FPL:Forum des Peuples en Lutte

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 Pourquoi l’idée du référendum ?

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patrick bourgeois
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Localisation: Sainte-Anne-des-Monts
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MessageSujet: Pourquoi l’idée du référendum ?   Mar 15 Avr - 13:27

Pourquoi l’idée du référendum ? Pour gagner les élections. Pas pour faire l’indépendance.
Robert Barberis-Gervais
Tribune libre de Vigile
lundi 14 avril 2008

D’où vient l’idée du référendum se demande Claude Morin ? La vraie question est plutôt de savoir pourquoi cette idée du référendum est apparue pour la première fois un peu avant les élections du 29 octobre 1973 dans une annonce publiée dans les grands journaux.

Voici le texte qui est apparu comme publicité payée par le Parti québécois dans tous les journaux quelques jours avant les élections du 29 octobre 1973, il y a 35 ans.

Aujourd’hui,
je vote pour la seule équipe
prête à former
un vrai
gouvernement.

En 1975,
par référendum,
je déciderai
de l’avenir
du Québec.

Une chose à la fois ! Chaque chose en son temps.

Je vote Parti québécois.
Je vote pour le vrai !

(Voir Ils sont fous ces libéraux, Editions Robert Antoine, Longueuil, mai 1974, p.133)

Telle a été la publicité publiée par le Parti québécois en octobre 1973. C’est ainsi que Claude Morin a placé la prise du pouvoir comme priorité et a séduit René Lévesque avec cette idée qui allait émasculer pour longtemps le mouvement indépendantiste avec cette fausse obligation de passer par le référendum et non pas par une victoire aux élections avec un programme clair qui met l’indépendance comme priorité véritable. On a baptisé cette démarche “l’étapisme”.

Lisez la prose de Claude Morin, le père de l’étapisme, ici même pour comprendre les méandres de la pensée du grand négociateur qu’on appelait le Sphinx à la pipe de Québec. Avant cette annonce publicitaire qui était un changement de cap fondamental, les dirigeants du Parti québécois, René Lévesque en tête, quand ils se présentaient devant les électeurs disaient : voter pour le Parti québécois, c’est voter pour l’indépendance. Ce qui voulait dire qu’une fois au pouvoir des actions seraient posées pour réaliser l’indépendance quitte à obtenir l’appui majoritaire du peuple québécois par référendum sur la Constitution québécoise d’un pays souverain.

L’étapisme de Claude Morin-René Lévesque est arrivé et nous plaça devant le fait accompli et nous enlisa pendant des décennies dans ce qu’on appelle aujourd’hui avec raison “le référendisme”.

Des faits historiques avérés prouvent hors de tout doute que l’idée du référendum a été extrêmement commode pour faire gagner des élections mais qu’elle ne nous a pas donné un pays. Claude Morin est incapable de voir le lien qui existe entre les échecs subis aux référendums de 1980 et de 1995 et la stratégie étapiste qui a placé la prise du pouvoir et l’exercice du pouvoir comme priorité qui passe avant la promotion de la souveraineté toujours remise à plus tard. L’idée du référendum nous a éloigné de la souveraineté en séparant la prise du pouvoir et l’accession à la souveraineté. L’exercice du pouvoir devait nous rapprocher de la souveraineté car le bon gouvernement devait inspirer confiance. Il faut croire que ça ne suffisait pas. Au lieu de faire appel aux militants pour mobiliser la population, on se faisait dire : attendez, le fruit n’est pas mûr et on ne savait même pas quelle serait la question posée au référendum de 1980 alors comment pouvions-nous influencer la population ! La souveraineté d’un peuple ne s’acquiert pas par des stratégies fumeuses conçues par des petits- bourgeois et des fonctionnaires sur la Grande Allée.

On m’accusera sans doute de chercher un bouc émissaire ou une tête de turc (cette accusation est une façon d’essayer de noyer le poisson) mais je ne peux m’empêcher de faire remarquer que le ministre qui était responsable de la stratégie référendaire qui a échoué est la même personne qui a eu des relations rémunérées avec la GRC. Peu importe les autojustifications de Claude Morin dans son livre, je n’ai pas eu besoin de Normand Lester pour penser que le fait d’avoir joué à l’informateur sur le “payroll” de la GRC est une erreur stratégique majeure à moins que vous ne soyez assez naïf pour penser que cette information ne s’est pas rendue jusqu’aux hommes politiques au pouvoir à Ottawa. Je vous conseille alors de lire Pierre Cloutier. Rien ne peut justifier le fait de se rendre ainsi vulnérable au chantage des fédéraux. C’est une faute grave d’un point de vue indépendantiste. Rencontré au collège de Sorel-Tracy où j’enseignais, après une conférence sur l’indépendance et la langue française, comme on était au coeur de l’affaire Morin, Pierre Bourgault m’a demandé : “Qu’est-ce que tu en penses ? Aucun mot n’a été prononcé ni par moi ni surtout par lui. On s’est regardé et il a haussé les épaules de dégoût. Je n’ai jamais vu de silence plus éloquent.

Claude Morin est ce même homme qui a manqué de jugement d’une manière si flagrante qui vient nous dire encore aujourd’hui : sans référendum, pas de salut et qui ne cesse d’essayer de se justifier comme une araignée qui tisse sa toile et je vois que beaucoup de mouches se laissent encore attraper.

Ces élucubrations, quel rapport ont-elles avec la situation actuelle où le référendum n’est même plus à l’horizon prévisible ? La priorité est toujours la même au Parti québécois : c’est la prise du pouvoir... provincial. Pour en faire quoi ? Est-ce que quelqu’un pourrait me confirmer que la rédaction du Manifeste sur la souveraineté qui est censé montrer les avantages et la nécessité de l’indépendance n’est pas une priorité pour Pauline Marois ? Est-ce qu’il est vrai qu’il n’est pas question d’investir une cenne gouvernementale pour faire la promotion de la souveraineté ? Est-ce qu’il est vrai que le projet de citoyenneté québécoise devra respecter en tous points la Constitution de 1982 et la Charte des droits. Est-ce qu’il est vrai qu’il faudra éviter toute collision avec Ottawa quand on sait que seulement une situation de crise peut arriver à faire comprendre à certains Québécois qu’un gouvernement du Québec qui veut, par exemple, protéger et promouvoir la langue française au Québec se heurtera nécessairement aux lois canadiennes telles qu’interprétées par la Cour suprême ?

En conclusion, dans tout ce que j’ai lu sur le site Vigile.net dernièrement, et cela inclut la prose de Claude Morin qui est un redoutable dialecticien, sans être d’accord sur tous les points et sans en tirer pour le moment de conséquence pratique, je prends le risque de dire que je me sens proche de la pensée de Pierre Cloutier.

Robert Barberis-Gervais, Vieux-Longueuil, 14 avril 2008

— Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/) —
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borkov
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MessageSujet: Re: Pourquoi l’idée du référendum ?   Mar 15 Avr - 17:29

Si le prochain referendum est perdu que se passera t'il?

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MessageSujet: Re: Pourquoi l’idée du référendum ?   Mar 15 Avr - 17:31

borkov a écrit:
Si le prochain referendum est perdu que se passera t'il?


La question qu'on devrait se poser c'est plutot est-ce qu'on vas avoir un autre référendum.

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d'Augûre
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MessageSujet: Re: Pourquoi l’idée du référendum ?   Mar 15 Avr - 20:17

Il n'y aura pas un autre référendum souverainiste, puisque le P.Q. ( Parti québécois ) a abandonné la règle #1 de son programme : La souveraineté-association. De plus, le mode d'accession qu'il prone par référendum est obsolète.

Il n'y a qu'un seul Parti Indépendantiste au Québec, et c'est uniquement le P.I. Le P.I. dès son élection fera une Déclaration Unilatérale d'Indépendance. Le Parti Indépendantiste est essentiellement patriotique et par conséquent, il est dirigé par un Patriote et formé par des Patriotes.

Pour les Indépendantistes du P.I. à l'instar de son Chef, l'Indépendance du Québec est non négociable, car elle se prend sans demander la permission à ses maîtres canadians qui oppressent les Québécois depuis déjà 250ans.

Pour en savoir plus au sujet du P.I. et de son programme : http://www.parti-independantiste.org/

Un pour tous et tous pour Un !

Le P.I. pour le Pays !

_________________
Stéphan Côté

Né Patriote! Mourir Patriote!
Vivons&Soyons!!
Vive la Révolution!

Il n'y a que le changement de permanent...



www.stephandaugure.com
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borkov
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MessageSujet: Re: Pourquoi l’idée du référendum ?   Mar 15 Avr - 22:05

Le P.I. pour le Pays !===l'humour quebecois
Laughing Laughing

Je croyais qu'il y avait un autre réferendum prévu ,et donc c'est quoi votre strategie a venir ,combien fait de voix le PI??

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patrick bourgeois
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MessageSujet: Re: Pourquoi l’idée du référendum ?   Mar 15 Avr - 23:40

L'horizon est très nébuleux.

Le PQ se dit toujours souverainiste, mais a mis de côté l'échéancier référendaire. C'est l'inconnu de ce côté-là!

Le PI, lui, est un très jeune parti qui n'a jamais participé à une campagne électorale. Ils proposent de faire l'indépendance dès après une victoire électorale. Position délicate.

Aujourd'hui, le PI vient de faire un gros coup: ils ont recruté VLB, un monument de la littérature au Québec. VLB se présentera pour le PI lors des prochaines élections....

Ce qui est le plus encourageant: le peuple est toujours très indépendantiste, même s'il est démobilisé et démoralisé.

P.B.
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patrick bourgeois
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MessageSujet: Re: Pourquoi l’idée du référendum ?   Mar 15 Avr - 23:40

Pourquoi j’adhère au Parti indépendantiste
Mais recommencer comment et avec qui ? me suis-je demandé.
Victor-Lévy Beaulieu
Tribune libre de Vigile
mardi 15 avril 2008 176 visites

« J’aurais préféré écrire des œuvres qui n’aient pas de caractère politique… J’en ai souffert et j’ai souhaité que mes cadets, plus tard, n’aient pas à avoir ces préoccupations… Dans un pays normal, je n’aurais pas eu à faire ça et j’aurais pu faire une œuvre désintéressée, comme il s’en fait dans tous les pays qui ne sont pas menacés, alors que toute cette lutte, finalement, s’est emparée de mon œuvre et en a formé la substance. » Jacques Ferron

***

Il y a deux mois, j’ai exprimé avec humeur et humour noir tout le désarroi qui m’habitait en tant qu’écrivain et citoyen québécois par-devers nos partis politiques et, plus particulièrement, par-devers le Parti québécois qui a renoncé à faire de l’indépendance l’idée fondamentale de son action.

J’ai alors dit que je me sentais orphelin, et plus qu’orphelin, en plein désarroi. Je suis un homme de passion et je ne pouvais concevoir que des politiciens, uniquement pour des raisons électoralistes, tournent le dos au seul projet collectif qui rallie une majorité de la population : la souveraineté du Québec. J’ai éprouvé l’affreux sentiment d’avoir été trahi, d’avoir, depuis l’âge de quinze ans, œuvré inutilement par l’action et par l’écriture pour une cause et de me retrouver brutalement à devoir en faire le deuil.

Ce deuil, je l’ai fait, et ça m’a pris six semaines pour m’en libérer. Les trois cents messages qui me sont parvenus, écrits en majorité par des jeunes, m’ont beaucoup aidé à passer au travers. Dans l’un d’entre eux, un adolescent m’a rappelé ces mots importants que Jacques Parizeau a dits le soir du référendum volé de 1995 :

« Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Eh bien, on retrousse ses manches et on recommence. »

Mais recommencer comment et avec qui ? me suis-je demandé.

Avec le Parti québécois qui n’est plus indépendantiste et ne le sera plus jamais ? Croire le contraire, ça serait penser qu’on puisse doper à mort une vieille picouille et espérer naïvement lui faire gagner le derby du Kentucky !

Avec l’Action démocratique du Québec ? En mars 2007, j’ai appuyé Mario Dumont pour deux raisons. Le Parti québécois avait besoin d’une bonne leçon de choses et j’espérais qu’après l’avoir reçue, il se retrousserait les manches et recommencerait le combat pour nous mener à l’indépendance. L’autre raison que j’avais d’appuyer l’ADQ, c’était par solidarité pour ces petites gens qui en faisaient partie et que la bourgeoisie québécoise méprisait profondément. Un an après les élections, j’ai toujours du respect pour les députés de l’ADQ qui ont dû faire le difficile apprentissage du parlementarisme.

Je dois toutefois ajouter que Mario Dumont m’a amèrement déçu depuis qu’il est le chef de l’Opposition officielle. Que sont devenus les idéaux pour lesquels il disait se battre durant la campagne électorale, notre identité nationale, notre culture, notre langue, notre espace social ? Tout cela a fondu comme neige au soleil, il n’en reste déjà plus que de lamentables débris.

Mais pour moi, il y a bien pire encore. Que Mario Dumont, après même pas un an dans l’exercice du pouvoir, ait accepté de recevoir sous la table 50 000$ par année de son parti et qu’il n’ait pas voulu rendre public le contenu de l’entente, dont personne à l’ADQ n’avait entendu parler, est honteux, scandaleux, inacceptable et méprisant par-devers toutes ces petites gens qui ont puisé dans leur bas de laine pour qu’il devienne chef de l’Opposition officielle. Que Mario Dumont s’entende avec Jean Charest sur le sujet comme s’ils étaient deux larrons en foire, c’est démontrer qu’on est en politique pour se servir d’abord en s’en mettant plein les poches. Je n’ai plus beaucoup de respect pour Mario Dumont : on ne peut pas en avoir pour quelqu’un qui laisse son être identitaire au vestiaire parce qu’il rêve de devenir un parvenu ! On a donné suffisamment avec Brian Mulroney, avec Jean Chrétien, on donne encore avec Pauline Marois sous la couverture de Claude Blanchet. Trop, c’est trop ! Et trop, c’est assez !

L’écrivain passionné et le citoyen indépendantiste que je suis repose donc la question : mais comment recommencer et avec qui ?

Il m’apparaît aujourd’hui qu’il n’y a que le Parti indépendantiste qui réponde à ce qui fait brûler l’écrivain passionné et le citoyen indépendantiste que je suis.

Pourquoi le Parti indépendantiste ?

Parce que, justement, il est indépendantiste : un vote pour le Parti indépendantiste est un vote pour l’indépendance du Québec, pas pour une futile conversation nationale ou une nouvelle saison des idées ou la simple gérance d’un gouvernement provincial.

Parce que le Parti indépendantiste prône la langue française comme seule langue officielle du Québec, au travail comme partout ailleurs, pas le bilinguisme dévergondé à la Pauline Marois, pas le multilinguisme hypocrite à la Jean Charest, pas le je n’en sais encore rien de Mario Dumont.

Parce que le Parti indépendantiste est social-démocrate et que je crois à la social-démocratie, c’est-à-dire au partage équitable de la richesse qui, seul, peut mettre fin aux privilèges que notre bourgeoisie nationale s’est accordé au détriment du peuple.

Voilà pourquoi j’adhère aujourd’hui au Parti indépendantiste.

Même pour écrire, j’ai besoin de solidarité et de fraternité, j’ai besoin d’aimer, j’ai besoin que se réalise notre grand projet national, et j’ai besoin d’y participer par mes mots et par l’action que j’ai toujours mise dans les mots que j’ai écrits.

Aussi, plutôt que de brûler les livres que j’ai fait publier, je les offre à titre gracieux au Parti indépendantiste qui pourra s’en servir comme bon lui semble dans ses actions de financement.

J’annonce également aujourd’hui que je me porterai candidat du Parti indépendantiste aux prochaines élections québécoises dans le comté de Rivière-du-Loup/Les Basques, donc celui de Mario Dumont. Je m’engage à y faire au nom de l’indépendance une lutte originale en son fond et en son contenu, mais une lutte sans merci !

J’encourage toutes celles et tous ceux qui croient à l’indépendance du Québec à adhérer au Parti indépendantiste.

Aussi, je fais aux membres du Bloc québécois, à ses députés et à mon ami Gilles Duceppe, la prière (car c’en est une) suivante : ne croyez-vous pas qu’il serait grand temps de rentrer à la maison pour y faire avec nous l’indépendance, pas juste en paroles et à Ottawa, mais en action et chez nous ?

Oui, se retrousser les manches et recommencer ! Pas parce que c’est facile, mais parce que c’est difficile, comme l’a affirmé un jour John Kennedy de la conquête de la Lune. Le rêve américain est devenu réalité parce que des femmes et des hommes y croyaient, y croyaient simplement, mais y croyaient vraiment. Faisons de même et nous allons la conquérir notre Lune québécoise !

Pour terminer, ceci encore : je me mets de nouveau à l’écriture et je compte bien, dans ce roman que j’entreprends, écrire comme si je le faisais pour la première fois, en toute joyeuseté comme ce Québec français, pacifiste, accueillant et indépendant dans lequel nous finirons tous par vivre. Enfin, la fraternité, l’égalité et la liberté !

Aimer, c’est agir, a dit Victor Hugo. Alors, j’aime et j’agis. Alors, aimons et agissons !

Victor-Lévy Beaulieu
Ecrivain et éditeur

31 route Nationale est
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Au téléphone : 1 (418)851-8888
Courriel : vlb2000@bellnet.ca
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Aiatshimunanu
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MessageSujet: Re: Pourquoi l’idée du référendum ?   Jeu 24 Avr - 2:47

Merci, Victor-Lévy Beaulieu.
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Pourquoi l’idée du référendum ?

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