FPL:Forum des Peuples en Lutte

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 Yvan Colonna

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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Jeu 15 Nov - 19:42

Citation:

Procès Colonna : la défense marque des points (Aujourd'hui 18h23)

(Laetitia Pietri - Alta Frequenza) - On a peut-être assisté aujourd’hui (jeudi) à un tournant dans le procès d’Yvan Colonna. En effet, le témoignage d’un expert, le médecin légiste qui a examiné le corps du préfet Claude Erignac, a été plus qu’explicite. Selon lui, le tireur mesurait minimum 1 m83. Or, Yvan Colonna mesure 1m72. L’expert a ensuite indiqué ne pas pouvoir être formel faute de reconstitution. La défense d'Yvan Colonna a alors rappelé que depuis l'arrestation de son client, elle n’avait eu de cesse de demander cette reconstitution, refusée par les juges instructeurs. Autre coup pour l’accusation, justement les témoignages des enquêteurs de la DNAT sur l’enquête menée et notamment sur leurs errements autour de Marcel Lorenzoni. Pour Gilles Simeoni, cette journée a donc réellement marqué un tournant. Nous l’écoutons
http://www.alta-frequenza.com/index.php/l_info/l_actu/proces_colonna_la_defense_marque_des_points
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Ven 16 Nov - 1:17

Citation:




PROCES COLONNA - jour #4 - 15 novembre 2007 - Le commissaire Frizon sur le grill




Pour ce quatrième jour d'audience, la défense a sérieusement malmené l'ex-bras droit de Roger Marion à la DNAT.




"J'ai l'impression de voir un candidat passer le bac français sans avoir révisé." La sentence provient d'un journaliste confortablement installé en salle de vidéo-transmission, où la presse peut assister, en direct, aux débats qui se déroulent dans la salle d'audience. A la barre, Philippe Frizon, ancien adjoint de Roger Marion à la DNAT (actuelle SDAT). ce dernier est venu expliquer le travail d'analyse mené par les policiers sur les communiqués de revendication des "attentats préparatoires" et de l'assassinat du préfet Claude Erignac.n "On a l'impression, en lisant les PV, que les mises en garde contenues dans certains communiqués n'ont été prises au sérieux que le 8 février 1998", soit deux jours après l'assassinat, note le président Dominique Coujard. Dans sa déposition, Philippe Frizon se trompe sur les dates et fournit des explications passablement embrouillées. "En définitive, c'était un peu flou pendant cette période", remarque perfidement le ministère public. "Vous savez, mois, j'ai commencé à m'occuper du dossier à partir de 1998" explique Frizon. En clair : pour les communiqués remontant à 1997, voyez caisse. C'est d'ailleurs la ligne de fuite empruntée par le policier. Aux questions gênantes de la défense, il répond invariablement : "demandez aux magistrats instructeurs." Evoquant des "confusions revendicatives", pendant tardif des "similitudes sémantiques" mises en avant par la DNAT en 1998 pour justifier les charrettes de militants vers Paris, le commissaire peine à décrypter le processus, certes complexe, qui a mené le groupe Sampieru et les "Anonymes" à multplier les communiqués de revendication et de mise en garde.

La première charge de la défense sera menée par maître Pascal Garbarini. "Vous venez de parler de "recherches sommaires" à propos de certains communiqués. Vous voulez dire que, disposant de communiqués revendiquant un attentat et l'imminence d'un assassinat, vous n'avez mené que des "recherches sommaires" ?"
Vient le tour de maître Gilles Simeoni. ce dernier va se livrer à une démonstration aussi méthodique qu'implacable.
- "Monsieur le commissaire, demande l'avocat d'un air matois, pouvez-vous nous dire qui sont, selon vous, les rédacteurs du communiqué du 6 septembre 1997 ?"
- "Non" répond le policier.
Idem pour les autres communiqués, que Me Simeoni décline les uns après les autres. L'avocat poursuit :
"- Vous n'avez donc, après ces huit années, aucune explication à fournir sur l'identité de ceux qui ont rédigé et/ou envoyé ces communiqués à la presse ?"
Le policier s'emporte : "- Nous avons mené un travail très important d'analyse pendant plus de huit mois en 1998."
-"Pour aboutir à quelles conclusions ?" interroge Me Simeoni.
Silence du témoin.
- "Vous voulez donc dire que votre travail n'a pas abouti, n'a servi à rien ? Près de dix ans après les faits, vous ne savez toujours qui a bien pu rédiger ces communiqués ?"
Silence du témoin.
- "J'oubliais, ironise Me Simeoni : il a abouti à deux acquittements."
En février 2006, à l'occasion du procès d'appel de Jean Castela et Vincent Andriuzzi, le commissaire Frizon avait déjà été considérablement malmené par la défense : PV bâclés, procédure incomplète, le catalogue des critiques avait achevé d'emporter l'intime conviction des magistrats. Et le procès s'était soldé par la libération de castela et Andriuzzi.
Ces "confusions" n'allègent certes pas les charges retenues contre Yvan Colonna. Mais elles contribuent à fragiliser une accusation qui commence à montrer ses failles.




Antoine Albertini
www.club-corsica.com




Citation:


Le Comité « Libérez-les ! » tient à apporter toute sa solidarité et son soutien à Yvan COLONNA, victime innocente du colonialisme français, à toute sa famille et ses proches, ainsi qu’aux militants de la gauche indépendantiste Corse.

Le lynchage d’Yvan, avant même qu’il puisse s’expliquer devant ses pairs de la Nation Corse, mené par la propagande gouvernemental et par ses média inféodés à sa politique réactionnaire et ultra répressive, n’a pour but que de justifier l’incertitude et la « trouille » que soit démontrée objectivement et matériellement sa complète innocence sur ce dossier truffé de cabales et de mensonges d’Etat.

Le Comité « Libérez-les » n’a pas à juger les actes perpétrés sur le sol corse, mais il est bon de rappeler l’extrême répression que subissent les camarades indépendantistes et les tortures morales infligées à leurs familles par l’éloignement des incarcérés.

La résistance des camarades, qu’ils soient corses, basques, irlandais… méritent d’être saluée, car tous-tes ont conscience des dangers et des risques qu’elle comporte face aux gouvernements bourgeois guerriers, à la solde des multinationales, des financiers, des spéculateurs et des promoteurs.

Partout dans le monde, où les Peuples luttent pour être libres et pouvoir disposer d’eux-mêmes, du Kurdistan aux Peuples Indiens d’Amazonie, de la Palestine à l’Euskadi… les mouvements de libération progressistes subissent les assauts des grandes puissances et de leurs « caniches », qui se paient des barbouzes et des mercenaires pour mater dans le sang, les rébellions.

Qu’aucun, des états colonialistes, ne se plaigne si des actes politico-militaires viennent en riposte à leurs actes de guerre et de répressions contre les peuples opprimés.

La résistance d’un peuple uni ne peut jamais être vaincue, et nos camarades irlandais en sont les témoins et la preuve que seule la détermination politico-militaire amène les agresseurs à négocier et à céder.

Voilà pourquoi, Yvan, ses camarades de luttes, le Peuple corse, ne seront jamais vaincus par les impérialistes et les colonialistes, et comme il est dit dans le Chant des Partisans « ami si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place ».

Yvan COLONNA ne doit pas tomber, il mérite le titre de Résistant, comme sa compatriote Danièle CASANOVA et tous ceux qui ont subit les guerres d’agressions colonialistes et fascistes.

Vive la résistance des Peuples en luttes !

La solidarité est une arme, ce sera la victoire ou la victoire !

Fraternité de luttes et de classe !

« Libérez-les ! »


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Shaxul
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Ven 16 Nov - 11:44

Coup de théâtre au procès Colonna: l'accusé jugé trop petit, selon le médecin légiste
AFP
Par Par Jean-Louis PANY AFP - il y a 2 heures 59 minutes

PARIS (AFP) - Yvan Colonna est trop petit pour avoir été le meurtrier de Claude Erignac: au quatrième jour d'audience, la Cour d'assises spéciale de Paris a connu jeudi son premier coup de théâtre grâce au docteur Paul Marcaggi, qui a examiné le corps du préfet dans les heures qui ont suivi l'assassinat à Ajaccio, le 6 février 1998.
(Publicité)

Le médecin légiste a laissé entendre jeudi que l'homme qui a tiré trois balles dans la nuque du préfet de Corse était "probablement de grande stature". Selon lui, l'assassin devait être "au moins aussi grand" que la victime, soit 1,83 mètre, alors que le berger corse accusé du meurtre mesure 1,72 mètre.

Le médecin se base sur le fait que la première balle dans la nuque qui a atteint le préfet montre "un angle de tir assez faible", quasi horizontal. Hors, le tireur se trouvait derrière sa victime qui montait la rue du colonel Colonna d'Ornano, une artère en pente dont les trottoirs sont constitués de larges marches.

Le préfet était donc déjà légèrement plus en hauteur que son meurtrier qui, pour avoir pu tirer une balle à la trajectoire quasi-horizontale était "plutôt un grand gabarit qu'un petit". Pour autant, il se refuse à être "formel", notamment parce qu'il n'a pas participé à la reconstitution des faits, ce qui a amené la défense d'Yvan Colonna a rappeler que, depuis l'arrestation de son client en 2003, elle avait demandé une nouvelle reconstitution. Les avocats d'Yvan Colonna pourraient la redemander et, si le président Dominique Coujard acceptait, la cour devrait se déplacer à Ajaccio.

"Les trois blessures étaient toutes mortelles, immédiatement", a dit le médecin dans un prétoire désertée par la veuve du préfet, Dominique Erignac, qui ne souhaitait pas entendre les détails de l'autopsie de son mari. Condisciple de sciences politiques du préfet, l'ancien patron des patrons, Ernest-Antoine Seillière, assistait aux débats.

Auparavant, le capitaine Hélène Graziani, du SRPJ d'Ajaccio, avait expliqué que, dans les jours précédant l'assassinat, la police avait fait part de ses "inquiétudes" quant à sa sécurité au préfet, lui demandant de "prendre des précautions". Mais "il voulait montrer qu'on pouvait vivre en Corse comme tout le monde", explique-t-elle.

Si la police était "inquiète", c'est qu'elle piétinait depuis des mois pour tenter de démasquer les auteurs de trois attentats, sans victime, revendiqués par un groupe "d'anonymes" jusque-là inconnu. Le 4 septembre 1997, à Strasbourg, la façade de l'Ecole nationale d'administration vole en éclat. Deux jours, plus tard, c'est la caserne de gendarmerie de Pietrosella, en Corse-du-Sud, qui est soufflée et le 11 novembre, trois attentats à l'explosif, dont deux ratés, visent des bâtiments de Vichy (Allier).

Confusion supplémentaire, un mystérieux groupe Sampieru s'attribue aussi les attentats de Strasbourg et Pietrosella, puis dans un tract du 21 janvier 1998, moins de trois semaines avant l'assassinat du préfet, condamne d'avance les attaques à venir contre "certains représentants éminents de l'Etat colonial". Derrière Sampieru, la police croit voir Marcel Lorenzoni, syndicaliste agricole et militant séparatiste, aujourd'hui décédé.

C'est ce qui lancera les enquêteurs sur la "piste agricole": 340 interpellations et 42 mises en examen plus tard, "l'enquête est toujours en cours", reconnaît le commissaire Philippe Frizon, de la lutte anti-terroriste. La défense, qui a fait citer les trois juges d'instruction et les responsables de la lutte antiterroriste, a beau jeu de dénoncer dès maintenant les "incohérences" de l'enquête.
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Ven 16 Nov - 13:40

Citation:

Procès Colonna : déjà des remous (Aujourd'hui 12h55)

(Alex Bertocchini - Alta Frequenza) - Procès d’Yvan Colonna. Rappelons qu’hier (jeudi), la défense a marqué des points avec les conclusions de l’expert-légiste qui a indiqué que le tireur mesurait plus d’1 m80. Yvan Colonna, lui, mesure 1m72. Et, apparemment, l’accusation n’a pas été au bout de ses prérogatives hier ; en ne posant aucune question à l’expert, on a pu y déceler une sorte d’acquiescement ou en tout cas d’impuissance. Tout le monde, d’ailleurs, a mis en avant le fait que la défense avait marqué des points. Tirement d’oreille ou coup de fil venant de très haut, le fait est que l’expert sera à nouveau entendu lundi. Autre fait ce matin, les témoignages à la barre des membres de la famille Erignac. Yvan Colonna a ensuite pris la parole. « Je compatis avec la douleur ressentie à la perte d’un être cher. Je respecte votre deuil, mais je suis innocent. »,
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Ven 16 Nov - 14:06

Citation:
Colonna à la famille Erignac : "ce n'est pas moi qui ai tué"

PARIS, 16 nov 2007 (AFP) -

Yvan Colonna s'est adressé directement vendredi à la veuve, aux enfants et au frère du préfet Claude Erignac, dont il est accusé de l'assassinat, pour leur assurer devant la Cour d'assises spéciale de Paris : "ce n'est pas moi qui ai tué votre mari, votre père, votre frère".
"Je sais que c'est difficile pour vous de m'écouter, car cela fait huit ans et demi qu'on dit que je suis l'assassin. D'après ce que j'ai vu dans la presse, vous croyez toujours que c'est moi", a-t-il dit depuis son box, faisant face à la famille Erignac.
"Je sais que vous avez droit à la vérité et la vérité, je le dis depuis le début : ce n'est pas moi qui ai tué votre mari, votre père, votre frère", a dit Yvan Colonna.
"Croyez bien que je compatis à votre douleur et que je respecte votre deuil", a-t-il ajouté.
Dominique Erignac, la veuve du préfet, Marie-Christophine et Charles-Antoine ses enfants, son frère Robert, venaient de témoigner à la barre pour évoquer la personnalité du préfet assassiné le 6 février 1998.
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mar 20 Nov - 21:33

Citation:
Procès Colonna: un témoin décrit deux agresseurs sur les lieux du crime

PARIS, 20 nov 2007 (AFP) -

Un haut fonctionnaire corse, ami du préfet Claude Erignac et témoin de son assassinat le 6 février 1998, a assuré mardi au procès d'Yvan Colonna n'avoir vu que deux agresseurs et non trois sur les lieux du crime, mais sans pouvoir dire formellement si l'accusé était l'un d'eux.
"Quand j'ai vu Yvan Colonna s'exprimer sur TF1 le soir où il a pris la fuite (en mai 1999, ndlr) je l'ai bien regardé (...) il n'y a pas eu ce tilt qui se passe quand vous reconnaissez quelqu'un que vous avez déjà vu", a déclaré Joseph Colombani, directeur de cabinet du président du Conseil exécutif de Corse.
"Aujourd'hui, je le regarde et je n'éprouve pas ce déclic. Mais je ne peux être affirmatif ni dans un sens, ni dans l'autre", a ajouté M. Colombani, l'un des organisateurs du spectacle où se rendait ce soir-là le préfet.
Le 6 février vers 21H00, M. Colombani était ressorti attendre Claude Erignac devant le théâtre Kalliste après avoir installé dans le public son épouse arrivée peu auparavant. Il va observer d'une distance de moins de 25 mètres le crime alors que Claude Erignac remonte une petite artère en pente et mal éclairée d'Ajaccio.
Selon son récit, le préfet se rend compte que l'on tente de l'agresser après un premier coup de feu raté. Il se retrouve face-à-face avec l'un des agresseurs, le "dévisage" et tente de fuir dans une impasse. Il rebrousse chemin, toujours "plié en deux" pour échapper aux tirs, au moment où retentit une deuxième dénotation.
Ce n'est qu'après un troisième coup de feu - le premier à toucher la victime - que M. Colombani voit surgir le deuxième agresseur venu de l'impasse qui "se positionne ensuite au-dessus du corps, tend le bras et tire par deux fois".
Pour cet homme qui achève le préfet au sol, le témoin a "surtout le souvenir d'une carrure" plus que d'un visage, explique-t-il. Il le décrit comme "massif" tout en suggérant que c'est peut-être le fait de sa "doudoune assez volumineuse".
La question de la taille du tueur surgit à nouveau dans les débats. Alors que Colonna mesure 1,72 m, le témoin se souvient avoir dit à deux reprises aux enquêteurs que ce tireur mesurait au moins 1,80 m.
Evoquant deux agresseurs sur les lieux, le témoignage semble contredire la thèse de l'accusation selon laquelle il y avait au moins trois membres du commando sur place. Deux des six complices présumés de Colonna, aujourd'hui en prison, ont reconnu lors de leur procès en 2003 avoir participé à l'attentat, et le troisième serait donc, d'après l'accusation, le berger corse.
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Meskl Masklet
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mer 21 Nov - 20:26

Encore un coup dur contre les juges antiterroristes aujourd'hui apparement.

Citation:
Le témoignage très précis, et maintes fois réitéré, de Marie-Ange Contart fait forte impression. Elle se souvient ainsi très clairement d'un tireur "blond, à la barbe naissante blonde", à qui elle donne environ 30 ans.


mais le pire ce sont les pressions sur ce témoin à l'époque :

après la non-identification par ce même témoin de Colonna, alors en fuite.

Citation:
"J'ai eu l'impression qu'on ne me croyait plus. J'ai eu tout d'un coup l'impression de dire quelque chose qui n'arrange pas, de faire la plus grosse bêtise de ma vie", a-t-elle souligné, très émue. "J'avais l'impression d'être épiée, suivie, qu'il y avait des visites chez moi. Je me suis plainte à (la juge Laurence) Le Vert. Je lui ai dit: 'si c'est comme ça, j'arrête tout'".


Ajoutons à cela l'histoire de Bonnet (l'ancien préfet) qui disqualifie les enquêteurs en affirmant que le Colonna qu'il avait alors en ligne de mire n'était pas Yvan Colonna...

Chapeau... Cool

Ah oui.. j'allais oublier :
Citation:
« Disculpé par Bonnet et soutenu par Mgr Gaillot, Colonna a toutes les chances !"
a confié excédé Philippe Lemaire, avocat de la famille Erignac.
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Cardone
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Jeu 22 Nov - 17:02

L'opinion publique,chassez la,cette intruse,cette prostituée qui tire le juge par la manche.
Vincente De Moro Giafferi


http://www.dailymotion.com/video/x31l4t_svegliu-disula-corsica
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mar 27 Nov - 23:49

Citation:
Batasuna ainsi que l’ensemble des organisations de la gauche abetzale tiennent à :

- dénoncer le manquement à la présomption d’innocence fait à Yvan Colonna par l’appareil judiciaire français et les grands médias

- dénoncer les agissements de la police antiterroriste qui en Corse comme en Pays Basque n’hésite pas à recourir à la manipulation afin de faire incarcérer des militant/es

- apporter leur solidarité aux proches d’Yvan Colonna ainsi qu’à l’ensemble du mouvement indépendantiste Corse
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alekcxjo
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mer 28 Nov - 0:52

moi sur cette histoire j'ai ma petite idée:
ils vont bien le faire chier toute sa vie (là ça fait déjà quelques années qu'ils ont bien réussi à ruiner sa vie). Dans 50 ans, on se rendra compte qu'il était innocent, et dans 80 ans le gouvernement fera ses excuses.
génial...

ça me fait carrément penser à l'affaire Dreyfus: non seulement c'est un débat qui divise la france, mais en plus le gouvernement le prend comme coupable d'office. Comme Dreyfus, Colonna, c'est un homme à qui on a ruiné la vie mais qui au final, bien des années plus tard, on s'est rendu compte qu'il était innocent.

ils s'en sont pris à Dreyfus parce que c'était un juif.
ils s'en prennent à Colonna parce que c'est un corse.

au temps de Dreyfus, personne ne voyait pas le fait que c'était par haine des juifs qu'on lui a tant ruiné la vie.
à notre époque qui est celle de Colonna, personne ne voit le fait que c'est par haine des corses qu'on lui ruine tant la vie.

il faut ouvrir les yeux sur le racisme.

les peuples tournes, le racisme reste le même. combattons le.

_________________

le rapport de UNESCO sur les langues en danger démontre que la France menace sérieusement 26 langues ou dialectes en France: alémanique, basque, bourguignon, breton, champenois, corse, flamand occidental, franc-comtois, francique mosellan, francique rhénan, francoprovençal, gallo, ligurien, lorrain, normand, occitan (auvergnat, gascon, languedocien, limousin, provençal), picard et poitevin-saintongeais.
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mer 28 Nov - 2:45

Ce n'est pas comparable avec l'affaire Dreyfus.D'une part parsque la question de la trahison à la nation n'est pas de mise ici,d'autre part parsque le débat ne divise pas les Français.Pour le pékin moyen Colonna est un ptit poseur de bombe Corse qui a voulu dézinguer du préfet et c'est tout.
Et puis comparer la situation des Juifs à cette époque et des Corses maintenant c'est de l'inconscience.Les Corses ont toujours eu la Corse,ils n'ont jamais été appatrides,ils n'ont pas eu à subir des pogroms à chaque âge sombre de l'histoire.
Veille à peser le sens de tes mots avant de les sortir à l'emporte-pièce.
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mer 28 Nov - 10:59

Au contraire le parallèle avec drefus est tout a fait légitime. Certains parle de la nécessité de la condamnation d'Yvan Colonna,innocent ou pas,car il en va de la crédibilité du chef de l'état,et de toute la structure anti terroriste française a connue de grave dérive durant l'enquete.Hormis celà il est sur que l'histoire du peuple corse s'apparente plus a celle du peuple palestinien qu'a celle du peuple juif.
Le sentiment raciste qui a conduit a la passivité française durant la 2GM est la meme que celle qui touche aujourd'hui d'autres peuples,dont le peuple corse.
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Ghjuvà
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mer 28 Nov - 12:28

Citation:
Yvan Colonna estime que sa mise en accusation "arrange tout le monde"

PARIS, 28 nov 2007 (AFP) -

Yvan Colonna a accusé mercredi les enquêteurs d'avoir pris "pour argent comptant", parce que "cela arrange tout le monde", les accusations de ses complices présumés qui l'ont dénoncé comme membre du commando ayant fomenté l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac.
Prenant la parole en début d'audience à la cour d'assises spéciale de Paris, le berger corse a tenté par avance de désamorcer les charges les plus lourdes qui pèsent sur lui: les dénonciations de quatre des six membres du commando, aujourd'hui sous les verrous, qui ont assuré qu'il était le septième homme du "groupe des anonymes" responsable de l'attentat.
Yvan Colonna était alors en cavale et ses complices présumés ont maintenu ces accusations durant 17 mois avant de se rétracter.
Leurs témoignages doivent être entendus à partir de vendredi.
D'eux d'entre eux, Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, avaient reconnu leur présence sur les lieux du drame, assurant que Colonna s'y trouvait aussi et avait tiré les trois balles dans la nuque du préfet.
"Eux, cela les arrange et ils déchargent tout sur moi... (Ils) minimisent leurs actes", assure Yvan Colonna. "On prend pour argent comptant les gens qui sont accusés et qui m'accusent".
Au milieu d'une "pression médiatique de folie", "cela permet à tout le monde de dire que l'affaire est bouclée", estime-t-il. "Je ne suis pas là. On boucle le dossier. Il est ficelé et cela arrange tout le monde".
Du coup, ajoute-t-il, "les contradictions ne sont pas exploitées" par la police, notamment sur le nombre d'hommes vus sur les lieux de l'attentat le soir du drame, le 6 février 1998.
Le président Dominique Coujard lui rappelle qu'à l'époque, c'est son frère Stéphane qui était "dans le collimateur" de la police.
"Pourquoi est-ce vous alors qu'on désigne?", lui demande-t-il.
"Cela fait huit ans que je me pose la question", répond l'accusé.


Citation:
Yvan Colonna : "Marion a toujours menti, il s'est trompé sur toute la ligne"

PARIS, 27 nov 2007 (AFP) -

Yvan Colonna, jugé devant la cour d'assises spéciale de Paris pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac, s'est défendu mardi des accusations du policier Roger Marion en affirmant que ce dernier s'était "trompé sur toute la ligne" au cours de l'enquête.
"Il a toujours menti M. Marion, il s'est toujours trompé sur toute la ligne", a affirmé l'accusé, à qui le président Dominique Coujard avait donné la parole pour réagir à sa mise en cause la veille.
Durant plus de six heures lundi, l'ancien patron de la police antiterroriste Roger Marion avait monopolisé la barre pour se dire notamment convaincu de la culpabilité d'Yvan Colonna dans cet assassinat perpétré à Ajaccio le 6 février 1998.
"Je suis venu ici pour assumer toute la responsabilité de l'enquête, qui a conduit à l'arrestation de tout le commando", avait-il déclaré, alors que les six complices présumés de Colonna sont déjà sous les verrous. "Et je me réjouis que le septième soit aujourd'hui dans le box" des accusés.
Invité à s'exprimer librement à l'ouverture des débats mardi, Yvan Colonna a fustigé une enquête "pleine de contradictions" et accusé Roger Marion d'avoir "dissimulé" des éléments qui l'auraient selon lui innocenté.
"Il a des écoutes qui m'innocentent, il les a dissimulées!", a lancé l'accusé.
Colonna est également revenu sur la question des aveux de quatre membres du commando le désignant comme leur complice, voire faisant de lui le tireur ayant abattu Claude Erignac de trois balles dans la nuque.
Pour lui, ces déclarations ont été formulées lors de "gardes à vue pleines de contradictions", les membres du commando ne situant pas tous Colonna au même endroit le lendemain matin des faits.
"Ces contradictions si c'est pas moi qui les pointe, personne ne les pointe", a poursuivi l'accusé, voulant croire que ceux qui l'ont mis en cause ont agi ainsi "soit pour se protéger eux-mêmes, soit pour protéger leurs familles ou un tiers".
"La première mise en cause émane de Valérie Dupuis (compagne de Didier Maranelli l'un des quatre ayant désigné Colonna, ndlr), c'est une femme que je ne connais pratiquement pas, je lui ai tout juste dit bonjour dans la rue, c'est extraordinaire!", a encore dit Colonna.
Ces dénonciations formulées à partir de mai 1999 ont été maintenues quelque 17 mois, avant que les quatre ne se rétractent en choeur, certains invoquant la "pression" policière.
Les débats se poursuivaient mardi matin avec le témoignage de Frédéric Veaux, qui a participé à l'enquête à la fois en tant que directeur du SRPJ d'Ajaccio (1998-2000) puis comme chef de la Division nationale antiterroriste à partir de fin 2001.


Citation:
Bonnet : Colonna a "le profil" pour appartenir au commando ayant tué Erignac

PARIS, 26 nov 2007 (AFP) -

Bernard Bonnet, qui a succédé au préfet de Corse Claude Erignac après son assassinat en février 1998, a estimé lundi qu'Yvan Colonna avait "le profil" pour appartenir au commando responsable de la mort du plus haut responsable de l'Etat sur l'île.
"En conscience, je pense qu'Yvan Colonna a le profil pour appartenir à ce commando", a-t-il dit devant la cour d'assises spéciale de Paris.
Le berger corse est-il pour autant celui qui a tiré les trois balles dans la nuque du préfet, comme ses complices présumés l'en ont un temps accusé ? "Corte ne m'a jamais dit qui avait tiré sur le préfet", répond Bernard Bonnet, une référence au surnom de son informateur, dont il a toujours préservé l'anonymat, Cet informateur, a-t-il ajouté, ne lui a jamais mentionné le nom de l'accusé
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Ümkharss
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mer 28 Nov - 17:45

Ghjuvà a écrit:
Au contraire le parallèle avec drefus est tout a fait légitime. Certains parle de la nécessité de la condamnation d'Yvan Colonna,innocent ou pas,car il en va de la crédibilité du chef de l'état,et de toute la structure anti terroriste française a connue de grave dérive durant l'enquete.

Dans ce sens le parallèle est possible mais l'intensité de l'affaire Dreyfus n'a rien à voir.A l'époque c'était une question qui dechirait totalement la France et les familles.Le peuple était totalement accroché aux rebondissements de l'enquête ce qui n'est pas vraiment le cas pour l'affaire Colonna.
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MessageSujet: Re: Yvan Colonna   Mer 28 Nov - 18:15

Ümkharss a écrit:
Et puis comparer la situation des Juifs à cette époque et des Corses maintenant c'est de l'inconscience.Les Corses ont toujours eu la Corse,ils n'ont jamais été appatrides,ils n'ont pas eu à subir des pogroms à chaque âge sombre de l'histoire.

donc si je comprends bien, va falloir attendre que ça arrive aux corses (et à d'autres, sûrement), pour qu'on commence à s'inquiétez...

c'est bon les gens, tout va bien, pas la peine de s'inquiéter!

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Yvan Colonna

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