Kadhafi à Paris, de nouvelles interpellations
Nous venons d’apprendre que cinq militants libyens ont été interpellés par les forces de l’ordre ce mardi 11 décembre en fin de matinée. D’après Madghis Afulay, représentant de la fondation Tawalt, ces arrestations se sont déroulées devant le Palais Bourbon, le siège de l’Assemblée nationale à Paris. Deux militants ont par ailleurs eu une confrontation verbale et physique avec des « agents » libyens.
La veille, durant la journée internationale des droits de l’homme, quatre-vingt personnes ont été interpellées à Paris pour avoir manifesté contre la visite de Mouammar Kadhafi en France. La préfecture de police parisienne a déclaré aux manifestants qu’elle a pris un arrêté le 8 décembre pour interdire tout rassemblement lié à la présence du leader libyen.
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Les Libyens sous haute surveillance à Paris
Madghis Afulay est l’un des coordinateurs des manifestations contre la visite de Kadhafi. Venu à Paris pour dénoncer la politique anti berbère du régime libyen, il a été empêché à plusieurs reprises de manifester. Mardi 11 décembre, lui et un de ses camarades ont été pris à parti par un agent libyen aux abords de l’Assemblée nationale. Madghis nous a accordé un entretien à paraître sur Vox Populi, en voici quelques extraits.
Venus de toute l’Europe, les opposants libyens, dont plusieurs militants Berbères, ont décidé de manifester pendant toute la durée de la visite de Mouammar Kadhafi en France. Mardi matin, Reporters sans frontières a dressé une tente à proximité de l’Assemblée nationale, mais la police a réussi à les tenir à l’écart. Les Libyens ont eu plus de chance, certains ont réussi à se faufilier jusqu’aux grilles du Palais Bourbon. Les forces de l’ordre les obligent à s’éloigner. Madghis Afulay, de la fondation Tawalt s’éloigne pour distribuer des tracts lorsqu’il est appréhendé par des policiers, voici son récit :
« On est allé dans un jardin, de l’autre côté de l’Asemblée pour y distribuer des tracts.et au bout de cinq minutes, ils m’ont à nouveau demandé d’arrêter. J’ai répondu que j’avais le droit d’être là et qu’il n’y avait pas de rassemblement. Ils nous ont arrêté en utilisant la violence, en nous plaquant au sol. Ils étaient au moins six ou sept policiers, assez costauds. »
Un peu plus tard, Madghis est abordé par des agents libyens. Visiblement, Kadhafi fait surveiller ses opposants sur le sol français par ses hommes, épaulés par le pays d’accueil :
« Ce matin, on est entré chez un ami et on avait un agent français derrière nous. Il parlait de tout ce qui se passait sur son téléphone. Il nous a suivis depuis Nation (au sud-est de Paris) jusqu’à notre destination. » _ L’entretien va paraître sur Vox-Populi.net.
Toujours concernant l’interdiction de manifester, j’ai été l’invité de l’émission Radio Tifawin sur Pastel FM aux côtés de Fethi et Aïcha, avec qui j’ai été interpellé le 10 décembre. Il n’est pas encore possible de réecouter cettte émission, mais l’animateur songe à rendre les archives consultables en ligne.
http://www.rezki.net/