guixi Militant chevroné

Nombre de messages: 246 Date d'inscription: 04/07/2006
 | Sujet: Le PKK "déposerait les armes" si la Turquie adoptait le Dim 12 Sep 2010, 13:35 | |
| | Citation: | Le PKK "déposerait les armes" si la Turquie adoptait le modèle espagnol (leader)
Dimanche 12 septembre 2010 à 13h54
MADRID, 12 sept 2010 (AFP) — Le leader des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Murat Karayilan a assuré, dans un entretien paru dimanche, que le PKK "déposerait les armes" si la Turquie adoptait un modèle de régions autonomes comparable à celui de l'Espagne.
Le modèle espagnol en matière d'autonomie régionale "est celui que nous cherchons", assure-t-il dans une interview au quotidien espagnol El Mundo, indiquant avoir "étudié" la Constitution espagnole qui assure des degrés d'autonomie variables à ses différentes régions.
Pour ce responsable, le modèle à suivre est celui d'un "pays où les gouvernements locaux vivent harmonieusement avec le pouvoir central, où ils disposent de leurs propres forces de police et de leurs parlements".
"Si nous obtenions l'autonomie de la Catalogne (la région espagnole la plus autonome, NDLR), nous déposerions les armes et les remettrions aux Nations unies", assure le leader du PKK, rencontré par un journaliste d'El Mundo dans les montagnes de Qandil (Kurdistan irakien), à la frontière avec l'Iran.
La trêve du PKK dans ses opérations contre les forces armées turques, valable jusqu'au 20 septembre, a été décidée "en raison du référendum" sur la révision de la Constitution qui se déroule dimanche en Turquie, explique Murat Karayilan.
Mais "si les attaques et détentions de Kurdes continuent, nous devrons changer de stratégie" et "nous mettrons fin au cessez-le-feu", ajoute le responsable, pour qui le conflit entrerait alors "dans une nouvelle phase", avec une "campagne de désobéissance civile de la population kurde".
La trêve lancée le 13 août, fait suite à une période d'intensification des combats depuis que le chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui purge une peine de prison à vie, a annoncé en mai avoir abandonné tout effort de dialogue avec le gouvernement.
Le PKK, qui est considéré comme une organisation terroriste par Ankara et de nombreux pays, lutte pour l'autonomie du sud-est de l'Anatolie. Le conflit, qui dure depuis 1984, a fait au moins 45.000 morts, selon l'armée.
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guixi Militant chevroné

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 | Sujet: Re: Le PKK "déposerait les armes" si la Turquie adoptait le Jeu 23 Sep 2010, 16:46 | |
| | Citation: | ANKARA, 23 sept 2010 (AFP) — Le gouvernement turc a affiché jeudi l'espoir d'un règlement du conflit kurde par le dialogue à l'occasion d'une rencontre exceptionnelle avec des politiciens considérés proches des rebelles kurdes.
"Nous estimons qu'aucun de nos problèmes n'est insoluble et qu'il y a de la place pour les résoudre sans effusion de sang (...) dès lors que nous considérons la démocratie et le droit comme des outils importants", a déclaré le vice-Premier ministre Cemil Cicek après la réunion.
"Nous sommes en faveur d'une continuation du dialogue. Nous espérons qu'une nouvelle page va s'ouvrir dans ce contexte", a-t-il déclaré à la presse après avoir rencontré avec le ministre de la Justice, Sadullah Ergin, les représentants du Parti pour la paix et la démocratie (BDP), prokurde.
Considéré comme une organisation terroriste par la Turquie et de nombreux pays, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en lutte depuis 1984 contre Ankara, revendique l'autonomie du sud-est anatolien, peuplé en majorité de Kurdes. Le conflit a fait quelque 45.000 morts, selon l'armée.
Rappelant que la Turquie venait d'adopter en septembre des amendements constitutionnels visant à renforcer la démocratie, M. Cicek a assuré qu'Ankara était déterminé à engager de nouvelles réformes car "beaucoup des problèmes actuels découlent de la Constitution".
Le président du BDP Selahattin Demirtas a souligné que ces changements devaient inclure la reconnaissance d'une autonomie et de plus vastes droits linguistiques pour les Kurdes.
"L'atmosphère est positive (...) La rencontre a créé des bases pour une intensification des efforts en vue d'une solution politique", a-t-il estimé.
Il a indiqué que "certains contacts étaient établis" avec le chef emprisonné du PKK Abdullah Öcalan, sans donner plus de détails.
Öcalan purge depuis 1999 une peine de prison à vie sur l'île d'Imrali (nord-ouest), mais conserve un contrôle sur son organisation, au travers de ses avocats, qui servent de relais à ses communiqués.
Le PKK a annoncé lundi avoir prolongé une trêve unilatérale décrétée le 13 août jusqu'à la semaine prochaine, durant laquelle de nouvelles directives seront données.
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