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| | Campagne pour l'autonomie d'Iparralde | |
| | Auteur | Message |
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Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1724 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Dim 13 Sep 2009, 16:19 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque Batasuna demande un rendez-vous avec le Conseil des élus
12/09/2009
Béatrice MOLLE
Au nom de Batasuna, Xabi Larralde et Jean-Claude Aguerre se sont rendus au siège du Conseil des Elus, afin d'informer de la clôture d'une campagne sur l'autonomie. Campagne où dès la fin de l'année 2008, 120 000 brochures furent distribués dans les foyers du Pays Basque nord.
Les dirigeants de Batasuna ont remis à la réception plusieurs exemplaires destinés aux élus. Ils ont également déposé une demande de rendez-vous avec les élus.
«Le but de la démarche est de socialiser la proposition de statut d'autonomie. Il faut un outil qui permette un aménagement global, afin de maîtriser son avenir. En Europe, tous les Etats possèdent des statuts différents. Dans l'Etat français, le système jacobin date de 200 ans et démontre des difficultés d'adaptation au monde d'aujourd'hui» ont expliqué les responsables de Batasuna, avant de souligner «le sens démocratique de la proposition. Si un jour, un statut d'autonomie vient à voir le jour, ce seront les propres citoyens qui l'auront décidé.» La brochure distribuée comprend seize pages et explique d'une façon didactique, les différents enjeux et la problématique du Pays Basque nord. Intitulée «Demain le Pays Basque. Autonomie», elle comprend de nombreuses statistiques et rappelle des notions juridiques basiques.
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|  | | Apatxe Militant chevroné


Nombre de messages: 207 Age: 38 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 05/12/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Lun 14 Sep 2009, 07:20 | |
| Si seulement les élus d'Iparralde pouvaient s'interesser à ce projet, ils se rendraient compte que nos arguments sont fondés et que cette vision est viable... Si seulement ! Il serait interessant de mettre à la disposition des militants qui le veulent ce document.
Dernière édition par Apatxe le Jeu 17 Sep 2009, 12:03, édité 1 fois |
|  | | tugdu Résistant

Nombre de messages: 466 Localisation: bzh Date d'inscription: 27/02/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Lun 14 Sep 2009, 12:45 | |
| Pas facile d'intéresser des Français (d'esprit) à penser Basque. |
|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1724 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Mer 16 Sep 2009, 18:22 | |
| Ils ont peur que les basques ne veuillent d'un cadre autonomique au service du développement capitaliste donc pour leur profit. Au moins avec le département ils ne craignent rien... | Citation: | Le JPB Pays Basque Vers une socialisation de l'autonomie
16/09/2009
A l'heure des changements institutionnels sur le territoire français, le collectif Autonomie interpelle les élus et citoyens du Pays Basque. Il appelle ainsi à participer à une assemblée le samedi 17octobre à 9 h30 à la salle Larrazkena à Cambo-les-Bains.
L'autonomie n'est pas «une revendication marginale», selon Gabi Mouesca, membre du collectif. «Nous sommes là pour mettre en place un outil qui soit à la hauteur des besoins du Pays Basque. Elle est le plus à même à répondre aux enjeux du Pays Basque». Un second rendez-vous est d'ores et déjà fixé pour un meeting public le 14 novembre prochain.
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|  | | Apatxe Militant chevroné


Nombre de messages: 207 Age: 38 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 05/12/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Jeu 17 Sep 2009, 07:06 | |
| Connaissant un peu les personnes qui portent ce projet, mon soutien est total, seulement comme le disait Ekintza, imaginez que tous ces cons qui s'engraissent sur notre dos, folklorisent nos coutumes et nos traditions, bétonnent notre littoral, font flamber le prix de l'immobilier et nous amènent par wagon entier tous ces imbéciles qui se foutent éperdument de nous de notre peuple mais qui viennent sur nos terres comme on va au Zoo, imaginez, vous disais je que tout cela s'arrête, que la poule aux œufs d'or cesse de pondre, imaginez que la poignée de peignes culs que nous sommes, nous les paysans qui ne comprenons rien aux enjeux économiques mondiaux ( ...), imaginez que nous les foutions dehors, que nous réinventions notre société et notre économie basée sur le respect et l'intelligence. Je vais continuer à espérer et à me battre pour cette indépendance à la quelle je crois, le premier pas sera celui qui nous mènera à l'autonomie... Gabi et tous les membres du collectif doivent être soutenus, ainsi que tous les militants corses, bretons, catalans et tous les autres que j’oublie et à qui je demande de m’excuser, car ce constat honteux est celui que vous avez du faire en regardant votre terre, votre peuple et ce que les profiteurs veulent en faire ! |
|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1724 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Dim 27 Sep 2009, 15:18 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque Le Collectif Autonomie organise une réunion sur le statut de la Martinique
26/09/2009
Béatrice MOLLE
La réunion publique aura lieu le vendredi 2 octobre à 20 h 30 au trinquet Moderne de Bayonne avec le porte-parole du Conseil National des Comités Populaires (CNCP), Robert Saé. Thème choisi : «Le processus pour le référendum sur le statut de la Martinique.» Signataire du Rassemblement Martiniquais pour le changement du 29 juillet 2009, le CNCP gère la région Martinique en alliance avec le Mouvement Indépendantiste Martiniquais. Jean-Claude Aguerre du Collectif Autonomie qui organise cette réunion souligne «que l'autonomie est l'outil le plus adapté, au vu de la situation politique, culturelle, économique et sociale du Pays Basque nord. Un cadre autonomique est nécessaire avec ses compétences et le droit de décider.» Le Collectif Autonomie est un collectif de personnes qui rassemble les diverses sensibilités du mouvement abertzale. Le but du Collectif Autonomie est dans un premier temps, de socialiser cette revendication, en pesant notamment sur le futur débat, dans le cadre de la réforme territoriale en cours. «Le conseil de développement a produit des diagnostics, certes dignes d'intérêt, mais pour aller où ? Y a-t-il un pilote dans l'avion ? s'interroge Jean-Claude Aguerre.
Les prochaines semaines seront l'occasion de faire connaître le bien-fondé de la revendication d'autonomie.
Après la réunion publique de vendredi prochain, une assemblée ouverte à toutes et à tous aura lieu le 17 octobre à 9 h 30 à Cambo à la salle Larrazkenea.
Prélude à un meeting qui aura lieu le 14 novembre à Ascain à 18h. |
| Citation: | Le JPB Pays Basque
Batasuna tient à "marquer" l'an un de l'opération policière à son encontre

26/09/2009
Julen GAZTELU
Hier matin Batasuna a tenu une conférence de presse devant la sous-préfecture de Bayonne pour dénoncer l'opération policière à son encontre il y a un an.
Le 24 septembre 2008 les forces de l'ordre faisaient irruption aux domiciles de militants de cette organisation, interpellaient 14 personnes et procédaient à des dizaines de perquisitions dont celle du local du parti.
Xabi Larralde, porte-parole du mouvement, a rappelé que deux mois avant cette opération deux rapports incriminant l'Etat français avaient été rendus publics l'un émanant de Human Rights Watch qui dénonçait la politique antiterroriste de l'Etat français comme attentatoire aux libertés, l'autre du Comité des Droits de l'Homme de l'ONU qui accusait l'Hexagone de ne pas respecter les droits de ses minorités nationales.
Pour Batasuna «l'Etat français collabore à une stratégie répressive globale dont font aussi partie les rafles contre les jeunes abertzale et la disparition de Jon Anza». L'organisation rappelle en outre que plusieurs personnes ont leurs comptes gelés depuis plus d'un an «sans aucune nouvelle de la part de la justice».
«Tout cela ne nous fera pas taire et nous continuerons notre lutte pour la reconnaissance de nos droits» a-t-il conclu. |
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|  | | Apatxe Militant chevroné


Nombre de messages: 207 Age: 38 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 05/12/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Lun 28 Sep 2009, 13:05 | |
| Merci de te faire l'écho de tout cela Ekintza. |
|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1724 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Ven 20 Nov 2009, 19:54 | |
| | Citation: | Le JPB Pays Basque Le meeting réunit Corses, Bretons et Martiniquais
13/11/2009
L'autonomie sera l'objet du meeting de demain, à 18 heures, à Ascain. Un rassemblement orchestré par Maite Goyhenetche et Gabi Mouesca du Collectif pour l'autonomie. La liste des invités a finalement été fixée et seront présents le secrétaire du Parti Nationaliste Corse, Jean-Christophe Angelini, Henri Gourmelen pour l'UDB bretonne, et Garcin Malza, conseiller général de Martinique et maire de Sainte-Anne. Ce meeting intervient alors qu'un référendum sur l'autonomie est prévu en Martinique et en Guyane. |
| Citation: | Le JPB Pays Basque L'autonomie a réuni un demi millier de personnes à Ascain
17/11/2009
Julen GAZTELU
Pour son premier grand meeting, le collectif autonomia a réussi son pari en réunissant environ 500 personnes au mur à gauche d'Ascain, samedi dernier.
Le collectif autonomia, composé de gens de diverses tendances, a réussi, fait inédit, à rassembler une assemblée plurielle tant au niveau des intervenants que du public.
Côté intervenants, outre les locaux étaient présents des représentants Bretons et Martiniquais. Pour Henri Gourmelen de l'Union Démocratique Bretonne (UDB) il peut y avoir des avancées même dans le cadre d'un Etat aussi centraliste que l'est l'Etat français. Il a expliqué qu'au niveau de la région Bretagne ont été obtenues des avancées pas prévues par la loi notamment dans le domaine linguistique et foncier mais a noté l'insuffisance du statut régional et de ses compétences.
Marcelin Nadeau, maire de Le Précheur en Martinique et membre du Modemas (MOuvement des Démocrates et Ecologistes pour une MArtinique Souveraine) a comparé l'autonomie à un écosystème qui agit en interdépendance avec d'autres écosystèmes. Il a fini sous un tonnerre d'applaudissements en affirmant la nécessaire solidarité entre les nations sans états et en proclamant que «la lutte du peuple basque est celle du peuple martiniquais».
Après qu'il eut été rappelé que la revendication d'autonomie fut portée pour la première fois en 1945 par le député J. Etcheverry Ainchart avant d'être remise au goût du jour il y a quinze ans avec la démarche Eraikitzen, les intervenants M. Goyenetche et G. Mouesca ont appelé les abertzale à se mettre en mouvement pour récupérer leurs droits. |
Pourquoi des intervenants aussi douteux....
Je pense que l'autonomie rêvée en tant qu'outil de libération en Rance est hallucinatoire.... Une institution, une reconnaissance minimale, sinon ça s'appelle l'indépendance...
Un autre point de vue sur "l'autonomie" de la martinique :
| Citation: | Pati Kominis pour Lendépandans ek Sosyalizm : contre "l'autonomie", pour la libération nationale !
NI 73, NI 74 !
POUR L'INDEPENDANCE !
La France en tant que puissance coloniale a prévu dans sa Constitution maintes formules d'exercice de son pouvoir de domination coloniale, d'oppression nationale.
Elle a transformé sa force obtenue par la violence en droit, et dans sa loi fondamentale en conformité avec sa logique coloniale raciste et méprisante, il est précisé que dans ce qui est considéré comme la France, il n'y a qu'un « peuple » et que les « populations d'outre mer » peuvent choisir, dans l'éventail qui est défini, la forme de soumission qu'elles préfèrent.
Les choses sont bien déterminées et caractérisées quant à la qualité de chacun.
D'un côté, il y a le seigneur et de l'autre les sujets.
Voilà brièvement le cadre dans lequel ceux qui s'agitent fébrilement sur les articles de la Constitution française veulent enfermer notre peuple, lui qui en dépit de toute reconnaissance par le maître, au cours de son histoire a affirmé son existence, acquis ses caractéristiques et manifesté sa résistance à la servilité et à l'aliénation.
Rester dans ce cadre c'est adhérer à la pratique sournoise, perverse du colonialisme qui cherche toujours à faire valider, sous une forme ou l'autre, sa domination par les dominés.
Le gouvernement colonial a informé de sa décision d'opérer des retouches à son système et d'organiser des élections selon son bon vouloir en fonction de ses intérêts ; une fois encore il méprise le droit de notre peuple à l'autodétermination.
Par des mesures calibrées et des réformes calculées le pouvoir colonial ponctue sa mainmise plus ou moins totale sur le territoire et les habitants.
Au lieu de naviguer entre les 73 – ou +, les 74 – ou +, et autres articles indéfinis pour y noyer notre peuple, ces constitutionnalistes devraient plutôt mesurer quels moyens pouvons nous mettre en œuvre, quelles forces pouvons nous mobiliser pour assumer nos responsabilités de peuple majeur dans une Martinique débarrassée de toute forme de colonialisme.
Ce que semble t-il certains n'ont pas compris c'est qu'il ne s'agit pas pour notre peuple d'être ou de devenir français, européen ; il s'agit de faire peuple, peuple rebelle, pour conquérir l'indépendance nationale.
En vérité, au lieu de consacrer notre dignité dans un combat populaire pour la souveraineté, les partisans « de l'évolution institutionnelle » présentent un simulacre de multiple unité ; à court d'arguments ils s'en remettent à celui qui est un ardent défenseur des « bienfaits du colonialisme ». Ils ne cessent de diffuser et répéter ses propos dénonçant le statu quo, leur référence est le maître qui dit pouvoir nous donner que ce qu'il veut, leur référent est le président de la puissance coloniale, Nicolas SARKOZY cité tant et plus ; et « qui nous entend, répond à notre demande, nous satisfait…. » !
Ceux là mêmes qui tous les jours parlent de responsabilité, répètent inlassablement que nous ne pouvons pas obtenir plus, qu'il n'est pas possible d'aller plus loin, qu'il ne faut pas prendre de risques. Quelle conception de la dignité et de la responsabilité !
Ils semblent être l'illustration pure de ce que disait Rousseau « les peuples une fois habitués à des maîtres ne sont plus en état de s'en passer »
Dans leur épopée, ils sont tantôt victorieux, tantôt victimes, tantôt ce peuple serait ingrat, ou ne serait pas prêt, tantôt ils caressent dans le sens du poil le peuple, qui n'en a cure tant la vérité est ailleurs.
Heureusement que nos ancêtres esclaves, dont ils brandissent souvent haut et fort la mémoire, n'avaient pas eu cette démarche de savoir avec quel article du code noir ils voulaient continuer à subir l'esclavage ou quels risques comportait la liberté !
Honneur et respect pour les combattants qui jalonnent l'histoire des luttes de notre peuple pour la liberté, la dignité, la justice sociale, la responsabilité !
Notre peuple a déjà suffisamment souffert de trahisons pour ne pas en rajouter une de plus, une de trop.
Mesdames, Messieurs «autonomistes» du 74, arrêtez de vanter le degré d'autonomie de la Constitution française qui n'est autre que la forme de dépendance coloniale.
Le totalitarisme colonial est présenté comme une démocratie, puisque ceux qui subissent peuvent donner leur accord, autrement dit c'est un règne de « pouvoir fortement maîtrisé » qui sert à tromper l'opinion en faisant croire que telle est la volonté de la population quand en réalité il ne respecte nullement les droits fondamentaux du peuple Martiniquais.
72 - 73 – 74- 77 … MENM MÈT, MENM PWOFITASYON !
Quelle que soit la forme, quel que soit le numéro, que prendra l'administration coloniale dans notre pays, DOM 972 ou COM 74, ce sera toujours le maintien du même système, autrement dit les mêmes profiteurs et les mêmes victimes.
Cette nouvelle illusion n'est qu'un artifice destiné à prolonger pour plusieurs décennies la domination française dans notre pays.
On est en droit de s'interroger sur le sens de la solidarité proclamée par certains d'entre eux avec les peuples de Polynésie et de Kanaky qui sous les régimes d'articles 74 et + luttent contre le colonialisme français pour leur souveraineté.
Seule la suppression de ce système colonial pourra permettre de changer réellement les choses dans le sens de la volonté du peuple, pour une politique en faveur de ses intérêts.
Les luttes sociales que les travailleurs ont menées, en particulier en Février 2009, ont montré combien il est important que toute politique mise en œuvre doit répondre aux besoins, aux attentes des masses populaires, doit être élaborée avec leur participation consciente, dans une optique de changement réel, pour mettre fin à toutes les pwofitasyon du système capitaliste colonial en vigueur au profit des békés et des gros bourgeois exploiteurs.
De même que sur le plan social il est clair que c'est la lutte des travailleurs qui a permis, qui permet des avancées significatives et non la collaboration de classes, de même face au colonisateur dans la lutte de libération nationale, il faut faire preuve de courage pour résister aux sirènes et à la répression, pour agir en conformité avec les intérêts de notre peuple.
Ce dont la Martinique et les Martiniquais ont besoin ce n'est pas d'une autonomie administrative mais d'une indépendance politique, non pas de compétences partielles dictées par le colonisateur, mais de pleine responsabilité dans la gestion de ses affaires.
C'est pourquoi nous nous devons d'affirmer notre identité, notre volonté de décider nous-mêmes de nos affaires et d'exiger que la France reconnaisse nos droits, agisse en conformité avec le droit international, en permettant le libre exercice de notre droit à l'autodétermination et à l'indépendance.
Nous considérons qu'il n'appartient pas au peuple Martiniquais de décider de l'administration de la France et des Français, tout autant nous estimons que ce ne sont pas les français qui doivent décider de notre vie, de notre devenir.
Le PKLS appelle les travailleurs, les jeunes, les chômeurs, les masses populaires à refuser d'arroser les racines du colonialisme sur notre terre et à s'engager résolument dans le combat pour le déchouker.
Pour atteindre cet objectif, les patriotes, les indépendantistes, les révolutionnaires, se doivent de remplir leur devoir, de poursuivre avec ténacité, courage et abnégation la lutte de libération nationale de notre patrie et d'émancipation sociale de notre peuple.
La Martinique Martiniquaise sera et ne sera que l'œuvre des Martiniquaises et des Martiniquais.
Ce sont les Martiniquaises et les Martiniquais qui, en pleine souveraineté, doivent élaborer la Constitution Martiniquaise , ériger un État Martiniquais qui aura à mettre en œuvre la politique décidée par eux.
KI YO LÉ, KI YO PA LÉ, NOU KÉ PRAN YO !
WOULO BA LENDÉPANDANS !
Martinique le 20 octobre 2009
Pour le PKLS
Jean-Pierre ETILE |
| Citation: | Le JPB Pays Basque Les droits des minorités : inexistants en France
19/11/2009
Goizeder TABERNA
La conduite de l'état français à l'encontre de ses minorités a de nouveau fait l'objet de plaintes. Le 12 et 13 novembre, l'observatoire des droits linguistiques Behatokia a participé au 2e Forum sur les questions relatives aux minorités à Genève. L'occasion pour elle d'attirer l'attention de la Commission des droits de l'Homme des Nations unis sur les manquements de la République française.
Le représentant de Behatokia, Paul Bilbao, a regretté que cette dernière ne suive pas les recommandations formulées en 2008 par l'experte indépendante Gay Mc Dougall «sur les questions relatives aux minorités». «L'origine des recommandations importe peu au gouvernement jacobin français», a fait remarquer le directeur de Behatokia devant les représentants des ONG et des différents gouvernements.
«Alors que la France lance une réflexion sur l'identité nationale, elle veut assimiler les régions dans de nouvelles régions, impulsant une identité unique, une culture unique et une langue unique», a-t-il poursuivi. Paul Bilbao a donc adressé une demande précise : «Si ce forum aborde le sujet des minorités, le premier pas devrait être de rendre obligatoire la reconnaissance des communautés locales minorisées». Et d'ajouter : «Il est intolérable que les représentants du gouvernement français puissent participer à ce forum».
Effectivement, la rapporteure Mme Mc Dougall avait déjà alerté la Commission des droits de l'Homme de l'ONU sur les lacunes de l'Etat français. Ce rapport, publié le 3 mars 2008, met, entre autres, l'accent sur le manque de respect des droits linguistiques et culturels des Bretons, des Basques, des Catalans et des Occitans. Gay Mc Dougall avait constaté que «les gouvernements ont pour politique de promouvoir le français au détriment des langues régionales». |
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|  | | Ekintza Membre historique

Nombre de messages: 1724 Localisation: Euskal Herria Date d'inscription: 16/05/2008
 | Sujet: Re: Campagne pour l'autonomie d'Iparralde Dim 22 Nov 2009, 15:47 | |
| | Citation: | Le mouvement abertzale se débat publiquement
Ce sont tout de même 70 personnes qui avaient fait le déplacement vendredi 13 novembre pour suivre le débat organisé par Gatuzain à l'amphi de l'IUT GEA au Château Neuf à Bayonne. Pas ou peu de figures des deux grandes tendances de l'abertzalisme de gauche en Iparralde, quelques jeunes... une envie de débattre ou d'en savoir plus pour un auditoire varié mais majoritairement euskaldun. A la tribune, outre Eneko Bidegain dans un rôle de présentateur, 3 auteurs publiés par la maison d'édition organisatrice : Gabi Mouesca, Gorka Torre et Bixente Vrignon.
Gorka Torre a développé de façon claire une position originale. Il a évoqué l'exemple des ikastola dont il fait un bilan très positif, rendant un hommage personnel appuyé à leurs pionniers et attribuant l'essentiel de leurs limites à l'influence du Ministère français de l'Education Nationale. Partant de l'exemple des ikastola, il a professé la nécessité de construire plutôt que de revendiquer, la seule revendication devant être « que l'on nous foute la paix ». Ceci ressemblait fort à un abandon du terrain proprement politique, mais Gorka Torre semble compter sur l'exemplarité de l'action (et du mode de vie ?) des abertzale pour que le reste de la population les rejoigne progressivement. Pour lui, il ne faut pas chercher à présenter des revendications acceptables par la majorité, il faut construire sans renoncer aux idéaux, et expliquer inlassablement. Par ailleurs, il a souligné l'importance d'une réflexion intellectuelle notamment psychologique et anthropologique, se référant aux efforts du groupe Kritika auquel il participe.
Très attendues, les interventions de Gabi Mouesca ont pu surprendre par leur virulence. L'ancien prisonnier historique a volontiers expliqué qu'il avait retrouvé sa liberté de parole en abandonnant certaines responsabilités et que ceci expliquait son changement de ton, et que du coup on lui reprochait parfois de s'énerver.
Autonomia autonomia Cette pugnacité a été mise toute entière au service de la revendication de l'autonomie. On a entendu que l'autonomie était un moyen de faire en sorte que le Zazpiak Bat ne reste pas toujours un rêve, ce qui rappelle le slogan « Lehen urratsa askatasunaren bidean ». Un peu plus tard, elle semblait être devenue un but en soi : à des participants qui trouvaient que l'autonomie telle qu'il la décrivait ressemblait à ce que l'on appelait « indépendance » voici 25 ans , il répondait qu'une pleine autonomie équivalait à une indépendance. Et Gabi Mouesca a également prêté des vertus étonnantes au terme d'autonomie, comprenant l'autonomie personnelle, répondant ainsi à des interrogations non seulement institutionnelles mais aussi sociétales (il a évoqué le sort des handicapés) voire existentielles... L'autonomie à la fois étape tactique, objectif stratégique et moyen de développement personnel : on comprend que les défenseurs d'un tel concept aient des difficultés à supporter le scepticisme de leurs contradicteurs...
Le propos a été franchement polémique quand il s'est agit de qualifier les autres revendications institutionnelles de ces dernières années. Gabriel Mouesca s'en est pris aux tenants du possibilisme, derrière lesquels certains ont cru reconnaître les tenants de la revendication départementaliste : « On n'a pas besoin de petits bras et de gagne-petit ». De façon un peu confuse, la situation d'un fils de prisonnier a été appelée à la rescousse pour s'en prendre au possibilisme (confuse car les habitués de ce type de polémiques savent que la situation des prisonniers peut être alternativement invoquée au service de la radicalité ou de la modération...). Son propos sur les « petits bras » ayant choqué notamment une participante, il fera d'ailleurs marche arrière, assurant qu'il avait voulu parler de « revendication de petits bras », et qu'il aurait du respect « jusqu'à la mort » pour tous ceux qui ont « travaillé pour le pays basque ».
A côté de ces personnages originaux et parfois exaltés, les interventions de Bixente Vrignon ont paru particulièrement neutres et posées. L'auteur du livre « Les années oubliées » est apparu modérément optimiste sur la situation du mouvement abertzale, soulignant la prise de conscience identitaire et les nombreux acquis du mouvement culturel depuis 30 ans. En même temps, il a souligné comme l'air du temps avait changé, comme différentes peurs (du chômage, de l'avenir en général) semblaient brider les espérances et les utopies aujourd'hui par rapport aux périodes d'effervescence des années 1970.
Repoussoir lituanien ? Lors des questions l'accord se faisait pourtant, de manière presque étonnante, sur la radicalité de la revendication abertzale. A une participante qui feignait de s'étonner du peu de référence à la notion de révolution, Gabi Mouesca et Gorka Torre ont répondu sans ambigüité. Pour Gabi Mouesca, si le Pays Basque de demain devait suivre le modèle social des états voisins, alors « chaque heure de prison passée, chaque goutte de sang versée » était de trop. Autant dire que lorsque le combat pour l'autonomie sera gagné, l'essentiel restera à faire... Même son de cloche chez Gorka Torre, qui prenait même l'exemple de la Lituanie pour montrer l'inanité d'une indépendance politique qui laisserait subsister un modèle capitaliste productiviste. On pourra faire l'hypothèse d'un certain isolement de nos deux compères dans ce domaine... Le modèle lituanien, ça voudrait dire un pays basque indépendant dans le cadre européen et reconnu sur la scène mondiale, avec l'euskara comme langue officielle... on peut penser que beaucoup d'abertzale (même de gauche) ne cracheraient pas sur une telle avancée (il est même possible que beaucoup s'en contentent !). Il est vrai aussi que même s'il avait déclaré un peu plus tôt que des différences profondes existaient entre les abertzale de droite et les abertzale de gauche, Gaby Mouesca a finalement considéré qu'il était révolutionnaire de « défendre l'existence du peuple basque », et que le combat abertzale était « révolutionnaire par essence »(?).
Une participante demandait depuis la salle que l'on clarifie le vocabulaire, et c'est peut être là que pouvaient résider les insatisfactions à la fin de la soirée. Parle-t-on de la même chose quand on parle d'autonomie ? Evidemment non, voir plus haut. Et quand on parle de Pays Basque ? Non plus, surtout que l'on a évoqué le droit pour chacun de rêver le sien... Et l'autonomie, c'est pour Iparralde seulement ? Apparemment oui, et les relations nord-sud ont été assez absentes de la soirée. On la fait avec qui, demandait une participante ? Des insatisfactions donc mais en même temps une occasion assez rare de débat public dans le mouvement abertzale qui a eu l'intérêt de ne pas reprendre les oppositions convenues genre « AB versus Batasuna ». On attendra donc la prochaine édition avec intérêt |
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