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 Enquête sur les victimes du franquisme : Garzon jugé

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Ekintza
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Localisation: Euskal Herria
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MessageSujet: Enquête sur les victimes du franquisme : Garzon jugé   Mer 14 Avr 2010, 18:41

Citation:
le JPB
Sujet à la une
Le juge Garzon de l'Audience nationale sur le banc des accusés pour prévarication



08/04/2010

Béatrice MOLLE

Le juge de l’Audience nationale Baltasar Garzon sera jugé par le Tribunal Suprême espagnol pour son instruction sur les cas de disparus durant l’époque du franquisme (1936-1975). Le magistrat du Tribunal Suprême, Luciano Varela, l’accuse d’un délit de “prévarication”, c’est-à-dire “d’un grave manquement aux devoirs de sa charge.” Varela estime qu’il a “ignoré consciemment” la loi d’amnistie, qui l’empêchait de se décla

Cette loi d'amnistie générale fut votée en 1977 par le Parlement espagnol, deux ans après la mort du dictateur Franco et fait que l'enquête dujuge Garzon sur les disparus du franquisme n'a pu aboutir. Le juge dut même renoncer à la poursuivre fin 2008, face à l'opposition du parquet. Le juge Varela a refusé début février de classer sans suite les plaintes contre Garzon, portées par plusieurs associations d'extrême droite. Garzon souhaitait que soient consultés des juristes internationaux sur le bien-fondé de son enquête pouvant rentrer dans la catégorie des crimes contre l'humanité, selon lui. Mais lejuge Varela rejeta ces demandes de Garzon. Les plaignants, en l'occurrence les associations d'extrême-droite, ont un délai de dix jours pour présenter le dossier d'accusation. Le procès de Garzon devrait avoir lieu devant une formation collégiale du Tribunal suprême. Son avocat a indiqué hier qu'il ferait appel, en soulignant que le Tribunal suprême a toujours rejeté ce type d'appel.

Réactions en cascade

La décision du juge Varela devrait entraîner à court terme la suspension du juge Garzon de ses fonctions de juge de l'Audience nationale. Car en la matière, la législation espagnole stipule la suspension de fonctions des juges faisant l'objet d'un renvoi devant un tribunal pour des délits liés à leurs fonctions. Les associations de victimes du franquisme ainsi qu'Amnesty International ont protesté contre cette décision de juger lejuge Garzon. Auparavant, 200 organisations de défense des droits de l'Homme, des juristes internationaux et le Comité des droits de l'Homme de l'ONU avaient demandé en 2008 à l'Espagne d'abroger sa loi d'amnistie post-franquiste et de «garantir le caractère imprescriptible des crimes de lèse-humanité.»

[b]La traque des indépendantiste[s/b]

Par ailleurs, le juge Garzon fait aussi l'objet de deux autres plaintes : l'une visant des honoraires qu'il aurait perçus lors d'une année sabbatique où il donna des conférences aux Etats -Unis. L'autre, pour sa présumée impartialité dans une enquête touchant des cas de corruption, où sont impliqués des membres du PP. Lejuge Garzon fut rendu célèbre mondialement pour avoir traqué l'ex-dictateur chilien Augusto Pinochet, ainsi que pour avoir enquêté sur le GAL dans les années 80. En 2002, au Pays Basque Sud, c'est une autre histoire : son nom fut associé à la traque contre Batasuna. C'est lui qui en 2002, fit suspendre toutes les activités légales de Batasuna dans le cadre du dossier 35/02 : les locaux, herri taberna (bars) et même associations culturelles furent de facto, fermés et cela sans jugement ou ménagement. Et à l'heure du laitier, bon nombre de personnes, pour le simple fait d'appartenir à Batasuna, furent arrêtées. Tout comme la direction de ce mouvement.

Garzon termina l'instruction de ce dossier le 2 avril 2008, en mettant en examen 41 personnes, dont le dirigeant de la gauche abertzale Jon Idigoras, décédé en juin 2005. Fait troublant ou hasard du calendrier, c'est hier que le parquet de l'Audience nationale espagnole (voir encadré) a rendu ses réquisitions, d'un dossier que d'aucuns jugent inique.



Batasuna : 8 à 12 années requises

La nouvelle est tombée hier. Le parquet de l'Audience nationale espagnole a requis entre huit et douze années de prison contre les militants indépendantistes qui seront jugés dans le cadre du dossier 35/2 contre Batasuna.

Le parquet accuse les militants de la gauche abertzale «d'appartenance et de collaboration avec ETA.» Dans le réquisitoire qui a été dévoilé par deux agences de presse espagnoles, le parquet réclame douze ans de prison pour Arnaldo Otegi, Rufi Etxeberria et Joseba Permach. Sous l'accusation «d'appartenance à une organisation terroriste, en qualité de dirigeants.» Le ministère public requiert également dix années de prison pour vingt militants de la gauche abertzale et huit années de prison pour «collaboration avec ETA», pour dix-sept autres militants, selon ces agences de presse.

Par ailleurs, le parquet demanderait la dissolution d'Herri Batasuna, Euskal Herritarrok et Batasuna déjà illégalisées par la justice espagnole. Baltazar Garzon a terminé l'instruction de ce dossier le 2 avril 2008. Un dossier qu'il avait ouvert en 2002 contre Batasuna.
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Ekintza
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MessageSujet: Re: Enquête sur les victimes du franquisme : Garzon jugé   Mer 28 Avr 2010, 20:38

Citation:
Le JPB
Pays Basque

A Pau, des manifestants montrent leur opposition au soutien du juge Garzon

28/04/2010

C.L.



Une quarantaine de personnes ont manifesté samedi 24 avril devant le consulat de Pau dans le cadre d'une campagne de soutien au juge Garzon, attaqué par l'extrême droite au sujet des crimes amnistiés du Franquisme.

Face à ces manifestants, des militants de l'Organisation de la gauche révolutionnaire d'Occitanie : Libertat ! et des Jeunesses Communistes Marxistes Léninistes (JCML) ont tenu à protester à l'aide d'une banderole sur laquelle était inscrite : «Garzon c'est aussi : Sa croisade contre la gauche basque, la fermeture de quotidiens de presse (Egin), radio (Egin irratia), locaux politiques, bars, etc. Interdiction d'organisations politiques, militants arrêtés et torturés. Tout ceci avec l'aide des fascistes espagnols Garzon est un triste personnage !!!».

Les militants ont par ailleurs expliqué : «Ce n'est pas pour autant que nous ne nous associons pas aux victimes et familles qui ont souffert du Franquisme. Le Franquisme `sous d'autres couleurs démocratiques' est toujours présent. La gauche basque et des secteurs combatifs dans l'Etat Espagnol, le subissent tous les jours dans leur chair. Pour mémoire, il fallait le rappeler !»


Bravo !!
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Enquête sur les victimes du franquisme : Garzon jugé

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