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 Deux membres présumés d'ETA torturés et incarcérés

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Ekintza
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Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Deux membres présumés d'ETA torturés et incarcérés   Dim 17 Oct 2010, 16:22

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Nouvelles arrestations en Pays Basque Sud



30/09/2010

G.C.

Trois personnes ont été arrêtées hier matin dans la province de Gipuzkoa soupçonnées par la police espagnole d'avoir voulu reconstituer «le complexe Donosti» d'ETA.

Le risque accru de fuite, comme la nécessité de localiser le dépôt d'explosifs d'ETA au vu du risque que cela suppose pour la sécurité des personnes a précipité l'opération contre-terroriste» a déclaré le ministre de l'Intérieur. Les personnes visées auraient pourtant été surveillées par la police depuis le mois de février. En tout cas, «la précipitation» de l'opération aura permis à celle-ci de voler un peu la vedette médiatique à la grève générale convoquée ce jour-là dans l'Etat espagnol...

Parmi les personnes arrêtées figurerait Xabier Atristain, un Donostiar de 40 ans, qui s'était rendu aux autorités françaises en mars dernier. Il avait fui après l'arrestation d'Ibai Beobide près de la localité de gipuzkoar de Villabona où ont d'ailleurs été arrêtées les deux autres personnes dans l'opération d'hier. À l'époque Xabier Atristain avait été incarcéré puis remis à la justice espagnole qui l'avait alors libéré sans charges.

L'opération d'hier aurait permis la découverte d'une voiture volée en 2001 et de matériel permettant la fabrication d'engins explosifs.

Tout est ETA

Le ministère de l'Intérieur espagnol et la plupart des médias, ne craignent pas d'annoncer qu'ainsi il y a eu 19 arrestations depuis la dernière déclaration d'ETA, amalgamant ainsi les arrestations d'hier avec celles visant les militants d'Ekin ou d'Askapena.

En ce qui concerne ces dernières, les réactions de protestation ont été nombreuses en Pays Basque que ce soit au niveau politique (Aralar, Alternatiba..), syndical (LAB, ELA) ou de mouvements sociaux comme Komite Internazionalistak qui est comme Askapena une organisation de solidarité internationaliste.

Les membres d'Askapena ont d'ailleurs tenu une conférence de presse hier entourés de représentants de toutes ces organisations. à l'issue de celle-ci les personnes qui ont pris la parole ont été contrôlées par la police.

Lors de cette conférence de presse ils ont appelé à se joindre à la manifestation de samedi à Bilbo en faveur des libertés démocratiques et des «droits de l'homme, civiques et politiques». Ils ont également appelé à se rendre massivement à leur fête annuelle Internazionalista Eguna à Gernika le 16 octobre.


Citation:
Le JPB
Pays Basque

Témoignages de “tortures” : “il me manque un bout de peau sur la tête”



08/10/2010
G.C.

Xabier Atristain et Juan Carlos Besance arrêtés la semaine dernière en Gipuzkoa dénoncent avoir été “sauvagement torturés” lors de la période de mise au secret (incomunicacion en castillan).

Les deux membres présumés d’ETA ont relaté s’être évanouis plusieurs fois suite au supplice de “la poche” qui consiste à recouvrir la tête du détenu avec un sac en plastique jusqu’à l’asphyxie. Ils disent aussi avoir été “aspergés avec un spray paralysant”, ou avoir été enveloppés dans une couverture, attachés, la tête couverte pour être ensuite, dans cette posture, soumis a “des coups constants”, notamment sur les testicules. “Trempés de sueur” suite à ce supplice affirment-ils, ils auraient été placés dans une pièce appelée “le frigo”. “Je n’y voyais rien mais il y faisait très froid” raconte Besance. Leurs récits diffusés par le Mouvement Pour l’Amnistie ressemblent à ceux faits par les détenus de l’opération “Ekin” il y a deux semaines.

Séquelles

En tout état de cause ils souffriraient de séquelles. Dans le cas d’Atristain il lui manquerait “un bout de peau sur la tête”, quant à Besance il se plaint de problèmes aux yeux et n’y “voit pas bien”. Il affirme avoir dû apprendre “par cœur la déclaration” qu’il a faite lors de la garde à vue mais qu’il a refusé de ratifier devant le juge.

L’avocat d’office s’insurge

L’avocat d’office (les détenus ne peuvent bénéficier de la présence de leur avocat en période d’ incomunicacion) d’Atristain a d’ailleurs refusé de signer la déclaration de son client au vu de l’état dans lequel il se trouvait.

Le Mouvement Pro Amnistie répond à ceux qui expliquent que ces témoignages sont le fruit d’une stratégie et se demande “comment quelqu’un peut faire des déclarations qui vont l’envoyer en prison pour de longues années ?”. Le mouvement va envoyer ces témoignages au gouvernement du Venezuela (les détenus ont affirmé s’être entraînés au Venezuela) et à des organisations internationales.

Un collaborateur du journal madrilène Publico se demandait déjà avant-hier sur son blog “quand doit-on croire les etarras ?”, ne comprenant pas pourquoi ceux-ci étaient censés “dire la vérité quand ils accusent le gouvernement vénezuelien” et “mentir quand ils disent avoir été torturés”.


Citation:
Le JPB
L'opinion - Tribune Libre

Le gouvernement espagnol préfère plutôt passer pour faible que pour tortionnaire

08/10/2010

GARA
07-10-10 / Par Ramon Sola (traduction U. Parot)

Après la polémique entre Madrid et Caracas, le gouvernement espagnol a commencé à perdre de sa superbe avant-hier, alors que l'ambassadeur de Venezuela mettait le doigt dans la plaie de la torture. Jusqu'alors, le ministre de l'Intérieur Rubalcaba donnait pour acquis que les détenus avaient suivi un entraînement militaire au Venezuela et précisait qu'il en savait plus («entre autres, avec des Chiliens»). Mais le diplomate a parlé et, tout à coup, Madrid a commencé à trouver davantage d'intérêt à en affaiblir l'écho plutôt qu'à l'amplifier.

La phrase de l'ambassadeur est une répétition de cette histoire du roi nu que tout le monde voit tel qu'il est mais que personne ne dénonce jusqu'à ce que survienne une voix indépendante -un enfant dans le conte, un ambassadeur aujourd'hui- qui remet les choses à leur juste place. Il n'était même pas nécessaire que soient diffusés, hier, les témoignages des tourments subis par les détenus pour que toute personne dotée d'un minimum d'objectivité et d'une petite dose de sens commun comprenne qu'il n'y a pas d'explication logique à ce qu'Atristain et Besance fassent état d'entraînements au Venezuela alors qu'ils sont qualifiés comme absolument secrets. Il s'avère aussi absurde qu'un grand quotidien madrilène improvise hier, dans son éditorial, une explication grotesque : «On ne peut exclure que Xabier Atristain et Juan Carlos Besance aient avoué dans l'espoir de gagner la magnanimité des juges».

Deux ans de prison pour rien

Tous ceux qui connaissent l'histoire de notre pays savent qu'un des attentats que viendrait de reconnaître Besance - celui de Leitza- a déjà été assumé à l'époque, de force, par une autre personne suite à son passage dans les mêmes cachots. En raison de ces «aveux» quatre jeunes passèrent deux années en prison alors qu'ils n'étaient pas coupables. Et l'on sait aussi que ce mois-ci quinze gardes civils vont être jugés, accusés d'avoir torturé Igor Portu et Mattin Sarasola. Comme le procureur le dit, un cas qui n'est même pas survenu dans des cachots impénétrables mais dans la montagne et en plein jour. Madrid préfère donc mettre une sourdine au cas vénézuelien : il vaut toujours mieux passer pour faible que pour tortionnaire.


Citation:
Le JPB
Pays Basque

Tensions persistantes entre Madrid et Caracas

13/10/2010

P.M.

Le Venezuela a demandé lundi à Interpol d’émettre une “alerte rouge” contre le général Nestor Gonzalez -actuellement entendu comme témoin par la justice espagnole- dans le cadre de sa participation présumée au putsch d’avril 2002, qui avait renversé durant 48 heures le président Hugo Chavez.

Le général à la retraite doit témoigner bientôt dans l'affaire de la présence supposée de militants d’ETA au Venezuela, source de tension entre Madrid et Caracas.

D’autre part, un procureur a été désigné au Venezuela pour enquêter sur la façon dont ont été obtenus les “aveux” de deux citoyens basques ayant accusé Arturo Cubillas, fonctionnaire vénézuélien d’origine basque, de les avoir entraînés sur le sol vénézuélien. Ils avaient déclaré avoir été “brutalement” torturés. Enfin, hier lors d’un défilé militaire pour le “jour de l’hispanité” à Madrid, le drapeau vénézuélien n’a pas été hissé car “indisposé” selon l’ambassadeur de Caracas.


Citation:
Le JPB
Pays Basque

Membres d'ETA au Venezuela : la justice espagnole insiste

14/10/2010

La justice espagnole a insisté hier pour que six membres présumés d'ETA, résidents au Venezuela et réclamés par Madrid, dont leur responsable régional Arturo Cubillas Fontan, soient jugés par la justice vénézuélienne ou bien remis à l'Espagne.

«S'il existe des indices rationnels que quelqu'un au Venezuela appuie le terrorisme espagnol, alors cette personne doit être remise à l'Espagne pour être jugée ou bien mise en examen et jugée au Venezuela», a déclaré à la presse le procureur général de l'Etat espagnol, Candido Conde-Pumpido.

De même, Angel Juanes, président de la principale instance pénale espagnole, l'Audience nationale, en charge des dossiers de terrorisme, a indiqué que ces etarra présumés devaient être «jugés» sur place «ou bien remis» à l'Espagne. Pour rappel, la justice espagnole soupçonne le Venezuela, dirigé par le président Hugo Chavez, de servir de sanctuaire à des membres de l'ETA. Caracas a toujours démenti avec véhémence toute collaboration avec le mouvement séparatiste basque mais ce dossier empoisonne chaque jour un peu plus les relations entre les deux pays.


Déclaration symptomatique de Chavez : "On ne peut accorder aucun crédit à ces déclarations [des militants présumés d'ETA] car ce sont des criminels sanguinaires et dénués de toute humanité"

Il doit flatter ses maîtres...
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Ekintza
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Localisation: Euskal Herria
Date d'inscription: 16/05/2008

MessageSujet: Re: Deux membres présumés d'ETA torturés et incarcérés   Mer 03 Nov 2010, 21:25

Citation:
Le JPB
Pays Basque

Caracas : deux avocates basques "arrêtées"

30/10/2010

Aéroport- Le conseiller légal du déporté Arturo Cubillas au Venezuela a dénoncé l'«arrestation» de deux avocates basques à leur arrivée à l'aéroport international de Maiquetía, dans les environs de Caracas. Les deux avocates voyageaient au Venezuela afin de «coordonner la stratégie juridique» d'Arturo Cubillas et d'un autre déporté sur l'enquête du juge de l'audience espagnole Eloy Velasco sur de présumées relations entre des membres d'ETA et des Farc. Elles ont été libérées quelques heures plus tard.

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