puisse être entendu par un juge d'instruction. Mais le président Didier Wacognes, qui avait déjà décidé de sursoir à statuer sur une première demande de supplément d'information déposée par les avocats du berger de Cargèse, a décidé de poursuivre les débats. Au moins jusqu'à ce que l'ensemble des personnes mises en cause par Vinolas puisse être entendues.

Cette décision a provoqué un tollé du côté des conseils d'Yvan Colonna, qui souhaitent que le procès de leur client soit reporté, prenant pour du pain béni les déclarations plus que tardives et contestées du commissaire. Les échanges entre eux et le ministère public ont été très vifs. Des volées d'insultes ont ponctué l'audience. Voyant qu'ils ne parvenaient pas à obtenir ce qu'ils exigent, les avocats d'Yvan Colonna ont annoncé qu'ils quittaient le procès. Face à eux, Philippe Lemaire, conseil de la famille Erignac, s'est empressé de répliquer : " Et bien, partez. Personne ne vous retient" .

Mais la défense a fait volte face et elle est restée: "Nous n'abandonnerons pas Yvan Colonna dans son box" , s'est écrié Me Gilles Simeoni sur le ton granguignolesque qui préside de ce côté du prétoire." Un peu dépassé par les évènements mais toujours courtois, le président Wacognes a répondu: "Vous me ressaisissez sur la même demande. je rendrai mes décisions en temps utiles".

Plus modéré, où a dessein plus tactique que certains de ses confrères de la défense, Me Patrick Maisonneuve, a tenté de remettre les débats au coeur de ce procès qui, si cela continue, risque de partir dans tous les sens, en expliquant que ce qui compte, ce n'est pas le rôle de suspects éventuels dans l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella. Mais la parole des protagonistes que la Cour doit entendre. C'est à dire, celle des membres du commando et celle des épouses de certains d'entre-eux qui avaient accablé Yvan Colona, en garde à vue, avant de le blanchir en première instance.

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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Lun 23 Fév - 11:46

Citation:

Le procès Colonna reprend aujourd'hui à Paris (Aujourd'hui 07h48)

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Le procès d’Yvan Colonna devant la cour spéciale de Paris reprendra cet après-midi (lundi) à 13 heures. Le supplément d’information, obtenu de haute lutte par la défense en milieu de semaine dernière, aura donc permis d’entendre le fameux monsieur X, un certain Michel Pierson, ancien policier de la direction générale des Renseignement Généraux. Ce dernier aurait été en relation notamment avec Bernard Squarcini, n°2 des RG à l’époque, à qui il aurait proposé de monnayer des renseignements concernant Yvan Colonna. Comme Didier Vinolas, Michel Pierson est déjà présenté par une certaine presse comme quelqu’un de peu fiable, voire de légèrement farfelu, comme si ce profil de personne était surabondant dans certains services de l’Etat, on peut bien sûr penser aux préfectures ou aux services de police. Quoi qu’il en soit, on verra bien aujourd’hui de quoi il retourne plus précisément à propos de ces témoignages. La défense d’Yvan Colonna, quant à elle, a mis à profil ces deux jours de répit pour organiser samedi soir à Ajaccio une grande réunion publique. Le mot "grande" est utilisé vraiment à bon escient car la salle prestige du palais des Congrès s’est avérée bien petite pour contenir les centaines de personnes venu entendre un état des lieux de la situation dans le déroulement du procès. En fait c’est à un véritable meeting tout acquis à la cause de l’innocence d’Yvan Colonna que nous avons assisté, car le moins que l’on puisse dire, c’est que les interventions, notamment celles des avocats, ont été plutôt musclées. Ecoutons Edmond Simeoni nous dire le sens de cette soirée.

http://www.alta-frequenza.com/index.php/l_info/l_actu/le_proces_colonna_reprend_aujourd_hui_a_paris








Citation:

Procès Colonna : Antoine Sollacaro accuse les accusateurs (Aujourd'hui 07h46)

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Antoine Sollacaro, un des avocats d'Yvan Colonna, a été particulièrement incisif dans l’accusation samedi soir à Ajaccio. Accusation contre le déroulement du procès bien sûr. Ecoutez-le.

http://www.alta-frequenza.com/index.php/l_info/l_actu/proces_colonna_antoine_sollacaro_accuse_les_accusateurs





Citation:


Soutien à Yvan Colonna : la famille est entourée (Aujourd'hui 07h44)

(Frédéric Bertocchini - Alta Frequenza) - Pour la famille Colonna, cette soirée a été très importante car elle a mis en évidence le fait qu’elle n’est pas seule dans son combat. Ecoutons Christine Colonna, la soeur d'Yvan.
http://www.alta-frequenza.com/index.php/l_info/l_actu/soutien_a_yvan_colonna_la_famille_est_entouree



Les vidéos de la conférence de presse devant 600 personnes : http://www.unita-naziunale.org/portail/2009Actu/Fev2009/210209-Proces_Colonna-ConfdePresse-Ajaccio.htm
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MessageSujet: Re: Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu   Mar 24 Fév - 19:25

Citation:

Procès Colonna : Nouvelle demande de supplément d'information (Aujourd'hui 18h13)

(Francescu Maria Antona - Alta Frequenza) - Procès en appel d’Yvan Colonna. L’audience a donc repris à 13 heures cet après-midi (mardi) avec un débat portant sur le fameux supplément d’information demandé par la Défense après les révélations de Didier Vinolas, ancien secrétaire général de la préfecture qui avait affirmé que deux suspects étaient toujours en liberté. L’accusation a défendu la thèse que ce supplément d’information n’amenait rien de nouveau. « Les deux personnes citées par Didier Vinolas, ont été entendues, ont dû fournir aux enquêteurs des explications sur les faits», a notamment déclaré Christophe Teissier. Pour sa part Me Patrick Maisonneuve, avocat de la défense a indiqué que ces deux noms « même s'ils peuvent apparaître de façon très périphérique dans la procédure, n'ont fait l'objet d'aucune exploitation dans le cadre des enquêtes». La Défense s’est cependant refusée à commenter les deux noms livrés, mais les avocats ont déposé une nouvelle demande de supplément d'information. Ils souhaitent notamment que soient levées les contradictions apparues entre les déclarations de Didier Vinolas, de Michel Poirson, ancien policier des Renseignements généraux et deYves Bot, l'ancien procureur de Paris. La cour s’est retirée pour délibérer.
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Procès en appel d' Yvan Colonna / Manifestation d'Aiacciu

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