Mise en contexte : Le Québec s'est doté d'un dispositif législatif pour faire du français la langue officielle et arrêter l'assimilation vers l'anglais. C'est la Charte québécoise de la langue française.
Elle a été amendée ad-nauséeum par des jugements de tribunaux canadiens qui lui ont retiré tout côté coercitif.
Par une pirouette légale, des parents allophones ou francophones pouvaient inscrire un an un enfant à l'école privée anglophone non subventionnée pour se prévaloir par la suite du privilège d'envoyer leurs enfants à l'école subventionnée anglophone, privilège normalement réservé aux anglophones.
La loi 104 interdisait cette pirouette qui faisait progresser les effectif de l'école anglophone et favorisait le déclin du français au Québec.
Ladite loi 104 a eu pour effet de d'arrêter la progression à environ 10% des effectifs (les anglophones représentent 7 à 8% de la population).
La cour suprême du Canada vient de déclarer cette loi 104 inconstitutionnelle.
Voir une source le confirmant ici.Déclarant ainsi que le gouvernement du Québec n'a pas à restreindre davantage l'accès à l'éducation publique en anglais au Québec.
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Ô Canada, toi qui a assimilé francophones et autochtones, tu voudrais que le Québec paie pour l'intégration des gens à ta majorité anglophone. Non merci.
Je rappelle d'ailleurs que le Québec n'a jamais accepté la constitution Canadienne. Voir à ce sujet :
La Nuit des Longs Couteaux où les Canadiens ont décidé en cachette que le Québec devait «rentrer dans le moule» du Canada unique. Les tentatives subséquentes d'aménagement constitutionnel furent également des échecs.
Dans quelle mesure devrait-on se sentir obligés de respecter un jugement de la très canadienne cour suprême basée sur la constitution alors que... nous ne l'avons jamais acceptée.
Au Québec, le français est la langue officielle. Et nous n'avons pas l'intention de nous laisser «folkloriser» comme les très bilingues francophones du Canada. Dans un milieu bilingue, 99% des cas ça se déroule en anglais. Alors le bilinguisme à la canadienne revenant par la porte d'en arrière avec les «écoles passerelles», non merci.
(Une école passerelle est l'expression désignant une école privée anglophone non subventionnée fréquentée uniquement pour se prévaloir par la suite du privilège de fréquenter le réseau anglophone public au Québec.)
On ne vit pas dans un monde de bisounours, et si notre peuple doit survivre il arrivera que certains droits individuels passent derrière les droits collectifs.
L'anglais n'est pas une langue menacée pouvant prétendre à une quelconque protection des minorités culturelles menacées.
N'en déplaise aux excités de journalistes de la suprématie de la culture anglo-saxonne qui écrivent dans les journaux que nous avons beaucoup de points de comparaison avec les nazis depuis l'adoption de la loi 101. (Oui oui, dans des journaux à très grand tirage, des journalistes anglophones nous comparent aux nazis dès qu'il est question de protection du français.)