Effectivement, il y a différents registres de langues en français standard.
Cependant, je refuse la prétention que le dialecte québécois du français se range nécessairement en bas de l'échelle.
D'abord ce n'est pas le même dialecte de la langue.
Ensuite hiérarchiser de cette façon est le comble de l'ethnocentrisme linguistique.
Il y a différents
catégories d'emploi de langue AUSSI dans le dialecte Québécois. Parfois on pourrait se tromper et le confondre avec une langue régionale de France, parfois on dirait quelqu'un qui décrit ce que contient l'Église, parfois un mélange des deux. Et ce n'est qu'un exemple incomplet.
Enfin hiérarchiser n'a souvent que pour but que de faire honte aux locuteurs et leur faire adopter un dialecte différent du leur dans le but qu'il soit remplacé.
Ainsi je note la désolante tendance d'Arnold à utiliser le mot «joual» là où des Français disent «patois». On sait en quel état sont les langues des peuples de France...
Je ne voudrais pas que le Québec, qui cherche le respect de sa langue et sa culture, en vienne à mépriser les autres langues comme certains Français [qui sont au pouvoir...] et Anglais le font.
Le français standard est une langue véhiculaire très riche et belle.
Le dialecte québécois, quand on sait le maîtriser, est aussi plein de nuances et de richesse très intéressantes à étudier. Ce n'est pas que du folklore, c'est encore le moyen de comunication de bien des gens, la plupart du temps à mi-chemin entre langue vernaculaire et français standard.
Ainsi quand on ne sait pas de quoi on parle, on peut tout mettre dans le même panier et dire que du québécois c'est un peu de français ancien, beaucoup d'anglais avec du français standard...
On oublie que le Franglais, ça existe de façon distincte.
Que l'acadien est reconnu et que le dialecte québécois en est très proche... Et qu'on peut
sacrer comme un bucheron sans connaître un seul autre mot de notre dialecte local.
J'ajouterais que libre à vous de ne pas avoir d'intérêt dans le dialecte français du Québec, mais si vous tentez de le dévaloriser, «Ej va pas m'tenir tranquille ou b'en acertainer en vous-z-ergardant médire su' ma parlure ou celle à mes gens... Pis pour b'en des chances, celle-là à vos gens itou.»