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 Turquie: l'armée veut faire la loi

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guixi
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MessageSujet: Turquie: l'armée veut faire la loi   Mar 25 Aoû - 20:33

Citation:
ANKARA, 25 août 2009 (AFP) — L'armée turque a souligné mardi par la voix de son chef, le général Ilker Basbug, que les efforts de réconciliation prônés par le gouvernement en faveur des Kurdes ne devaient pas mettre en cause l'unité du pays, excluant tout dialogue avec les rebelles kurdes.


Le chef d'état-major s'est aussi opposé à plus d'autonomie linguistique pour la communauté kurde de Turquie dans le cadre de l'"ouverture démocratique" lancée récemment par le gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).

"Les forces armées turques ne peuvent en aucun cas accepter que la structure unitaire de l'Etat soit détériorée", indique le général dans un message publié sur le site internet de l'état-major à l'occasion de l'anniversaire de la victoire des forces turques (30 août 1922) sur les troupes grecques ayant envahie l'Asie mineure.

Soulignant que l'armée est "respectueuse des différences culturelles", le chef de l'armée s'oppose à ce que ces différences, en l'occurence une référence à l'identité kurde, figurent au sein de la Constitution turque.

Le communiqué indique par ailleurs que la langue officielle de la Turquie est le turc et que la disposition immuable de la loi fondamentale portant sur ce point doit être sauvegardée.

L'armée fait remarquer aussi qu'elle "ne figurera dans aucune activité susceptible de provoquer un contact avec l'organisation terroriste (le Parti des travailleurs du Kurdistan, PKK) et ses partisans", qu'elle promet une nouvelle fois de combattre jusqu'au bout.

Parmi ses initiatives destinées à la réconciliation, le gouvernement prône notamment de rebaptiser des milliers de villages kurdes ayant aujourd'hui des noms turcs, d'instaurer l'éducation de la langue kurde dans les écoles publiques et de supprimer les références à l'appartenance "turque" dans la définition de la nationalité.


L'armée n'a pas renoncé à influencer la vie politique turque.

Le premier ministre turc est de plus en plus menacé à cause de ses actions. Il veut en effet que toute la lumière soit faite sur le projet ergenekon et sur les assassinats de Kurdes. L'armée n'a toujours pas digéré qu'il ai, le premier janvier, inauguré la chaine publique kurde en parlant kurde, qu'il n'ai pas renoncé à ouvrir l'université aux élèves voilées et qu'il veut renvoyer l'armée dans ses casernes. Cet année le premier ministre Erdogan s'est aussi fait remarqué en poussant un coup de gueule contre israel, au très feutré forum de Davos, au sujet de la "guerre de Gaza". En juillet il s'est aussi fait remarquer en estimant que les ouighours subissait un génocide de la part de la Chine.

Toutes ses actions pourraient entrainer sa mort et un coup d'état de l'armée..
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guixi
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Mer 26 Aoû - 20:08

Citation:
Affaire Hrant Dink : l’organisation terroriste turc, Ergenekon, pourrait être à l’origine de l’assassinat du journalistes 10/04/2009




Reporters sans frontières soutient la demande adressée par la famille et les avocats de Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne assassiné en janvier 2007, au tribunal d’Istanbul de considérer avec sérieux la possibilité d’une implication de l’organisation illégale Ergenekon dans l’assassinat du journaliste, lors de sa prochaine audience, le 20 avril 2009.

"La cour doit analyser les liens qui pourraient exister entre certains membres de l’organisation clandestine Ergenekon et les assassins de Hrant Dink. Si la cour tient compte de ces éléments, le procès franchira une étape importante qui conduira, nous l’espérons, à un jugement impartial dans les semaines à venir", a déclaré l’organisation de défense de la liberté de la presse.

La famille de Hrant Dink a été informée de cette éventualité par Ali Bayramoglu, chroniqueur du quotidien Yeni Safak, proche du Parti de la justice et du développement (AKP) du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, et ami de Hrant Dink. Quelques jours après l’assassinat de Hrant Dink, Ali Bayramoglu a établi la possibilité d’un lien entre l’organisation clandestine et l’assassinat de Hrant Dink. Ögün Samast, auteur présumé des coups de feu dans l’affaire Hrant Dink, Yasin Hayal, présumé commanditaire de l’assassinat, et Erbil Susaman, également suspecté dans l’assassinat du journaliste, auraient été en contact, de manière physique et téléphonique avec des membres du réseau Ergenekon. Les trois suspects auraient établi des liens avec Mustafa Öztürk, responsable au moment de l’assassinat du journaliste de l’organisation d’extrême droite Foyer Alperen, et avec Veli Küçük, inculpé et emprisonné dans le cadre de l’affaire Ergenekon.

Les avocats de la famille de Hrant Dink ont transmis ces nouvelles informations à la 13e et à la 14e chambre de la cour d’assise d’Istanbul, respectivement en charge du procès de l’affaire Ergenekon et du procès de Hrant Dink.

Hrant Dink était directeur du journal Agos. Il a été tué par balles le 19 janvier 2007. Le procès des assassins présumés du journaliste a débuté en juillet 2007.

Ergenekon est un réseau clandestin d’influence kémaliste. L’organisation est accusée de complot terroriste contre le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Elle fait l’objet d’un procès, ouvert en octobre 2008, dans lequel 86 individus sont mis en cause, dont 41 sont détenus à la prison de Silivri, à l’ouest d’Istanbul.

La Turquie occupe le 103e rang du classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.
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guixi
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 16:46

Citation:
Alors que les enquêtes judiciaires se poursuivent en Turquie pour faire toute la vérité sur l’Ergenekon, la presse atlantiste minimise le complot et tente de faire passer toute l’affaire pour une invention du parti islamique-démocrate au pouvoir. Pour Me Orhan Kemal Cengiz, il n’y a pourtant guerre de doute, Ergenekon est la version turque du Gladio, l’armée secrète de l’OTAN. Elle est toujours active et est responsable des attentats terroristes récents visant à déstabiliser le pays et à restaurer le pouvoir militaire.

Pour certaines personnes, en Turquie, le cas Ergenekon n’est qu’une fabrication du gouvernement pour saper la structure laïque de l’État.

Il y a beaucoup de similitudes entre l’assassinat du journaliste turc- arménien Hrant Dink en janvier 2007 [1], celui de trois missionnaires par cinq ultranationalistes à Malatya en avril 2007 et l’assassinat du père Andrea Santoro à Trébizonde en 2006.

Selon certains, le parti au pouvoir se venge parce que cette affaire se retourne contre lui. Pour quelques occidentaux, l’affaire Ergenekon n’est qu’un épisode de la sale guerre entre le Parti Justice et Développement (AKP) et ceux qui entendent maintenir le statu quo en Turquie. J’essaie de me mettre à la place de l’homme de la rue en Turquie. Si j’étais l’un d’entre eux, j’en arriverais probablement à la même conclusion et penserais qu’Ergenekon n’est qu’une affaire fabriquée par certains milieux en Turquie. Il est très facile de tirer ce genre de conclusion ne serait-ce qu’en lisant les articles de la presse traditionnelle. Certains groupes de presse ont activement diffusé cette propagande, et l’ont fait en usant de méthodes sophistiquées.

Mon point de vue, cependant, est complètement différent de celui dont ces groupes de presse ont essayé de nous convaincre. Je suis un avocat des droits de l’homme, et j’ai eu affaire aux réseaux de l’État profond depuis longtemps. En 1997 et 1998, je travaillais sur des affaires de destruction de villages et de meurtres extra-judiciaires dans le Sud-Est de la Turquie. Je représentais des villageois kurdes devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Depuis lors, j’ai appris l’existence de JITEM —une infâme organisation illégale de la gendarmerie— dont même l’existence a toujours été niée. Le JITEM a kidnappé et tué des milliers de Kurdes qui étaient soupçonnés d’être favorables ou membres du Parti des travailleurs kurdes, (PKK).

Aujourd’hui, les fondateurs de cette organisation illégale sont en prison dans le cadre de l’affaire Ergenekon. Dans les régions kurdes de la Turquie, même les enfants connaissent les noms des chefs du JITEM. Ces personnes n’ont jamais été jugées responsables des crimes qu’elles avaient commis auparavant. Dans la ligne opérationnelle d’Ergenekon, ces membres du JITEM étaient très actifs. Il y a d’autres raisons qui me font penser qu’Ergenekon est beaucoup plus étendu et beaucoup plus complexe que ne le croient la plupart des gens. Ces raisons, une fois encore, me viennent de ma propre expérience.

Le massacre de Malatya
En avril 2007, trois missionnaires de Malatya ont été assassinés de façon tout à fait barbare. On leur avait tranché la gorge après les avoir longuement torturés. La communauté protestante de Turquie m’avait demandé de suivre l’affaire et de représenter les familles des victimes devant la cour d’assises où les accusés seraient traduits. Après avoir pris connaissance brièvement du dossier, j’en vins à la conclusion que l’affaire était beaucoup plus complexe qu’elle n’apparaissait au premier abord. J’eus également l’impression que quelques « éléments de l’État profond » pourraient avoir participé à l’affaire de Malatya.

En conséquence, je décidai d’inviter des confrères d’affaires différentes dans lesquelles l’État profond était impliqué pour prendre parti dans l’affaire de Malatya. Plus de 20 avocats acceptèrent gentiment de se joindre au groupe d’avocats dans cette affaire. Cependant, ce mouvement provoqua apparemment une grande colère des auteurs effectifs derrière cette affaire. Quand nous sommes allés à Malatya, l’information dans la presse locale était choquante. Ma photo et une histoire troublante apparurent dans les journaux locaux. Ils me présentaient, moi-même et mes collègues, comme des provocateurs dont le seul but était de porter atteinte à la réputation de Malatya. Quelque temps après, je commençais à recevoir des menaces très sophistiquées et sérieuses.

Mais la chose la plus inquiétante et consternante se produisit plus tard. Après avoir atteint un niveau de compréhension plus avancé de l’affaire, j’en vins à la conclusion que cette affaire et quelques autres assassinats avaient quelques liens entre eux. Ayant relevé plusieurs similarités dans le meurtre du père Andrea Santoro à Trébizonde en 2006, l’assassinat du journaliste turc -arménien Hrant Dink en janvier 2007 et l’affaire du massacre de Malatya, je pensai que ces assassinats étaient exécutés par le Gladio turc. J’ai commencé à parler de ma théorie au téléphone avec mes collègues : « Dis donc, Je pense que ces affaires sont liées entre elles et que ces assassinats sont accomplis par le Gladio turc [2]. J’en viens à cette conclusion après avoir considéré ces facteurs… » Après avoir parlé de cette hypothèse avec quelques uns de mes collègues une chose extrêmement étrange se produisit.

Le Gladio turc
Une semaine plus tard j’eus un appel d’un journaliste d’Istanbul. Il me dit qu’un étrange individu avait visité son journal et leur avait dit, « Santoro, Dink et les assassinats de Malatya sont liés entre eux, et ils sont tous exécutés par le Gladio turc ». Il lui expliqua aussi la structure du Gladio turc. Il traça un organigramme montrant la structure du Gladio. Montrant le sommet de la « structure de l’ organisation », il déclara que j’étais le chef du Gladio turc.

Je compris alors que mon analyse était vraie. L’organisation avait bien sûr mis mon téléphone sur écoute et elle n’avait pas aimé que l’avocat dans l’affaire du massacre pourrait faire beaucoup de bruit en alléguant que le massacre de Malatya était en réalité l’œuvre de l’état profond. Ils décidèrent donc de frapper un premier coup.

Bulent Varol Aral, l’homme qui avait visité les journaux et essayé de convaincre les journalistes que j’étais le chef du Gladio, a été arrêté plus tard dans le cadre de l’affaire du massacre de Malatya, étant suspecté par le tribunal de complicité avec les assassins.

Lorsque j’ai développé cette théorie, j’ignorais le nom d’Ergenekon. Aujourd’hui par contre, je sais très bien qu’Ergenekon est le nom du Gladio turc. Je sais aussi que le Gladio turc est beaucoup plus grand et plus complexe que ne l’a révélé l’affaire Ergenekon.

Il y en a cependant qui veulent nous faire croire qu’il n’y a pas une telle organisation, qu’Ergenekon n’est qu’une légende urbaine. Je souhaiterais qu’ils aient raison. Mais je sais très bien que nous n’avons touché que les tentacules de la pieuvre dans cette affaire Ergenekon, et que si nous ne pouvons capturer la pieuvre, dans le futur, la démocratie dans ce pays sera une légende urbaine !

Par Orhan Kemal Cengiz, avocat turc et chroniqueur de presse.
Article publié dans le quotidien Zaman
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 18:13

L'union européenne devrait refuser toute entrée de la turquie à l'UE tant que le peuple kurde est opprimé et bafoué sur sa terre alors qu'il sont 15 millions de personnes, c'est à dire plus que les turques eux mêmes !
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 18:25

Si l'Union européenne prenait le prétexte du traitement des Kurdes par l'État turc pour refuser son entrée, cela permettrait certes de faire mieux connaître cette situation mais ce serait terriblement hypocrite. Parce qu'elle accepte déjà en son sein des États qui ont une dimension coloniale et/ou oppressive envers des minorités.

Par contre je n'ai pas compris comment 15 millions de personnes pouvaient être majoritaires dans un pays qui comptaient 76 millions d'habitants Neutral
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 18:53

Parce que les turques au point de vue ethnique sont minoritaire, la turquie est une mosaïque de peuple dont les kurdes représentent la composante majoritaire !

C'est comme la france et les francs !
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 18:54

D'accord mais peut-être que les autres minorités se définissent-elles comme Turques ?
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 19:02

les arméniens, les chaldéens, les grecs, les arabes...http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_Turquie

Comment faire la différence entre l'appellation d'état-nation tirés d'un peuple et le peuple lui même ?

C'est comme en france, la majorité des gens savent qu'ils sont gaulois et pas des francs, mais ils se disent français !
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 19:42

Faut pas raconter n'importe quoi, les Turcs sont majoritaire. Oui ce ne sont pas turcs ethniques, ils n'ont pas les yeux bridés et la peau jaune, mais ce sont quand même des turcs, même si certains ont les yeux bleux et sont blonds. Les Turcs sont largement majoritaire. Après arrive les Kurdes, puis les Arabes. Après je ne connais pas l'ordre, mais il y a les Tcherkesses (plus de 1 million), les Albanais, les Bosniaques, les Tatars, les Tchétchènes qui sont tous des centaines de milliers, peut-être plus d'un million. Les arméniens, les grecs, les chaldéens sont que des infimes minorités. On peut aussi mettre les Zazas si on ne les considèrent pas comme des Kurdes (je n'ai pas d'avis sur la question), dans ce cas ils arriveraient justent après les Kurdes.

Ils ne faut pas être plus royalistes que le Roi. Les Kurdes ne revendiquent plus l'indépendance, même le PKK ne demandent que l'autonomie. Attendons le 1 er septembre, Ocalan doit présenter un plan de paix depuis sa prison.

Avant j'étais comme Rifain, je disais que la Turquie ne devait rentrer dans l'UE que si le Kurdistan devenait indépendant. Mais en apprennant à connaitre cette région et des personnes de toutes les composantes de la société, notament des anciens indépendantistes, je suis devenu moins indépendantistes. Il m'a suffit d'observer: des militants indépendantistes depuis les années 70, torturés en prison, qui soutiennent l'équipe de foot turque, leurs enfants qui parlent anglais, français, espagnol et allemand mais pas kurde. Aussi en voyant des couples mixtes turc-kurde, arabe-kurde... en sachant que Istanbul est la plus grande ville kurde, que la moitié des députés du parti au pouvoir sont kurdes...

En voyant aussi les efforts du gouvernement, qui devance largement la France: je vois mal Sarkozy inaugurer une chaine télé publique corse en prononçant un discours en corse...

Le vrai problème labas c'est ergenekon, j'ai le présentiment qu'un coup d'état est pour bientôt.
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Dim 30 Aoû - 20:07

guixi a écrit:
Faut pas raconter n'importe quoi, les Turcs sont majoritaire. Oui ce ne sont pas turcs ethniques, ils n'ont pas les yeux bridés et la peau jaune, mais ce sont quand même des turcs, même si certains ont les yeux bleux et sont blonds. Les Turcs sont largement majoritaire.
il le sont mais le sont pas mais un peu mais en fait pas vraiment mais il le sont !

Ok merci ne nous avoir informé que ceci et cela mais pas ceci !

Dans le tas tu as oublié tout les descendants des Balkans et du Caucase qui ont émigrés en masse dans la région, encore de vrais Turques en moins Smile
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Lun 31 Aoû - 8:42

reveille toi, j'ai parlé des bosniaques, des albanais, des tcherkesses... mais ils deviennent de vrais turcs en se mariant avec les populations locales. Les "vrais turcs" ressemblent à des grecs à izmir, il y a beaucoup de roux vers Samsun, ils ressemblent à des Arabes ou des Kurdes à Adana mais se sont de vrais turcs!!! car ils parlent uniquement turc depuis des centaines d'années. Mais je ne sait pas si il faut débattre avec toi car tu niais que les Maures étaient à 99% descendants des Berbers, tout comme tous les Algériens et Marocains. Je ne suis pas du tout sûr que tu es les capacités de comprendre..
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Lun 31 Aoû - 8:44

L'état profond turc impliqué dans ça:

Citation:
Invitée par l’animateur de l’émission radio Mike Malloy radio show, l’ancienne traductrice pour le FBI, Sibel Edmonds, a lancé une véritable bombe médiatique (audio, transcription partielle).

Lors de son interview, Sibel raconte comment les États-Unis ont entretenu des « relations intimes » avec ben Laden et les talibans, « tout du long, jusqu’à ce jour du 11 septembre. » Dans « ces relations intimes », Ben Laden était utilisé pour des “opérations” en Asie Centrale, dont le Xinjiang en Chine. Ces “opérations” impliquaient l’utilisation d’al-Qaida et des talibans tout comme « on l’avait fait durant le conflit afghano-soviétique », c’est à dire combattre “les ennemis” par le biais d’intermédiaires.

Comme l’avait précédemment décrit Sibel, et comme elle l’a confirmé dans son dernier interview, ce procédé impliquait l’utilisation de la Turquie (avec l’assistance d’acteurs provenant du Pakistan, de l’Afghanistan et de l’Arabie Saoudite) en tant qu’intermédiaire, qui à son tour utilisait ben Laden, les talibans et d’autres encore, comme armée terroriste par procuration.

Le contrôle de l’Asie Centrale

Parmi les objectifs des “hommes d’État” américains qui dirigeaient ces activités, il y avait le contrôle des immenses fournitures d’énergie et de nouveaux marchés pour les produits militaires. Pourtant, les Américains avaient un problème. Ils ne devaient pas laisser leur empreinte afin d’éviter une révolte populaire en Asie centrale (Ouzbékistan, Azerbaïdjian, Kazakhstan et Turkménistan), et aussi de sérieuses répercussions du côté de la Chine et de la Russie. Ils trouvèrent une ingénieuse solution : utiliser leur État fantoche, la Turquie, comme mandataire et en appeler à la fois aux sensibilités panturques et panislamiques.

Dans la région, la Turquie, alliée de l’OTAN, a beaucoup plus de crédibilité que les États-Unis ; avec l’histoire de l’Empire ottoman, elle pourrait appeler au rêve d’une plus large sphère d’influence panturque. La majorité de la population d’Asie Centrale partage le même héritage, la même langue, la même religion que les Turcs.

À leur tour, les Turcs ont utilisé les talibans et al-Qaida, en appelant à leur rêve d’un califat panislamique (sans doute. Ou bien les Turcs/Américains ont très bien payé).

Selon Sibel : « Ceci a commencé il y a plus de dix ans, dans le cadre d’une longue opération illégale et à couvert, menée en Asie centrale par un petit groupe aux États-Unis. Ce groupe avait l’intention de promouvoir l’industrie pétrolière et le Complexe Militaro-Industriel en utilisant les employés turcs, les partenaires saoudiens et les alliés pakistanais, cet objectif étant poursuivi au nom de l’Islam. »

Les Ouïghours

On a récemment demandé à Sibel d’écrire sur la récente situation de Ouïghours au Xinjiang, mais elle a refusé, disant simplement : « Notre empreinte y est partout. »

Bien sûr, Sibel n’est pas la première ou la seule personne à reconnaitre tout cela. Eric Margolis, l’un des meilleurs reporters occidentaux concernant l’Asie Centrale, a affirmé que les Ouïghours, dans les camps d’entrainement en Afghanistan depuis 2001, « ont été entrainés par ben Laden pour aller combattre les communistes chinois au Xinjiang. La CIA en avait non seulement connaissance, mais apportait son soutien, car elle pensait les utiliser si la guerre éclatait avec la Chine. »

Margolis a également ajouté que : « L’Afghanistan n’était pas un creuset du terrorisme, il y avait des groupes commando, des groupes de guérilla, entrainés à des buts spécifiques en Asie Centrale. »

Dans une autre interview, Margolis dit: « Ceci illustre le bon mot (en français dans le texte, NDT) de Henry Kissinger affirmant qu’il est plus dangereux d’être un allié de l’Amérique, que son ennemi, car ces musulmans chinois du Xinjiang (la province la plus à l’ouest) étaient payés par la CIA et armée par les États-Unis. La CIA allait les utiliser en cas de guerre contre la Chine, ou pour provoquer le chaos là-bas ; ils étaient entrainés et soutenus hors d’Afghanistan, certains avec la collaboration d’Oussama ben Laden. Les Americains étaient très impliqués dans toutes ces opérations. »

La galerie de voyous

L’an dernier, Sibel a eu la brillante idée de révéler des activités criminelles dont elle n’a pas le droit de parler : elle a publié dix-huit photographies – intitulées la “Galerie ‘Privilège Secrets d’État’ de Sibel Edmonds” – de personnes impliquées dans les opérations qu’elle avait tenté de révéler. L’une de ces personnes est Anwar Yusuf Turani, le prétendu “Président en Exil” du Turkistan Est (Xinjiang). Ce prétendu gouvernement en exil a été établi à Capitol Hill (le siège du Congrès US, NdT) en septembre 2004, provoquant des reproches acerbes de la part de la Chine.

“L’ancienne” taupe, Graham Fuller, qui avait joué un rôle dans l’établissement du “gouvernement en exil” de Turani du Turkestan Est, figure également parmi la galerie de voyous de Sibel. Fuller a beaucoup écrit sur le Xinjiang et son “Projet pour le Xinjiang” remis à la Rand Corporation était apparemment le plan pour le “gouvernement en exil” de Turani. Sibel a ouvertement affiché son mépris à l’égard de M. Fuller.

Susurluk

La Turquie a une longue histoire d’affaires d’État mêlant terrorisme, au trafic de drogue et autres activités criminelles, dont la plus parlante est l’incident de Susurluk en 1996 qui a exposé ce qu’on nommait le “Deep State” (l’État Profond : l’élite militarobureaucratique, NDT)

Sibel affirme que « quelques acteurs essentiels ont également fini à Chicago où ils ont centralisé “certains” aspects de leurs opérations (surtout les Ouighurs du Turkestan Est). »

L’un des principaux acteurs du “Deep State”, Mehmet Eymur, ancien chef du contre-terrorisme pour les services secrets de la Turquie, le MIT, figure dans la collection de photos de Sibel. Eymur fut exilé aux USA. Un autre membre de la galerie de Sibel, Marc Grossman était l’ambassadeur de la Turquie au moment où l’incident de Susurluk révélait l’existence de “Deep State”. Il fut rappelé peu après, avant la fin de son affectation tout comme son subordonné, le commandant Douglas Dickerson qui tenta plus tard de recruter Sibel dans le monde de l’espionnage.

Le modus operandi du gang de Suruluk est identique à celui des activités décrites par Sibel en Asie Centrale, la seule différence étant que cette activité eut lieu en Turquie il y a dix ans. De leur côté, les organes d’État aux États-Unis, dont la corporation des médias, avaient dissimulé cette histoire avec brio.

La Tchétchénie, l’Albanie et le Kosovo

L’Asie centrale n’est pas le seul endroit où les acteurs de la politique étrangère américaine et ben Laden ont partagé des intérêts similaires. Prenons la guerre en Tchétchénie. Comme je l’ai écrit ici, Richard Perle et Stephan Solarz (tous deux dans la galerie de Sibel) ont rejoint d’autres néo-conservateurs phares tels que : Elliott Abrams, Kenneth Adelman, Frank Gaffney, Michael Ledeen, James Woolsey, et Morton Abramowitz dans un groupe nommé Le Comité Américain pour la Paix en Tchétchénie (ACPC). Pour sa part, ben Laden a donné 25 millions de dollars pour la cause, fourni des combattants en nombre, apporté des compétences techniques, et établi de camps d’entraînement.

Les intérêts des États-Unis convergeaient aussi avec ceux d’al-Qaida au Kosovo et en Albanie. Bien sûr, il n’est pas rare que surviennent des circonstances où “l’ennemi de mon ennemi est mon ami.” D’un autre côté, dans une démocratie transparente, on attend un compte-rendu complet des circonstances menant à un événement aussi tragique que le 11/9. C’était exactement ce que la Commission du 11/9 était censée produire.

Secrets d’État

Sibel a été surnommée “la femme la plus bâillonnée d’Amérique”, s’étant vue imposer par deux fois l’obligation au secret d’État. Son témoignage de 3 heures et demie devant la Commission du 11/9 a été totalement supprimé, réduit à une simple note de bas de page qui renvoie les lecteurs à son témoignage classé. (donc non accessible, NdT)

Dans l’interview, elle révèle que l’information, classée top secret dans son cas, indique spécifiquement que les USA se sont servis de ben Laden et des taliban en Asie Centrale, dont le Xinjiang. Sibel confirme que lorsque le gouvernement US la contraint juridiquement au silence, c’est dans le but de « protéger “des relations diplomatiques sensibles”, en l’occurrence la Turquie, Israël, le Pakistan, l’Arabie saoudite… » C’est sans doute en partie vrai, mais il est vrai aussi qu’ils se protègent eux-mêmes : aux États-Unis, c’est un crime que d’utiliser la classification (confidentielle, NdT) et le secret pour couvrir des crimes.

Comme le dit Sibel dans l’interview : « Je dispose d’informations concernant des choses sur lesquelles le gouvernement nous a menti… on peut très facilement prouver que ces choses sont des mensonges, sur la base des informations qu’ils ont classées me concernant, car nous avons entretenu de très proches relations avec ces gens ; cela concerne l’Asie Centrale, tout du long, jusqu’au 11 Septembre. »

Résumé

L’information explosive ici est évidemment qu’aux États-Unis, certaines personnes se sont servies de ben Laden jusqu’au 11 septembre 2001.

Il est important de comprendre pourquoi : depuis de nombreuses années, les États-Unis ont sous-traité leurs opérations terroristes à al-Qaïda et aux talibans, encourageant l’islamisation de l’Asie centrale en vue de tirer profit des ventes d’armes tout comme des concessions pétrolières et gazières.

Le silence du gouvernement US sur ces affaires est aussi assourdissant que les conséquences (les attentats du 11/9, NDT) furent stupéfiantes.
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guixi
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Lun 31 Aoû - 10:18

les ultra-laic ultra nationaliste manipulaient des extrêmistes islamistes:

Citation:
Les enquêtes menées dans le cadre affaire Ergenekon font actuellement la Une des journaux turcs, avec l’arrestation de diverses personnalités de premier plan. De nouveaux éléments ont mis à jour les liens de ce réseau terroriste non seulement avec les structures secrètes de l’OTAN (Gladio), mais également avec une autre organisation bien connue en Asie centrale notamment, et servant les mêmes objectifs stratégiques sous couvert cette fois de « lutte pour l’instauration d’un califat islamique » : le groupe Hizb ut-Tahrir. Dans un éditorial du quotidien turc Zaman, Mutlu Özay et Mustafa Turan replacent les éléments d’information disponibles dans leur contexte.


Une enquête récente, menée par la cellule antiterroriste de la police d’Istanbul, a confirmé les soupçons selon lesquels certains membres de l’organisation fondamentaliste interdite Hizb ut-Tahrir (Parti de Libération) entretiennent des relations privilégiées avec des personnes jugées actuellement dans un procès contre l’organisation terroriste Ergenekon, accusée de fomenter un putsch contre le gouvernement [1].

Vendredi dernier, la police turque a procédé à la mise en détention simultanée de près de 200 suspects appartenant à Hizb ut-Tahrir au cours de raids menés dans 23 provinces du pays. L’enquête a montré que deux des détenus, Uğur K. et İsmail G., ont, par le passé, échangé des conversations téléphoniques avec des membres présumés d’Ergenekon (parmi lesquels le major Fikret Emek).

L’existence de liens étroits entre Ergenekon et des groupes illégaux (dont la branche turque de Hizb ut-Tahrir) est connue ; lors de la deuxième inculpation d’Ergenekon, ses connexions avec Hizb ut-Tahrir ont été attestées. Des dizaines de suspects, militaires et vétérans, hommes d’affaires et journalistes, appartenant à l’organisation comparaissent en ce moment devant le tribunal.

Selon le dossier d’inculpation, les dirigeants d’Ergenekon s’appuyaient, en Turquie, sur des organisations aux origines, aux courants de pensée et aux idéologies politiques de tous horizons pour servir leur objectif de mettre le pays à feu et à sang. Ils espéraient de cette instabilité qu’elle facilite leur but final, celui de provoquer une intervention militaire.

Les éléments recueillis mettraient en évidence que le groupe fondamentaliste est lié au PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), accusé d’actes terroristes, au DHKP/C (Parti / Front de libération du peuple révolutionnaire, groupement d’extrême gauche), au mouvement fondamentaliste du Hizbullah turc [2], au parti ultranationaliste TIT (Brigade turque de vengeance), au TIKKO (Armée de libération des ouvriers et des paysans turcs), au MLKP (Parti communiste marxiste-léniniste) et à Hizb ut-Tahrir.

Les dernières arrestations ont également révélé que Hizb ut-Tahrir prévoyait d’organiser une conférence internationale sur le Califat Islamique le 26 juin. Des documents confisqués lors des raids ont confirmé la préparation d’une conférence de ce type.

L’organisation extrémiste Hizb ut-Tahrir souhaite restaurer le Califat Islamique
C’est au cours d’un précédent raid, mené dans la maison de deux membres suspectés, Kemal Aydın et Neriman Aydın, que les liens entre Ergenekon et Hizb ut-Tahrir ont été avérés. Les deux prévenus sont accusés d’être à la tête du centre de commandement, Karargah (le Siège, le Dépôt), dans lequel l’idéologie d’Ergenekon est enseignée aux nouvelles recrues par d’autres officiers.

Hizb ut-Tahrir a été fondée en 1953 à Jérusalem, par Cheikh Taqiuddin al-Nabhani, érudit musulman et cadi. Depuis sa création, l’organisation s’est exportée dans plus de 40 pays, et le nombre de ses membres a été estimé à environ un million. Le groupe a entamé sa restructuration depuis un certain temps, incitant la police à resserrer la surveillance des personnes suspectées d’y appartenir. La branche turque de Hizb ut-Tahrir est basée essentiellement dans le district de Bahçelievler à Istanbul.

La police a déclaré que le groupe préparait une attaque coordonnée à Istanbul pendant les célébrations commémorant l’anniversaire de l’abolition du Califat Ottoman (Empire Ottoman), proclamée par Mustafa Kemal Atatürk, le fondateur de la République Turque, le 3 mars 1924, après la proclamation de l’État laïc.

Hizb ut-Tahrir recevait ses ordres depuis Israël
Les enquêteurs ont également indiqué que le chef de la branche turque de Hizb ut-Tahrir, Cemalettin B., commandait son groupe depuis Israël, où il s’était installé après sa sortie de prison en Turquie. Cemalettin B. envoyait notamment des mails à ses partisans et coordonnait la préparation de ses troupes pour les attaques en Turquie depuis son domicile en Israël.

La police d’Istanbul se concentre à présent sur les relations entre le chef du groupe et son pays de résidence. Cemalettin B. n’a été soumis à aucune surveillance policière et n’a été visé par aucune action judiciaire en Israël depuis son installation.

Au cours des raids menés ce vendredi, la police a saisi deux armes de poing, une Kalachnikov, deux fusils, plus de 240 munitions, des documents établissant les liens entre les suspects et Hizb ut-Tahrir, ainsi que plus de 550 T-shirts arborant les mots : « Un califat unique et autonome ».

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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Lun 31 Aoû - 10:24

publié en aout 2008, ATTENTION, publié par solidarité et progrès, le parti-secte du larouchiste jacques cheminade:

Citation:
L’enquête sur les marionnettistes derrière la déstabilisation de la Turquie a permis de mettre en lumière l’implication d’un certain nombre de « temples » de la pensée néo-conservatrice aux Etats-Unis, dont l’Institut Hudson, l’American Enterprise Institute (AEI) ainsi que le Center for Security Policy de Frank Gaffney.

Ces think-tanks ont joués un rôle clef dans la campagne visant à dénigrer le Parti au pouvoir en Turquie depuis 2002, le parti de la Justice et du développement (AKP ou Adalet ve Kalkinma Partisi).

Ils ont ainsi servi de base arrière pour le réseau Ergenekon, un réseau d’extrême droite impliquant les « Loups gris » actuellement en voie de démantèlement par les autorités turques car soupçonné de fomenter un coup d’Etat militaire, selon une nouvelle « stratégie de la tension », dans le sillage du réseau notoire des stay-behind, Gladio.

Au centre de cette opération se trouve une certaine Zeyno Baran, citoyenne américaine d’origine turque à l’Institut Hudson, où l’on trouve également David Wurmser et le néo-con « frenchy » Laurent Murawiec.

Le 2 août, Mme Baran a presque ouvertement défendu Ergenekon dans un article publié par le Wall Street Journal sous le titre « Les Islamistes turcs inspirent un nouveau climat de peur ».

Déçue du fait que les Etats-Unis et l’UE aient accueilli favorablement la décision de la Cour constitutionnelle de ne pas déclarer l’AKP anti-constitutionnel, elle qualifie l’enquête de la justice turque de campagne d’harcèlement contre l’opposition.

On ne s’étonnera pas qu’elle se soit scandalisé du fait que le nom du vice-président américain Dick Cheney ait été évoqué dans ce contexte.

« Le journal le plus important de l’opposition turque, Cumhuyiyet semble une cible clef. Les lignes téléphoniques de ces rédacteurs furent mises sous écoute, et quelques conversations supposément contre le parti AKP ont été révélées par la grande presse » [ceci est un mensonge, car la presse les a découvert dans un rapport sur l’enquête rendu public.] – notamment une transcription d’une conversation privée entre le correspondant américain du journal turc et des membres du staff de Dick Cheney ».

Mme Baran se plaint ensuite qu’Illan Selcuk, un des éditorialistes principaux du journal, ait été inculpé car soupçonné dans l’affaire Ergenekon.

Mme Baran est l’épouse de Matthew J. Bryza, le sous-secrétaire d’Etat américain pour les Affaires européennes et eurasiatiques depuis juin 2005. Diplomate de carrière, Bryza passe sa vie entre la Turquie, le Caucase et l’Asie centrale, et s’occupe des points chauds comme l’Ossétie du Sud, l’Abkhazie ainsi que des gazoducs qui ont provoqué tant de tensions depuis l’effondrement de l’URSS. On ne sera pas surpris du fait que M. Bryza est fréquemment invité comme orateur à l’Institut Hudson.

Il faut signaler ici le fait que le général Suka Tanyeri, directeur général du Strategic Research and Study Center de l’état major américain, vient d’être mis à la retraite.

La presse américaine suggère qu’une des raisons pour cette décision peut provenir de sa présence à des sessions spéciales, organisées derrière portes closes par l’Institut Hudson en juin 2007, où des scénarios délirants sur une déstabilisation éventuelle de la Turquie furent débattus.

A l’époque, cette conférence, à laquelle Baran avait assisté, avait créé un certain bruit car elle se déroulait pendant les élections. Un des scénarios étudiés envisageait l’explosion de deux bombes, dont une dans la capitale Istanbul, tuant une cinquantaine de personnes qui serait attribué aux agissements des extrémistes kurdes du PKK et servirait à justifier une invasion de l’Irak.

N’est-il pas étonnant qu’aujourd’hui, en pleine enquête judiciaire sur Ergenekon, et au moment même où la Cour constitutionnel examinait la légalité de l’AKP, deux bombes aient explosé ? Une bombe a explosé à Istanbul et l’autre le lendemain à Kirkuk, une ville du nord de l’Irak.

Les experts y voient une manipulation visant à empoisonner les relations qui s’étaient récemment améliorées.
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MessageSujet: Re: Turquie: l'armée veut faire la loi   Lun 31 Aoû - 10:34

Ce qui arrive quand on parle d'ergenekon:

Muhsin Yazıcıoğlu le chef du mouvement ultranationaliste-islamiste BBP (Büyük Birlik Partisi) est mort le 25 mars 2009 dans un accident d'hélicoptère. Impliqué dans Ergenekon, il avait beaucoup parlé aux enquêteurs.

Est ce vraiment un accident? Les corps de l'équipage ont été retrouvé le 27 mars, mais Muhsin Yazıcıoğlu n'a été retrouvé que le 28 mars, a une certaine distance, une de ses jambeS était cassée et il était mort de froid.
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Turquie: l'armée veut faire la loi

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