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 | Sujet: Lutte contre les antennes relais en Iparralde Ven 06 Fév 2009, 22:23 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque
Antennes-relais: des riverains se lancent dans la voie pénale
06/02/2009
Yann EMMANUEL
Le Collectif des riverains du quartier Ametzondo de St-Pierre- d'Irube, vient de déposer, au nom de 22 riverains, une plainte pour «trouble anormal du voisinage», visant les deux antennes relais de téléphonie mobile exploitées par Orange et SFR et situées sur des terrains privés à 52 et 80 mètres de l'ikastola et à proximité immédiate des habitations.
L'annonce a été faite par Mme Brillassis, animatrice du collectif, lors d'une conférence de presse à laquelle participait, par téléphone, le docteur Pierre Le Ruz, dirigeant du laboratoire indépendant de mesures des ondes électromagnétiques et des radiofréquences, le CRIIREM (Centre de Recherche et d'information indépendant sur les émissions électromagnétiques).
Passage au niveau supérieur
Cette plainte fait suite à la mobilisation, depuis deux ans, des habitants de St-Pierre-d'Irube qui se déclarent «inquiets des effets de sondes électromagnétiques». Le collectif s'était réuni le 2 janvier 2008 en présence de M. Morvan le sous-préfet, des opérateurs et du maire de la commune Alain Iriart. Suite à cette réunion où le collectif constatait des «avancées significatives» dont une étude en vue de déplacer les dites antennes, une réunion technique en septembre refusait finalement tout déplacement. En octobre 2008, les opérateurs ne sont pas venus à la dernière réunion. «Ceux-ci refusent tout dialogue et toute négociation» pointe Mme Brillassis qui fait part de la nouvelle étape que constitue la plainte déposée : «le principe de précaution doit primer et nos enfants être protégés», argue l'animatrice du collectif.
Le Dr Le Ruz, cité comme expert par le Ministère des Finances, Air France, les Hôpitaux de Paris et bien d'autres structures, revient sur le seuil national fixé par l'Observatoire National de Sécurité des Établissements scolaires qui spécifie clairement que les enfants ne doivent pas se trouver à moins de 100 mètres du faisceau émis par les antennes. Les mesures indépendantes faites par le CRIIREM montrent, dans les salles de classe des valeurs d'exposition globale de 2,7 V/mètre. Les opérateurs ne mesuraient, eux, qu'entre 0,2 et 0,3 V/mètre. Le Dr Le Ruz fait part des résultats souvent contradictoires entre les mesures faites par les opérateurs «toujours en dessous de celles faites par le CRIIREM». Et de citer les études faites autour de l'école St-Cyr-L'Ecole, où avec un taux semblable, trois enfants sont décédés de cancers et où les taux de leucémies et cancers sont deux fois plus nombreux que dans la population générale.
La question des normes
Car la résolution de cette épineuse question passe en fait par celle de ces normes d'expositions. La France autorise une exposition à 41 V/mètres, alors que les associations et scientifiques préconisent une norme maximale d'exposition à 0,6 V/mètres.
Le 4 septembre 2008, le Parlement européen a rendu une résolution, constatant que les études du Rapport Bio Initiative étaient «crédibles» et que les normes actuelles en Europe étaient «obsolètes». Il concluait à la nécessité d'une révision des normes, penchant pour fixer celle-ci à 1V/mètre.
Un changement de cap global, confirmé par les décisions récentes de tribunaux, comme la Cour d'Appel de Tassin, qui a condamné l'opérateur Bouygues à démonter les antennes et à verser 7 000 euros de dommages et intérêts par plaignant, reconnaissant la nécessité d'appliquer le principe de précaution, inscrit dans la Constitution, ou celles des tribunaux de Nanterre ou de Versailles allant dans le même sens. Une décision qui devrait faire jurisprudence et affole les opérateurs.
Il explique que là où on a baissé les normes, «malgré ce que disent les opérateurs», le réseau fonctionne toujours «de manière raisonnable». C'est le cas à Valence, en Catalogne, ou à Venise.
Le pouvoir des maires
Le maire de St-Pierre, Alain Iriart avait pris un arrêté en 2002 limitant les installations, mais celui-ci a été attaqué au Tribunal Administratif par Orange, qui a gagné en 2003.
Alors que les maires se retranchent souvent derrière les contrats signés avec les opérateurs pour ne rien faire, le Dr Le Ruz, exemples à l'appui, cite des cas où la volonté municipale a permis de déplacer les antennes, en obtenant un consensus. Un consensus qui fait défaut à St-Pierre, ce que regrette le Dr Le Ruz : «il faut d'abord protéger les gamins». Et de demander à ce que les opérateurs fournissent la liste des exclusions de leur contrat d'assurance, ceux-ci excluant les effets des ondes électromagnétiques, ce qui rend caduques les contrats signés avec les mairies, alors qu'il leur est obligatoire d'avoir une clause de responsabilité civile.
«Si on fait n'importe quoi, n'importe comment, on va vers de graves problèmes sanitaires» conclut l'expert. |
| Citation: | Le JPB Pays Basque
Le collectif Alerte à la Butte-aux Cailles interpelle Espilondo 06/02/2009
Antennes-relais - Le collectif “Alerte à la Butte aux Cailles”, qui s’était mobilisé contre l’installation d’antennes sur la tour du Centre de secours, vient d’adresser une lettre ouverte au maire d’Anglet, Jean Espilondo. Le collectif, qui avait obtenu satisfaction, suite à l’annonce en novembre 2008 par la mairie d’une suspension des travaux d’installation, demande maintenant à être informé sur les suites données au dossier. |
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