Adieusiatz
Vu de loin, et à travers du prisme des médias francimands, ma perception du mouvement corse est assez lacunaire. Je profite donc du forum pour vous poser quelques questions sur le rapport du mouvement nationaliste et de la société corse à la langue corse.
D'abord le préambule:
Les U Rimombu (des années 95, c'est vieux je sais...) que j'ai eu dans les mains étaient en grande majorité écrits en français, le corse étant reservé aux titres, aux slogans et à de rares articles. Or le Corse est bien plus vivant (tout est relatif...

) que l'Occitan. J'ai l'impression, alimenté par la télévision (des hommages en français à des nationalistes tués) que la langue n'est pas trop mise en avant dans le combat, du moins dans ce que j'en perçoie.
-Fais-je fausse route?
-Si non est ce que la lutte clandestine et ses conséquences (le soutien nécessaire et légitime aux prisonniers et leurs familles) on-ils "manger l'énergie" du mouvement corse à ce niveau?
-Ou alors la relative santé de la langue empeche toute prise de concience d'urgence? (Dans l'Occitanie sous administration italienne la situation est un peu semblable: fort nationalisme, forte utilisation de la langue quotidiennement, faible présence de la langue dans les écrits et les discours.)
-Ou alors le mouvement pour la langue dépasse le clivage nationaliste/non-nationaliste et n'est pas mis en avant pour cause d'évidence (Mais Zucarelli grand défenseur de la diversité linguistique j'ai du mal à l'imaginer...)
-Ou alors c'est une histoire de génération, les jeunes plus sensibles, plus "militant" pour parler en corse que les "vieux" (je dis çà rapport aux manifestations de jeunes pour la langue).
Voila, voila si vous pouvez me donner votre point de vue interieur.
Amb amistat e solidaritat