| | | Le référendum sur l'indépendance du Québec en '95 fut VOLÉ | |
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Danièle Membre


Nombre de messages: 26 Localisation: Montréal, Québec Date d'inscription: 27/10/2007
 | Sujet: Le référendum sur l'indépendance du Québec en '95 fut VOLÉ Dim 28 Oct - 5:44 | |
| Chers amis en quête de liberté, il est important de vous informer que le référendum de 1995 portant sur l'indépendance du Québec a fait l'objet de fraudes, de détournement de démocratie et d'un trafic de votes éhonté. Bien sûr, sous la pression des autorités fédéralistes canadiennes, la nouvelle n'a évidemment pu être publicisée dans la presse traditionnelle à l'international, toutefois, pour quiconque s'intéresse au sujet, Internet offre une multitude de documents de la presse locale. En voici quelques échantillons : D'abord, le verbatim de l'auteur Robin Philpot qui, en 2005, a publié une formidable enquête auprès des principaux acteurs fédéralistes qui, de façon présomptueuse, ont livré leur témoignage sur leur stratégie illigitime mais légales aux yeux de la Constitution canadienne Livre de Robin Philpot : Le référendum voléVerbatim du lancement (lundi 19.09.05) du livre de Robin Philpot : Le vol du référendum. Michel Brûlé : (…) C’est un livre qu’il faut offrir aux nationalistes mous, votre frère, vos amis.(…)Robin Philpot : " Oui, mes amis, ils l’ont volé, en 95, et de toutes sortes de façon. Bonsoir, bon après-midi. Je vous remercie d’être venu en nombre, si nombreux. J’ai promis en 2003, quand j’ai lancé mon livre sur le Rwanda, que je ferais pas déplacer les gens pour un autre dix ans. Parce que c’était ça ma fréquence de publication. Mais quand l’idée d’écrire un livre a commencé à circuler en 2004, sur le référendum de 95 et de ses suites, je pouvais pas résister. Jacques Ferron, a écrit que le livre est le grand lieu de la contestation et le restera. Comment mieux contester le comportement du Canada, du peuple canadien, des Canadiens de l’extérieur du Québec et de leur … au Québec qu’avec un livre?J’ai pris le pari que des acteurs importants du camp du Non, auraient de choses intéressantes à dire, j’ai pris le pari qu’ils me parleraient d’autant plus franchement que je viens de l’Ontario, que je parle anglais comme eux et que j’ai fait mes études à Toronto. Et ce pari c’était vrai. La raison a voulu aussi que j’aie les entrevues, avant que les histoires croustillantes commencent à sortir de la Commission Gomery. Donc ces gens là étaient fiers de leurs mauvais coups contre le Québec. Ils voulaient en parler, parce que pour eux, le mouvement souverainiste était mort pour toujours. Et contrairement à Peter C. Newman pour Mulroney, il n’y a pas eu d’entorses à l’honneur, y’a pas eu de bris de contrat, parce que une simple recherche sur Google aurait révélé que je suis souverainiste.Comme certaines personnes l’ont dit il y a quelques semaines, ils sont maintenant célèbres, soyons clairs, j’ai toujours appartenu, j’ai toujours adhéré à un parti politique et à l’idéologie souverainistes, du moins depuis les années 70. Albert Einstein, dont les interventions en politique sont aussi intéressantes qu’en science, avait dit : " Rien ne m’étonne autant que la faiblesse de la mémoire de l’homme quand il s’agit d’événements politiques. " Quand je faisais mes recherches, je me suis rendu compte commet cette idée est importante, surtout à la lumière de ce qui s’est passé à Terre-Neuve. Où lors d’un autre référendum, volé lui aussi en 1948. Mais dans le cas de Terre-Neuve, ça prit 20, 30, 40 ans avant que les mauvais coups du Canada pour favoriser l’annexion de Terre-Neuve ont été connus.(…) l’annexion contre la volonté de la population terre-neuvienne. Un avant-goût du livre, (…) les mêmes acteurs autour du parti libéral du Canada, les mêmes tactiques : l’argent, les divisions et le tripotage. C’est à nous de s’assurer que ça sera pas la même chose qui arrivera au Québec seulement dix ans après. Une autre primeur, dont je vous donne un peu la, euh, un autre (…) dont je vous donne la primeur, on se souvient tous des citoyens naturalisés en catimini, en vitesse. Y’en a eut à peu près 40,000, qui ont eu leur citoyenneté trop tôt, prématurément, dont 10,500, dans le seul mois précédent le référendum. J’en ai (…) mais le plus ironique parmi cette foule qui a profité des largesses de l’État canadien, il s’est faufilé un nommé (aroul Al Jidi). Monsieur Aroul al Jidi est parmi les hommes les plus recherchés au monde pour ses liens avec Al Quaida, et il est citoyen canadien depuis – tenez-vous bien – octobre 95! À cause de lui et d’autres détournements, Washington accuse le Canada d’être une passoire au terrorisme, parce qu’il ne fait pas le (…) nécessaire. Mais ça pose un problème de communication pour le Canada car comment nier qu’on est une passoire, quand tous les fonctionnaires de l’immigration et tous les politiciens et les politiciennes du parti libéral fédéral, savent que le Canada a volontairement, s’est volontairement transformé en passoire pour la cause de battre le Québec ? On peut les imaginer : " ce sont des terroristes, c’est pas grave, au moins ils votent "NON".http://flamantsroses.orbyte-si.com/robinphilpot/index.htm D'ailleurs voici, directement du site du FBI, une photo du présumé supporter du camp du NON : http://www.fbi.gov/terrorinfo/jdey.htmÉdifiant, non ?! couverture du livre de Philpot --- ILS NOUS L'ONT VOLÉ !Essais québécois - ENQUÊTE SUR UN VOL RÉFÉRENDAIRELe DevoirLouis Cornellier Édition du samedi 1er et du dimanche 2 octobre 2005 La thèse selon laquelle le référendum de 1995 aurait été volé par l'establishment fédéraliste canadien ne m'a jamais vraiment convaincu et m'a toujours inspiré un malaise. Je reconnaissais que les forces fédéralistes avaient manqué de fair-play à certains égards, mais je considérais le résultat du vote comme plutôt légitime. Se plaindre, me disais-je, ne rimait à rien. Les souverainistes avaient perdu, de peu et élégamment bien sûr, mais la poursuite de la lutte démocratique valait mieux que les récriminations, en grande partie attribuables à leur compréhensible déception. L'essai de Robin Philpot intitulé Le Référendum volé vient ébranler ma candeur démocratique. Enquête journalistique d'un genre un peu particulier en ce qu'elle se fonde, entre autres, sur des anecdotes glanées auprès de certains acteurs fédéralistes canadiens de cet épisode dramatique, cet ouvrage fait la preuve que la thèse du référendum volé n'est pas qu'une lubie de souverainiste frustré. Dans cette affaire, écrit Philpot, le Canada s'est comporté en empire, comme lors du référendum terre-neuvien de 1948 : «En cela, il est conséquent avec sa propre histoire. L'État canadien a utilisé tout son appareil, fait peser son pouvoir politique et financier, établi l'union sacrée des partis politiques, exercé la force d'intimidation de sa majorité, sollicité et canalisé l'argent de cette majorité et des grandes entreprises étatiques ou privées relevant de lui dans le but d'asservir une nation, le Québec, et d'assujettir l'Assemblée nationale du Québec.» Ainsi, au mépris de la Loi sur la consultation populaire québécoise, les entreprises privées canadiennes ont été fortement mises à contribution, malgré ce qu'affirme John Rae, valet de Power Corporation et conseiller de Jean Chrétien. Casper Bloom, par exemple, président du Comité pour l'inscription des électeurs hors Québec, déclare à Philpot que son cabinet d'avocats, Ogilvy Renault, a continué de payer son salaire pendant qu'il se consacrait entièrement à retracer ces potentiels électeurs pour le NON, avec le concours de Postes Canada à Ottawa. Résultat : «Huit fois plus d'électeurs hors Québec ont voté le 30 octobre 1995 que 14 mois auparavant lors des élections québécoises. En effet, le total est de 11 717, ce qui se situe bien en deçà de la cible visée par Casper Bloom et son équipe. Il y a tout de même lieu de se poser des questions sur ces électeurs, dont près de 80 % ont voté NON.» Que penser, de même, de l'opération mise sur pied par le gouvernement du Canada visant «l'octroi précipité de la citoyenneté canadienne» ? Philpot constate : «En comparant le nombre annuel de naturalisations entre 1988 et 1998, qui était en moyenne de 21 733, au nombre de naturalisations pendant les deux années de pointe de 1994 et les 10 premiers mois de 1995, soit l'année de l'élection du Parti québécois et du référendum, Lisée montre que 42 375 personnes ont obtenu le droit de vote prématurément. En effet, il y a eu, en 1994 et 1995 respectivement, 40 500 et 43 850 naturalisations.» Inquiétant, surtout si on ajoute à ce chiffre les 50 000 personnes qui auraient voté sans détenir la carte d'assurance maladie du Québec, un cas beaucoup plus obscur cependant. Alliance Québec, au nom du camp du NON, en réplique à ces accusations, a lancé une poursuite contre le directeur général des élections du Québec, en prétextant le grand nombre de bulletins rejetés dans certaines circonscriptions. Un écran de fumée au financement occulte, selon Philpot. Le mal nommé love-in «J'ai toujours rejeté l'idée selon laquelle la question de la séparation du Québec puisse être décidée seulement par le peuple du Québec», écrit Brian Tobin, le Capitaine Canada, dans un aveu aux fondements démocratiques douteux. Il semble, en tout cas, ne pas être le seul à partager ce point de vue si on se fie au comportement de John Honderich, alors directeur du Toronto Star et ami d'Alain Dubuc, lors du référendum de 1995. «C'est quand même fort comme journalisme, se scandalise Philpot : The Toronto Star offre aux Cris du Québec une page de publicité gratuite dans le premier cahier de son journal du samedi [le 28 octobre 1995], qui propose la partition du Québec, et le lendemain il en fait un éditorial où il prétend que ce sont les Cris du Québec qui tirent des coups de semonce.» Le même Honderich, d'ailleurs, nolisera dix autobus pour faire le voyage à Montréal afin de participer à ce que Philpot qualifie de «si mal nommé love-in». Tobin, pour sa part, dans le même but, sollicitera avec succès les plus grosses compagnies de transport canadiennes, au mépris le plus évident, encore une fois, de la loi référendaire québécoise. Ces gestes illégaux, en vertu de notre législation, ne seront jamais sanctionnés puisque «le 9 octobre 1997, la Cour suprême du Canada a invalidé des pans entiers de la Loi sur la consultation populaire». Édifiant ! Surtout quand on ajoute à ce tableau de la guérilla fédéraliste postréférendaire le scandale des commandites et les aveux de Sheila Copps selon lesquels la mission du ministère du Patrimoine canadien est moins de soutenir les arts que de «bâtir le Canada». «Nous créons les programmes, eux, ils suivent l'argent !», déclare-t-elle à Philpot. En tirer des leçonsVol, donc, il y aurait bel et bien eu, conclut l'essayiste, mais il ne suffit pas de s'en scandaliser. Il faut en tirer des leçons pour la prochaine fois. Leçon de volonté, bien sûr, mais aussi leçon de stratégie. Philpot suggère, entre autres, d'instaurer une carte d'électeur, de préparer le terrain pour une reconnaissance internationale élargie d'un Québec souverain et aussi de «se soustraire systématiquement et fermement à l'application de la Constitution canadienne de 1982». Ses preuves sur le vol référendaire de 1995 sont peut-être anecdotiques, écrit-il un peu trop modestement, «mais comme le dit si bien Jane Jacobs, seules les anecdotes sont les véritables preuves parce qu'elles sont fondées sur des histoires vraies». Un chapitre de cet ouvrage, d'ailleurs, est consacré au témoignage de Jacobs, 89 ans, une des rares voix intellectuelles du Canada anglais à avoir flirté avec les souverainistes.En septembre, Robin Philpot, lui-même Canadien anglais d'origine devenu Québécois en 1974, n'avait pas apprécié que je qualifie son ouvrage de pamphlet dans ma chronique de la rentrée. Il avait raison. Le Référendum volé est bel et bien une enquête, en partie anecdotique, mais toujours percutante. louiscornellier@parroinfo.net LE RÉFÉRENDUM VOLÉ Robin Philpot Les Intouchables Montréal, 2005, 208 pages Source _________________ La révolte, c'est le moment où l'on ressent la honte d'être un homme.
- Gilles Deleuze
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|  | | Danièle Membre


Nombre de messages: 26 Localisation: Montréal, Québec Date d'inscription: 27/10/2007
 | Sujet: Re: Le référendum sur l'indépendance du Québec en '95 fut VOLÉ Dim 28 Oct - 5:54 | |
| COMME UNE USINE Jean Chartier LeDevoir 23 mai 1996 Le 28 septembre, nous étions 200 immigrants dans la même salle pour un examen sous forme de questionnaire à choix multiples. C'était complètement ridicule. J'étais au premier rang. L'agent d'Immigration Canada indiquait aux gens la bonne réponse à cocher sur le questionnaire quand ils ne savaient pas quoi répondre. Il y avait un Turc qui ne parlait que sa langue, des Hindous qui ne comprenaient rien. D'ailleurs, 20 à 30 % des gens ne comprenaient rien, mais chacun est reparti avec son certificat de citoyenneté.» Tel est le témoignage de Véronique Drolez, photographe de mode, au sujet de sa comparution devant un juge fédéral d'immigration quatre semaines avant 1e référendum. Elle estime que c'était un examen du genre «Quelle était la couleur du cheval blanc d'Henri IV?» Il y avait plein de gens incapables de saisir quoi que ce soit en anglais ou en français, et on leur a rendu un certificat de citoyenneté canadienne plastifié à l'avance, à leur nom, contrairement selon elle, aux normes de la Loi de l'immigration. «C'était d'un niveau humiliant, dit-elle. C'est sûr que c'est un non-sens. Normalement il faut revenir pour prêter serment à la reine et chanter l'O Canada. Pas dans ce cas-là.» L'attaché de presse du ministre fédéral de l'Immigration, Benoît Chiquette, dit qu'un test de connaissance est exigé d'un immigrant et qu'il «doit être capable de maîtriser le français ou l'anglais, sinon il n'obtient pas sa citoyenneté». Il cite la loi qui exige expressément «une connaissance suffisante de l'une des deux langues officielles du Canada». Véronique Drolez, Bruno Ricca, Virginie Berthonneau, Christine Dumazet, Valérie Lehmann, Philippe Curien, Caroline Benetto, Fabrice Simon et Isabelle Lemarchand-Simon ont tous vécu des expériences qui les ont estomaqués lors de leur comparution devant un juge d'immigration, dans le sprint qui a précédé le référendum. Bruno Ricca, infographiste, témoigne: «La remise des certificats de citoyenneté avant le référendum, c'était l'usine. Le matin du 29 septembre, nous étions 152 de 47 nationalités différentes dans la même salle au Complexe Guy-Favreau à passer un examen ensemble, alors que, normalement c'est un juge d'immigration qui fait des entrevues individuelles. C'était affolant.» Bruno Ricca et Virginie Berthonneau étaient immigrants reçus depuis le 13 juin 1992. Normalement, à compter du 13 juin 1995, il leur fallait attendre neuf mois avant d'être convoqués. Mais en septembre 1995, les règles normales n'étaient plus suivies au Centre d'immigration de Montréal. Ils étaient convoqués tous les deux à 15h. Ils faisaient la queue tandis que leur copine, Caroline Benetto, est sortie avec le groupe précédent et les a prévenus qu'ils obtiendraient leur certificat le jour même. Bruno n'en revenait pas. Normalement il faut attendre. de deux à trois mois après l'examen. Dans la salle, on a soumis un examen écrit. Ils avaient plusieurs choix de réponse pour chaque question. «Si tu ne réussissais pas, dit Bruno, c'est que tu ne savais pas où tu habitais. Par exemple, on te demandait qui est le premier ministre du Québec. C'était très simple. Il ne te fallait que 12 points sur 20. Personne n'a échoué.» Bruno n'en revenait pas. «Il y avait des gens qui ne parlaient ni le français, ni l'anglais.» Dans la salle, des Africains, des Asiatiques, des Arabes. Bruno a vu à côté de lui un Chinois d'une quarantaine d'années qui ne comprenait ni l'anglais, ni le français. «il a forcément copié sur son voisin. C'était assez outrageant.» Il y avait un juge d'immigration, un greffier et trois personnes pour les aider. «Après l'examen bidon, ils nous ont donné le certificat et une petite carte d'identité plastifiée. Puis, le juge allait d'une langue à l'autre pour son discours, en anglais et français, moitié moitié, et il nous a invités à chanter le O Canada. Comme personne ne le connaissait, en riant, il nous a suggéré de l'apprendre.» Christine Dumazet, relectrice au Devoir, a été convoquée quelques jours plus tard, le 4 octobre, au Complexe Guy-Favreau: «Nous étions une centaine.» Un agent lui a précisé: «Au nombre de personnes qu'on fait passer, on ne peut pas se permettre de faire des entrevues. Si vous réussissez, vous aurez la surprise d'avoir votre certificat avant de partir. Si vous échouez, ne vous inquiétez pas, vous aurez une entrevue de rattrapage avec le juge.» Quatre ou cinq personnes sont allées dans une salle à part avec le juge. «J'ai l'impression que personne n'a été refusé.» Les deux tiers ont prêté serment à la reine en anglais, les autres en français. «J'étais la seule à trouver que ç'avait l'air d'une mascarade. La plupart des gens étaient heureux, fiers.» Et encore: «Les personnes âgées sont entrées les premières; je ne sais pas si elles ont vraiment dû répondre au questionnaire.» On lui a demandé quelle était la capitale du Québec, le nom de l'hymne national. «Pour échouer, dit-elle, il fallait avoir du mal à lire en français ou en anglais.» Elle raconte: «Lorsque l'on fait notre demande, on nous remet un document à étudier. Mais l'agent du gouvernement au guichet d'information du Complexe Guy-Favreau, en donnait un corrigé pour que les gens préparent leur examen plus facilement.» Elle compare sa situation à celle de son mari qui a attendu neuf mois en 1993 avant d'être convoqué par un juge d'immigration. Il a passé un examen oral avec des questions ouvertes. On lui a demandé d'énumérer les ressources des provinces maritimes, ce qui est plus difficile, on en conviendra. Six semaines plus tard, il était convoqué pour le serment à la reine. «Cela faisait trois ans en juin 1995 que j'étais immigrante reçue; je n'ai attendu que trois mois. Pour mon mari, l'examen a duré 30 minutes avec un juge de la Cour de la citoyenneté, alors que, dans mon cas, il y avait trois tables avec à chacune un juge d'immigration et deux agents. On passait l'un après l'autre pour le corrigé; puis, il y a eu le serment tous ensemble», dit-elle. «Je pensais au moins y retourner pour la prestation de serment. J'ai trouvé ça louche qu'ils me convoquent au début du mois de septembre. Je n'étais pas citoyenne au moment du recensement électoral. Alors, je suis allée à la révision une semaine ou deux avant le référendum et j'ai voté. C'était un rythme d'usine.» Elle a été étonnée de la procédure: «Après l'examen, on nous a demandé de remplir un formulaire pour autoriser ou non la Cour à transmettre notre nom à notre député pour qu'il nous envoie une lettre de félicitations.» Source---- À noter que quoique tabou pour les fédéralistes et l'establishment corporatiste canadien, il s'est publié des dizaines d'articles sur le sujet du référendum volé de '95. Pour en savoir plus sur le sujet, je vous invite à visiter le site indépendantiste Vigile.net. _________________ La révolte, c'est le moment où l'on ressent la honte d'être un homme.
- Gilles Deleuze
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|  | | CioranQc Membre actif


Nombre de messages: 39 Localisation: Trois-Rivières, Québec Date d'inscription: 29/10/2007
 | |  | | Aiatshimunanu Résistant

Nombre de messages: 312 Localisation: Québec Date d'inscription: 20/12/2007
 | Sujet: Re: Le référendum sur l'indépendance du Québec en '95 fut VOLÉ Jeu 20 Déc - 9:51 | |
| En Corse, plus de la moitié de la population a débarqué sur l'île relativement récemment. Je trouverais complètement injustifiable que leur reconnaissance en tant que peuple repose sur un référendum de tous les gens qui se trouvent sur l'île. Moins de la moitié sont vraiment Corses, et cela ne justifiera jamais qu'on bafoue leur droit à l'autodétermination. France, quelle violence est-tu devenue? Quelle violence n'as-tu jamais cessé d'être pour les peuples sous ta domination? Je vois que le Canada a fait la même chose. Il a activement travaillé à ajouter à l'ethnie Québécoise [oui, ethnie, un peuple repose en partie sur l'ethnie, il ne faut pas se croire raciste parce qu'on aime sa culture et son peuple. être raciste serait de se penser meilleurs que d'autres peuples et ethnies] des immigrants en toute connaissance du fait qu'ils voteraient massivement non. J'ai lû je ne sais plus où que les Québécois francophones ont voté à 60% oui. C'est quand même faible à mon avis, mais le choix du peuple Québécois a été fait. Le choix des résidents de la province de Québec ne fût pas le même, on l'a constaté. Cela ne justifiait pas de négliger le désir et le droit du peuple Québécois. Je serais même curieux que soient détaillées les ouvertures de partager notre projet de nation francophone avec les Acadiens, et comment on articulera tout ça avec le respect de l'autodétermination des peuples autochtones, qui eux aussi ont le droit de restaurer, promouvoir leurs langues, de se protéger contre l'aculturation... |
|  | | CioranQc Membre actif


Nombre de messages: 39 Localisation: Trois-Rivières, Québec Date d'inscription: 29/10/2007
 | Sujet: Re: Le référendum sur l'indépendance du Québec en '95 fut VOLÉ Jeu 20 Déc - 17:04 | |
| | Aiatshimunamu a écrit: | | J'ai lû je ne sais plus où que les Québécois francophones ont voté à 60% oui. |
C'est exact... À 61% pour être plus précis. C'est justement ce que voulait dire Jacques Parizeau en 1995 lorsqu'il a attribué la défaite souverainiste à l'argent et le vote ethnique. C'était la pure vérité mais comme nous sommes dans l'ère de la damnée rectitude où on doit toujours nuancer, camoufler nos propos, celui-ci s'est alors fait littéralement crucifier sur la place publique.
C'est bien simple, la rectitude politique nous interdit la vérité, sous peine d'être automatiquement traité de racistes, osons simplement rappeler que les immigrants ont majoritairement votés pour le "non" et voyez ce que ça donne:
Raymond Villeneuve, un des fondateurs du FLQ (Front de Libération du Québec) en 1963 et chef actuel du MLNQ (Mouvement de Libération Nationale du Québec) ----» http://youtube.com/watch?v=Nrgl3cp-fpU
Un autre cas très éloquent de cette maudite rectitude? Le cas "Yves Michaud" qui fût exclût du PQ et attaqué de toute part par nos pseudo-bien-pensants médiocrates pour la simple raison que celui avait "osé" dire que le peuple juif n'était pas le seul peuple au monde à avoir souffert...
Il y a quelque chose de faux là-dedans? Certainement pas mais nous n'avons pas le droit de le dire, encore moins si ça touche à nos "vaches sacrées" que sont les Juifs. Il y a toujours une levée automatique de boucliers dans ces cas-là.
Comprenons-nous bien, il ne s'agît pas ici de banaliser le génocide envers les Juifs mais bien de se dire qu'ils sont loins d'être les seuls à être passés par là... Il est plus que temps de s'attarder à bien d'autres cas, comme le génocide envers les Arméniens par exemple, dont moins de 10% des Québécois sont au courrant, j'en suis certain et ce n'est qu'un exemple car les cas de génocides sous toutes ses formes sont légions dans l'histoire du monde.
Bref, aussitôt qu'on se tient debout au Québec, c'est immanquable, on se fait traiter de raciste, de xénophobe alors que pour la majorité, c'est loin d'être le cas. La plupart d'entre nous ne veulent simplement que notre culture s'épanouisse parmis les autres mais ce n'est pas le cas....
Toutes les cultures au Québec sont en expansion... Sauf la nôtre, la culture française qui elle, est en régression. Le résultat est bien simple. Le Québec devient petit à petit une belle grosse Tour de Babel où bientôt, les courrants d'idées seront tellement diversifiés que le Québec en deviendra totalement ingouvernable.
... Tout ça à cause de cette maudite Charte des Droits et Libertés du fédéraste Pierre-Elliot Trudeau. Avant cela, il y avait pourtant l'Habeas Corpus qui suffisait amplement mais Trudeau a décidé de nous imposer une nouvelle charte, inclut dans un contrat constitutionnel que le Québec n'a même pas signé, une charte qui ne sert généralement que la cause des avocats, des bandits...
Le Québec est le dernier bastion important de la culture française en Amérique du Nord alors ce n'est certainement pas le temps de faire preuve de laxisme, de lâcheté par crainte d'être traité de raciste. Il faut au contraire se tenir debout et savoir faire respecter notre culture si on ne veut pas que celle-ci disparaisse dans cet océan anglophone qu'est l'Amérique. Suivant cette logique je sais très bien que je suis loin d'être un raciste alors je ne m'embarasse plus de ceux qui prétendent le contraire à mon sujet pour la simple raison que je défend ce que je suis. Ma "carapace" est faite depuis longtemps à ce sujet.
«Tous ces peuples étaient grands parce qu'ils avaient de grands préjugés. Ils n'en ont plus... Sont-ils encore des nations? Tout au plus des foules désagrégées.» - Emil Michel Cioran |
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