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 La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon

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MessageSujet: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Dim 02 Nov 2008, 15:38

Exemple de ce que des nationalistes bretons, qui ne se sont pas penchés sur les situations ethno-sociolinguistiques et sur les questions de psychologie sociale, peuvent faire en Haute-Bretagne :

Les infos (du) Pays de Redon a écrit:
Langue bretonne : la confusion

Presque la moitié des conseillers municipaux redonnais n'ont pas voulu voter en faveur d'une "charte de la langue bretonne" méconnue du grand public. A quelques jours de la grande fête du Pays gallo, la cité de Saint-Conwoion a adhéré dans la douleur à la charte de la langue bretonne. Au programme: des plaques de rues bilingues, une crèche en langue bretonne... avant de tomber dans les panneaux bilingues aux entrées de la commune ?

Alors que la majorité silencieuse des redonnais n'avait rien réclamé, le 10 Octobre, une petite majorité du conseil municipal a décidé d'adhérer à la "Charte de la langue bretonne".

Il y avait beaucoup d'enseignants autour de la table mais pas beaucoup de pédagogie. C'est quoi cette "charte de la langue bretonne" ? Dans cette maison du peuple transformée en cercle des initiés, quelques personnes averties évoquent comme des évidences partagées par tous, de mystérieux niveaux 1,2 et 3 à franchir ou pas, et autres actions à entreprendre...

Le profane remarque très vite l'énervement contenu mais bien réel de Jean-François Lugué. Le conseiller municipal de l'opposition craint que cette "politique trop volontariste suscite un rejet dans l'opinion", en particulier parmi ceux pour qui la langue bretonne n'évoque pas grand chose ( kenavo , yec'hed mat) voire presque rien. C'est à dire finalement la même majorité silencieuse des Redonnais.

Et Jean-François Lugué de prévenir ses collègues :" cette charte est un outil, pas une finalité". Fervent militant de la cause bretonne depuis des lustres, le nouvel élu de la République française est favorable à cette adhésion, mais déplore la méthode et l'absence de concertation avec les associations de culture bretonne.

Evidemment, Emile Granville, son ancien compagnon de route de l'UDB, pense exactement le contraire. (organe mis en place par la Ville cet été, regroupant les associations locales qui défendent la culture bretonne). Les mesures que nous avons prises sont raisonnables. Elles seront "Tous les points ont été discutés au sein du conseil consultatif de l'identité bretonne"bien vécues par l'ensemble de la population. Il n'est donc pas utile d'agiter le chiffon rouge."

Francis Macé (opposition) déplore lui aussi "l'absence de démocratie participative. La Bretagne est diverse. Il y a aussi le gallo. Il faut rester très mesuré dans cette affaire, car il s'agit s'une question sensible". Pour Vincent Bourguet , maire, cette adhésion est synonyme "d'enrichissement et d'appropriation de son passé". Le maire assure que "les conséquences budgétaires ne seront pas importantes". Voilà, c'est tout, on n'en saura pas davantage.

l'oubli du maire

Cette adhésion qui suscite déjà la contreverse s'est déroulée dans des conditions de vote pour le moins confuses. Le maire a d'abord demandé qui y était favorable, en oubliant de demander qui ne l'était pas et qui s'abstenait. mais Francis Macé veille au grain! Et d'enjoindre le maire à recommencer. Sans rien oublier cette fois. Heureusement. En effet, le résultat de ce 2ème vote à main levée effectué dans les règles, a permis de constater que 6 conseillers municipaux de la majorité avaient décidé de s'abstenir: à savoir , JL Guillaume, Françoise Mellier, Antoine Montfort, Josette Jugé, Chantal Noblet et Rolland Bailleul. Dominique Vinouze, autre conseiller de la majorité, avait quitté la salle bien avant la délibération. Autrement dit, sur 28 conseillers votants, 13 n'ont pas voulu ratifier cette charte. Si ce n'est pas un camouflet cela y ressemble drôlement!

Jean-François Lugué avait sagement demandé un report. Il n'a pas été suivi. Sur leur cheval de Troie, les 2 militants du Parti Breton (Gael Le Bras et Emile Granville) ont apparemment réussi leur coup. Reste que ce "passage en force" a semé le doute, dans la majorité comme dans l'opposition.

Il faudrait être bien naïf pour penser que derrière les motifs culturels et touristiques affichés, ne se câche pas un enjeu politique, plus ou moins avoué et partagé, en faveur de la celtisation d'un territoire (à commencer par son espace public) ou la langue n'a jamais fait carrière. L'Office de la langue bretonne ne laisse d'ailleurs planer aucun doute sur ses intentions: "Nous souhaitons que l'accord Ya d'ar brezhoneg" garantisse l'avenir de langue bretonne dans l'ensemble de la Bretagne du XXIème siècle."

Même si les partisans de l'autonomie bretonne demeurent très minoritaires en 2008, ils n'ont pour autant pas renoncé à leur objectif de reconquête : et celui-ci devra passer par la réunification administrative et l'unification linguistique des 5 départements de la Bretagne historique.

Jacques Faucheux.

Pris sur le blog d'un élu UDB, siègeant dans l'opposition au Conseil Municipal de Redon : http://lugue.ekoblog.eu/post/2008/10/27/Article-des-Infos-sur-la-charte-Ya-d-ar-brezhoneg

couverture : http://www.infosredon.fr/PHOTOARTICLES/UNEDROITE/1708/01Q-RED-1708.jpg

On a un parfait exemple où la distinction entre normalisation (au sens de "rendre normal l'utilisation de telle langue") et normativisation (ici de type externe, avec règles prescriptives qui concerne à la fois les codes et l'usage des codes) n'est pas du tout faite et où on aura (encore une fois) à faire à un écart entre la norme prescrite présente sur la ville (toponymes) et les pratiques effectives dans la ville.

Bref du nationalisme français mis à la sauce bretonne.

Gerbant...

PS : quand le maire parle de "passé", on a encore un bel exemple de manipulation (dans le sens où l'on prend ce qui nous arrange et ce qui va dans notre sens) du discours sur l'histoire...
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paydretz
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Dim 02 Nov 2008, 16:00

Voilà, c'est exactement ce que je disais. Merci Malval pour cet exemple de plus.
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Bertram
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MessageSujet: lutte anti-pollution   Dim 02 Nov 2008, 20:27

Je ne vois pas encore pourquoi de tels propos anti-bretons sont proférés sur ce site.
Le breton n'aurait pas le droit d'exister sur l'ensemble du territoire breton ?
J'en appelle au webmaster de ce site pour dépolluer les forums de telles provocs gratuites.
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Matieu
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Dim 02 Nov 2008, 21:31

Le débat du gallo et du breton est intéressant, mais ça serait bien de le mener sur un autre ton. Pas besoin de cracher comme ça ce qui ressemble à une haine.
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Dim 02 Nov 2008, 22:04

Bertram a écrit:
Je ne vois pas encore pourquoi de tels propos anti-bretons sont proférés sur ce site.
Le breton n'aurait pas le droit d'exister sur l'ensemble du territoire breton ?
J'en appelle au webmaster de ce site pour dépolluer les forums de telles provocs gratuites.

Je dirais même plus : le breton a le droit d'exister partout sur Terre et il appartient à tous les individu-es de lutter contre la domination des pratiques linguistiques en normalisant (au sens de l'Ecole catalane de sociolinguistique, c'est à dire "rendre normale l'utilisation de telle variété") ces dites pratiques.

Mais ça ne justifie pas de vouloir jouer la carte de la "(re)conquête" territoriale en passant par la langue et ce, sans se pencher sur les questions de normes, de règles prescriptives et des effets d'une politique de mise en place d'une toponymie en langue bretonne avec prise en compte du contexte micro-culturel.

Remplacer une diglossie conflictuelle par une autre qui l'est toute autant relève du non-sens scientifique et militant, ça n'a aucun interêt. C'est purement symbolique et n'influera aucunement sur la normalisation voulue par les militants linguistiques. Il y a aura peut être un effet sur les représentations, mais pour que cela marche concrètement il faut tout d'abord évaluer la part des pratiques effectives du breton chez les individu-es fréquentant Redon et ensuite passer par une institutionnalisation mélangée à une politique incitative très importante.
Bref c'est pas demain la veille et si ce genre de politique voyait le jour à Redon, je peux t'assurer que ça bardera ; et sûrement pas de la part des vilains militants gallésants anti-bretons, mais du travailleur lamba juqu'au bourgeois...

Et évitons l'anathème jeté par l'ad hitlerum des nationalistes bretons, le fameux "anti-breton". D'ailleurs ça signifie quoi être "anti-breton" ?
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paydretz
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 01:33

Le problème je pense c'est le manque de concertation, et le résultat sera la place symbolique du breton, alors que rien n'est fait pour le gallo, et avoir des panneaux en breton ben au final, si il n'y a pas de prise de conscience collective et de travail de fond, ça revient à mettre des panneaux en coréen. Les gens vont voir ça comme l'oeuvre d'un groupuscule, membre d'uyn genre de club, et ne vont pas s'identifier. Le problème c'est qu'en Bretagne la promotion linguistique est menée en faveur du breton OU en faveur du gallo par des groupes différents. Manque de concertation clair, et mépris évident de certains militant bretons pour le gallo. Et je ne parle même pas de ce qui est fait pour notre parler, parce que là, c'est bien sûr le désert, étant donné qu'il ne faut surtout pas reconnaitre notre spécificité et il faut essayer de faire passer ça pour du gallo, en insistant aussi sur quelques exemples toponymiques bretons sur la côte pour pouvoir plainement justifier l'intégration du Sud-Loire à la Bretagne.
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 01:39

Question à Bertram: pourquoi la promotion du Gallo n'a pas été faite?
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Bertram
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 11:16

Pour seule réponse car je n'ai aps de temps à perdre avec ce genre d'individus, voyez le tract que nous diffusons habituellement lorsqu'il y a des actions contre le breton. Il doit être en ligne sur l'un des forums.

Vous êtes des ennemis du breton au même titre que les associations qui s'y attaquent dans cette partie de la Haute-Bretagne.
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 13:33

Petra zo ganit mil gutes !!?? N'on ket an enebour ar brezhoneg, studial ha komz a ran brezhoneg pa c'hellan, gwelloc'h eo da gomz gant tud n'o deus ket ur gweled nasionalist a-du-'rall...

digarezit evit ar fazioù c'hoaz...
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 14:32

Haha le délire Laughing
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 15:19

je ne vois pas le probleme, les "nationalistes"( ça reste a prouver avec le parti breton et consort)sont ultraminoritaires,alors :
-comment se fait il que la charte est été majoritairement votée par le conseil municipal?( 15 pour, c'est la majoritée pour moi)
-pourquoi les gallesants ne defendent ils pas leur langue plus que ça? pourquoi ne font ils pas une charte eux aussi, ils en ont le droit et les moyens non, nous sommes en democratie.
les elus du parti breton ou de l'udb ont été elus (comme leurs nom l'indique )et leur programme est clair .
de plus on ne peux pas cloisonner le breton a la basse bretagne, si des gens veulent le parler ailleurs, voir le mettre sur la place publique, tout est fait democratiquement

gne
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 16:30

Enebourien ar brezhoneg, gouest da gomz brezhoneg... Paourkaez Bertram! La tehorie du complot a du bon.
Moi je pense que c'est tres bien qu'on apprenne le breton à Redon, et que c'est très bien que ça s'enseigne à Moscou et à Bonn. Pas de problème. Maintenant UDB et PArti Breton sont censé representer toute la Bretagne non? pas seulement les intérêts linguistiques de la Basse-Bretagne, ou je me trompe??
Ca devrait être tout autant leur travail de faire la promotion du gallo en Haute-Bretagne. Qu'est ce qu'il risque d'arriver à terme? ET bien que les gens votant pour ces partis ne se reconnaissent pas dans leur politique et que la base électorale ne s'étende pas, restant confinée au quelques personne ayant une pensée jacobino-bretonne, voyant le gallo comme un vulgaire patois à éradiquer, et le breton comme la langue de la nation, à mettre partout et à toutes les sauces. Ca me rappelle quelque chose....
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Bertram
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 18:47

Vous rêvez mes pauvres amis sur les moyens d'assurer l'avenir des langues.
Je ne vois pas en quoi le breton ne doit pas être vu en Haute-Bretagne. D'autant qu'au rythme où ça va, il finira par avoir autant de brittophones en HB qu'en BB. J'extrapole un peu sur ce point mais il n'y a qu'à observer les mouvements de population et l'évolution de l'apprentissage du breton en HB.
Sur le gallo, je n'ai pas à me justifier, j'essaye tant bien que mal à ce qu'il puisse être enseigné dans le pays de Vannes. On peut certes toujours faire plus mais il est impossible d'être partout non plus.
Enfin, je ne saisis toujours pas pourquoi vous opposez le gallo au breton.

Voici un "copier-coller" d'un tract très bien accueilli où le breton est censé, selon une certaine presse et quelques personnes de mauvaise foi, être mal accueilli.


Signalisation bretonne : la vérité !




Le 17 novembre 2005 et le 10 février 2007, l’AOSB (Association de Protestation contre la Signalisation Bilingue), a réuni une dizaine d’individus pour masquer, à l’aide de rubans adhésifs, le breton de nouveaux panneaux de signalisation départementale.

Qui se cache derrière cette mystérieuse association opposée au breton ?

 Les maires de 11 communes (qui ne seraient plus que 7 à l’heure actuelle) initialement opposés aux panneaux en breton ont apparemment été abusés par une mouvance nationaliste et souverainiste siégeant à Paris. Nous apprenons sans surprise qu’une certaine Mme Françoise Morvan, autoproclamée "linguiste", "universitaire" et "historienne" s’est faite porte-parole de l’AOSB, présidée par M. Joseph Orhan, ancien maire de Monteneuf. En réalité, cette dernière se révèle liée aux associations cocardières françaises comme la Libre Pensée et les courants lambertistes et trotskystes infiltrés dans diverses organisations politiques et associations (mêmes "culturelles" bretonnes, cf. l’Union des Sociétés Bretonnes d’Ile-de-France !). Ces adeptes se sont souvent illustrés par leurs actions violentes lors de manifestations contre ceux qui refusent de proférer leur pensée unique.
Un rapport des Renseignements Généraux, rendu public en 2000, démontre l’entrisme pratiqué par ces individus dans de nombreux mouvements politiques et syndicaux. Ils tentent d’y transmettre leur haine de toute revendication tendant à promouvoir des droits politiques, culturels et linguistiques au sein du territoire de l'Etat français. A travers un discours axé sur la laïcité et l’unicité de la République, agitant l'épouvantail de la balkanisation de l'Europe, ils avancent masqués pour promouvoir semble t'il " un état, un peuple, une langue, une pensée, un pouvoir " renvoyant ainsi à un slogan de triste mémoire.
 La mystérieuse guilde contre le breton s’oppose ou entend défendre le gallo selon l’avis de ses protagonistes.
En tout état de cause, on ressent un communautarisme résumé par « le pays gallo aux gallos », fort contradictoire.
Le seul élément de clarté dans cette affaire : la défense du gallo a toujours été le cadet de leurs soucis…

Pourquoi des panneaux en breton ?

 Depuis plusieurs siècles, la Bretagne subit un génocide culturel. Pourtant, sa culture est encore vivante. La langue bretonne n'a jamais cessé d'être parlée en Haute-Bretagne même si ce n'est pas ou plus le territoire brittophone traditionnel. La société bretonne forme une entité en laquelle le breton trouve naturellement sa place dans l'ensemble de la Bretagne historique (5 départements, unité reconnue bizarrement par ces opposants au breton). Et cela est d'autant plus vrai en matière de toponymie !
 Une grande partie des noms de lieux sont bretons et celtiques. La pratique du breton existe aussi par le réseau associatif et par les classes bilingues breton / français qui se développent un peu plus tous les ans. Il existe des sites bilingues à Ploërmel, Josselin, Guégon, Mauron, Questembert, Redon ...
 La signalisation bilingue est réalisée pour permettre aux brittophones d’aujourd’hui et de demain de vivre dans un environnement linguistique bilingue minimum. Que les locuteurs bretons puissent utiliser et voir les noms bretons des communes de toute la Bretagne est un droit légitime. Est-il question de supprimer les noms français de tous les territoires où le français n’est pas la langue d’origine ?
 La signalisation bilingue est largement approuvée par les habitants de l’Est du Morbihan. L’enquête effectuée par les opposants eux-mêmes en apporte la preuve puisque seulement 12 communes sur 130 contactées ont émis des réserves. Le Conseil Général du Morbihan s’appuie sur les enquêtes réalisées par l’Office de la langue bretonne. 84 % des communes de l’Est du Morbihan ayant répondu considèrent que « la langue bretonne ne concerne pas seulement les locuteurs du breton. Elle est une marque d’identité valorisante pour tous les Bretons ».
 Le choix de cette signalétique est issu de travaux de linguistes, rigoureux et scientifiques.
 Le breton est ajouté au fur et à mesure que les panneaux sont renouvelés. La taille des nouveaux panneaux comportant les deux langues n’est pas systématiquement plus importante. Pour une initiative nécessaire, le coût est raisonnable et l’argument touristique est une contrepartie.

De la décision démocratique à l’acharnement d’une poignée d’opposants :

 Barrer le nom breton de panneaux bilingues nouvellement installés par le Conseil Général est un acte étonnant de la part d’élus municipaux qui ne respectent pas une délibération votée à l’unanimité des conseillers généraux. Cela est d’autant plus incompréhensible que cette mesure ne met en cause d’aucune manière le choix communal en matière linguistique puisque la signalisation en question ne concerne que les axes routiers relevant de la compétence départementale.
 Le 17 novembre 2005, suite à l’opération médiatique de ces opposants à la signalétique bilingue, des détériorations ont été constatées sur des panneaux routiers aux abords de voies départementales en la commune de Réminiac.
La conspiration du silence en vigueur quant à ces dégradations de biens publics laisse transparaître une idée pour le moins particulière de l'égalité républicaine prônée par les ultras de l'une et indivisible !
Nous aurions aimé qu’ils soient aussi virulents que certains élus l’ont été à l’encontre d’un militant vannetais de Stourm Ar Brezhoneg (SAB), condamné lourdement le 13 juin 2005 au TGI de Lorient pour avoir usé la couche superficielle de vernis réfléchissant d’onze panneaux directionnels monolingues, en les barbouillant.
 Ainsi, si les actions militantes sont sanctionnées, la tentative criminelle de vouloir faire disparaître une langue ne semble pas être condamnable pour l’heure. Malgré cet état de fait et suite aux révélations publiques des opposants au breton, l'association Bemdez réclame qu'une enquête soit effectuée et que plainte soit déposée par le Conseil Général du Morbihan et la Direction Départementale de l’Equipement.


Kevredigezh / Association BEMDEZ
 Ti ar c’hevredigezhioù / Maison des associations
6 straed ar Govuerezh / 6 rue de la Tannerie
56 000 GWENED / VANNES – BREIZH / BRETAGNE –
http://membres.multimania.fr/bemdez/
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 19:03

kwrlii an ozegann a écrit:
je ne vois pas le probleme, les "nationalistes"( ça reste a prouver avec le parti breton et consort)sont ultraminoritaires,alors :
-comment se fait il que la charte est été majoritairement votée par le conseil municipal?( 15 pour, c'est la majoritée pour moi)
-pourquoi les gallesants ne defendent ils pas leur langue plus que ça? pourquoi ne font ils pas une charte eux aussi, ils en ont le droit et les moyens non, nous sommes en democratie.
les elus du parti breton ou de l'udb ont été elus (comme leurs nom l'indique )et leur programme est clair .
de plus on ne peux pas cloisonner le breton a la basse bretagne, si des gens veulent le parler ailleurs, voir le mettre sur la place publique, tout est fait democratiquement

gne

Ca dépend ce qu'on apelle "démocratie", cette notion est plutôt une variable dont tout le monde a une définition différente, ou du moins, une définition qui l'arrange selon sa situation.
Exemple : le CM aurait voté à une très faible majoritaire contre cette charte, tous les militants bretons auraient crié au loup, en sortant tous les poncifs habituels entre "anti-bretons !", "génocide !", "jacobins !", etc.

Ensuite concernant le vote, je considère premièrement qu'un vote collectif qui n'est pas unanime doit être rediscuté et re-effectué et qu'ensuite un CM ne représente que lui même et ceux qui ont voté pour, et qu'en conséquence de quoi, ses actions ne devraient représentées que ce groupe et ne pas empieter sur le "territoire" des autres individu-es.
Et le paradoxe soulevé par paydretz est aussi à prendre en compte, comme si les pratiques linguistiques gallèses n'étaient l'affaire que des militants et pas des politiques stato-nationalistes bretons... alors que le gallo était dans les programmes...

Les gallésants ne défendent pas "plus que ça leur langue" (soulignons encore une fois le caractère qualitatif de cette remarque, donc offerte à interprétation, d'ailleurs ici je pense que ça signifie : "de la même façon que les militants natio-linguistiques brittophones") parce qu'ils considèrent peut être (je ne peux parler à la place des militants redonnais) qu'ils ne sont pas assez nombreux, que la situation n'est pas apte à militer pour une telle politique, parce qu'ils se concentrent sur d'autres activités plus sociales comme des cours, des veillées, des joutes contées, la préparation de festivals, de collectages, etc.

Sur les "programmes clairs", j'espère que c'est une blague...

Confondre "mettre dans la place publique le breton" (pratiques langagières) et "mettre sur la place publique le breton" (norme(s) prescrite(s) est idéologiquement dangereux... personne ici ne refuse le droit aux redonnais d'apprendre et d'utiliser le breton à ce que je sache...

Mais bon, j'ajouterai un bémol à ma critique, peut être qu'il y aura quelque chose de fait pour le gallo par la suite, s'ils s'aperçoivent que leur action est mal percue, ils se sentiront obligés de faire quelque chose... ou rêve-je ?
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paydretz
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MessageSujet: Re: La mise en oeuvre du nationalisme linguistique à Redon   Lun 03 Nov 2008, 19:53

Bertram a écrit:
.
 Le choix de cette signalétique est issu de travaux de linguistes, rigoureux et scientifiques.


Celle la elle est bien bonne! Cést les meme linguistes rigoureux qui on rebatiser Beton en Lanvezhon (sic) parce que Bezhon cétiat pas assez bien?
Y a des erruer a la pelle, sans compter les bretonnisations fantaisiste de toponymes romans. Bref, de toutes facon c´est comme ca et pas autrement puisqu´il n´y a en réalité aucune concertation et que c´est fait a l´arrache, ou selon la volonté de personnes influente, comme pour Beton.

En plus on nçoppose pas breton et gallo, moi je dis simplement que le gallo devrait apparaitre n priorité sur le panneau, et tant mieux si le breton apparait aussi. C´est plutot le francais qui ne devrait pas avoir sa place, mais les militants bretons agissent comme de bons jacobins, c´est tout.

Encore une fois c´est l´idéologie et la symbolique nationaliste qui prend le dessus sur le bien public et la récupération culturelle. J´attend toujours une plaque en breton disant Bleiz a l´entrée de Blois...
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